Rapport Onusida: réduction considérable des cas d’infection

Le monde se rapproche de l’objectif 6 des objectifs du Millénaire pour le développement : « l’épidémie de sida a été stoppée et son cours s’est inversé alors que la course est engagée en direction de l’accès universel au traitement contre le virus du sida » peut-on lire dans le rapport du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA), rendu public le 23 septembre dernier. Selon le rapport, les nouvelles infections par le virus du sida sont en recul chez les adultes comme chez les enfants. Avec, pour ces derniers, une diminution remarquable de 52% par rapport à  2001. En 2012, le nombre de nouvelles infections est évalué à  2,3 millions chez les adultes et les enfants, soit 33 % de moins qu’en 2001. Chez les enfants, les nouvelles infections ont été réduites de 260 000, soit 52 % de moins qu’en 2001. Les décès liés au sida ont aussi diminué de 30 % depuis leur pic de 2005 grâce à  un élargissement de l’accès au traitement antirétroviral. « Non seulement nous faut-il atteindre l’objectif fixé pour 2015 de mettre 15 millions de personnes sous traitement contre le VIH, mais nous devons aussi aller plus loin et avoir la vision et la volonté de nous assurer qu’il y a pas de laissés pour compte » a déclaré Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA. Malgré une stabilisation des financements des donateurs pour la lutte contre le VIH – lesquels restent autour de leurs niveaux de 2008, les dépenses nationales consacrées à  la riposte au sida ont augmenté et représentent 53 % des ressources mondiales allouées pour combattre le virus en 2012. Pour cette même année, les ressources disponibles totales ont été estimées à  18,9 milliards de dollars, ce qui est insuffisant pour couvrir les besoins annuels estimés à  22-24 milliards d’ici à  2015, souligne Onusida dans le rapport. Le directeur exécutif d’Onusida incite donateurs et pays à  mettre la main à  la poche : « Si nous ne payons pas maintenant, nous paierons plus tard, nous paierons pour toujours » a mis en garde Michel Sidibé.

Syrie: nouveau sursis pour Assad

Les insurgés syriens voyaient déjà  la fin de Bachar El Assad, précipitée par des frappes intensives des occidentaux. Ils devront attendre. Alors qu’une action militaire semblait imminente et que le monde entier focalisait son attention sur les risques de conflit majeur qui pendaient au dessus de nos têtes, les « grandes puissances » ont freiné leur élan. En effet, depuis hier soir, d’importants développements au sujet de la Syrie sont venus éloigner la perspective d’une intervention militaire, accordant ainsi un sursis bienvenu au président syrien qui n’en continue pas moins de pilonner les positions de ses adversaires et de leur reprendre du terrain. Vers une solution politique et pacifique? Tout a changé depuis ce mardi 10 septembre, avec la proposition Russe de mettre sous contrôle international le stock d’armes chimiques de la Syrie. Ok quasi immédiat des Etats-Unis et de la Syrie elle-même, ouf de soulagement du côté de ceux qui ne voyaient pas d’un très bon œil cette affaire d’intervention (les souvenirs irakien,lybien, etc…étant encore vivaces). Barack Obama demande au Congrès de reporter son vote sur une intervention militaire le temps d’explorer davantage les possibilités de solutions diplomatiques. Ajoutant d’ailleurs qu’il préférait personnellement que soit trouvée une solution pacifique au problème syrien. Mais en maintenant tout de même la pression en répondant favorablement à  la demande française d’une résolution contraignante à  l’ONU. La solution « pacifique » n’est pas trop au gout de François Hollande qui estime quant à  lui que les « syriens jouent la montre ». L’exécutif français trouve en effet que la situation syrienne s’est empirée à  cause des tergiversations des occidentaux et qu’il est temps de passer à  l’action, à  l’action militaire s’entend. Il a d’ailleurs réuni une nouvelle fois ce mercredi matin son conseil de défense. Prise en main russe du dossier Les russes, fervents défenseurs du président syrien, ont donc de nouveau la main dans la gestion du dossier. Le ministre des Affaires étrangères a soumis Sergue௠Lavrov a transmis aux Etats-Unis au nom de son pays un plan de contrôle des armes chimiques en Syrie. Ce dossier sera discuté jeudi à  Genève par les chefs de la diplomatie des deux pays, indique une source russe citée par les agences. Les grands perdants dans la situation actuelle sont évidemment les syriens, populations civils qui sont toujours prises en otage dans un conflit armé qui dure depuis plus de deux années et qui a fait plus de 100 000 morts, selon les Nations Unies. Car, pendant que la diplomatie cherche ses marques, la guerre elle continue, avec de nouvelles frappes, autant loyalistes qu’insurgées, qui encore fait ce mercredi plusieurs dizaines de victimes.

Mali/Economie : investissements en berne !

Selon un rapport des nations unies (le CNUCED), «Â le total des investissements étrangers en Afrique en 2011 serait en recul pour la troisième année consécutive alors que dans le même temps, l’Afrique subsaharienne aurait enregistré une augmentation des investissements étrangers en 2011 de 25 % ». Pour de nombreux acteurs du monde des affaires, cette thèse est d’autant vrai qu’elle est imputable en partie à  l’Afrique de l’Ouest. Le Mali, eu égard à  la crise sécuritaire qui le secoue, a perdu ses fondamentaux pour attirer les investisseurs. Alors qu’un nouveau code des investissements venait de passer à  l’Assemblée nationale. Au delà  d’une volonté de sortie de crise, les autorités maliennes veulent s’attaquer au redressement des politiques économiques. Un conseiller du département de l’industrie dit se battre pour l’environnement législatif, réglementaire et même social. Ainsi, même si la crise que connaà®t actuellement le Mali ne sera pas sans conséquences sur les investissements à  venir, l’Etat du Mali veut rassurer les investisseurs privés, promouvoir le secteur privé, le tout pour accroitre les investissements. Nouvelles dispositions En vigueur depuis 1991 (Loi N° 91-048/AN-RM du 26 février 1991), les textes relatifs à  l’investissement au Mali ont montré leur limite. Le constat est qu’évoluant dans un contexte de crise économique, la performance du secteur privé malien a été de manière générale insuffisante et celle de l’industrie particulièrement insatisfaisante, peu compétitive, et soumise à  bien des égards à  un processus à  long terme de désinvestissement. Fallait-il donc relire entièrement le Code des investissements du Mali qui, même s’il restait largement désuète avait tout de même fait l’objet de modifications en 2005 (Loi N° 05-050 du 19 août 2005). l’Etat du Mali a donc adopté un tout nouveau Code des Investissements institué par la Loi N°2012-016 du 27 février 2012 et le Décret N°2012-475/P-RM du 20 août 2012. «Â Le Gouvernement malien a voulu mettre en place une stratégie économique à  l’investissement suffisamment alléchante. Cette stratégie économique devrait constituer un outil capable d’orienter les investisseurs vers les secteurs prioritaires, en conformité avec le programme de développement du Mali », indique un haut responsable du département de l’industrie. La loi instituant le nouveau Code et qui comporte 36 articles, a plusieurs objectifs découlant de la philosophie qui le soutien et qui repose sur une politique nouvelle et incitative à  l’investissement. En même temps elle concrétise une politique sélective des investissements. Parmi les objectifs à  atteindre par le Gouvernement du Mali, on peut citer : l’amélioration des incitations à  l’investissement, grâce à  une meilleure mobilisation de l’épargne nationale et à  l’attraction des capitaux étrangers, Toutefois, le document prend en compte le volet social, à  travers la création d’emplois et la formation des cadres pour avoir une main d’œuvre qualifiée. Il valorise et promeut des matières premières locales, par l’exportation; Le transfert des technologies avancées n’est pas en reste. La reprise pour réhabilitation d’entreprise par de nouveaux investisseurs. Le nouveau Code des Investissements du Mali s’applique aux entreprises justifiant un taux de valeur ajoutée directe minimum. Il entend faire de l’investissement un facteur par excellence de la croissance économique.