Kassim Traoré: « Notre ligne éditoriale, ce sont les faits »

Kassim Traoré, « Le Reporter » a un an, parlez nous de la genèse de ce titre et de sa ligne éditoriale K.T : Le Reporter est une initiative de jeunes journalistes, qui travaillent dans différents organes, qui ont décidé de mettre en place un journal en se basant sur les faits. C’est-à -dire le genre reportage d’o๠le nom Le Reporter. Mais comme C’’est un journal d’informations générales, il englobe, naturellement, les autres genres journalistiques comme les commentaires, les chroniques, les opinions, les contributions et les brèves. La ligne éditoriale ce sont les faits. Un an déjà , quelle affaire a passionné vos lecteurs ? K .T : avec la crise au nord du pays, et la transition nous avions créé une rubrique intitulée « Les leaders du MNLA Sud », dans laquelle on parlait des comportements peu responsables de nos ministres. Nous avions touché presque tous les ministres, le président de la transition, le capitaine Haya de même que Diango Sissoko. Cette rubrique a passionné les gens, C’’est pourquoi avec le nouveau régime nous venons de créer « Les Leaders du Mali d’abord ». Quelles ont été vos scoops et gros sujets ? K.T : les scoops, si on peut le dire ainsi, C’’est par rapport à  Kati, o๠nous avons toujours ce qui se passait dans ce camp, au moment o๠ça chauffait. C’’est vrai que nous avons été victimes de menaces, d’intimidations, mais nous sommes restés égaux à  nous-mêmes. Et nous comptons rester sur cette voie. Enfin, faire vivre un journal au Mali, est-ce facile, au regard de la liberté de la presse aujourd’hui et de l’éthique déontologique ? K.T : le côté finance était notre souci majeur , surtout que nous avons lancé le journal dans un moment difficile. On paraà®t chaque mardi et en une année, nous avons publié 62 numéros. Cela nous a coûté cher. Mais aujourd’hui nous avons tiré le maximum d’enseignements pour aller de l’avant. Nous nous disons que l’éthique et la déontologie C’’est l’éducation que nous recevons dans nos familles, chaque enfant est le fruit d’une éducation familiale d’abord avant la rue et l’école, en la matière nous n’avions pas de problème. Nous faisons de notre mieux.

Jean Dembelé, né pour la danse

Vivre de la danse au Mali est un combat qu’a engagé Jean Kassim Dembelé, dans un pays o๠la discipline, présente dans la vie quotidienne, est longtemps restée un sous-métier. «Â La danse est venu me trouver et s’est emparée de moi », raconte le jeune homme de 26 ans né de parents maliens. De nature optimiste, il reste persuadé que la danse à  un avenir professionnel au Mali, conforté dans son opinion par la floraison des structures dédiées . « On ne vit pas de la danse, on vit avec » Du haut de sa longue silhouette, le jeune danseur a su conquérir les scènes de plusieurs spectacles, notamment celles des Biennales artistiques de 2003 et 2008 avec la troupe de Sikasso. Et il ne s’en lasse pas. « On ne vit pas de la danse, on vit avec. » Sa passion a pu s’épanouir après l’obtention d’un diplôme en comptabilité, en 2007. Séduit par la tournée de Kettly Noà«l à  l’intérieur du Mali en 2006, l’idée germe de changer de voie et de tenter sa chance dans la danse. N’Gou Bagayoko, le père de Doussou Bagayoko, l’encourage. Dès lors, il forge son talent au conservatoire Balla Fasséké Kouyaté, juché au flanc de la colline du Point G. La réticence des parents Son choix suscite beaucoup de réticence chez ses parents. Jean Kassim leur répond : « C’’est mon choix ». Il dit devoir tout au directeur du département danse du conservatoire, Gardjikè Laà¯co Traoré, et à  Kettly Noà«l qui ont su accompagner ses premiers pas de jeune danseur. Cette dernière, avec qui il entretient des liens forts, l’a profondement marqué. « Cette dame me donne beaucoup. Elle a un bon C’œur. Elle a du caractère et aime le travail bien fait. Je ne vois que du bon en elle. » Jean Kassim Dembélé a entamé sa dernière année de formation au conservatoire. Il passe le plus clair de son temps libre au centre « Donko Séko ». Là , il fait office d’assistant de Kettly Noà«l. En attendant de voler de ses propres ailes.