Élection présidentielle : Soumaïla Cissé investi candidat

Le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaila Cissé a été investi le samedi 12 mai au stade du 26 mars. Le désormais candidat de l’URD avait bénéficié du soutien des plusieurs mouvements et associations.  Après une dénonciation de la gouvernance actuelle, il promet au public ‘’une victoire certaine’’.

’Boua Ka Bla’’, ‘’Soumi, la solution ’’. Ce sont là quelques un des refrains entonnés depuis la tour de l’Afrique en direction du stade du 26 mars en cet après-midi du samedi 12 mai. Dans les Sotrama, mobilisés pour l’occasion, un seul homme comptait : Soumaila Cissé.

Devant l’infrastructure footballistique,

Investiture, côté coulisses : peut mieux faire !

Un stade du 26 Mars pas tout à  fait plein. Des invités assis au soleil, ardent, de ce jeudi 19 septembre, une vingtaine de chefs d’Etats, à  l’investiture d’Ibrahim Boubacar Keita, pour un spectacle, qui au final n’a pas été à  la hauteur. Couacs, impréparation, improvisation ont dominé cette cérémonie qui aurait pu être bien plus grandiose. A qui la faute ? Beaucoup pointent le protocole du doigt, ou encore l’organisation. Mais l’évènement a-t-il été assez préparé, y a t-il eu répétition. Il semble qu’encore une fois, on se soit pris à  la dernière minute pour faire les choses. Résultat, rien n’a vraiment fonctionné, hormis peut être la conférence de presse avec Idriss Déby, François Hollande et Ibrahim Boubacar Keita. Le retard, la cérémonie, il faut le dire, a fait trembler tout le reste. Ce n’est qu’aux environs de 11h30 que François Hollande a fait son apparition, suivi du Président de la République dans une voiture décapotable. Ibrahim Boubacar Keita a ensuite pris place au présidium. Quand le protocole est dépassé par les événements Une chose est sûre, la mise en œuvre de la cérémonie d’investiture, acte deux, aura donné des sueurs froides à  nos amis du Protocole de la République. Les changements dans le programme, le manque d’information précise sur les arrivées des chefs d’Etat… à  les voir courir dans tous les sens, on ne pouvait que les plaindre. Et espérer pour eux que les choses aillent en s’améliorant, pour une meilleure image de notre pays! Les journalistes nationaux, indésirables? Fouilles, blocage à  l’entrée, agressivité des forces de sécurité… les journalistes maliens ont tout vu au cours de cette journée particulière. La dizaine des journalistes nationaux massée à  la porte a été trimbalée par les policiers malgré leurs badges alors que leurs homologues étrangers passaient sans difficulté. Il leur a même été reproché d’être venus au palais avec « leur sac »… N’eut été l’intervention du directeur de la DIRPA Souleymane Dembélé, les hommes de médias maliens allaient rater cet événement historique. Dépités par le mauvais accueil, certains ont même renoncé à  couvrir l’événement. Le correspondant de la Voix de l’Amérique, Soumaila Guindo, est ainsi rentré chez lui parce que les policiers lui ont refusé l’accès au stade. Le tour d’honneur du président IBK annulé Prévu dans le programme de la cérémonie d’investiture d’IBK, le tour d’honneur du Président qui devait mettre fin à  cet évènement n’a finalement pas eu lieu. Pour justifier cette situation abracadabrantesque, la raison officielle c’est que que le véhicule militaire qui devait faire le tour d’honneur était bloqué par la foule. Il semblerait en fait, que la voiture aurait tout simplement disparue du stade…Fort à  parier qu’il y aura des explications à  donner en haut lieu. Pauvre MC! Ibrahim Diombélé n’a pas du passer sa meilleure, nuit ce jeudi 19 septembre. En Maà®tre de cérémonie, on peut dire qu’il n’a pas été servi par l’organisation pour le moins « improvisée » de la cérémonie au stade. Programme sans cesse modifié, prestation d’artistes imprévue, voiture de commandement présidentielle portée disparue… les choses ne se sont certainement pas passées comme il le désirait. « Big », avec ses années d’expérience par le domaine, a dû se ronger le frein en essayant de rattraper les couacs… Pas évident d’être MC au pays de l’impro! Réglages de micros Et pour la conférence de presse conjointe avec les Chefs d’Etat, l’équipe française s’enhardissait à  régler le son devant le pupitre de François Hollande et 3h avant l’évènement. Mais pour nous, beaucoup de confrères ont eu de la peine à  entendre le président de la République, s’exprimer, avec un micro bien trop éloigné de lui. Pour une investiture dont on attendait beaucoup, la déception a été grande pour les Maliens. Ibrahim Boubacar Keita a désormais pris fonction, il devra rehausser les exigences de la qualité à  tous les niveaux.

IBK promet au Mali et au monde: « Plus jamais ça! »

Le président de la République du Mali, élu le 11 aout dernier à  la magistrature suprême, célèbre ce 19 septembre sa prise de fonction qui est effective depuis le 4 septembre dernier. Une fête à  laquelle ont été conviés les pays frères qui ont répondu à  l’appel avec la présence de plus de vingt chefs d’à‰tat et de gouvernement dans la capitale malienne. Ibrahim Boubacar Kéita a tenu à  saluer chacun des présidents et des délégations présentes pour leur engagement au côté du Mali. Le Président a demandé que tous restent solidairement debout pour soutenir le pays dans sa marche vers la reconstruction et l’unité, la réconciliation nationale. Pour le Président Kéita, »un pacte de sang » unit désormais le Mali au Tchad qui a perdu plusieurs dizaines de soldats dans les combats au nord du pays, contre les djihadistes. Un « merci » à  la France pour ce « merveilleux retour de fraternité » adressé au président français François Hollande. Aux Maliens, IBK a promis que son slogan de campagne, « le Mali d’abord » n’était pas un « creux slogan ». « Je respecterai et ferai respecter la Constitution du Mali. Inshaa’Allah  » a déclaré le nouveau président malien qui a promis que le Mali ne connaitrait « plus jamais » les affres qu’il a eu à  traverser. Même promesse adressée aux pays voisins et au monde. « Le Mali, menace pour ses voisins, plus jamais ça » a martelé celui qui s’engage à  refonder l’armée, réconcilier les Maliens et bâtir une Nation forte. Après la cérémonie au stade, un déjeuner est offert aux hôtes au palais de Koulouba. Il sera suivi d’une conférence de presse co-animée par le président malien et ses pairs français, tchadien et ivoirien.

Cérémonie de prise de fonction d’IBK: tout à l’honneur du Mali!

Le stade du 26 mars a accueilli quelques 25 000 personnes lors de la cérémonie solennelle de prise de fonction du président élu du Mali Ibrahim Boubacar Kéà¯ta. Pour la première fois, le roi du Maroc, Mohamed VI est présent personnellement à  une cérémonie d’investiture au Mali. Que d’honneur pour le président élu et les Maliens. «Ma présence parmi vous est l’expression de l’amitié du peuple marocain envers le peuple malien. En cette occasion, un salut particulier pour le président intérimaire Dioncounda. Le Mali a réussi des élections crédibles malgré la situation difficile que traverse le pays. Aujourd’hui, les amis du Mali nous allons continuer à  vous soutenir dans votre mission à  la fois délicate et exaltante. La dimension cultuelle et culturelle constitue le partenariat du Royaume dans la reconstruction matérielle et immatérielle du Mali » explique le Roi Mohamed VI du Maroc. Soigner les blessures symboliques, réhabilitation des mausolées sont aussi partie prenante des projets du Maroc pour la réhabilitation du Mali, selon sa Majesté le Roi Mohamed 6. Le président François Hollande s’est exprimé sur le passé douloureux qu’a partagé la France avec le Mali ainsi que d’autres pays africains,concernant la libération de la France, une reconnaissance souvent oubliée. « Amis de Bamako, amis Maliens, C’’est une grande joie pour moi d’être aujourd’hui parmi vous. La France a payé son tribu pour la libération du Mali. Je Pense aux 7 soldats français qui sont morts, je pense aux blessés, je pense à  leurs familles. Je pense aussi aux courageux soldats maliens, aux valeureux et à  mes amis tchadiens. La France restera aux côtés du Mali, tant qu’il le faudra. La France est venue secourir un pays ami. Les relations fortes qui nous unissent. Nous sommes aussi venus honorer une dette. La France n’a pas oublié que les soldats maliens et les soldats africains avaient payé de leur sang pour libérer la France. C’’était naturellement à  notre tour de venir au secours du Mali. Nous avons donné la plus belle leçon de solidarité entre les peuples solidarité pour le droit, vive le Mali et vive la France » déclare M.Hollande dans son discours. Tous pour la reconstruction du Mali Le Chef de l’Etat tchadien, pays dont les soldats ont été vaillamment représentés lors de la libération et de la sécurisation des régions du Nord du Mali a pris la parole pour signifier sa reconnaissance au Mali et à  al communauté internationale. Idriss Déby Itno, a été ovationné par l’assemblée présente Le président élu de la République du Mali, IBK prend la parole à  13H33. Alassane Dramane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire et président en exercice de la commission de la CEDEAO « les soldats félicite le Mali pour la bonne organisation des élections. Salue le Président Dioncounda Traoré. Je sais qu’avec Ibrahim Boubacar Keita, le Mali est dans de très bonnes mains ». Selon, Idriss Déby Itno, président tchadien qui a également prononcé un discours, « Le peuple tchadien, par ma voix félicite le Mali pour l’élection d’Ibrahim Boubacar Kéà¯ta. Face à  la situation particulière du Mali, des initiatives exceptionnelles ont été prises par mon pays le Tchad. La lutte contre le terrorisme et le narcotraffic est en train de réussir mais, il nous faut demeurer vigilant. Puisse les sacrifices consentis partout pour concourir à  la renaissance du Mali, aboutir. La République du Tchad sera tjrs à  vos côtés pour un Mali uni, solidaire et prospère » martèle M.Déby dans son discours.

Cérémonie d’investiture : l’acte 2 en direct sur journaldumali.com

15h30: Déjeuner en cours au Palais de Koulouba. Les journalistes attendent la conférence de presse prévue juste après. 14h50: Le défilé est finalement annulé à  cause du retard dans le déroulement de la cérémonie. Les invités ont pris la route de Koulouba, au Palais présidentiel, pour un déjeuner offert par le Président IBK. 14H 45: Un défilé militaire doit commencer pendant lequel vont parader l’armée malienne, les troupes de la Minusma, les troupes tchadiennes, l’opération Serval… 14h30: des danseurs dogon offrent une prestation improvisée au président IBK avec les masques sacrés qui ne sortent qu’à  de rares occasions. Et pour le grand plaisir des hôtes qui ont certainement entendu parlé de ces figures légendaires de la culture malienne. IBK dit « Merci » 13h35: Après Idriss Déby Itno et le Roi du Maroc, le Président IBK prend la parole pour remercier tous les pays qui ont participé militairement, financièrement, humainement et diplomatiquement à  la résolution de la crise malienne. Il appelle tous les Maliens à  s’engager pour reconstruire le pays avec l’aide des amis. »Merci à  ceux qui n’ont pas hésité à  envoyer leurs enfants combattre pour un Mali libre » a déclaré le président élu du Mali. IBK, l’homme de la situation pour ADO 12h 50: Alassane Ouattara, président de la Côte d’ivoire et président en exercice de la CEDEAO salue la France et lui adresse une « mention spéciale ». Il a également déclaré IBK « l’homme de la situation » pour le Mali. 12h40: Le grand invité est bien entendu le président français François Hollande qui prononce en ce moment même un discours sur la tribune installé sur la pelouse du stade du 26 Mars. C’est une grande ovation qui a accueilli M. Hollande qui a qualifié ce jour d' »historique » pour le Mali. Il a dit sa fierté d’être aux côtés de ses « amis maliens » aux côtés desquels la France a gagné « la guerre contre les terroristes ». La France s’engage à  mener « le combat de la paix et de la reconstruction » aux côtés du Mali, a-t-il encore déclaré. La foule a également chaleureusement salué la présence d’Idriss Déby Itno, Président du Tchad, dont le pays a payé un lourd tribu à  la guerre de libération du Mali. 12h20: Ils ont tous répondu à  l’invitation du Mali. Ils sont tous là  pour vivre, aux côtés du peuple malien,cette journée du 19 mars 2013 qui restera dans les annales comme celle du retour du Mali sur le devant de la scène internationale. Une vingtaine de chefs d’à‰tat et de gouvernement ainsi que de nombreuses délégations étrangères sont présentes à  Bamako depuis hier mercredi. Suivez les événements de la journée sur www.journaldumali.com

Demain, le grand jour…

La date du jeudi 19 septembre 2013 sera certainement marquée d’une pierre blanche dans l’histoire politique contemporaine du Mali. En effet, elle consacre la cérémonie solennelle d’investiture du 3è président de la troisième République, Ibrahim Boubacar Kéà¯ta. Ce sera l’apothéose de sa brillante victoire du 11 août dernier après la prestation de serment du 4 août dernier. Près de quarante délégations étrangères vont fouler pour la circonstance le sol malien. Près de 20 chefs de l’Etat seront de la fête. Des présidents africains : Alassane Ouattara, Macky Sall, Faure Gnassingbé, Ali Bongo, Idriss Déby, Ellen Johnson Sirleaf, Théodoro Oiang Nguéma, Moncef Marzouki, Abdelaziz Bouteflika, Goodluck Jonathan, parmi d’autres seront aux côtés de leur homologue malien. La cérémonie sera rehaussée par la présence du président français François Hollande et de l’ancien président allemand, Horst Kà¶hler. Les premières délégations sont attendues aujourd’hui. C’’est le cas par exemple de la délégation marocaine conduite par sa majesté Mohamed VI, roi du Maroc qui sera accueilli en grande pompe ce après-midi. Pour cet événement exceptionnel, les petits plats ont été mis dans les grands. Sous la conduite du premier ministre Oumar Tatam Ly, la capitale des trois caà¯mans a commencé depuis le début de semaine à  faire peau neuve. Des mesures de sécurités seront renforcées tout le la route qui mène au stade du 26 mars qui sera le point d’attraction du pays. Hommage à  un parcours politique l’un des temps forts de la cérémonie sera la projection d’un film qui retrace le riche et long parcours du Président de la République. l’événement sera marqué par les discours successifs des présidents François Hollande, de la France, Alassane Ouattara, de la Côte d’Ivoire, également Président en exercice de la CEDEAO), Idriss Deby Itno, du Tchad et Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc. La cérémonie sera agrémentée par un défilé militaire des troupes. Il s’agit des troupes de la Minusma, de l’EUTM, des forces armées tchadiennes, la force française Serval, les Forces armées maliennes. A la fin de la cérémonie, un déjeuner sera offert par le président Ibrahim Boubacar KEITA, en l’honneur des chefs d’à‰tat et de Gouvernement, dans la salle des banquets. La boucle sera bouclée, à  15h 00, une conférence de presse conjointe du Président de la République dans le Hall d’entrée du secrétariat général de la Présidence avec les présidents François Hollande, Alassane Ouattara et Idriss Deby Itno.

Programme des festivités du 19 septembre

La mise en place terminée des membres du Gouvernement, des Présidents des Institutions de la République et des membres des délégations étrangères est prévue à  10H00. 40 minutes après, les Chefs d’à‰tat et de Gouvernement et leurs épouses feront leur entrée au Stade du 26 mars et seront accueillis par le Premier ministre Oumar Tatam LY. C’’est à  10H 50 que le président de la République, Ibrahim Boubacar KEITA, et François HOLLANDE, président de la République française, accompagnés de leurs épouses, signeront leur arrivée au stade du 26 mars. Le Président Ibrahim Boubacar KEITA et son épouse, Mme KEITA Ami MAIGA, descendent de voiture et s’inclinent devant le drapeau: revue des troupes rendant les honneurs. Puis cela sera l’installation du Président de la République dans la tribune présidentielle et l’exécution de l’hymne national chanté par des enfants. A 11 heures, le maà®tre de cérémonie annonce le programme. Cinq minutes plus tard, il y aura une projection d’un film qui retrace le parcours du Président de la République. Successivement, auront alors lieu les interventions des présidents François HOLLANDE, de la France, Alassane OUATTARA, de la Côte d’Ivoire, également Président en exercice de la CEDEAO), Idriss DEBY ITNO, du Tchad et Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc. A 11H45, il est prévu un intermède musical et culturel qui sera suivi de l’intervention du Président de la République du Mali, Ibrahim Boubacar KEITA. Après son discours, le président IBK fera, en voiture décapotable, un tour d’honneur du stade. Cette séquence sera suivie d’un défilé militaire des troupes, à  savoir : la MINUSMA, l’EUTM, les Forces armées tchadiennes, la Force française SERVAL, les Forces armées maliennes. La fin de la cérémonie est annoncée pour 12H35 après le départ des chefs d’à‰tat et de gouvernement et de leurs épouses pour le Palais présidentiel de Koulouba. Vers 13H05, C’’est l’arrivée sur le site présidentiel de Koulouba de l’ensemble des chefs d’à‰tat et de Gouvernement et de leurs épouses et leur installation au salon Djenné pour un apéritif. Le déjeuner sera offert par le président Ibrahim Boubacar KEITA, en l’honneur des chefs d’à‰tat et de Gouvernement, dans la Salle des banquets. La fin du déjeuner est prévue pour 14H30. A 15H00, il y aura la conférence de presse conjointe du Président de la République dans le Hall d’entrée du Secrétariat général de la Présidence avec les présidents François HOLLANDE, Alassane OUATTARA et Idriss DEBY ITNO. La fin de la conférence de presse et le départ des délégation sont prévus pour 15H45.

Revue de presse : l’investiture d’IBK vue d’Afrique.

L’investiture d’Ibrahim Boubacar a suscité de nombreux commentaires dans la presse sous régionale. Pour le site Afrik.com , IBK une fois investi est désormais  » face aux défis d’un Mali abà®mé ». Le nouveau président aura en effet la lourde tâche d’engager le processus de réconciliation nationale et de redresser un pays qui sort d’une longue crise politico-institutionnelle. Sur le portail sénégalais en ligne Sénéweb.com , qui a titré : « Ibrahim B.Keita a prêté serment », l’investiture d’IBK a été l’occasion de réunir des acteurs majeurs de la politique comme son rival malheureux Soumaila Cissé ou d’anciens présidents comme le Général Moussa Traoré, dont la présence n’a pas échappé à  l’œil de nos confrères. « Le jour du sacre est arrivé », précise le site internet de Jeuneafrique.com , qui évoque également la cérémonie de passation au Palais entre Dioncounda Traoré et Ibrahim Boubacar Keita. Pour JA, IBK a su rendre hommage au « Grand frère » Dioncounda Traoré, dont la mission à  la tête de la transition s’est achevée. L’hebdomadaire cite aussi les mises en garde du Procureur de la Cour Suprême Mahamadou Boiré au nouveau président à  instaurer une « la gestion patrimoniale de l’à‰tat », de promouvoir « une justice réhabilitée, indépendant et crédible », à  « punir les auteurs de crimes » perpétrés durant le conflit de 2012-2013, de combler les lacunes du pays en matière d’éducation, de santé, d’accès à  l’eau ou à  l’énergie, le haut magistrat achevait son allocution par ce conseil avisé au nouveau président : « Méfiez-vous des rats des palais présidentiels. » Quant à  Sidwaya , le Quotidien Burkinabè d’informations, un micro trottoir a permis de cibler les attentes des Maliens de Bobo Dioulasso, après l’investiture du Président Keita. Ainsi Mamadou Balaà¯ra, président de la communauté malienne à  Bobo-Dioulasso et représentant du candidat Soumaà¯la Cissé, interrogé, juge qu’ « IBK connaà®t les préoccupations des Maliens ». « Nous lui souhaitons bon vent. Je demande à  toute la communauté malienne de soutenir le nouveau président élu, surtout en cette période de crise au Mali. Actuellement, nous avons besoin d’un bon président qui puisse faire avancer le pays ! Pour le site Guineeconakry.info , l’investiture d’IBK, c’est d’abord  » La réconciliation dans les mots et les actes ». Le portail guinéen s’intéresse aux défis d’IBK à  savoir réconcilier les C’œurs et les esprits et à  rassembler toutes les composantes de la nation malienne et de toutes les générations.

Coulisses d’une investiture très remarquée

La Presse debout ! Il va de soi, que lorsque le Président est entré dans la salle, on ferme les portes. Cela n’a pourtant pas freiné la détermination d’un groupe de confrères à  entrer de gré ou de force dans la salle de 3000 places Djéli Baba Sissoko du CICB o๠se déroulait l’investiture d’Ibrahim Boubacar Keita. A l’intérieur, un autre cafouillage, des personnalités de haut rang debout, des confrères sur leurs rotules, des caméramans zélés. On remarquera l’énervement d’une personnalité de haut standing à  qui une ancienne ministre avait chipé la place. La galanterie fut donc de mise. La dame ne voulait pas se lever. D’autres ont préféré s’asseoir sur les estrades et marches pour suivre tout ça d’un œil alerte… L’éloge de Bako Dagnon Après qu’il fut investi et décoré des insignes nationales, la voix profonde de la griotte Bako Dagnon, a empli la salle. « Ah Simbo, tu es devenu notre président ». Et le maà®tre de cérémonie d’appeler à  la retenue. Humm, fi, Bako a continué de plus belle, et la salle a acquiescé. On n’arrête pas une légende de la chanson malienne et qui connaà®t la généalogie des Keita comme personne. Surtout, lorsque les autres griottes sont restées coincées à  l’extérieur de la salle. Fini le temps o๠elles arpentaient l’estrade du CICB avec le Général ATT en face tout sourire… Un général dans la salle En parlant de Général, il y en a un dans la salle qui a eu sa minute de gloire. Réhabilité par IBK, qui a salué son esprit républicain, il fut le seul ancien chef d’Etat à  avoir fait le déplacement pour l’investiture. Ni l’ombre de Sanogo, encore moins celle d’Alpha Oumar Konaré ou même ses proches n’ont plané sur le CICB o๠toute la République s’était donnée rendez-vous. Même Cheick Modibo Diarra, honteusement débarqué par les militaires, a daigné se montrer ou un Soumaila Cissé, devenu le symbole même du fair-play. Qui a dit qu’IBK n’a pas invité Alpha Oumar Konaré. Et certains de clamer qu’IBK a oublié de rendre hommage à  ATT ou à  Younoussi Touré, président de l’Assemblée Nationale. Il faut rendre César à  Rome car le moment était précieux. Karim, star d’un jour… et rats de palais On les aura tous vu. Le couple junior. Accompagné de son épouse aux formes généreuses et sourire large comme le Djoliba, Karim Keita, le fils d’IBK, a montré tout son enthousiasme pour l’investiture de Papa. A ceux qui disent qu’il a pris la grosse tête, laissons lui la joie de ce jour unique. Si Maman était sur l’estrade calme et IBK, dans un sérieux des plus cartésiens, Karim a du faire son bain de foule et serrer des mains, pour toux ceux qui voulaient prendre la pose avec lui. Après cela, les rats n’auront plus droit au Palais… Adama Sangaré, comme si de rien n’était… Le Maire du district est vraiment un homme de grande résilience. Après avoir passé trois mois en prison à  Koulikoro, subi les assauts de l’ex junte et les récriminations d’une dame pour morcellement de parcelle et enfin vu son district encore une fois inondé sans qu’il ne puisse rien y faire, le voilà  pimpant devant le véhicule présidentiel. Adama Sangaré avait une mission ô combien noble, celle de raccompagner Kankélétigui à  sa voiture, après le dépôt de gerbes de fleurs au Monument de l’indépendance. Qu’à  cela ne tienne, nul n’est au dessus de la loi, le maire le sait bien et une enquête sera diligentée pour situer les responsabilités. Pour le grand chef de Sébénicoro, n’inonde pas le pont du Woyowayanko qui veut ! Petit bain de foule pour IBK Royal, le bain de foule. Un bain de foule o๠photographes et caméramen ont failli y laisser des plumes. Avec une sécurité de poigne et un protocole débordé, il y avait de quoi se faire du souci, surtout, si on se trouvait dans la ligne de mire du Président. Que vous soyez homme ou femme, pas de problème, on peut vous bousculer, vous piétiner même. C’est le président qui passe ! Les policiers eux ne sont pas en reste et défient quiconque de vouloir passer avant le cortège présidentiel, qui a fait un bien joli tour de Bamako hier. Aie, nous autres journalistes sommes courbaturés ce jeudi matin. Un banquet digne d’un contes des milles et une nuit… Quant à  ceux qui ont préféré éviter la dureté de ce métier de journaliste, ils auront eu raison de s’attarder au fastueux banquet des milles et nuits, pour se remplir la panse et contempler les montagnes de pâtisseries orientales, des cornes de gazelles magiques, les macarons aux couleurs de l’arc en ciel, et une décoration à  faire pâlir d’envie les plus grands traiteurs de la capitale. Made in Morocco s’il vous plaà®t ! Malgré tout, quelques pickpockets se sont glissés parmi les convives et délesté certains de leurs portefeuilles et portable. Sachons raison garder !

Investiture d’IBK : vox populi

Michel Sidibé, Secrétaire exécutif d’ONU SIDA « IBK a été très clair et a prôné la rupture. Cette rupture doit se faire dans la transparence avec une obligation de rendre compte. Nous allons accompagner le Président IBK au quotidien ». Housseini Amion Guindo dit « Poulo » du parti CODEM « Le président a parlé de la réconciliation nationale, de la restauration de l’autorité de l’Etat, de l’intégrité territoriale, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption, je pense que ce sont les axes majeurs de sa politique et aujourd’hui C’’est l’attente vraiment des Maliens. Pour l’aider dans sa tâche, il faut lui rappeler tout le temps son discours pour qu’en fait, l’acte soit désormais lié à  la parole. » Hassan Naciri, ambassadeur du Maroc au Mali « C’’est un grand événement, un événement historique pour le pays frère qu’est le Mali, parce que C’’est l’aboutissement des efforts colossaux déployés par les uns et les autres tant à  l’intérieur qu’à  l’extérieur du Mali » Tiéna Coulibaly, ancien ministre de Budget « On nous a confié deux missions essentielles à  savoir la défense de l’intégrité du territoire et les élections. Au passage on a géré le pays au quotidien et quelques projets qui ont avancé mais l’essentiel des questions de développement reste entier. Le pays a beaucoup de problèmes et J’espère que le président saura y faire face et on peut compter sur lui. » Moussa Mara, président du parti Yéléma « Il faut que le président tire les bonnes conclusions de son élection, qu’il mesure les attentes des populations et qu’il s’engage dans la voie de la république » Cheick Modibo Diarra, ancien Premier ministre de transition « Il faut qu’on travaille tous à  lui donner de l’espace pour pouvoir exercer sa fonction »

Aminata Maiga, Première dame du Mali

Jusqu’à  l’investiture d’IBK ce mercredi 4 septembre, on avait très peu vu Aminata Maiga, l’épouse du chef de l’Etat. Même pendant la campagne électorale, elle était restée derrière, mais agissant dans l’ombre. Les images de la visite surprise de Soumaila Cissé au domicile d’Ibrahim Boubacar l’ont montré simple et entouré de ses enfants sur le petit écran. Pour ceux qui la connaissent, c’est une femme discrète mais efficace. Présidente de l’ONG Agir, Aminata Maiga est originaire la région de Bourem. Fille d’un ancien ministre de l’ère Modibo Keita, elle ne s’est jamais vraiment mêlée de politique, se contentant d’apparaà®tre aux côtés de son époux, pour les fonctions officielles. On devine cependant que ses conseils doivent être précieux pour son époux. Mme Keita Aminata Maiga a étudié en France, à  l’université de Nantes. Très discrète et humble, elle est connue aussi dans le milieu sportif puisqu’elle est membre du Comité national olympique et sportif du Mali depuis 2000. Femme de terrain et de coeur A travers son ONG Agir, qui oeuvre dans l’environnement, Aminata Maiga s’est dédié aux populations démunies. En Août 1997, elle fait distribuer dons et médicaments au profit des populations défovorisées à  Bamako. Suivra une deuxième opération en décembre 1998 avec la distribution de médicaments. Côté environnement, l’épouse d’Ibrahim Boubacar Kéà¯ta a orchestré l’opération de lutte contre les déchets plastiques ; l’opération centre d’écoute de Sabalibougou pour l’insertion des enfants de la rue. Sans oublier, le projet « distribution automatique de préservatifs ». Elle est également présente dans de nombreux projets liés à  l’assainissement, notamment avec l’AEDD, l’Agence pour l’environnement et le développement durable. l’Association Agir a vu le jour en 1994 avant d’être une Organisation non gouvernementale en juin 2005. Elle œuvre dans les domaines de l’éducation, la protection de l’environnement et de la qualité de vie. Aminata Maiga est mère de quatre enfants.

Adresse à la Nation du Président de la République

Bismil’ahi, rahamane, rahimi Loué soit le Seigneur. Chers Compatriotes, Oui, louanges à  Dieu. Sans Lui, aujourd’hui ne serait pas. Un pays de gloire, de lumière, d’humanisme fécond au long des siècles , soudain plongé dans les ténèbres d’une nuit, d’une longue nuit noire peuplée des pires cauchemars, voilà  ce dont nous émergeons. Cette véritable résurrection est le fait du Tout-Puissant qui a permis qu’autour de nous se créée la plus formidable chaà®ne de solidarité jamais mise en œuvre dans le monde pour la résolution d’une crise. Que tous ceux qui auront permis ce très heureux dénouement trouvent ici l’expression de nos sentiments de très profonde reconnaissance ! Une transition qui a débuté dans des difficultés de tous ordres, qui a nécessité des sacrifices inouà¯s de la part de ceux qui ont eu la lourde charge de sa conduite. Au premier plan de ces acteurs, chacun comprendra qu’une mention particulière soit faite à  mon très estimé ainé, le Pr. Dioncounda TRAORE. Grand frère, au jour de la reconnaissance du mérite, il est séant que ton nom brille au fronton de l’édifice national. Ton calme olympien légendaire, ta grande sérénité dans la tempête, ton éternel et inébranlable optimisme auront permis de franchir bien des handicaps. La construction du Mali nouveau aura besoin de l’expérience fabuleuse acquise dans la douleur, la patience, et un courage certain. Que tous ceux qui t’ont accompagné dans cette difficile et délicate épopée, trouvent ici notre reconnaissance solennelle de l’œuvre salvatrice accomplie au nom et pour la patrie malienne. Vos efforts, Monsieur le Président par intérim et ceux de vos différentes équipes malgré une somme colossale d’énergie déployée dans tous les domaines, n’auraient pu nous conduire à  un dénouement aussi rapide et heureux, sans la magnifique mobilisation d’une chaà®ne de solidarité inédite dans l’histoire contemporaine. Rendons à  César, l’hommage dû par Rome. Notre organisation régionale, la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), a très promptement pris la mesure des enjeux et mis en marche l’ensemble de tout le processus qui aboutira au dénouement heureux, qui se traduit aujourd’hui par cette cérémonie de prestation de serment du nouveau Président de la République en ma personne, mettant ainsi fin à  une transition dont nul n’aurait pu prévoir le terme il y a seulement un an. La suite est désormais dans les annales. Comme toujours, il n’y a jamais de crime parfait. Dans notre tragédie, l’élément déclencheur de l’épilogue aura été la fatale attaque de Konna par des criminels convaincus d’avoir désormais dompté le Temps en leur faveur. Hélas, trois fois hélas, pour eux ! Les Rafale de François Hollande, fendant le ciel depuis la lointaine base de St Dizier et les Mirage 2000 venant de N’Djamena, dans un souffle désormais épique, ont balayé les prétentions saugrenues de ceux qui croyaient avoir eu raison du pays de gloire de Soundiata, de Tieba, de Babemba, des Askia, de Firhoun, de Koumi Diossé et d’Ambodedio. Bientôt, les forces françaises et maliennes, auront à  leurs cotés, nos frères des pays de la CEDEAO, et très rapidement les héroà¯ques forces armées Tchadiennes qui ont depuis écrit une nouvelle page de gloire sur les collines de Tegharhar. Mon récent voyage à  Iriba, pour saluer le Président Idriss Deby ITNO, au nom de notre peuple reconnaissant, était indiqué et je suis sûr que le Mali tout entier m’a accompagné. Tout le reste fut dès lors possible, jusques et y compris, l’incroyable : la possibilité désormais, le pays territorialement libéré, l’organisation d’élections présidentielles dans des conditions fiables et viables, de manière apaisée, transparente et crédible. l’incrédulité se nourrissant dans les mêmes auges de l’éternel pessimisme, quant à  la capacité d’organisation et de méthode, faillit avoir raison de l’engagement d’un nombre important au-dedans comme au-dehors. Là  encore, M. le Président par intérim votre sens de l’honneur et du devoir eut raison de tous les scepticismes. Monsieur le Président par intérim, l’élection présidentielle du Mali dont nous célébrons ici, aujourd’hui l’aboutissement heureux, très heureux, aura convaincu le monde entier de la grande maturité de notre peuple qui a retrouvé le chemin des urnes dès lors que ce chemin lui a semblé désormais débarrassé des embûches, des malices et autres tripatouillages voire spoliation et mépris total de ses vrais choix. Le résultat, avec l’apothéose qu’a été la visite en ma résidence de mon concurrent de la finale, Monsieur Soumaila Cissé, a fini de convaincre le monde que désormais, il faudra compter avec le Mali. Un Mali sur un socle de légitimité avérée, en acier trempé. Je puis, Monsieur le Président de la Cour, Mesdames et Messieurs, vous dire que le Président de la République que je suis désormais, grâce à  cette confiance massive des Maliennes et des Maliens, fera de ce socle, le départ du renouveau de notre pays dans tous les domaines. Ah, Maliennes et Maliens ! J’ai compris votre message. Il m’est allé jusqu’au fond de l’âme. Je prends l’engagement de le traduire désormais au quotidien, pour l’Honneur du Mali. Pour le bonheur des Maliens ! Le Mali d’abord ! La confiance, la grande, la très grande confiance placée en moi ne sera jamais galvaudée. Je veillerai désormais à  sauvegarder notre peuple, en ses personnes et ses biens. La vie du malien vaudra désormais son prix inestimable. Aussi voudrais-je ici, solennellement, engager tous ceux qui ont mission et vocation à  protéger et sauvegarder notre peuple, à  s’acquitter très consciencieusement de leurs missions. C’’est le lieu, chers compatriotes, de vous dire ma révolte et mon indignation tout en m’inclinant avec la plus grande piété et une compassion réelle sur toutes les victimes récentes de la cupidité de certains et que des eaux maitrisables ont emportées, les arrachant à  notre pays et aux leurs. Une enquête approfondie devra établir sans tarder toutes les responsabilités à  l’origine de la tragédie récente. Il en sera désormais ainsi en République du Mali, inch Allah ! Il en sera de même pour les contrôles routiers et de la circulation routière auxquelles je porterai une attention particulière. Trop de maliens perdent encore la vie sur nos routes. Mesdames, Messieurs, Cela pour vous dire que pas un instant, je n’oublierai que vous m’avez hissé là  o๠vous m’avez placé pour prendre soin de tous les aspects de notre vie. La réconciliation nationale demeure la priorité la plus pressante. Dès demain, nous enclencherons les actions appropriées pour forger des solutions robustes en vue d’une paix durable afin que nous sortions définitivement de la répétition cyclique des crises dans le Nord du pays. Je veux réconcilier les C’œurs et les esprits, rétablir une vraie fraternité entre nous afin que chacun dans sa différence, puisse jouer harmonieusement sa partition dans la symphonie nationale. Je veux rassembler toutes les composantes et toutes les générations de la société malienne, mobiliser les talents, et les efforts en vue de l’avènement d’une société nouvelle basée sur l’Excellence. Je veux rassembler les Maliennes et les Maliens, pour que triomphent la Justice et l’Equité sans lesquelles il n’est pas d’avenir viable pour une Nation. A cet effet, en tant que Président de la République, je m’attellerai sans relâche à  restaurer l’Autorité de l’Etat. Nul ne sera au-dessus de la loi. Elle s’appliquera de manière égale à  tous. Je mettrai fin à  l’impunité, aux passe-droits qui sont à  l’origine du dévoiement des institutions judiciaires et étatiques. La restauration de l’autorité de l’Etat se conjuguera avec une lutte sans répit contre la corruption qui inhibe notre capacité à  sortir du sous-développement économique et social. En tant que Président de la République, je veillerai à  la bonne gestion des deniers publics. Je mettrai en place les mécanismes appropriés pour assurer la transparence et l’efficacité de la dépense publique. Nul ne pourra s’enrichir de manière illicite sur le dos du Peuple Malien. Je bâtirai avec le concours de tous, un Etat fort, impartial, qui sera totalement dédié au service du Bien-Etre moral et matériel de la Nation Malienne. Mesdames et Messieurs, Mes chers compatriotes, J’œuvrerai pour que les Maliens retrouvent foi en l’avenir, qu’ils aient confiance dans leur futur et le futur du Mali et de l’Afrique. Rien de grand ne peut réussir sans sacrifices. Il faut accepter de tendre la main à  l’autre afin de bâtir ensemble un Mali nouveau qui sera en mesure d’apporter une contribution significative à  l’unification de l’Afrique au cours de ce siècle. Nos atouts sont innombrables. Le peuple Malien est ingénieux, travailleur, il recèle en lui une formidable énergie et d’énormes potentialités. Il est prêt à  assumer pleinement son destin. Il veut écrire une nouvelle page de son histoire. Elle sera, inch’ Allah, toute de gloire ! Vive la République ! Vive le Mali éternel !

IBK a prêté serment !

La pluie a marqué ce jour solennel pour Ibrahim Boubacar Keita, qui est officiellement devenu le Président de la République du Mali ce mercredi 4 septembre 2013. Une investiture qui a lieu sous de bons auspices. Après une discrète passation de pouvoir au Palais de Koulouba, o๠Dioncounda Traoré lui a remis les destinées du Mali entre les mains, Ibrahim Boubacar Keita s’est ensuite rendu au Centre de conférence de Bamako pour prêter serment devant la Cour Suprême. Il faut signaler qu’avant son arrivée au Centre International de conférence de Bamako, le Général Moussa Traoré, ancien président, a fait une entrée très remarquée et saluée. Suivront Django Cissokho et Younoussi Touré, le président de l’Assemblée nationale. A eux trois, ils formeront la haie d’honneur pour le Président IBK, qui sera précédé par la première dame, Mme Keita Aminata Maiga. Après l’installation du couple présidentiel sur l’estrade, la Cour Suprême énoncera les dispositions légales par lesquelles, Ibrahim Boubacar Keita est devenu Président, puis suivra le discours éloquent du Procureur Général, Mahamadou Boiré, qui n’aura pas de mots légers, mais des conseils avisés à  l’endroit du Président à  investir. Il encouragera IBK à  mettre tous ses efforts au service de la mission à  lui confiée et pour sortir le Mali de l’ornière et d’une crise qui aura ébranlé l’unité nationale. Pour son adresse à  la nation, Ibrahim Boubacar Keita remerciera d’abord Dieu. Fidèle à  son habitude, il louera Allah, sans qui ce « jour ne serait point ». Humble, IBK rendra un hommage appuyé aux Maliens qui lui ont accordé leur suffrage massif et remis leur destinée entre ses mains. IBK saluera aussi le Général Moussa Traoré, à  qui il reconnaà®tra un esprit Républicain. Armé d’une prose sans faille et en maniant un français des plus élégants, IBK mentionnera l’espoir qui anime désormais ce Mali qui a été plongé dans de longs mois de ténèbres. «  »Oui Louange à  Dieu, ce Dieu » qui a sorti le Mali des ténèbres. Puis ce sera un hommage appuyé Dioncounda Traoré, le désormais ex Président par intérim qui aura géré une transition difficile :  » Grand frère, ton nom sera inscrit au fronton de l’édifice national, ton calme olympien, légendaire, ta grande sérénité dans la tempête, ton éternel et inébranlable optimisme auront permis de franchir, bien des obstacles…Que tous ceux qui t’ont accompagné trouvent ici la reconnaissance pour l’œuvre salvatrice accomplie », a déclaré IBK. Conscient des défis, le Président de la République investi, n’oubliera de mentionner la CEDEAO et le rôle joué dans la transition malienne, tout comme l’intervention salutaire de la France, après l’attaque de Konna en janvier 2013. Idriss Déby Itno à  qui IBK a rendu visite en début de semaine dernière, sera également remercié pour avoir participé avec ses soldats à  la libération du Nord Mali. Enfin, les élections, que le Président de la République saluera aussi :  » L’élection dont le monde entier salue l’aboutissement heureux aura permis d’élire un nouveau président. Enfin, IBK, n’oubliera pas Soumaila Cissé, « son frère » et dont le geste élégant à  son encontre aura permis de mettre l’intérêt du Mali au dessus des intérêts personnels. IBK a terminé son discours en mentionnant le renouveau tant attendu par les Maliens. »Je prends l’engagement, pour l’honneur du Mali, pour le Bonheur du Mali, le Mali d’Abord et je prends conscience de la très grande confiance placée en moi et je veillerai désormais sur notre peuple, en ses personnes et en ses biens. L’avenir du Mali et de chaque malien aura désormais son prix estimable… » La réconciliation nationale, selon le nouveau président, sera le chantier à  entreprendre.  » Je veux réconcilier les C’œurs, rétablir la fraternité entre nous…Je veux rassembler toutes les composantes et les générations de la société malienne ». Ainsi IBK rappellera que nul ne sera au dessus de la loi et qu’il mettra fin à  l’impunité et mènera une lutte sans répit contre la corruption. Accompagné d’une gestion efficace des deniers publics « Ainsi nul ne pourra s’enrichir de manière illicite sur le dos du peuple malien ». « Autorité d’Etat, construction d’un état fort, souverain, dédié au bien être moral et matériel du peuple malien, afin que les Maliens aient foi en l’avenir… », voilà  les promesses du nouveau Président de la République aux Maliens. La nomination du Premier Ministre est désormais attendue.

Investiture d’IBK : le programme !

La passation de service est le premier événement de cette investiture. Elle aura lieu à  Koulouba à  9 h heures . Dioncounda Traoré va donc passer le flambeau à  Ibrahim Boubacar Keita, au cours d’une brève cérémonie au palais. Deuxième temps fort, la prestation de serment d’Ibrahim Boubacar Keita au Centre International de conférence de Bamako, en compagnie de son épouse Aminata Maiga et de ses proches et militants et tout son staff de campagne. La cérémonie de prestation au CICB aura lieu devant la Cour Suprême et marquera l’entrée en fonction officielle du Président Ibrahim Boubacar Keita. Tous les officiels et diplomates accrédités ainsi que la presse et les invités sont attendus à  cet événement majeur. Côté sécurité, un dispositif impressionnant sera déployé et même la presse, habituée à  être au devant, devra se tenir à  bonne distance des autorités officielles.. , précise un membre du protocole présidentiel. Suivra un Cocktail pour célébrer l’événement. Enfin, un dépôt de gerbes de fleurs au Monument de l’indépendance va clore cette cérémonie, en attendant l’autre grande investiture, prévue le 19 septembre, en compagnie d’une vingtaine de chefs d’Etat de la Sous région et du monde. Y seront attendus, François Hollande ou encore Jacob Zuma, le président Sud Africain.

Tapis rouge pour IBK

Demain mercredi, le tout nouveau président malien Ibrahim Boubacar Kéà¯ta prendra officiellement fonction après sa prestation de serment. l’homme entame son magistère avec un préjugé favorable, celui d’être le président le plus légitime de l’histoire du Mali au regard du taux de participation et le score record du scrutin qui l’a porté à  la tête de l’Etat. Cette belle embellie cache pourtant mal les défis qui jonchent la route de la colline Koulouba qu’il va arpenter désormais pendant cinq ans. Le porte-étendard du Rassemblement pour le Mali (RPM) hérite d’un Mali presque à  terre qui a besoin d’une thérapie de choc pour se relever. Un homme d’autorité C’’est d’ailleurs conscient de cette situation pour le moins chaotique que les Maliens lui ont préféré aux autres candidats à  la présidentielle passée, confiants qu’ils sont, en sa capacité de leur mener à  la ‘’terre promise ». Plus que jamais la confiance de Maliens se mesure à  l’aune de leurs attentes. Du pain sur la planche du Kankéletigui qui doit se faire rude pour former un gouvernement compétent. Mais que l’on ne se fasse point d’illusion. Le nouveau président a beau avoir la volonté de restaurer l’honneur des Maliens et assurer leur bonheur, il n’y parviendra que lorsque ceux-ci le voudront et l’y aideront. Comme dirait le dicton de chez nous : « on se peut pas raser la tête d’une personne en son absence ». l’onction populaire qui s’est exprimée en faveur de IBK dans les urnes doit l’être davantage au quotidien pour soutenir le président et son équipe à  répondre à  leurs aspirations profondes. Mettre fin aux vieilles pratiques Dix ans de pratiques malsaines sur fond de laisser-aller et d’une permissivité incroyable, avaient fini de pervertir un bonne partie des Maliens. Comment inverser cette fâcheuse tendance ? Il leur faudra accepter de faire une cure ‘’comportementale », une condition indispensable pour accompagner le président. Les fonctionnaires doivent arrêter de voir en la fonction publique une sinécure et un haut lieu de business, de népotisme, de favoritisme et de corruption. Les acteurs de l’école doivent accepter de ramener l’école à  l’école et la sortir des contingences politiques pour lui donner ses lettres de noblesse. Les hommes politiques doivent accepter de mettre l’intérêt du pays devant les leurs, personnels et égoà¯stes. Ils doivent cesser de voir en l’Etat une vache laitière pour eux et leurs entourages. Et porter en bandoulière une certaine éthique qui n’est du reste pas antinomique à  la politique comme pourraient le penser certains. Les juges doivent accepter de sortir de la logique d’une justice à  deux vitesses qui lèsent les pauvres au profit de ceux qui distribuent à  la pelle les espèces sonnantes et trébuchantes. Les acteurs de la santé doivent rendre service en ne perdant pas de vue le serment prêté en obtenant le diplôme. Le changement réside d’abord en un changement de comportement. C’’est à  ce prix que les Maliens pourront aider le tout nouveau président à  traduire en actes concrets ses promesses de campagne.

Investiture, première partie…

« Un tel évènement, ça n’arrive qu’une fois tous les cinq ans, précise Sékou, journaliste, alors, pas moyen de manquer ça ». L’investiture d’IBK, ou du moins, la première partie aura lieu le mercredi 4 septembre, devant les juges de la Cour Suprême au Centre International de conférence de Bamako, en présence des officiels, diplomates accrédités, invités, sans oublier la presse. Une salle de 3000 places, qui à  n’en pas douter, sera pleine à  craquer et refusera du monde. Puis le 19 septembre, en compagnie des Chefs d’Etats de la sous région, au stade du 26 Mars, la deuxième partie de l’investiture, aura un caractère plus grandiose, voire populaire. De nombreux chefs d’Etats comme Idriss Déby Itno ou encore Alassane Ouattara seront attendus à  cette grande messe. L’investiture du 4 septembre, consacrera ainsi Ibrahim Boubacar Keita comme le Président de la République et marquera son entrée en fonction. Pour IBK, le ballet a déjà  commencé avec une tournée sous régionale qui l’a conduit du Tchad, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Niger et qui visait à  remercier ses homologues africains dans la résolution de la crise malienne. Une crise loin d’être finie. Si IBK a remercié Idriss Déby du rôle joué par les tchadiens au Nord Mali, il a réaffirmé à  Ougadougou que Blaise Compaoré demeurait le médiateur de la crise malienne. Il reste en effet à  poser les jalons du dialogue déjà  amorcé par Compaoré avec les groupes armés du Nord, notamment le MNLA, qui revendique toujours l’autonomie de l’Azawad. Du côté malien les négociations se feront sur la base d’une intégrité non discutable du territoire national. Un défi pour les nouvelles autorités. Il faut rappeler que le nigérien Mahamadou Issoufou a toujours été à  l’avant garde du combat contre la menace terroriste dans le Sahel et son aide et l’expérience du Niger, en matière préventive, seront précieuses pour le président malien. Si la France a déjà  fait une grosse partie du travail en chassant les djihadistes les plus radicaux du Nord Mali, il reste à  sécuriser les frontières et à  se rapprocher du voisin algérien pour mener le combat contre les fous de Dieu.

C’est parti pour le chronogramme présidentiel

D’abord l’investiture ou prestation de serment prévue le 4 septembre. En effet, deux semaines après la proclamation des résultats définitifs du 2è tour par la Cour constitutionnelle, et selon le délai constitutionnel, a lieu l’investiture du président élu. A 00h00, le 4 septembre, IBK revêtira donc les habits de nouveau président de la République, et pourra commencer à  gouverner un pays qui sort d’une crise. Un évènement majeur attendu et o๠défilera toute la République. L’investiture marque un nouveau départ pour chaque président, un peu comme le 8 juin d’ATT, le 4 septembre deviendra la date référence pour Ibrahim Boubacar Keita. Va t-il sacrifier comme son prédécesseur à  la traditionnelle conférence de presse ? La question mérite d’être posée au Président élu qui dans sa déclaration du 21 Août, a parlé de réconciliation nationale comme priorité de sa gouvernance, en refondant l’Etat et posant les jalons d’une nouvelle souveraineté pour le pays. 22 septembre, la liberté retrouvée. La fête nationale, elle devrait être placée sous le signe de la libération du Mali et la France être l’invitée d’honneur en reconnaissance de l’opération Serval déclenchée dans notre pays le 11 janvier 2013. Par ailleurs, on affirme que l’évènement pourrait réunir de grandes personnalités et anciens présidents pour marquer le sceau de la réconciliation. Dioncounda Traoré, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré, et peut-être Amadou Haya Sanogo devraient être réunis avec le président ivesti IBK. Avec la présence des grandes familles fondatrices de Bamako. Un évènement à  confirmer. Fixer la date des législatives Après l’installation dans le fauteuil présidentiel et la nomination des membres du gouvernement fortement attendue par l’opinion nationale, le président IBK aura dans le viseur les élections législatives pour asseoir sa majorité à  l’Assemblée nationale et engager les grands chantiers qui lui incombent. En premier, la date doit être fixée et par le gouvernement. Une réunion doit mettre d’accord le gouvernement et les partis politiques pour discuter de la question. Ces élections législatives devraient ainsi se tenir en octobre-novembre.

IBK : « Cette victoire, je vous la dois ! « 

En prélude, le Président Keita a remercié le peuple Malien, les partis politiques et ses alliés de l’avoir porté à  la victoire. « Je remercie tous ceux qui m’ont porté pendant toutes ces années dans les moments heureux comme dans les moments de peine », a déclaré un IBK visiblement heureux d’être arrivéà  la magistrature suprême. Le Salut Républicain a ensuite été adressé à  Soumaila Cissé, perdant de l’élection présidentielle : « Je serai le président de tous les MALIENS » a poursuivi le Président. IBK n’a pas non plus oublié la communauté internationale qui a permis et aidé le bon déroulement du processus électoral en garantissant la transparence et la crédibilité du scrutin ». Surtout, IBK conscient de cristalliser l’élan d’espoir et les attentes de ses concitoyens, s’engage à  servir le Mali avec dévouement et exemplarité. Premier devoir, a affirmé le Président, dès après l’investiture sera :  » d’œuvrer au Rassemblement de tous les Maliens et les Maliennes ».  » Autour des idéaux de paix et de tolérance, et de rassemblement ». Autre déclaration forte la réconciliation : « Cette réconciliation est nécessaire pour faire face aux aspirations légitimes de notre peuple »… Reconstruction d’un état de droit, redressement de l’armée et de l’école, lutte contre la corruption, développement économique et social de notre pays. « Refondation nationale, ère nouvelle, promesses et défis, d’un Mali qui retrouvera toute sa place dans le concert des Nations, un Mali souverain et respecté qui retrouvera toute sa place au dehors comme au dedans », a conclu IBK.

Soumaila Cissé: « Je m’engage à faire ce que je dis, et à dire ce que je fais »

La cérémonie d’investiture du candidat de l’URD pour la prochaine présidentielle s’est déroulée ce dimanche 9 juin 2013. Y a pris part un public nombreux composé des jeunes femmes et hommes de l’URD sans oublier les représentants des partis amis et des membres du corps diplomatique. Le candidat du parti de la poignée de main, après avoir reçu le flambeau symbolique de l’URD du président du parti,Younouss Touré , a livré au public un résumé de son projet pour le Mali. « En me choisissant parmi tous les dignes et valeureux fils du Mali pour être votre candidat à  l’élection présidentielle, J’ai conscience que l’éminente distinction que vous m’accordez ainsi, qui constitue autant un grand honneur qu’une lourde responsabilité » a déclaré Soumaila Cissé. Pour une campagne apaisée et civilisée le candidat indique donne le ton. « Au cours de la campagne qui va s’ouvrir vous n’entendrez ni insultes, ni invectives ni calomnie de ma part, à  l’égard d’aucun candidat, car je respecte chacun d’eux » promet-il. Demandant à  ses militants et sympathisants de lui donner leur confiance, le candidat pense reconstruire le Mali sur la base de la confiance . « Cette confiance, je la souhaite exigeante avec une obligation encore plus forte de vous rendre compte de la gestion de notre pays, dans le cadre d’un contrôle citoyen renforcé » poursuit-t-il. Reconstruction sociale et économique Pour lui, il s’agit de la base sur laquelle le Mali sera reconstruit, car il importe que les maliens tirent des leçons de tous les manquements à  leurs devoirs aussi bien individuels que collectifs. Cet engagement vaut pour l’Etat comme pour chaque citoyen. « Pour ma part, je m’engage à  faire ce que je dis, et à  dire ce que je fais » déclare –t-il. La reconstruction du Mali ne doit plus attendre, elle doit être une urgence pour une sortie immédiate de la crise socio politique et sécuritaire. l’état de l’économie malienne réclame des gestes audacieux et rapides. « C’’est pourquoi, nous devons agir tôt, nous devons agir vite, pour créer des emplois, refonder l’école malienne, et jeter les bases d’une nouvelle croissance garantissant l’égalité des chances pour tous » a déclaré Soumis. Le vivre ensemble est le souhait le plus absolu du candidat. Ce n’est un secret pour personne que cette crise au Mali a brisé le tissu social. « Il n’y a pas de Mali sans les maliens. Il nous faut faire revivre notre grande tradition de vivre ensemble » insiste « Soumi Champion ». Il propose dans ce sens à  la commission dialogue et renonciation d’envisager l’adoption d’une charte du vouloir vivre ensemble. Autre temps fort de cet événement est l’intervention du président du mouvement des jeunes et celui des femmes. Docteur Madou Diallo président du bureau national des jeunes salué la personnalité du candidat de son parti qu’il a assuré du soutien de la jeunesse militante. « Aujourd’hui nous allons investir notre candidat Soumaila Cissé, le bâtisseur, le compétent, l’expérimenté et le réconciliateur. Nous allons investir l’homme qui mettra fin au cauchemar des jeunes. Je vais vous rassurer que la jeunesse du parti est derrière vous jusqu’à  Koulouba » a-t-il déclaré. Quant à  la présidente du mouvement des femmes Mme Wadidié Salimata Dagnoko qui a galvanisé ses camarades femmes et leur a demandé de rester mobilisées derrière le candidat. Une projection de film sur le parcours professionnel de l’expert informaticien de gestion, Soumaila Cissé à  mis fin à  la cérémonie. Elle a évoqué son passage à  la CMDT jusqu’à  l’UEMOA en passant par les diverses responsabilités ministérielles qu’il a eu à  assumer .

50 ans après, un autre Kenyatta

De nombreux chefs d’à‰tat africains et des représentants des pays occidentaux vont prendre part ce 09 avril 2013 à  l’investiture du quatrième président élu du Kenya. Uhuru Kenyatta a été élu début mars, dès le premier tour, avec très peu de voix au-dessus de la barre des 50 %. D’abord contestée par l’opposition, l’élection présidentielle a finalement été validée par la plus haute juridiction du pays – la Cour suprême – qui a rendu son verdict, le 30 mars, et qui a décrété qu’il n’y avait pas eu de fraude. Raila Odinga, candidat malheureux au scrutin du 4 mars, s’est incliné et a reconnu sa défaite. Rien de comparable avec ce qui s’est passé en 2007. l’annonce de la défaite de Raila Odinga, déjà  candidat malheureux à  l’époque face au président sortant, Mwai Kibaki, avait débouché sur de violents affrontements. En deux mois, plus d’un millier de Kényans avaient été tués et 600 000 habitants avaient dû fuir leur maison. Uhuru Kenyatta et son colistier William Ruto, sont d’ailleurs tous deux inculpés par la CPI pour crimes contre l’humanité pour leur responsabilité présumée dans ces violences. Depuis la décision de la Cour suprême, les préparatifs pour l’investiture du nouveau président ont battu leur plein, au stade Kasarani – complexe sportif qui porte le nom de l’ancien président Daniel Arap Moi – qui doit accueillir, selon la presse présidentielle, 25 chefs d’Etat et représentants des gouvernements. Parmi eux, de nombreux présidents africains dont l’Ougandais Yoweri Museveni – qui prononcera un discours – mais également le Sud-Africain Jacob Zuma, le Rwandais Paul Kagamé ou encore le Sud-Soudanais Salva Kiir. Aucun chef d’à‰tat occidental ne se rendra à  Naà¯robi pour cette cérémonie mais des représentants ont été dépêché dans la capitale kényane. Cinquante ans et poussières après son père, Uhuru Kenyatta devient donc président du Kenya. Jomo Kenyatta est le père fondateur du Kenya, Il faut dire que la situation est pour le moins inédite. C’est bien la première fois qu’un dirigeant, poursuivi au plan international, prend officiellement le pouvoir dans son pays. D’o๠le malaise au sein de la communauté internationale qui ne sait sans doute pas encore comment gérer, sans faire de vague et en particulier au Kenya, cette affaire délicate. Uhuru Kenyatta doit comparaà®tre devant la Cour pénale internationale de la Haye le 9 juillet prochain. Le Kenya représente par ailleurs la première puissance économique d’Afrique de l’Est. Et si la présence chinoise est croissante dans la région, comme sur le reste du continent, l’essentiel des investissements étrangers – notamment dans les secteurs-clés – est d’origine occidentale.

Echec et mat pour Oumar Mariko et ses « amis »

La Coordination des organisations patriotiques du Mali (COPAM) et ses alliés du Mouvement populaire du 22 mars (MP22) avaient initié la Convention nationale souveraine pour désigner le président de la transition. Une vraie surprise aux yeux de nombreux observateurs, quand on sait que ces assises interviennaient alors que la veille le Comité national de redressement de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE) avait conclu avec le médiateur de la CEDEAO un accord de sortie de crise. Et ce, juste quelques heures avant l’expiration du délai constitutionnel des 40 jours du président intérimaire, Dioncounda Traoré. Mais rien ne pouvait arrêter les partisans du coup d’Etat, qui, au terme de leurs travaux ont choisi le capitaine Amadou Haya Sanogo. Faux bond à  la COPAM Prévu ce mercredi 23 mai au stade Modibo Keà¯ta, le meeting d’investiture s’est soldé sur un constat d’échec au regard de la faible mobilisation des sympathisants. s’agit-il d’un essoufflement de la lutte ? Les organisateurs refusent d’y croire. « Nous nous sommes faits piéger par nos propres camarades, mais nous ne baisseront pas les bras », nous explique un militant du MP 22. Faisant allusion au faux bond du président de la COPAM, Hamadou Amion Guindo, qui a appelé vers 14 heures au report du meeting sur les ondes de certaines radios, pour, dit-il, des raisons de sécurité. Le hic est que cette décision de report a été prise à  l’insu des responsables du MP 22. Qui ont tenu, tout de même leur meeting, malheureusement dans l’indifférence du capitaine Amadou Haya Sanogo. C’’est donc devant un groupuscule de militants, sous le regard vigilant de quelques éléments de la gendarmerie nationale (venus pour les besoins de sécurité), que le secrétaire général du parti SADI a pris la parole pour fustiger « le comportement peu responsable » du président de la COPAM. « Il s’agit d’un acte de sabotage qui ne se justifie pas », s’indigne Oumar Mariko qui appelle à  un nouveau rassemblement le vendredi prochain au stade Modibo Keà¯ta. Le niet du capitaine Pour comprendre l’échec de ce meeting, il faut remonter aux divergences intervenues ces dernières heures entre les responsables de la COPAM. Le mardi, tard dans la nuit, alors que les partisans attendaient avec impatience le nom de celui qui a été choisi comme président de la transition, le président de la COPAM, Hamadoun Amion Guindo a levé la séance sans en dire un mot. Il n’en fallait pas moins pour provoquer la colère de certains militants, qui lui ont bloqué les portes de la salle de conférence jusqu’à  la prononciation du nom du président choisi. Face à  leur exigence, le président de la COPAM accepte finalement de dévoiler le nom du capitaine Sanogo. Qu’est-ce qui peut bien expliquer cette attitude de M. Guindo ? De sources dignes de foi, nous apprenons qu’il a eu un échange téléphonique quelques minutes plutôt avec le chef de la junte, lui demandant de surseoir au projet de l’investir comme président. « Je ne serai pas à  votre meeting », aurait prévenu le chef de la junte. C’’est donc sans grande surprise que le capitaine Sanogo a boudé le meeting de ce mercredi. Dans son entourage, on explique que l’heure n’est pas à  envenimer la polémique sur qui dirigera la transition. «Le capitaine a pris des engagements devant le peuple malien et les médiateurs de la CEDEAO. Je crois qu’il est sur cette lancée. Tout débat qui n’est plus de stabiliser le pays et de se lancer dans la reconquête du Nord, ne nous concerne », nous a sèchement répondu au téléphone un lieutenant de la gendarmerie nationale, réputé très proche du CNRDRE.

La « Convention nationale » investit le Capitaine Sanogo

C’’est tard cette nuit que s’est achevée la convention nationale qui se tenait au CICB depuis le lundi dernier. Les participants étaient des membres de la Coordination des organisations patriotiques du Mali, (Copam) et des sympathisants. Ils avaient d’abord manifesté le 21 mai pour dire leur refus du choix de Dioncounda Traoré, suite à  l’accord entre l’ex-junte et la CEDEAO. Manifestation suivie de l’ouverture par les leaders comme Oumar Mariko et Younouss Dicko des « assises nationales ». D’autres marcheurs se sont rendus par la suite à  Koulouba o๠ils ont molesté le Président par intérim. La plupart des partis membres de la Copam ont condamné cet acte et lui ont souhaité prompt rétablissement. Appel lancé à  Dioncounda Traoré Au terme des deux jours de travaux, les participants ont «décidé d’instituer président de la transition le capitaine Amadou Sanogo » peut-on lire dans la résolution de cette « convention ». Toujours selon ce texte, la «mission prioritaire» assignée au Capitaine sera «le recouvrement de l’intégrité du territoire avec l’ensemble de l’armée, du peuple malien et des pays amis épris de paix» . Le capitaine Sanogo sera ensuite chargé d’organiser avec « une administration neutre et impartiale, les élections transparentes et crédibles ». La Copam demande en outre à  Dioncounda Traoré de se retirer et « en appelle «à  son « sens civique élevé et patriotique ». Pas de réaction du Capitaine Selon l’accord du 20 mai, le capitaine Sanogo obtient le rang d’ancien chef d’Etat avec tous les privilèges liés à  cette fonction, indemnités, logement, gardes, voiture. Il n’est donc plus dans le schéma officiel de résolution de la grave crise politique qui secoue le pays depuis son coup d’Etat du 22 mars. En outre, il a condamné l’agression du Président par intérim mais n’a pas pour l’instant réagi à  la décision de ses partisans de le nommer président de la transition. Selon une source de l’Adema, parti de Dioncounda Traoré, ce dernier doit s’adresser à  la Nation, dès qu’ «il le pourra ».

François Hollande, investi président de la République Française

Programme respecté à  la seconde près, protocole impeccable, la cérémonie d’investiture de François Hollande, septième président de la cinquième République française n’a pas dérogé à  la règle. Ce que l’on retiendra surtout de ce 15 mai, C’’est d’abord la pluie. Elle accueille le nouveau chef de l’Etat à  son arrivée à  l’Elysée. Si on était en Afrique, d’aucuns y verraient un heureux présage pour le quinquennat. Un Président « rassembleur » On retiendra aussi la sobriété d’un événement qui n’a pas pour autant perdu de sa solennité. Très peu de figures du show-bizz, une trentaine d’invités « personnels » et surtout personne de sa famille. Les enfants qu’il a eu avec Ségolène Royal, ni ceux de sa compagne, ne sont pas venus. Hollande, semble-t-il, ne voulait pas jouer le remake de 2007 o๠Nicolas Sarkozy était entouré de sa large famille recomposée. Les symboles aussi. D’abord entre les deux présidents, le sortant et l’entrant. Une attitude cordiale, un entretien à  huis clos qui a duré presque 40 minutes, un peu plus longtemps que celui de la précédente passation Chirac-Sarkozy. La présence de dix prix Nobel, invités par le président. Et celle de personnalités de droite qui ont reçues comme toutes les autres, la chaleureuse poignée de main et les quelques mots que Mr Hollande a tenu à  donner à  tous. Le Président se veut « rassembleur ». Le discours de François Hollande est dans la même veine, avec le mot « confiance » répété une demi-douzaine de fois. Le nouveau Président sait que C’’est ce dont les français ont le plus besoin, de retrouver la confiance en leur pays, en son économie, en ses valeurs. « Je tiens à  adresser un message de confiance aux Français », démarre le nouveau président, qui rappelle son désir de «faire vivre ensemble tous les Français autour des mêmes valeurs, celle de la République ». « Je mesure aujourd’hui même le poids des contraintes auxquelles notre pays fait face : une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé, une compétitivité dégradée, une Europe qui peine à  sortir de la crise », a ajoutera-t-il, affirmant qu’il n’y a « pas de fatalité ». Départ digne pour Sarkozy C’’est sous les vivas et les « Nicolas merci» de ses partisans que le nouveau « ancien-Président » français a quitté l’Elysée après avoir remis les clés de la « maison » à  son successeur. « Je ne peux pas comprendre qu’on laisse partir quelqu’un comme ça » se lamentait une dame devant les grilles de l’Elysée, la larme à  l’œil. Tôt dans la matinée, Carla Bruni-Sarkozy accueillait Valérie Trierweiler sur le perron du palais présidentiel. Quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy, main dans la main avec son épouse, est raccompagné jusqu’au perron du palais en compagnie de la nouvelle Première dame de France. Il a descendu le tapis rouge jusqu’à  la voiture avec laquelle il a quitté la cour d’honneur du palais présidentiel, saluant de la main journalistes, collaborateurs de l’Elysée et gardes républicains massés dans la cour d’honneur. Le couple Sarkozy s’est envolé pour le sud de la France pour quelques jours de repos. Aucune information officielle n’a filtré sur l’avenir de l’ancien Président. François Hollande lui a souhaité «bonne chance» pour sa nouvelle vie. Par contre, pas d’état de grâce pour ce dernier. Après les honneurs de ce matin, il rendra hommage à  Jules Ferry et Marie Curie, qui représentent deux priorités de son mandat, l’éducation et la recherche. Les réjouissances avec ses parents et amis terminées, le nouveau chef de l’Etat se rendra en fin d’après-midi à  Berlin pour une première rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel. Le dossier brulant de la crise et de l’austérité voulue par les allemands et à  laquelle se refuse Hollande sera sur la table. Mais avant, il aura annoncé le nom de son Premier Ministre qu’une indiscrétion ce matin avait déjà  dévoilé. Ce sera son ami, le député-maire de Nantes, Jean-Marc Ayrault.

Dioncounda face à son destin

« J’aurais préféré certes m’adresser à  vous…en des circonstances moins dramatiques ! ». C’’est par ces mots que le nouveau président par intérim a campé le décor de son discours d’investiture qui a pris une quinzaine de minute, dans une salle archi comble au centre international de conférence de Bamako. Ce premier discours à  la nation de Dioncounda Traoré était en partie consacré au Nord. Visiblement, la priorité est la gestion de cette crise, par ailleurs point principal de l’Accord-Cadre. Dioncounda Traoré dit avoir deux options : entamer des discussions ou relancer l’armée pour aller combattre et reprendre les régions, les villes de Tombouctou, de Gao et de Kidal, tenues par les différents groupes rebelles. Traoré, appuyé par les militaires et la Cédéao veulent aller vite. Le nouveau chef de l’état par intérim du Mali a été très ferme, il n’a nullement écarté l’hypothèse d’une intervention militaire. «Â J’ai conscience d’être le président d’un pays en guerre, le président d’un pays qui aime la paix et qui appelle tous nos frères et sœurs des mouvements rebelles à  revenir sous l’arbre à  palabres. Mon vœu est que cet appel soit entendu par le mouvement  national de libération de l’Azawad et Ansar Dine. Nous n’hésiterons pas à  mener une guerre totale et implacable pour recouvrer notre intégrité territoriale. Le Mali restera un et indivisible. Ce sera le même drapeau, les mêmes joies, les mêmes peines, le même Mali. » Il a mentionné la menace qui plane sur le Mali du point de vue de sa laà¯cité et de sa démocratie. «Â Toutes les nations ont leurs moments difficiles et le Mali qui vient de fêter son cinquantenaire, il y a de cela moins de deux ans n’a jamais connu de moments plus difficiles », s’est-il exclamé. D’oà¹, pour lui, aucune volonté n’est de trop pour amener l’Etat, le Pays et à  la Nation à  surmonter les graves épreuves de l’heure. «Â Je ne me déroberai ni à  mon destin ni à  mes responsabilités. Il ne saurait y avoir pour moi que le Mali, qu’un Mali ressaisi, un Mali réunifié territorialement, humainement et spirituellement ». l’on est en droit de s’interroger sur quel levier jouera le nouveau chef de l’Etat pour réaliser cet ambition. Parlant des menaces sécuritaires au nord du pays, le remplaçant d’ATT dit préférer la paix. «Â Si la guerre est la seule issue nous la ferons. Nous la ferons avec notre armée remise en condition et en confiance. Elle se battra entre les dunes, elle se battra sur les collines et dans la plaine et nous serons tous derrière elle jusqu’à  la victoire finale celle du Mali qui a recouvré tout son territoire et retrouvé sa laà¯cité ». Il n’a pas occulté la position de la Cedeao qui a déjà  déclaré avoir mis en stand-by une force d’interposition de 2000 ou 3000 soldats environ. Le président par intérim a déjà  annoncé que ces nouvelles instances devront également plancher sur les prochaines élections. Sans donner de calendrier, le chef de l’à‰tat veut revoir toute la procédure afin que le Mali dispose d’un fichier électoral crédible et que ces scrutins soient organisés sur tout le territoire. Enfin, Dioncounda Traoré veut aider la population qui souffre de la crise à  laquelle s’ajoute un risque de pénurie alimentaire car les récoltes ont été très mauvaises cette année au Mali. Dans ce scénario, il ne saurait aussi oublier la crise humanitaire, avec l’UNHCR qui a compte au 4 avril déjà  plus de 200.000 réfugiés échappés au Burkina Faso et à  la Mauritanie.

Discours d’investiture de Dioncounda Traoré

Tessalit, Kidal, Gao, Tombouctou occupés, le Mali, terre de paix, de tolérance et de dialogue coupé en deux. Nos populations du Nord soumises à  toutes sortes d’atrocités et d’exactions, notre République laà¯que et notre démocratie menacées !! J’aurais préféré, certes, m’adresser à  vous, Monsieur le Président, en des circonstances moins dramatiques ! Mais toutes les nations ont leurs moments difficiles et le Mali qui vient de fêter son cinquantenaire il y a de cela moins de deux ans n’a jamais connu de moments plus difficiles. Puisque C’’est son existence même en tant que Nation, en tant qu’Etat, en tant que territoire qui est en jeu. C’’est pourquoi je voudrais avoir une pensée émue à  l’égard de nos soldats morts au front, sauvagement assassinés, à  l’égard de toutes les personnes qui ont perdu leur vie, leurs proches, leurs biens. La Patrie se souviendra de leur sacrifice. Aucune volonté n’est de trop pour amener l’Etat, le Pays et à  la Nation à  surmonter les graves épreuves de l’heure. Chaque main est utile pour reconstruire brique après brique l’édifice commun dont nous étions si fiers et qui s’est révélé si fragile ! Je veux parler du Mali, notre Mali commun, fort de tous ses brassages, riches de sa diversité, solide dans ses fondements, mais hélas ébranlé par les coups que nous même nous lui assenons. Je veux parler de notre processus de démocratisation. Nous le savions perfectible. Nous en savions les acquis encore fragiles, mais peu d’entre nous imaginaient à  quel point il était vulnérable ! Nous aurons besoin du concours de tous et de chacun, femmes, hommes, jeunes et vieux pour recouvrer notre liberté, notre intégrité et notre dignité. Pour ma part, Monsieur le Président et chers compatriotes, je mesure dans toutes les dimensions les défis qui sont aujourd’hui ceux de la République du Mali. Mais le sort a voulu que je sois là  ce matin, investi comme Chef de l’Etat. Je ne me déroberai ni à  mon destin ni à  mes responsabilités. Il ne saurait y avoir pour moi que le Mali, qu’un Mali ressaisi, un Mali réunifié territorialement, humainement et spirituellement. Le tissu national est éprouvé, le recoudre demandera un immense effort de nous tous et de nous toutes. J’ai l’honneur et la fierté d’accepter d’être l’aiguille et à  tous les maliens et à  toutes les maliennes de la classe politique, des organisations de la société civile, à  nos corps en tenue, je dis ceci : Si tous oublient leur ego, si tous oublient leurs appétits, leurs ambitions, leurs calculs et leurs supputations du moment alors ils seront sans aucun doute ce fil dont l’aiguille a besoin pour coudre ! Le bateau Mali, vient d’essuyer une lame d’une violence inouà¯e mais il n’a pas chaviré et il ne coulera pas. Mes chers compatriotes, J’accepte d’être pour un temps le capitaine de ce bateau au bord duquel nous nous trouvons tous, je compte sur vous tous et vous toutes pour le mener à  bon port. Monsieur le Président, chers compatriotes, J’ai conscience d’être le Président d’un pays en guerre qui doit retrouver la paix sans tarder. Je crois en cette paix dans un pays o๠la seule vraie guerre devrait être celle qu’il doit mener contre tous les manques, contre la précarité, contre le faible taux d’éducation, contre le faible accès aux centres de santé et à  l’eau potable, contre la corruption et l’injustice. Je suis le Président d’un pays qui aime la paix et qui appelle tous nos frères et sœurs des mouvements rebelles à  revenir sous l’arbre à  palabre, à  rentrer dans les rangs et à  renforcer cette nation au lieu de la diviser. Je leur demande d’arrêter toutes ces exactions, ces pillages, ces viols. Je leur demande de quitter ici et maintenant, pacifiquement les cités qu’ils ont occupées. Je le leur demande avec insistance et je le leur demande avec fermeté. Le Mali démocratique ne peut être sourd aux griefs de ses citoyens. Pourvu qu’ils soient connus et exprimés, non par la violence dont personne ne peut prévoir les conséquences, mais par le dialogue qui est un trait fondamental de nos cultures, de toutes nos cultures. Mon vœu est que cet appel soit entendu et qu’il lui soit donné suite par le Mouvement National de Libération de l’Azaouad et Ansardine. Car je suis aussi désormais le Président d’un Peuple dont le sens de l’honneur et de la dignité, ne s’est jamais démenti le long des siècles au fil de l’histoire. Nous n’hésiterons pas à  mener une guerre totale et implacable pour recouvrer notre intégrité territoriale mais aussi pour bouter hors de nos frontières tous ces envahisseurs porteurs de désolation et de misère, que sont AQMI, et tous ces trafiquants de drogues qui opèrent depuis trop longtemps dans le Nord de notre pays de même que tous ces preneurs d’otages qui discréditent notre pays et portent un préjudice incommensurable à  notre développement. Cela doit être compris de tous : nous ne négocierons jamais la partition du Mali. De Tinzawaten à  Diboli le Mali restera un et indivisible, de Zégoua à  Anderaboukane, ce sera le même drapeau, le même hymne, les mêmes joies, les mêmes peines, le même Mali. Les cultures et les groupes sont divers certes mais par un processus revitalisé de décentralisation qui accélère la dévolution du pouvoir aux citoyens nous pouvons régler toutes les questions qui nous opposent aujourd’hui. La Nation malienne existe à  Tessalit, elle existe à  Aguel-hoc, elle existe à  Léré, à  Gao et à  Tombouctou. Nous préférons la paix mais si la guerre est la seule issue nous la ferons. Nous la ferons avec notre armée remise en condition et en confiance. Elle se battra entre les dunes, elle se battra sur les collines et dans la plaine et nous serons tous derrière elle jusqu’à  la victoire finale celle du Mali qui a recouvré tout son territoire et retrouvé sa laà¯cité. Ce combat, elle le mènera aussi avec le soutien de notre sous région et l’Afrique toute entière, elle le mènera avec l’aide et l’accompagnement de l’Union Européenne et de la Communauté Internationale. Monsieur le Président, Chers compatriotes, Que dire des prochaines élections générales ? Nous devrons bien entendu après avoir fait un état des lieux réaliser les conditions de leur tenue avec un fichier électoral crédible et sur l’ensemble du territoire. Monsieur le Président, Chers compatriotes, Hormis les questions de gouvernance courantes, je mettrai l’accent sur la nécessité pour le Gouvernement qui sera mis en place dans les jours à  venir, de prendre toutes les dispositions utiles pour éviter les pénuries alimentaires et assurer l’accès aux produits de première nécessité en cette année o๠les récoltes ont été fortement déficitaires. Je voudrais enfin Monsieur le Président terminer par les remerciements. – Remerciements à  la CEDEAO dont la solidarité agissante dans le ferme respect des fondamentaux aura permis ce retour à  l’ordre constitutionnel. Je voudrais remercier en particulier son Président en exercice, Le Président Alassane Dramane OUATTARA, Président de la Côte d’Ivoire et le médiateur designé de la crise le Président Blaise COMPAORE, Président du Faso. Qu’il vous plaise que je mentionne également l’effort des émissaires, les Ministres Yipènè Djibril BASSOLE et Adama BICTOGO qui malgré la délicatesse de leur mission, n’ont jamais cédé au découragement. – Remerciements à  l’Union Africaine pour sa diligente solidarité. – Remerciements à  l’Union Européenne et à  l’ensemble de la Communauté Internationale à  travers les Nations-Unies et leurs Chancelleries dans la capitale malienne. Toutes ont montrées à  quel point elles étaient attachées à  l’intégrité territoriale du Mali et à  sa démocratie. – Remerciements également aux membres du CNRDRE et à  l’ensemble de l’armée malienne pour leur engagement ô combien patriotique ! En acceptant la formule qui rend possible la cérémonie de ce matin, elle a donné ainsi la preuve qu’elle n’a agit que par amour pour son pays et qu’elle place le Mali au dessus de tout. Le Peuple du Mali compte encore et toujours sur eux pour que le Mali continue d’être. Vive le Mali, uni et indivisible Vive la démocratie Vive l’Afrique unie et solidaire Je vous remercie Dioncounda Traoré

Dioncounda investi Président du Mali par intérim : « Je ne me déroberai ni à mon destin, ni à mes responsabilités » !

Avec une forte présence de militaires représentant le CNRDRE, dans la grande salle Jelly Baba Sissoko du Centre International de conférence de Bamako, Dioncounda Traoré a été officiellement investi Président de la République du Mali par intérim, devant les 9 membres de la Cour suprême ce jeudi 12 avril, ce qui ouvre la période de transition de 40 jours, selon les dispositions de l’article 36 de la Constitution du 25 février 1992. Difficile de se frayer un chemin, entre les officiels, politiques et militaires armés qui se mêlaient à  la foule. A l’entrée de Dioncounda dans la salle, des applaudissements vifs, des acclamations plein d’espoir pour celui devra conduire une transition de quarante jours. Au premier rang, une forte délégation de membres de la junte, parmi lesquels le lieutenant Amadou Konaré, le président du CNRDRE, le capitaine Amadou Haya Sanogo et des politiques d’envergure. Ibrahim Boubacar Keita du RPM, à  ses côtés Modibo Sidibé, Soumaila Cissé ou encore Iba Ndiaye, premier vice président de l’ADEMA… Après énumération des dispositions de la Constitution et après constatation de la vacance du pouvoir, Dioncounda Traoré a levé la main droite et prêté serment : «Â Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver le régime républicain, de respecter et faire respecter la Constitution et l’intégrité du territoire du Mali ». Un discours-programme Dans son discours d’investiture, Dioncounda Traoré a sans ambages mis le nord en exergue en citant les villes occupées par la rébellion, Tessalit, Kidal, Gao et Tombouctou : Face à  la partition du pays, le Président du Mali par intérim a brandi des menaces à  tous ceux qui ont fait du nord une zone de non droit : Sans oublier de remercier la médiation de la CEDEAO qui a conclu à  l’Accord Cadre de sortie de crise, qui prévoit d’accompagner le processus de retour à  l’ordre constitutionnel, Dioncounda Traoré a aussi fait mention du processus démocratique à  reconstruire. Une tâche qu’il faudra poursuivre avec toutes les composantes de la société malienne, y compris les membres de la junte. Moment d’émotion lorsque le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de la junte, salue le nouveau président intérim sur scène. «Â Dioncounda et la junte, C’’est du deux poids, deux mesures », commente un officiel dans la salle. La classe politique soutient Dioncounda La classe politique malienne dans son ensemble, s’est réjouie de cette investiture qui marque le retour à  l’ordre constitutionnel en redonnant de l’espoir au peuple malien : «Â Cette investiture est une bonne chose, ce pays avait besoin d’une capacité de décision pour faire face à  l’agression que nous subissons au nord. Le retour à  l’ordre constitutionnel est maintenant établi. Il nous faut maintenant tous nous donner la main pour redonner au Mali, la place qu’elle a perdu… », a déclaré Ibrahim Boubacar Keita du RPM. «Â C’’est un grand jour, puisque la constitution issue de la révolution démocratique de Mars 1991 est rétablie », commente Tiébilen Dramé du PARENA. Pour d’autres, comme Mme Fatoumata Siré Diakité, ex ambassadrice et présidente de l’APDF, «Â ce putsch était un coup de force inutile qui a fait reculer la démocratie malienne et mis le Mali en retard  ». Qu’à  cela ne tienne puisque le discours de Dioncounda est unificateur et appelle à  la mobilisation nationale. Iba Ndiaye, premier vice-président de l’Adema s’est dit satisfait du fait que le Mali va enfin pouvoir s’attaquer aux vrais défis. Mais la vigilance reste de mise quant aux instruments démocratiques. « Cette nouvelle période est l’occasion de questionner et de parfaire la démocratie malienne aujourd’hui mise à  mal. » Après cette investiture, la nomination du Premier Ministre de transition est la prochaine étape.

Dioncounda en route pour l’investiture…

Dix-neuf jours après le coup d’Etat qui a renversé Amadou Toumani Touré le coup d’envoi de l’intérim a été donné mardi par les neuf membres de la Cour constitutionnelle, qui ont constaté la vacance de la présidence, conformement au processus prévu par la Constitution. Dioncounda Traoré à  la tête de l’Etat La prochaine étape, jeudi, est l’investiture à  la tête de l’Etat de l’ex-président de l’Assemblée nationale Dioncounda Traoré. « Lorsque le Président de la République est empêché de façon temporaire de remplir ses fonctions, ses pouvoirs sont provisoirement exercés par le Premier Ministre. En cas de vacance de la Présidence de la République pour quelque cause que ce soit ou d’empêchement absolu ou définitif constaté par la Cour Constitutionnelle saisie par le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre, les fonctions du Président de la République sont exercées par le Président de l’Assemblée Nationale », stipule la Constitution de 1992. « Je demande pardon » L’ancien président de la République Amadou Toumani Touré a présenté le 8 avril sa démission en demandant « pardon à  toutes celles et à  tous ceux qui ont pu souffrir du fait des actes que J’ai posés, sans intention de nuire, durant mes deux mandats ». Une fois à  la présidence Dioncounda Traoré aura pour mission d’organiser l’élection présidentielle en 40 jours. Mission impossible dans un délai aussi court. Les trois régions du nord et au-delà  sont sous le contrôle du MNLA et des groupes islamistes, et des dizaines de milliers de personnes ont quitté leurs foyers depuis la première attaque du Mouvement national de libération de l’Azawad le 17 janvier. Un Premier ministre aux pleins pouvoirs Au-delà  des 40 jours l’intérim laissera donc la place à  une transition politique à  durée indéterminée. Le maà®tre d’oeuvre en sera un Premier ministre « disposant des pleins pouvoirs », selon l’Accord cadre signé entre le médiateur de la Cédéao Yipènè Djibrill Bassolé et le chef de la junte, le capitaine Amadou Aya Sanogo. Ce Premier ministre dirigera un gouvernement d’union nationale. Les militaires du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’Etat sont assurés d’être protégés. L’Accord cadre prévoir une loi d’amnistie générale pour les membres du CNRDRE et « leurs associés ».

Investiture de Macky Sall : Solennité et sobriété

Elu le 25 mars denier par 65,8% des voix face au sortant Abdoulaye Wade, Macky Sall doit prêter serment ce 2 avril à  Dakar. Et le nouveau chef de l’Etat sénégalais entend déjà  marqué la rupture avec le régime précédent en organisant une cérémonie sobre. Et C’’est l’hôtel King Fahd Palace Soleil (ex-Méridien Président), situé dans le quartier résidentiel des Almadies, qui est depuis hier le quartier général (QG) du président que se dérouleront les deux évènements, la prestation de serment et l’investiture en tant que 4ème Président de la République de l’Histoire du Sénégal. Le même hôtel avait accueilli par deux fois le Sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique(OCI). ‘’J’ai pris le choix d’inscrire cette cérémonie dans le cadre strict de la solennité républicaine, des règles du protocole d’Etat et la sobriété requise pour la situation du pays », écrit Macky Sall dans un message adressé à  ses ‘’compatriotes, électeurs, alliés, militants et responsables politiques »a déclaré Macky Sall convaincu de remporter l’adhésion de la majorité des Sénégalais en optant pour la sobriété. Hôtes de marque Pas moins d’une quinzaine de chefs d’Etat ont confirmé leur participation à  la cérémonie. Sont déjà  arrivés à  Dakar depuis dimanche, Alassane Dramane Ouattara, président de la Côte d’Ivoire et président en exercice de la CEDEAO, Jorge Carlos Fonseca, président des Iles du Cap-Vert et John Atta Mills, président du Ghana, et le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé. Le Président guinéen, le Pr Alpha Condé et une dizaine d’autres hôtes arriveront ce lundi. C’’est devant eux et le président du Conseil constitutionnel Cheikh Tidiane Diakhaté, que le nouveau chef de l’Etat prononcera la formule suivante : ‘’Devant Dieu et devant la Nation sénégalaise, je jure de remplir fidèlement la charge de président de la République du Sénégal, d’observer comme de faire observer scrupuleusement les dispositions de la Constitution et des lois, de consacrer toutes mes forces à  défendre les institutions constitutionnelles, l’intégrité territoriale et l’indépendance nationale, de ne ménager enfin aucun effort pour la réalisation de l’unité africaine ». Le président sortant Abdoulaye Wade sera également présent. Nouveau sommet de la CEDEAO sur le Mali Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) vont se retrouver après la cérémonie d’investiture pour un nouveau sommet sur la crise au Mali. l’annonce a été faite ce dimanche par le président ivoirien Alassane Ouattara. « Nous sommes préoccupés par la situation à  Gao et Tombouctou », deux villes du nord du Mali, tombées durant le week-end aux mains de la rébellion touareg et de groupes armés islamistes, a ajouté M. Ouattara. Les avancées des rebelles touaregs et de leurs alliés islamistes suscitent une inquiétude croissante dans la région. « Nous tenons à  l’intégrité du territoire malien. Nous mettrons tous les moyens pour stopper cette rébellion et que le Mali retrouve l’intégrité de son territoire. C’est un devoir pour la sous-région », a encore déclaré Alassane Ouattara. La situation politique sera au C’œur de cette rencontre avec les nouveaux éléments intervenus le samedi 31 mars. Le capitaine Amadou Haya Sanogo, chef de la junte a appelé ses voisins à  l’aide avait annoncé le retour à  l’ordre constitutionnel et des concertations avec les politiques et la société civile pour organiser la transition dans le pays. La CEDEAO avait menacé le Mali de sanctions si la junte s’accrochait au pouvoir. l’ultimatum de 72 heures devait prendre ce lundi. Les chefs d’Etat de la sous-région devraient annoncer ce lundi suspendre provisoirement les menaces de sanctions en attendant que la junte ne remette le pouvoir dans les prochains jours.

Madani Tall : Polémique autour d’une investiture

Le Conseiller spécial du président de la République, Amadou Toumani Touré, chargé des questions économiques, a trouvé une manière très insolite de procéder ce week-end à  son investiture officielle comme candidat à  la présidentielle du 29 avril. Tandis que d’autres ont pris rendez-vous avec leurs militants dans les stades ou dans les salles de spectacles, le président du parti Avenir et Développement du Mali (ADM), lui, a décidé de se rendre à  la grande mosquée de Bamako, pour «Â confier  sa candidature à  Dieu », comme titrait un confrère. Au micro duquel le président de l’ADM explique : «Â Au moment o๠les enfants du Mali sont au front afin de lutter contre un ennemi lâche, sans honneur », l’ADM a décidé de placer cette investiture sous le signe de la paix, du développement et de la prospérité du peuple malien ». Pendant les campagnes électorales, on connait les hommes politiques maliens très courtisans du suffrage des musulmans. Et Madani Tall a bien compris la leçon. Pour ses partisans, «Â la démarche est courageuse ». «Â Au lieu d’inviter les chefs religieux à  se déplacer pour son investiture, il a choisi de les rejoindre dans la «Maison de Dieu » pour prier autour de sa candidature », explique un proche de Madani Tall. l’argumentaire est loin de convaincre plusieurs observateurs qui voient en cette démarche «Â un comportement à  la fois fantaisiste et fanatique ». En l’absence d’une réaction des acteurs politiques de notre pays (comme toujours), le sujet est devenu le centre de toutes les conversations dans les «Â grins » et autres lieux de causeries. Entre culte et politique du culte Pour eux, la croyance en la religion musulmane ne peut justifier le choix d’un lieu de culte pour une cérémonie d’investiture à  une élection. Pour d’autres, C’’est la mission et les responsabilités de la mosquée qui sont remis en question à  travers ce choix de Tall. «Â La mosquée est un lieu de culte, o๠les fidèles viennent chercher Dieu en priant, mais pas pour chercher le pouvoir. Il y a des candidats plus croyants que M. Tall qui ne veulent pas mêler l’Islam à  leur combat politique », pense cet observateur. «Â De toute façon la vérité, C’’est dans les urnes le 29 avril prochain » renchérit ce militant d’un parti adverse. Pour qui «Â le scénario est digne d’un film de kotèba ». Les responsables de la mosquée de Bamako devraient-ils accepter ce choix ? Très peu de responsables religieux acceptent de se mêler du débat. Mais un responsable d’une moquée, ayant requis l’anonymat, pense que les affaires politiques ne doivent nullement intervenir dans la mosquée. «Â Je n’ai pas de commentaires à  faire sur les raisons qui ont fait que les responsables de la mosquée aient accepté cela. Ce qui est clair, C’’est ce choix trahit l’esprit de la mission sacrée de la mosquée », explique notre interlocuteur. Qui rappelle les dispositions de la Sourate 72 du Coran, verset 12. Selon lui, cette disposition interdit de manière formelle toute autre activité dans la mosquée en dehors de celles qui consacrent la recherche de Dieu. Notre interlocuteur de conclure que «Â les leaders religieux ont la lourde responsabilité préserver l’image de la mosquée pendant ces élections ».

Madani Tall confie sa candidature à Dieu

«Â Quand on naà®t, on vient à  la mosquée ou à  l’église; au moment du mariage, on vient à  la mosquée ou à  l’église. Quand on meurt, on vous amène à  la mosquée ou à  l’église…». C’‘est fort de cela, et en vertu de ses croyances religieuses que Madani Amadou Tall a été investi dimanche 11 mars candidat de l’Avenir et Développement du Mali (ADM) à  la Grande Mosquée de Bamako, comme pour confier sa candidature à  Dieu. «Â Nous voulons par l’acte de cet après-midi confier notre pays dans les mains du Tout-Puissant et soumettre notre parcours durant les prochaines élections dans ses mains de miséricorde et de bonté », a-t-il expliqué. La grande ferveur à  l’accueil du candidat en dit long sur le succès remporté par son initiative par les leaders religieux. Une lecture du Coran plutôt qu’une fête C’’est donc au terme d’une séance de lecture du Coran, de prières et de bénédictions que le leader de l’ADM a été investi porte-flambeau de cette formation politique pour l’élection présidentielle du 29 avril. Une démarche originale. Madani Tall est pour le moment le seul candidat investi dans un édifice religieux. Ce conseiller aux affaires économiques du président sortant justifie sa démarche par les prières et le recueillement dont le Mali a besoin par ces temps de crise dans le nord du pays. « Au moment o๠les enfants du Mali sont au front afin de lutter contre un ennemi lâche, sans honneur », commente-t-il, l’ADM a décidé de placer cette investiture sous le signe de la paix, du développement et de la prospérité du peuple malien. « Plutôt que de faire une fête qui ne sied pas dans le contexte actuel, notre parti a décidé de faire une lecture du Coran en faveur de la paix. » La laà¯cité a sa place A sa sortie de la mosquée Madani Tall a indiqué que son parti entend promouvoir l’Etat de droit, la justice sociale, le dialogue social, les droits, devoirs et solidarités fondamentales, l’égalité des chances, la sécurité des personnes et des biens, la protection de la nature et de l’environnement, l’épanouissement de la famille, l’autorité de l’Etat, la libre administration des collectivités locales, la liberté de conscience et la dignité de la personne, la diffusion de la culture et de l’instruction, le développement de la libre entreprise. Pour, dit-il, le rayonnement du Mali dans le monde, pour la pérennité de la nation malienne, son identité et de sa culture, pour la construction d’une Afrique libre et démocratique et pour le progrès de la démocratie. «Â Le principe de laà¯cité ne saurait être remis en question », a-t-il assuré, en annonçant qu’il allait demander à  rencontrer l’archevêque de Bamako et les représentants de l’Eglise protestante. Madani Amadou Tall était accompagné par plusieurs membres de l’ADM, notamment par le secrétaire général Boubacar Makanguilé, le président des jeunes et celui des femmes.