Le PSDA souffle sa première bougie

Les partis amis, les collaborateurs, les militants venus de tous les coins du Mali ont rempli la salle de conférence de la Maison des Ainés pour la circonstance. Une fête d’anniversaire au bout de laquelle, le président du parti, Ismaà«l Sacko, a échangé avec les hommes de media sur le bilan du parti et les sujets d’actualités. Une année bien remplie pour les socio-démocrates maliens De sa création à  ce jour, le parti a mis en place 700 comités à  travers le pays. Selon M. Sacko, les atouts de son jeune parti sont non seulement la forte adhésion des populations rurales, des jeunes cadres, et des femmes, mais aussi l’esprit d’ouverture en termes d’alliance. Auparavant, le jeune président a tenu à  rappeler que sa formation politique s’était engagée à  élire le candidat IBK dans les localités o๠il était suffisamment implanté. « Pour preuve, le candidat est arrivé en tête dans les localités que nous avions proposées dans notre plan de campagne » affirme- t-il. Comme autres actions posées par le PSDA, la participation aux élections législatives. A Kita, Bougouni, Kati commune IV et commune le parti a présenté des listes. « C’’est en commune II que notre liste est arrivée 3ème. Malheureusement nous n’avons pas eu d’élus» a-t-il précisé. Au cours de la rencontre avec la presse, les sujet d’actualité ont également été abordés par les journalistes précisément l’affaire Tomi dans le journal français Le Monde. Le président malien y a été cité il y a peu comme l’un des chefs d’Etat africains impliqués dans le blanchissement d’argent à  l’échelle internationale. En réponse, Ismael Sacko a déclaré qu’il s’agit là  d’une manière de distraire les Maliens. Il poursuivra en disant que le président Ibrahim Boubacar Keita est un homme crédible aux yeux de tout le monde. l’achat de l’avion présidentiel a aussi été abordé. M Sacko a de nouveau pris la défense du président car pour lui « l’achat de cet avion est le symbole d’un Mali fier. Car cet avion répond à  toutes les normes pour assurer le déplacement du président IBK dans sa recherche de solution à  la crise du Nord. En l’occurrence celle de Kidal».

PSDA, la sociale démocratie à la malienne

Journaldumali.com : « Parti Social Démocrate », C’’est une appellation qu’on entend dans les pays européens. A quoi cela correspond-il, quelle est la vision particulière de ce parti ? Ismaà«l Sacko : C’’est vrai que C’’est plutôt dans les pays européens que l’on entend ce nom de formation politique. Mais, elle n’est en rien étrangère à  nos valeurs. Qui sont notre histoire, notre culture, notre réalité axée sur la question de solidarité, sur le partage, et surtout sur les valeurs de redistribution. C’’est l’ensemble de ces valeurs en phase avec les questions politico-économique et sociale, voilà  en quelque sorte la vision de la sociale démocratie ou du social libéral. En ce qui concerne le PSDA, je parlerai plus de sociale démocratie. Mon parti a en effet une ligne politique qui voudrait davantage se ressourcer sur nos valeurs maliennes traditionnelles. Des valeurs partage et de solidarité autour des questions d’éducation, de santé, d’emploi, de prise en charge des personnes en difficulté, des questions liées à  la réduction de la fracture sociale. Ce sont des choses qui sont en nous au quotidien. Quels seront vos axes principaux d’action ? Vos chantiers urgents si jamais vous arrivez aux affaires ? Par exemple, sur les questions de santé, nous pensons que nous devons travailler pour que le maximum de nos concitoyens ait accès aux soins de base, de proximité, à  moindre coût et faire en sorte que pour ceux qui doivent servir le corps médical, aide soignant, infirmier, matrone, médecin jusqu’à  la chaà®ne la plus importante, qu’il y ait un travail de reconnaissance. En ce qui concerne l’emploi, il faut travailler pour une augmentation de salaire de nos concitoyens pour qu’il y ait un meilleur exercice de leur fonction, en contrepartie, faire en sorte qu’il y ait un suivi, qu’il y ait un contrôle et qu’il y ait aussi demain au besoin, une interpellation. C’’est pourquoi nous avons choisi comme logo une balance. Comment équilibrer, comment faire en sorte que le plus démuni soit dans ses droits. Et demain s’il y a une création de richesse, s’il y a un bénéfice, un intérêt pour le pays, comment faire en sorte qu’il ne soit pas laissé pour compte. C’’est une vision d’équité, de justice sociale, de justice tout court. Il existe déjà  une pléthore de partis politiques au Mali, pourquoi en créer un nouveau ? Ce n’est pas un parti de trop, C’’est un parti de plus. Je tiens à  la nuance. C’’est d’abord une question de ligne politique, d’idéologie. Combien de militants maliens dans des partis politiques peuvent vous dire « voilà  notre ligne politique, voilà  notre idéologie à  laquelle J’ai adhéré parce que je partage cette idéologie » ? Très peu. Or, la colonne verticale d’un parti politique, C’’est son idéologie, ce n’est pas son leader. Dans notre pays, après ce qui s’est passé, un éveil de conscience a émergé et a envahi un certain nombre de leaders. Nous sommes conscients que nous avons notre partition à  jouer. Comment la jouer aux côtés de l’ensemble des autres formations politiques Quelle différence faut-il apporter par rapport aux autres formations politiques ? Ce travail nous l’avons fait pendant cinq à  six mois au quotidien avec les Maliens de l’intérieur, je veux dire de Gao à  Kayes, aussi avec certains amis de la diaspora qui sont partie intégrante de notre population. Aujourd’hui, ce sont les jeunes qui sont entrain d’émerger pour prendre en main la chose politique. Craignez-vous, comme certains, que tout cette tendance ne s’essouffle parce que le système pourrait finir par « gober » les nouveaux venus ? Notre génération, de 35 à  45 ans, est celle qui le plus aspire à  un changement. Est-ce qu’on va nous gober? Ce n’est pas exclu, ne nous leurrons pas. Maintenant s, travaillons autour d’une vision, d’une idéologie. Nous avons opté pour un renouveau politique, pour une alternance démocratique dans notre pays. Le système ancien a montré ses failles, nous avons été aussi acteurs passifs de ce système ancien, nous avons notre part de responsabilité, nous avons fait notre mea culpa. Et C’’est parce que nous le faisons au quotidien, qu’on a dit on ne peut plus l’accepter, on ne doit plus l’accepter mais est ce que C’’est pour autant dire que la fin 2013, ce sera un renouveau à  100% ? Non. Le renouveau commencera par une cohabitation entre ancienne et nouvelle génération, entre anciens et nouveaux partis. Cette cohabitation est nécessaire pour qu’il y ait une jeunesse qui va davantage renforcer son expérience et ses compétences sur les questions de gestion du pays. Et une ancienne génération qui va apprendre de la nouvelle génération de son énergie, de son ingéniosité, de sa créativité. La nouvelle génération doit tirer l’ensemble des leçons liées à  une gestion à  la fois partisane, monocratique ou groupusculaire pour passer à  une gestion plus concertée, plus à  l’écoute et J’en prends le peuple malien à  témoin qui doit aussi accepter d’interpeler. C’’est vrai que dans notre culture, on a pas coutume d’interpeller le chef, on ne viendra pas bousculer les mœurs de notre société mais on doit aussi accepter de faire des réaménagements et faire la part des choses entre ce qui reste du pur et simple culturel, traditionnel et ce qui revient à  la gestion publique, de ce qui mérite d’être connu, vu, contrôlé parce que tout ce que nous gérons ne nous appartient pas, il y a de l’argent emprunté que nous devons remboursé. Il doit avoir une traçabilité à  long terme pour que la chaà®ne soit reprise par la nouvelle génération qui est la nôtre et celle d’après. Est-ce que le PSDA aura des candidats pour les scrutins à  venir ? Nous aurons des candidats aux élections locales, municipales prochaines, aux élections législatives. Nous sommes un jeune parti politique, mais nous avons une expérience, chacun a un parcours politique public. Nous souhaiterions participer aux futures élections présidentielles. Une fois de plus le parti ira en concertation avec les militants et ces derniers auront le dernier mot. On ne va pas aux élections pour la forme, on va aux élections parce qu’on a un programme, donc on a une ambition pour le pays, on a une stratégie, on a les hommes et aussi un minimum de moyens. Le moyen financier ne doit pas être mis au-devant de l’ambition. Nous proposerons, un contrat de confiance avec le peuple malien, nous proposerons un projet de société. C’’est aussi l’occasion pour nous de tester le parti à  l’horizon 2013, d’asseoir son implantation au niveau national donc de se faire connaà®tre.

Ismaël Lô, du talent et du coeur

De père sénégalais et de mère nigérienne, Ismaà«l Lô est né au Niger le 30 août 1956. Cela dit, il passera son enfance dans le quartier Rufisque de Dakar au Sénégal. Le jeune Ismaà«l s’intéresse dès l’adolescence à  la musique mandingue. Il écoutait et jouait à  la guitare qu’il a apprise sur le tas auprès de ses ainés. Ismael est fils d’un riche douanier. Ses parents se sont toujours opposés au fait qu’il s’intéresse à  la musique au point de vouloir en faire un métier. Particulièrement sa mère qui est issue de la noblesse peulh o๠cela est formellement interdit. « Jusqu’à  présent, ma mère n’a pas réussi à  gober mon métier. Elle est y est farouchement opposée » nous explique l’artiste avec une certaine amertume. Africain dans l’âme Le jeune artiste entrera d’abord au début des années 1970, à  l’école des arts de Dakar pour apprendre la peinture. Une passion qu’il exerce toujours d’ailleurs à  ses temps perdus. Cependant, son principal passe-temps sera la musique à  laquelle il s’intéresse particulièrement. Il fera ses premiers pas dans l’orchestre mythique sénégalais le « Super Diamono». Son arrivée redonnera un nouveau souffle au groupe qui ne jouait que du M’balaax (genre musical wolof). Il apporte des genres tels le folk, la soul et les sonorités manding. l’artiste explique ce côté manding par le fait qu’il soit africain au sens large du terme. « Quand je suis au Mali je me sens malien, au Niger pareil et partout o๠je vais en Afrique. En même temps, on ne pas dissocier le peuple. l’Afrique C’’est la même population. On se sent à  l’aise et J’ai la chance de pouvoir chanter en bambara, lingala, peulh, wolof». En 1984, Ismaà«l Lô prend son envol en quittant le Super Diamono. Sa carrière solo lui réussira à  merveille. l’artiste sort 6 albums entre 1984 et 1990. Grâce à  son 6e album, il se fera connaitre à  travers le monde en particulier grâce au titre ‘Tadjébone’. Suivront ensuite ‘Africa’, ‘Dibidibi reC’’ qui cartonne sur le continent, et sur le plan international. Ismaà«l Lô est un artiste très engagé dans la lutte pour l’égalité des chances, la liberté d’expression et la démocratie au sein des Etats. Il se dit désolé de la situation qui prévaut en Côte d’Ivoire. Il déclare : « Je souffre de la situation en Côte d’Ivoire. Parce qu’on a des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir uniquement pour leur propre intérêt. Je crois que Gbagbo aurait dû respecter les résultats des urnes, la volonté des ivoiriens. Et moi qui suis panafricain, J’ai envoie de voir l’Afrique s’unir. Mais avec ces situations, je crois qu’on ne peut y arriver de si tôt. » Dans le même ordre d’idées, il salue et admire le président malien Amadou Toumani Touré qui a su donner le pouvoir aux civils après son coup d’Etat et revenir plus tard. « Je sens qu’il y a une vraie démocratie au Mali et tout le monde doit s’en inspirer, surtout, les ivoiriens ». Pour ce qui est de l’éventuelle candidature du président Sénégalais Abdoulaye Wade à  la prochaine présidentiel, Ismaà«l Lô pense ce dernier saura rendre le pouvoir au cas o๠il serait battu. « Wade est un grand panafricaniste». Festival sur le Niger : peut mieux faire ! Concernant l’organisation du festival sur le Niger o๠il s’est produit, il déplore surtout la mauvaise qualité du son. « Mais J’avoue que le spectacle était super parce que ce n’est pas toujours facile de gérer autant de monde en même temps. C’’est vrai que J’ai eu à  faire des concerts à  travers le monde, amis il faut reconnaitre que les moyens occidentaux et africains, ce n’est pas pareil. » Il estime qu’il faut encourager les organisateurs de festivals afin qu’ils se battent pour donner le meilleur d’eux-mêmes. A venir : Le prochain album d’Ismaà«l Lô, dans lequel il rendra hommage à  sa mère. l’opus s’intitulera probablement ‘Niger’. La sortie est prévue avant la fin de l’année.

Caravane de l’Intégration 2010 : L’Apothéose finale à Bamako

Sous la haute présidence de Mr Soumaila Cissé, Président de la Commission de l’UEMOA, et du chef de l’état ATT, la chaà®ne Africable représenté par son PDG Mr Ismaila Sidibé, a donné le clap final à  sa Caravane de l’Intégration, une aventure de 3 mois, débutée le 8 Mai 2010 à  Dakar au pied du Monument de la Renaissance Africaine et qui s’est terminée le 1er Août à  Abidjan dans la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Et pour marquer le coup, et récompenser les caravaniers, au total 112 personnes, mobilisées pour parcourir 11 pays, une soixantaine de villes et villages africains, Africable a organisé cette grande soirée Jeudi soir, à  Bamako: «Â Nous voulions montrer l’Afrique vraie aux Africains, parce que nous sommes une même famille, celle de l’Intégration Africaine. Aussi je remercie tous les caravaniers, les partenaires et l’UEMOA pour avoir permis de réaliser cette belle aventure », a en substance déclaré le PDG, ému, et qui a en prime reçu un trophée d’honneur du président de Net Afrika. La soirée était animée le Maà®tre de la Parole, et la belle présentatrice de l’émission , Ayden, un duo pétillant pour lancer les lauréats du concours Net Afrika. Les trophées Net Afrika Le concours Net Afrika qui accompagnait la caravane était à  destination de 500 webmasters en Afrique. Il s’agissait de réaliser près de 400 sites internet, pour les artistes du Continent, au final 10 webmasters ont été sélectionnés et trois récompensés à  Bamako. Daniel Lawson du Burkina Faso est le récipiendaire du Trophée d’or de Net Afrika 2010 : « l’Afrique est remplie de jeunes plein de talents et de potentialités et qui ne demandent qu’on leur donne les moyens d’y arriver », a déclaré le Président de Net Afrika, Mr Maram Kaire. Pour Soumaila Cissé, le président de la Commission de l’Uemoa qui a remis le trophée, le discours était engagé : « Chaque génération a une mission à  remplir afin d’impulser les moteurs du progrès économique. Et la jeunesse a un grand rôle à  jouer dans le village global et interplanétaire. Vous devez développer des valeurs de leadership, du volontarisme et un esprit progressiste ». Et de féliciter l’initiative d’Africable, à  travers la Caravane qui promeut des valeurs de solidarité, de partage et de dignité. Ensuite, les 112 caravaniers sont montés sur scène pour se faire applaudir de la salle. Un moment intense d’émotion qui a sans doute rappelé aux uns et aux autres, les péripéties de l’aventure, déclinée sur écran géant. Ainsi pouvait-on voir les bivouacs installées, l’accueil chaleureux des populations et localités d’Afrique, les camions embourbés dans les routes ou les pauses frontières, bref, un kaléidoscope de souvenirs pour ses soldats de l’Intégration… Une pléiade d’artistes pour la caravane A cette soirée, on comptait la présence d’artistes comme la malienne Adja Soumano, l’humoriste ivoirien Decothey, le bluesman togolais Jimmy Hope, Didier Awadi le roi du hip hop sénégalais, Pamika lauréate de Case Sanga 2, la révélation Adiouza, le Ballet National de Bamako et pour boucler la boucle, la diva du Wassoulou, Oumou Sangaré. On retiendra de cette soirée, un final grandiose, qui boucle trois mois d’aventure en Afrique de l’Ouest et dont se souviendront tous les caravaniers de l’intégration.