CAN 2015 : Le dernier carré

La fin de la Coupe d’Afrique des Nations 2015approche. Après des quarts de finale passionnants avec 16 buts inscrits en 4 matchs, place aux demi-finales ou dernier carré final. La RDC va donc croiser le fer avec la Côte d’Ivoire le 4 février à  Bata, et les Black Stars du Ghana défieront le Nzalang national de Guinée équatoriale, le 5 février à  Malabo. Toutes ces équipes aux techniques différentes n’ont qu’un seul but : remporter la coupe et monter sur le toit de l’Afrique. La Côte d’Ivoire confiante Les sélections de RDC et de Côte d’Ivoire sont habituées aux places d’honneur en Coupe d’Afrique des nations. Les Congolais, champions d’Afrique en 1968 et 1974, n’avaient plus atteint les demi-finales depuis 1998 o๠ils avaient fini troisièmes. Ils font donc leur retour dans le dernier carré de la compétition. Les éléphants de la Côte d’Ivoire sont largement donnés favoris, même si les léopards de la RDC ont remporté une victoire spectaculaire (4-3) à  Abidjan, le 15 octobre, en éliminatoires de la CAN 2015. Quant aux Ivoiriens, ils sont habitués du carré final depuis six éditions maintenant sans pour autant réussir à  concrétiser. Raison de plus pour ajouter au pronostic de la Can 1992, une seconde coupe d’Afrique, un rêve tant désiré par les collègues de Yaya Touré. La Guinée Equatoriale face aux Black Stars (5 février) Tout comme la Côte d’Ivoire, le Ghana est également parmi les équipes favorites de la CAN. D’ailleurs, le bilan des Black Stars reste impressionnant, puisqu’ils vont disputer leur cinquième demi-finale. Du côté des Equato-Guinéens, C’’est une première pour l’équipe qui reçoit à  domicile. Rappelons que le Nzalang n’en est qu’à  sa deuxième participation à  la CAN, après celle de 2012. Il y a trois ans, l’équipe équato-guinéenne avait été balayée 3-0 en quart de finale par la Côte d’Ivoire. C’’est pourquoi, ces demi-finales qui ont vu l’élimination d’équipes comme le Sénégal dominé par les fennecs, le Mali au tirage au sort, l’Afrique du Sud dès le premier tour et l’Algérie sur un score sans appel, promettent de belles surprises.

CAN 2015 : Mali vs Côte d’Ivoire : pas de miracle à Malabo !

Menés très tôt dans la partie, les Eléphants ont dû cravacher pour revenir Gradel a égalisé à  la 86e minute de jeu. Tout se jouera lors de la dernière journée. La Côte d’Ivoire peut pousser un grand ouf de soulagement. Dominateurs mais butant face à  la défense malienne après la sublime ouverture du score de Bakary Sako (7e), les à‰léphants ont dû attendre le plat du pied de Gradel (87e) pour revenir au score. Ce nul face au Mali (1-1), samedi, ne les arrange guère mais, au moins, leur permet de garder leur destin entre leurs mains avant la dernière journée et en vue des quarts de finale, un stade qu’ils ont atteint lors des cinq dernières éditions de la CAN. à€ égalité de points (2) en tête du groupe D, et avant la rencontre entre le Cameroun et la Guinée, les deux équipes joueront leur sésame pour le deuxième tour lors de leur dernier match de poule mercredi. • Le film du match La suspension pour deux rencontres de Gervinho, leur atout offensif numéro 1, aura coûté très cher aux Ivoiriens et le duo Bony-Doumbia n’est pas parvenu à  faire oublier l’attaquant de l’AS Rome. Hervé Renard avait pourtant effectué trois changements par rapport au premier match. Mais cela ne s’est guère vu sur la pelouse. Des transmissions trop lentes, des erreurs techniques grossières: la prestation des Eléphants a été indigne d’un favori et comme lors de la première rencontre, les cadres ont largement failli. A commencer par Yaya Touré. Yaya Touré amorphe Hervé Renard avait pourtant exhorté le quadruple meilleur joueur africain d’assumer enfin ses nouvelles responsabilités de capitaine et d’être à  la hauteur de son statut. Mais le milieu de Manchester City est resté amorphe dans le jeu et ses grands gestes pour inviter ses coéquipiers à  se révolter n’ont servi à  rien. On l’a même vu s’énerver en deuxième période contre le jeune défenseur Eric Bailly (20 ans). Renard est lui aussi sorti de ses gonds. Image rare, il a à  plusieurs reprises vertement secoué, tel un minime, le médiocre défenseur Serge Kanon. Les Maliens ont eux peut-être eu le tort de gérer tranquillement leur avance après le but de Sako, se contentant de subir les assauts vains de la Côte d’Ivoire. Convaincants face au Cameroun (1-1), les partenaires de Seydou Keita, demi-finalistes des deux dernières éditions, restent tout de même bien placés pour se hisser au prochain tour, un billet qu’ils iront chercher contre la Guinée. La dernière journée s’annonce brûlante.

UA : les grands chantiers de Malabo

Fonds monétaire africain Dans ces grands chantiers, un projet de protocole sur la création du Fonds monétaire africain est en gestation. Ce protocole sera soumis à  l’appréciation des présidents africains. En plus de ce projet, les leaders des pays africains doivent se pencher sur la Convention de l’Union africaine sur la Cybersécurité et le projet de Convention sur la Coopération transfrontalière (Convention de Niamey). L’implantation de lignes ferroviaires continentales à  grande vitesse figurent aussi au programme des discussions, des lignes qui devraient relier tous les grands centres économiques africains sur, environ 30 000km pour toute l’Afrique. Selon le commissaire de l’UA, El Ham Ibrahim, les Etats Africains ne doivent plus hésiter à  investir dans ces projets pour prétendre à  un développement durable :
«Il existe de belles opportunités pour que nous investissions notre propre argent et non celui des investisseurs hors d’Afrique. Des études ont montré que les pays africains ont investi trop d’argent à  l’extérieur du continent», lance encore El Ham Ibrahim aux journalistes. Le grand retour de l’Egypte Depuis quinze ans, l’Union africaine observe une règle stricte : à  chaque fois qu’un pays est frappé par un coup d’Etat ou un changement de gouvernement anticonstitutionnel, ledit pays est suspendu, il ne peut plus siéger à  l’UA. Or, en juillet 2013, chacun sait qu’en Egypte, ce n’est pas seulement la rue qui a renversé le président élu Mohamed Morsi ; l’armée a joué un rôle décisif. Et pourtant, onze mois plus tard, ce pays revient à  l’Union africaine par la grande porte, avec en tête l’ancien chef d’état-major de l’armée Abdel Fattah al-Sissi, fraà®chement élu président. Pour justifier l’acceptation de ce retour express, les délégations africaines avancent deux raisons. Un : depuis les printemps arabes de 2011, il est des changements anticonstitutionnels qui rejoignent la volonté populaire, et qu’il est donc difficile de condamner. C’’est notamment la thèse du ministre algérien des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, qui n’hésite pas à  dire que la doctrine de l’UA doit être affinée. Deux, et cela en découle : Abdel Fattah al-Sissi vient d’être élu à  une écrasante majorité. En somme, le peuple égyptien a choisi. Le Sommet de l’UA de Malabo va aussi discuter des conflits qui minent le continent, des conflits qui ont trop souvent freiné la vision continentale de la prospérité économique de l’Afrique.

A Malabo, l’’Afrique parle agriculture

Le 23è sommet de l’UA qui se tient à  Malabo, en Guinée à‰quatoriale s’est donc donné pour thème « L’agriculture et la sécurité alimentaire en Afrique ». En conclave depuis le 20 juin dernier, les ministres des Affaires étrangères ont mené la réflexion notamment sur la valorisation du secteur agricole sur le continent avec un accent particulier mis sur l’industrialisation et la commercialisation des produits agricoles. Des actions qui devraient permettre, d’après les spécialistes, de résorber le chômage en Afrique et de créer une valeur ajoutée pour nos économies. Dix ans après Maputo, nouvelle impulsion nécessaire Les chefs d’Etat et de gouvernement qui se réunissent quant à  eux à  partir de ce mercredi dont dresser bilan de leur politique agricole élaborée il y a dix ans, mais si peu suivie dans les faits. En effet, c’est en 2003, lors du sommet de Maputo, au Mozambique, que les pays africains s’étaient engagés à  consacrer au moins 10% de leur budget national au secteur agricole (agriculture, élevage et pêche). Seuls 5 pays ont respecté leur engagement de manière continue : Burkina Faso, Niger, Guinée, Sénégal, Mali et Ghana. Objectif donc de ce sommet, le deuxième qui se tient en Guinée Equatoriale, donner une nouvelle impulsion à  ce secteur essentiel de l’économie africaine, qui emploie deux tiers de la population du continent. Tous ces sujets ont été examinés par les ministres des Affaires étrangères africains lors de la 25è réunion du Conseil exécutif tenue lundi et mardi à  Malabo en présence du ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, et de plusieurs cadres du ministère du Développement rural. On notait aussi la présence de la présidente de la Commission de l’Union africaine, Mme Nkosazana Dlamine Zuma, et du représentant du secteur général des Nations unies, le Dr. Carlos Lopez. Au cours de leurs travaux préparatifs, les ministres des Affaires étrangères ont porté la réflexion notamment sur la valorisation du secteur agricole sur le continent. l’accent a été particulièrement mis sur l’industrialisation et la commercialisation de nos produits agricoles qui permettront, d’après les spécialistes, de résorber le chômage en Afrique et de créer une valeur ajoutée pour nos économies. La mécanisation et l’industrialisation de l’agriculture, dira le représentant du secrétaire général des Nations unies, Carlos Lopez, ont permis à  la Chine d’amorcer son développement socio-économique depuis quelques années déjà . l’Afrique doit suivre cet exemple. Pour Mme Zuma, présidente de la Commission de l’UA, l’industrialisation de l’agriculture en Afrique figure en bonne place dans l’Agenda 2063. Elle a également invité le Conseil exécutif à  aider la commission dans l’atteinte de ces différents objectifs. l’ouverture du 23è sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’U.A est prévue pour ce jeudi 26 juin en présence du président en exercice de l’UA, le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz, du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-Moon, du nouveau président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi. A la tête d’une forte délégation, le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, participe à  la rencontre. Occasion de partager les expériences menées au Mali.

IBK à la rencontre des Maliens de Guinée équatoriale

Le président de la République et son épouse, accompagnés d’une forte délégation comprenant les ministres de l’Energie et de l’eau, M. Frankaly Keà¯ta et de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique Moustapha Dicko ont été accueilli à  leur décente d’avion par le président équato-guinéen, Son Excellence Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et Madame. Après quelques minutes d’entretien dans le salon d’honneur de l’aéroport international de Malabo, le président de la République Ibrahim Boubacar Keita et sa délégation ont été conduit à  la résidence présidentielle sise à  Sipopo avant de rencontrer la colonie malienne dans la capitale de la Guinée équatoriale à  l’Hôtel «3 Agusto » (3 août, date de la prise du pouvoir du président Obiang Nguema). Après les allocutions de bienvenu des responsables de la Communauté malienne (M. Amadou Sidibé, le président du conseil de base des maliens de Malabo ; Mme Fatoumata Karakodjo, présidente des femmes de Malabo et M. Samba Coulibaly, le président des jeunes de Malabo), le président de la République a vivement remercier ses compatriotes pour leur accueil chaleureux et fraternel. Le président IBK, réconforté par la forte mobilisation des maliens de Guinée équatoriale, s’est exprimé en langue bambara en faisant le survol des questions d’intérêt national. Parlant de la crise sécuritaire du Nord, le président dira qu’il a engagé le dialogue et tendu la main pour donner une chance, et toutes les chances, à  la paix et à  la cohésion nationale. Mais que jamais en aucun cas, il ne cédera un pouce sur l’intégrité territoriale : il n’y aura ni autonomie, ni fédéralisme encore moins indépendance. «Â Décentralisation poussée, oui ; mais pas au-delà Â ». Revenant sur l’épisode de Kati, IBK dira qu’il ne laissera personne désormais entacher la crédibilité du Mali par des légèretés et des irresponsabilités. l’Etat doit assumer son autorité et être respecté ; car il ne peut y avoir deux pouvoirs au sein d’un même Etat. Expliquant qu’il a agi pour restaurer et affirmer l’autorité de l’Etat qu’il a promis aux maliens et non pour autoritarisme, IBK a demandé aux maliens de Malabo de veiller au respect de leurs droits et de leur protection tout en les invitant à  respecter les autorités et les lois du pays d’accueil. Après un diner en tête à  tête avec le Chef d’Etat équato-guinéen, le président de la République, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita et sa délégation prendront part demain samedi 12 octobre 2013 à  la cérémonie commémorative du 45ème anniversaire d’indépendance de la Guinée équatoriale avant de s’envoler pour Bata, la seconde grande ville du pays pour rencontrer la plus forte concentration de maliens du pays. Une colonie estimée à  plus de 15.000 âmes.

UA-Kadhafi: Non à la CPI

« l’Union africaine décide que les états membres ne coopéreront pas à  l’exécution du mandat d’arrêt » contre le colonel Kadhafi et demande au Conseil de sécurité de « mettre en œuvre les dispositions en vue d’annuler le processus de la CPI sur la Libye ». C’’est la principale décision prise par les chefs d’Etat et de gouvernement au 17ème Sommet de l’institution continentale tenu à  Malabo du 30 juin au 1er juillet 2011. Le Président de la commission de l’UA a lu une déclaration qui devrait sonner comme un coup de massue sur la tête de Luis-Morero Ocampo, procureur de la cour pénale internationale qui a délivré dans la précipitation ou plutôt sous la contrainte un mandat d’arrêt international contre Kadhafi et ses proches. Dans la décision acceptée par les 53 membres de l’UA, il est indiqué que le mandat contre Kadhafi «complique sérieusement» les efforts de l’organisation pour trouver une solution à  la crise en Libye. La CPI contre les africains ? Le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, estime que la CPI est «discriminatoire» et qu’elle se contente de poursuivre les responsables de crimes commis en Afrique, laissant filer les criminels de l’Occident qui font des dommages en Irak, en Afghanistan et au Pakistan, notamment. « Nous sommes contre l’impunité. Nous sommes pour la lutte contre l’impunité. 31 pays africains font partie de la Cour pénale internationale, mais nous sommes contre la manière dont elle fonctionne » a-t-il déclaré. Si les pays africains respectent la recommandation de l’UA, Kadhafi pourrait choisir de se réfugier chez ses voisins du continent africain dans l’espoir d’échapper aux poursuites judiciaires. C’est justement ce qu’a fait le président tchadien Hissene Habre. Accusé de milliers de meurtres politiques et de torture systématique contre ses opposants alors qu’il était à  la tête du Tchad de 1982 à  1990, Habre a choisi de s’enfuir au Sénégal. Il n’a toujours pas subi de procès, bien que le Sénégal ait accepté de créer une cour spéciale o๠le juger. Habre est devenu un symbole de l’incapacité de l’Afrique à  traduire ses propres habitants en justice. Vendredi, l’UA a tenté de cibler ce problème dans une décision parallèle, en exprimant sa frustration face à  la lenteur du Sénégal dans le dossier. Le pays a entre autres dénoncé les coûts élevés d’un tel procès. Le chef du cabinet de Kadhafi, Bashir Saleh, a quant à  lui applaudi la décision de l’UA. Pendant que les chefs d’état sortaient d’une assemblée sur la Libye tenue derrière des portes closes pendant toute la journée vendredi, Saleh brandissait une copie du document de l’UA. Les membres de l’UA ont invité les parties impliquées dans le conflit à  prendre part à  des discussions qui débuteront sous peu à  Addis-Abeba et qui visent à  mettre sur pied un gouvernement de transition qui dirigera le pays jusqu’à  ce que de nouvelles élections puissent avoir lieu.

L’ombre de Kadhafi

C’’est la petite ville de Sipopo à  10 kilomètres de Malabo, la capitale équato-guinéenne qui accueille finalement le Sommet de l’Union Africaine. Des délégations de quelque 50 pays membres de l’UA, ainsi que les délégations et les observateurs en provenance de Chine, de Grande Bretagne, de Slovénie et du Japon sont déjà  arrivées à  Malabo. La rencontre a pour thème « Accélérer l’autonomisation de la jeunesse pour le développement durable ». Selon le programme de travail établi par l’UA, la 22e session ordinaire du Comité permanent des représentants (CPR) s’est tenue les 23-24 juin et la 19e session ordinaire du Conseil exécutif a eu lieu hier et avant-hier, alors que la 17e session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de l’UA est prévue demain et vendredi. Mais le président de la Commission de l’UA, Jean Ping, a donné le ton lundi 27 juin en insistant sur une résolution politique de la crise libyenne, lors de son discours de bienvenue aux participants de ce sommet, la crise libyenne sera au centre des débats. Le thème principal reste maintenu. La problématique des jeunes Africains, leurs attentes et espoirs, et surtout la manière de les piloter vers un avenir meilleur, en leurs donnant les moyens d’y parvenir, devraient constituer le C’œur du débat lors du sommet de demain et vendredi. Il est clair cependant que les crises actuelles sur le continent monopoliseront les débats qui promettent d’être houleux. Surtout en ce qui concerne la question libyenne tant l’Afrique a du mal à  s’entendre sur la position à  tenir face à  la crise libyenne. Si, unanimement, tous les dirigeants du continent condamnent l’intervention armée de l’OTAN, ils ont des attitudes différentes face à  la rébellion représentée désormais par le Conseil National de Transition qui siège à  Benghazi depuis plusieurs mois maintenant. Et le rendez-vous équato-guinéen n’augure pas d’un consensus sur le dossier. Tout dépendra en fait de la position de quelques poids lourds comme le Nigeria», dont le président Goodluck Jonathan a reçu vendredi un message personnel de Kadhafi. l’absence de Wade (qui fait face à  des manifestations violentes dans son pays) pourrait minimiser la voix des opposants libyens à  qui il a rendu visite il y a quelques jours à  Benghazi. Il y avait clairement évoqué la nécessité du départ du Guide, une position que de plus en plus de pays africains affichent. Longtemps éludée par les africains, la mise à  l’écart de Kadhafi, réclamée par l’Occident, semble désormais l’option retenue par ses pairs. On se souvient qu’en début juin, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz affirmait que «son départ devenait une nécessité». Officiellement, la position du comité de médiation sur le conflit libyen est très claire : « C’’est aux Libyens de décider de l’avenir de la Libye». Mais dans les coulisses, le discours est autre. «Tout le monde souhaite (son) départ. Le débat porte (…) sur la manière d’y parvenir», confie un diplomate africain. Il faut «aussi préserver l’image de l’UA, qui ne peut se déjuger trop vite dans ses critiques de l’Otan», poursuivit-il. Selon Jean Ping, invité de RFI il y a quelques heures, « la position de l’Union africaine est très claire depuis le début. Les chefs d’Etats ont mis en place une feuille de route en quelques points. Premièrement, un cessez-le-feu immédiat ; ensuite, gérer les problèmes humanitaires et la transition ; et enfin les questions des réformes politiques que la Libye devra enclencher, quel que soit le régime qui sera installé. Elle devra être inclusive et consensuelle. Ce qui est loin d’être gagné. Une chose est sûre, C’’est que les africains ne doivent pas rater ce rendez-vous avec l’histoire. Les changements majeurs que connait le continent doivent pousser les dirigeants à  impulser une nouvelle dynamique à  l’organisation continentale. « Donner une meilleure image du continent » en affichant une unité vraie avec pour une fois, une position commune, quelle qu’elle soit.

UA: Lutte contre le chômage et …Kadhafi

C’’est aujourd’hui, jeudi 23 juin que s’ouvrent à  Malabo, la capitale équato-guinéenne, les travaux de la 17ème Session ordinaire du Sommet de l’Union Africaine. Ayant pour thème : «Accélérer l’autonomisation de la jeunesse pour le développement durable », la rencontre démarre avec la Session Ordinaire du Comité des Représentants Permanents (COREP.Ce Sommet, qui se poursuivra jusqu’au 1er juillet, intervient dans un contexte difficile pour l’emploi sur le continent. On relève un taux de chômage très élevé dans l’ensemble du continent africain, particulièrement chez les jeunes diplômés. Mais, une chose est d’ores et déjà  sure, C’’est que les échanges entre les dirigeants des pays africains vont plancher sur d’autres questions brûlantes de l’actualité du continent. A commencer par la crise libyenne qui n’en finit pas de diviser le continent sur la conduite à  tenir face au régime Kadhafi mais aussi face aux frappes des occidentaux, de plus en plus impopulaires dans les opinions publiques nationales. Sur fond de division Le conflit en Libye s’enlise et les efforts diplomatiques des africains s’embourbent. Les dissensions apparaissent au grand jour entre les dirigeants du continent, ce qui n’est pas pour arranger les affaires de Kadhafi. C’’est le président sénégalais qui ouvre le bal, il y a trois semaines en reconnaissant officiellement la « légitimité » du CNT (le Conseil national de transition, instance dirigeante des rebelles). Il sera suivi quelques jours plus tard par le président mauritanien. Qui demandera le départ du colonel Mouammar Kadhafi pour une sortie de crise pacifique. Mais le président malien ne semble pas sur la même longueur d’onde. La semaine dernière, après des mois de silence, il a demandé « l’arrêt immédiat des bombardements ». Amadou Toumani Touré rejoint ainsi la position du président sud-africain, Jacob Zuma qui s’était rendu le mois dernier à  Tripoli. Les deux présidents sont pour une issue rapide à  la crise mais ils affirment clairement que l’option militaire n’est pas la solution. C’’est donc dans ce contexte de confusion et divergences de positions que la 17ème session s’ouvre aujourd’hui. Le Sommet de Malabo parviendra-t-il à  concilier les points de vue et proposer une position commune de l’organisation panafricaine ? Rien n’est moins sûr. Et ce énième échec qui se profile met une nouvelle fois en lumière l’incapacité des africains à  parler d’une seule voix. l’exemple de la crise pos-électorale en Côte d’Ivoire en est une illustration parfaite. Les dirigeants africains, par leur manque de perspicacité à  faire face aux problèmes africains, sont en train de réunir les conditions pour un néo-colonialisme. Faire appel à  chaque fois qu’une crise se présente à  l’intervention étrangère a créé un terrain propice au point qu’aujourd’hui, C’’est sans l’aval et sans même les en informer que les puissances étrangères mènent des actions sur le continent. l’image de chefs d’Etat africains bloqués en Mauritanie et demandant l’autorisation à  la France de survoler le territoire libyen illustre à  souhait la situation. Les Etats Unis d’Afrique (un rêve de Kadhafi !) ne sont pas prêts de devenir une réalité. Il est vrai que toute construction d’ensemble prend du temps. l’Union Européenne prouve encore aujourd’hui avec les problèmes économiques de certains pays membres, que mettre de côté les intérêts des nations au bénéfice du groupe n’est pas chose évidente. Mais, au moins la volonté politique existe et on dirait bien qu’en Afrique, C’’est elle qui fait le plus défaut…

OMS : vers la création d’un fonds africain des urgences de santé

Les progrès réalisés par l’OMS La délégation malienne qui participe aux travaux jusqu’au 3 septembre 2010, est composée du Dr Mountaga Bouaré Conseiller technique et du Dr Mamadou Namory Traoré, Directeur national de la santé. La session a été ouverte par Monsieur Obiang Nguema, président de la République de Guinée équatoriale, en présence du Directeur général de l’OMS le Dr Margaret Chan, du Professeur Alpha Oumar Konaré, ancien chef d’Etat du Mali et ancien Président de la Commission de l’Union Africaine, du Dr Luis Sambo Directeur régional de l’OMS pour l’Afrique et d’environ 500 participants composés, entre autres de Ministres de la santé, de Chefs de délégation, et de représentants d’Organismes, Fonds et Programmes. La 60è session va examiner le rapport sur les activités de l’OMS dans la Région africaine au cours du biennum 2008-2009, qui sera présenté par Dr Luis Gomes Sambo. Ce rapport mettra en exergue les succès enregistrés par l’OMS, ainsi que les défis auxquels elle a été confrontée dans sa quête d’amélioration de la situation de la santé dans la Région. La tuberculose, l’usage nocif de l’alcool, le cancer du col de l’utérus dominent le débat. Parmi, les questions de santé qui domineront aux assises de Malabo, figurent entre autres la tuberculose à  bacille multi-résistant et la tuberculose à  bacille ultra-résistants, l’usage nocif de l’alcool, le cancer du col de l’utérus, les implications de la crise financière mondiale sur le secteur de la santé et la proposition de création d’un fonds africain pour les urgences de santé publique formulée par le Dr Luis Gomes Sambo. Un fonds qui sera financé par des dotations convenues et les contributions volontaires des Etats membres, pour un montant de 100 millions de dollars US. Notons que le Comité régional comprend les ministres de la santé des 46 à‰tats Membres. Il est l’organe dirigeant de l’OMS pour la Région africaine. Il est chargé de la définition des politiques et de l’approbation du budget et du programme de travail de l’OMS dans la Région. La 60è session est présidée par Mr Francisco Pascual Obama Asue, Ministre de la santé et du bien-être social de la République de Guinée Equatoriale. Les deux vice-présidents sont respectivement le Professeur Christian Onyebuchi Choukwu Ministre de la santé du Nigeria, et Monsieur Modou Diagne Fada, ministre de la santé du Sénégal. Trois rapporteurs ont été aussi nommés. Il s’agit de Mme Amina Nurhussien Abdul Kadre, ministre de la santé de l’Erythrée, du Dr Toupta Boguena, ministre de la santé du Tchad et du Dr Basilo Mosso Ramos, ministre de la santé du Cap Vert.