Webactivistes, ces cyber militants maliens

On les trouve sur Facebook, Twitter, Viber ou WhatsApp. Ils sont Maliens, viennent de divers horizons et sont d’âges variés, mais tous tirent profit du développement galopant des TIC et des potentialités mobilisatrices qu’offrent le web et les réseaux sociaux pour s’engager, impliquer ou sensibiliser beaucoup d’autres à des causes aussi diverses que l’environnement, le développement, le droit du travail, les droits de l’Homme, l’égalité entre les sexes, ou la liberté d’expression. Ce sont les webactivistes, avec pour seules armes, néanmoins redoutables, un smartphone ou un ordinateur.

« Être un webactiviste au Mali c’est être un fou qui passe son temps à poster des phrases, à crier, à invectiver les autorités pour dénoncer ce qui ne va pas. Il faut de la détermination pour en faire partie et pour y rester », déclare Fatoumata Harber, « la grande sœur des webactivistes africains », qui a basculé dans l’activisme cyber lors de l’occupation de sa ville, Tombouctou, par les djihadistes en 2012. « En tweetant sur la situation que nous vivions, je me suis rendu compte de la puissance du web et des réseaux sociaux », poursuit cette citoyenne du monde 2.0, qui, depuis, s’implique dans d’autres causes, comme la promotion et l’autonomisation des femmes ou les mutilations qui leur sont faites comme l’excision.

La force de frappe de tout activiste du web, son réseau, un vivier important de personnes connectées dont chaque membre peut donner de d’ampleur, répercuter, amplifier le message qu’il veut faire passer. Une viralité redoutable qui s’avère être « une arme efficace permettant d’éveiller les consciences, d’empêcher les gens de tout gober, de les amener à prendre position par rapport à certains sujets d’intérêt national », explique Djimé Kanté, syndicaliste au CHU Gabriel Touré, qui utilise les réseaux sociaux pour dénoncer l’insalubrité, les conditions de travail et d’hygiène de l’établissement hospitalier. Mais son activisme c’est surtout dans le domaine politique qu’il l’exprime, à chaque fois que les autorités font des promesses qu’elles n’arrivent pas à tenir. « Je n’hésite pas à le leur rappeler et insister là-dessus, en langue nationale bamanan, pour toucher le plus de monde possible dans le pays », souligne-t-il.

Intimidations Mais l’activisme 2.0 a aussi ses revers, dans un pays où il ne fait pas forcément bon de tout dire. « J’ai reçu très souvent des menaces, je ne le cache pas », affirme Fatoumata Harber. « Quand ton mari, qui n’est pas sur Facebook, te dis que tu as dit ça sur le réseau, cela veut dire que quelqu’un a appelé pour lui dire de faire pression sur toi, ça arrive très souvent » poursuit-elle philosophe. « On a souvent des menaces, c’est vrai, ou des intimidations. Les gens s’attaquent aux personnes mais pas à la pertinence de ce qu’elles disent », confirme Djimé Kanté. Mais, pour eux, c’est un moindre mal, comparé à la possibilité offerte par le web d’élever les acquis démocratiques. « Chaque Malien qui a accès au réseau social devrait faire en sorte que la démocratie avance » poursuit-il, « en restant indépendant et en échappant à toute récupération politique », complète Fatoumata Harber. Pour les webactivistes maliens, les réseaux sociaux sont un grin 2.0, qui permet d’apporter sa pierre à l’édifice. « Le jour où on arrivera, au Mali, à faire accéder le maximum de gens aux réseaux sociaux et quand la connection sera rapide, ce jour-là, on permettra de faire un grand pas vers la démocratie », conclut Djimé Kanté.

Black Twitter: La petite bombe des réseaux sociaux

Ce n’est pas un Twitter parallèle : en fait, le phénomène se produit sur le réseau social que chacun connaà®t. Mais la communauté noire virtuelle qui s’est créée autour de l’oiseau bleu, surtout aux Etats-Unis, a incroyablement gagné en cohésion et en influence. D’influence, Black Twitter n’en manque pas. Récemment, dans l’affaire Trayvon Martin qui a enflammé l’opinion tout l’été sur les questions raciales, la communauté a encore frappé fort en se rendant responsable (non sans fierté) de l’échec d’un contrat de publication que la jurée B37 était sur le point d’obtenir pour un livre qu’elle comptait publier. Cette jurée s’était illustrée par son soutien à  l’accusé, George Zimmerman. Wikipédia définit Black Twitter comme « une identité culturelle sur le réseau social Twitter, qui traite des questions tenant à  C’œur à  la communauté noire, principalement celle des Etats-Unis d’Amérique ». D’après l’Encyclopédie en ligne, Black Twitter se distingue particulièrement par sa capacité à  entraà®ner « un large panel de changements socio-politiques ». l’Afrique du sud s’y met Un phénomène similaire est en train de se développer en Afrique du Sud, comme l’évoque Kenichi Serino dans son livre ‘The Christian Science Monitor’. Là  aussi, l’influence des utilisateurs formant une véritable communauté y est impressionnante. Le Black Twitter sud-africain a cela de particulier qu’il mêle les 11 langues officielles du pays. Ainsi, sur une base d’anglais, on y voit surgir des mots en zoulou, en xhosa ou en sesotho. Le phénomène n’y est pas encore aussi fort qu’en Amérique, notamment à  cause de l’accès à  internet beaucoup plus limité. Unathi Kondile (@UnathiKondile) explique en quoi Black Twitter a tant de valeur, justifiant son succès écrasant: «C’’est une plateforme virtuelle gratuite o๠les voix des Noirs peuvent se faire entendre et faire valoir leur opinion, sans éditeurs pour décider si cette opinion compte ou non».

Connecter l’Afrique à moindre coût, le nouveau pari de Marc Zuckerberg !

Pour le fondateur du géant du Net, Mark Zuckerberg, connecter l’Afrique est désormais une priorité. Le jeune et talentueux patron du réseau social le plus couru d’Afrique a annoncé vouloir offrir aux pays émergents des moyens de connexion moins chers. Après le boom de la téléhonie mobile, celui des smartphones oblige tout un chacun à  avoir un accès à  une connexion internet. « Si vous pouvez vous offrir un téléphone, je pense qu’il est bon pour vous également d’avoir accès à  Internet », a estimé Mark Zuckerberg en prenant fait et cause pour l’Afrique dans un article du New York Times. Ce qu’il faut savoir c’est qu’avec la saturation des marchés européens et occidentaux, l’Afrique pourrait devenir un terrain favorable, voire juteux pour le géant des réseaux sociaux. Connecter 5 milliards de personnes Le projet de Facebook, baptisé [LINK=http://internet.org/]Internet.org[/LINK], vise à  élargir l’accès à  Internet à  5 milliards de personnes, sur une population mondiale de 7 milliards. Pour cela, il s’agira notamment de réduire le coût des services internet de base sur les téléphones mobiles dans les pays en voie de développement de manière drastique. « Il y a de gros freins dans les pays en voie de développement pour se connecter et rejoindre l’économie du savoir. Internet.org est un partenariat global destiné à  rendre internet accessible à  ceux qui ne peuvent pas se l’offrir », a expliqué Mark Zuckerberg. La téléphonie mobile sollicitée Le fondateur de Facebook poursuit : « Les pays en voie de développement représentent la plus grande opportunité d’obtenir de nouveaux clients, si les entreprises trouvent les moyens de mettre ces gens en ligne à  bas prix ». Certaines grandes marques ont déjà  commencé à  aller dans ce sens. C’est notamment le cas de Nokia qui offre un accès gratuit à  Facebook via Telcel, un opérateur de téléphonie mobile. Fort de son succès en Afrique, o๠la population se connecte à  internet en passant essentiellement par le mobile, cette offre est désormais proposée via Bharti Airtel, un opérateur indien et africain.

Réseaux sociaux en Afrique : go mobile !

l’Afrique, pour faire simple, ce sont 1 milliard d’habitants, 500 millions d’abonnés mobiles, 140 millions d’internautes (à  fin 2011). l’équation est simple : l’extension du marché passe d’abord par les services sur mobile. Et visiblement, Orange a les mêmes statistiques que nous. l’opérateur français a lancé fin 2011 un nouveau service qui permettra à  tous ses abonnés en Afrique, quel que soit leur téléphone (iPhone 4 ou vieux Nokia « à  grosses touches ») d’accéder à  Facebook via la technologie USSD (Unstructured supplementary service data). Ce service de données peu gourmand en bande passante (réseau 2G) ne nécessite pas d’accès internet et permet d’échanger des messages texte avec ses « amis », de rechercher des personnes, de traiter les demandes de mise en contact, de mettre à  jour son statut, de commenter ou d’« aimer » les publications de ses « amis ». Après l’à‰gypte (Mobinil) fin 2011 et la Côte d’Ivoire en février, l’ensemble des pays africains devraient être desservis au cours de l’année 2012. l’opérateur projette un million d’utilisateurs du service pour la première année. Ce service utilisera les mêmes canaux que les services actuels de messagerie. Mais à  la différence de ces derniers, il ne sera pas gratuit mais tarifé à  la session ou à  l’abonnement (jour, semaine, mois). Mxit, un réseau africain dans la cour des grands Quel réseau social né en Afrique compte autant d’utilisateurs que Blackberry Messenger, bat Twitter en volume de messages échangés, et occupe plus ses utilisateurs que Facebook ? Né en Afrique, Mxit revendique aujourd’hui 50 millions d’utilisateurs dans 128 pays. Facebook Si on passe outre la question du support (téléphone plutôt qu’ordinateur personnel), les usages des réseaux en Afrique ne diffèrent pas foncièrement du reste du monde. Facebook, premier parmi les quelque 700 réseaux sociaux utilisés dans le monde, touche environ 10% de la population mondiale. En Afrique, il connat son taux de pénétration le plus bas (par continent) : 4,29 % (5,6 % en Asie, entre 30 et 40 % dans le reste du monde). Selon SocialBakers, site spécialisé de statistiques sur les réseaux sociaux, C’’est l’à‰gypte qui compte le plus grand nombre d’utilisateurs (plus de 10,6 millions). Mais en termes de taux de pénétration, ce sont les Seychelles les plus connectées à  FB (28,96%), suivies de la Tunisie (28,03%) puis de Maurice (23,89%). En bas du classement, on retrouve le Tchad et le Niger (0,30 %). Facebook compte aujourd’hui plus de 40 millions d’abonnés africains (10 millions en 2009). Sur le continent, il peut se targuer d’une croissance de plus de 55 %. Seuls trois pays affichent une baisse du nombre d’utilisateurs : le Tchad, la RD Congo et Djibouti. Si on prend un pays très peuplé comme e Nigeria, on apprend que le taux de pénétration de FB n’y est que de 2,73 %, que moins de 10 % des internautes du pays utilisent FB, et que 69 % des inscrits sont des hommes. Côté accessibilité, Facebook développe depuis 2008 des versions traduites mais on trouve encore peu de langues africaines. Le réseau est néanmoins accessible en kiswahili, en afrikaans et bien sûr en arabe, français, anglais, espagnol et portugais. Twitter Si la rédaction de Marchés Tropicaux sait par expérience que l’Afrique tweete, une étude du cabinet Portland Communications publiée en janvier (« How Africa Tweets ») donne accès à  des chiffres inédits. On y apprend par exemple que les twittos africains sont plus jeunes que la moyenne mondiale (60 % de 21-29 ans, la moyenne mondiale étant de 39 ans), que les abonnés viennent y cherche de l’information (internationale pour 76 %, mais aussi nationale : 68 %), que les Africains tweetent d’abord depuis leur portable (57 % ; Blackberry, iPhone puis Android), que 60 % d’entre eux suivent principalement des Africains Les pays les plus actifs sur le réseau sont l’Afrique du Sud (5 030 226 tweets géolocalisés au dernier trimestre 2011), le Kenya (2 476 800), le Nigeria (1 646 212), l’à‰gypte (1 214 062) et le Maroc (745 520). Parmi les raisons du refus de géolocalisation, on retrouve la sécurité avant la préservation de la vie privée. Les pays francophones (Maroc, Algérie, Tunisie, Mali et Cameroun) sont autant représentés que les pays anglophones dans le top 10, mais en volume de tweets échangés l’Afrique anglophone est largement en tête. Twitter en Afrique est plutôt utilisé en mode conversation, avec 81 % des personnes interrogées déclarant qu’elles l’utilisent principalement pour communiquer avec leurs amis. 67 % des personnes interrogées affirment l’utiliser pour suivre l’actualité, 22 % pour rechercher un emploi. Réseaux à  usage professionnel Mxit, Facebook, Twitter, Hi5, Instagram et autres réseaux « classiques », à  usage privé ou communautaire, ont pris une place dans le quotidien des jeunes Africains. Mais, sur le continent comme ailleurs, on voit se développer les usages professionnels des réseaux sociaux. Recherche de contacts, de partenariats, espoir de faire évoluer leur carrière, participation à  des hubs d’experts sont les principales motivations des utilisateurs du réseau. En Afrique francophone, C’’est le réseau professionnel Viadeo (45 millions d’utilisateurs ans le monde) qui tient la corde, avec 2,5 millions d’inscrits en Afrique de l’Ouest. Après Dakar, Viadeo vient d’ouvrir au Maroc un second bureau africain. Si Dakar marquait une volonté d’accroissement des utilisateurs, le bureau marocain, 5e pays africain en taux de pénétration de LinkedIn, vise plus clairement le circuit de recrutement et la réduction du gap avec son principal concurrent, par exemple à  travers des partenariats avec des sites comme rekrute.com. Il faut dire que le réseau francophone, un temps en déclin, s’accroche à  sa position de challenger de LinkedIn et vient de boucler un nouveau tour de table de € 24 millions qui lui a notamment apporté le soutien du Fonds stratégique d’investissement (FSI, abondé par la Caisse des dépôts et consignations et l’à‰tat français) à  hauteur de € 10 millions. Parmi les nouveaux entrants, on trouve aussi la banque Jefferies, Allianz et des fonds du Moyen-Orient. Les investisseurs historiques (Idinvest, Ventech) ont suivi également. Si le chiffre d’affaires 2011 de Viadeo n’est pas public, il est estimé à  plus de € 50 millions, en croissance de 80 % par rapport à  2010. Il serait composé pour moitié des abonnements de particuliers, et proviendrait pour un tiers des DRH qui utilisent le réseau comme base de recrutement, le solde de 20 % étant issu de la publicité. Face à  Viadeo, LinkedIn compte 5,7 millions d’utilisateurs en Afrique (selon Zoomsphere) : 1,7 million en Afrique du Sud (contre 1,1 million en avril 2011), 657 000 au Nigeria, 543 000 en à‰gypte, presque 400 000 au Kenya et plus de 350 000 au Maroc. Retrouvez le dossier complet sur les Tic en Afrique dans la prochaine édition de MTM. Pour vous abonner, C’’est ici.

« I compétences », l’importance des réseaux sociaux dans les entreprises

Journaldumali.com : Vous êtes le Directeur Afrique – Moyen Orient de l’entreprise Icompétences. Pourquoi une conférence sur l’impact des médias sociaux sur les entreprises et les organisations ? Farid Yandouz  : l’idée et la motivation qui nous ont poussé à  organiser cette conférence est le fait que nous avons remarqué que les médias sociaux sont devenus une partie indissociable, naturelle, et spontanée de notre vie quotidienne en tant qu’individus, alors que les entreprises n’arrivent pas à  suivre ce mouvement d’adoption rapide de ces médias. Notre conférence s’inscrit dans la démarche de permettre à  ces entreprises d’utiliser les médias sociaux d’une façon constructive et en tant que catalyseur des différentes missions stratégiques et opérationnelles. Journaldumali.com : Qu’est-ce que cette initiative a suscité chez les professionnels ? Farid Yandouz  : Cette initiative a suscité un engouement auprès des professionnels à  tous les niveaux. Surtout qu’il s’agit de la première initiative du genre en Afrique rassemblant un tel nombre de participants et une telle diversité de pays. Journal du Mali.com : Comment s’est passée la première édition ? Farid Yandouz  : Un grand succès avec plus de 15 pays et 120 participants de très haut niveau en terme de prise de décision au sein des organisations qu’ils représentent. Les discussions démontraient un niveau de maturité professionnelle très élevé que ça soit au niveau des directeurs de communication, RH, RP, ou DSI. Journaldumali.com : A voir le nombre élevé de participants à  cette seconde édition on se rend compte que le besoin est très pressent de la part des entreprises. Quelles ont été les innovations de 2012 ? Farid Yandouz  : Nous entamons une veille sur les grandes tendances des médias sociaux depuis le début de l’année qui fait que le choix des thématiques abordées et des problématiques discutées. Parmi les innovations, C’’est clairement l’intégration d’études de cas très pertinents et très récents à  l’instar des jeux olympiques et des élections présidentielles en France et au Etats Unis. Journaldumali.com : Les médias sociaux comme thème de conférence passionnent à  plus d’un titre. Avez-vous prévu d’autres rencontres pour montrer aux entreprises les voies et moyens pour bénéficier de la forte audience des médias sociaux ? Farid Yandouz  : La conférence en question traite toutes les problématiques récentes et prioritaires pour les entreprises et les organisations, à  titre d’exemple : la stratégie médias sociaux, l’intégration des médias sociaux dans les autres fonctions des entreprises, la gestion de crise et la e-réputation, réseaux sociaux professionnels, ROI, Executive Branding, Influence en ligne, …. Il est clair que l’objectif de la conférence est plus d’échanger les bonnes pratiques internationales entre participants et intervenants par rapport à  chacune de ces thématiques. Les types de rencontres qui peuvent suivre seront certainement des formations sur mesure que nos clients voudraient avoir en fonction de leurs priorités internes. Dans ce cas, nous disposons d’offres d’accompagnement et de formations sur mesure que nous sommes en mesure de déployer en fonction des attentes de chaque client. Journal du Mali.com : Pourquoi le choix de Marrakech ? Farid Yandouz : Marrakech est une des destinations les plus visitées en Afrique. Nous tenons à  offrir à  nos participants un excellent cadre de réflexion et de networking que cette ville permet d’avoir. Ceci dit, les prochaines éditions de notre conférence se feront aussi dans d’autres villes aussi attractives que Marrakech telle que Dakar, Istanbul, et Dubai. Journaldumali.com ] : Un participant nous confiait qu’il se sentait comme au Canada, en France ou aux Etats Unis au vu des communications variées que pertinentes. Comment êtes-vous arrivé à  ce résultat ? Farid Yandouz : Le Social Média Impact est entrain de se positionner en tant qu’événement de référence en Afrique. Il attire les professionnels du monde entier qui sont convaincus de la vraie valeur ajoutée de cet événement. Dakar sera la prochaine destination o๠nous organiserons notre conférence sur l’impact des médias sociaux. Elle se tiendra du 7 au 8 Février 2013. Journaldumali.com : Quelles sont les autres thématiques que votre structure aborde ? [b Farid Yandouz : Nous avons plusieurs conférences qui reflètent l’actualité et les préoccupations des entreprises à  savoir : Le Management du Capital Humain, La Finance Islamique, La Gestion des Risques Opérationnels, …

Entretien avec Chams Diagne, responsable Afrique de Viadéo

Le succès que connaissent les réseaux sociaux de nos jours est irrévocable. La majorité des utilisateurs de ces réseaux sur le continent connaissent Facebook, Youtube, Badoo… Pourtant un autre réseau regroupe actuellement 45 millions d’utilisateurs dans le monde. Nous vous invitons à  découvrir le réseau social VIADEO à  travers son responsable Afrique que nous avons rencontré à  Marrakech lors de la conférence sur l’impact des médias sociaux. Journaldumali.com : Qui est Chams Diagne ? Chams Diagne  : Je suis Chams DIAGNE, J’ai plus de 10 ans d’expérience dans le domaine du web, et suis chez Viadeo depuis 7 ans. J’y ai occupé plusieurs fonctions dont celles de directeur commercial Europe, puis directeur des Solutions Corporate group, avant de devenir directeur général Afrique Viadeo. Je suis aujourd’hui en charge de l’expansion du réseau à  travers le continent. Journaldumali.com : Qu’est-ce que VIADEO ? Chams Diagne : Le Groupe Viadeo possède et gère des réseaux sociaux professionnels comprenant plus de 45 millions de membres dans le monde entier. Il se compose de trois marques –Viadeo, la marque internationale, Apna Circleen Inde et « Tianji » en Chine. Tianji est le plus grand réseau social professionnel en Chine, avec plus de 10 millions de membres et en croissance. Le siège est situé à  Paris. Dans son ensemble, le Groupe Viadeo emploie plus de 400 personnes au siège et dans ses filiales aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Espagne, en Italie, en Russie, en Chine, en Inde, au Mexique, au Maroc et au Sénégal. Journaldumali.com : Quelles sont les offres pour les utilisateurs ? Chams Diagne : Les professionnels utilisent nos réseaux pour améliorer leurs perspectives de carrière, rechercher des opportunités d’affaires, trouver de nouveaux contacts et créer des identités en ligne efficaces. Journaldumali.com : Comment est venue l’initiative ? Chams Diagne : Tout est parti d’AGREGATOR, un club réservé à  des patrons de structures en forte croissance, destiné à  leur permettre de mutualiser une partie du capital de leur société. Les membres de ce club qui se réunissaient régulièrement ont émis un jour le souhait de garder le contact entre les évènements physiques. Et C’’est là  qu’est née l’idée de créer d’abord un intranet, puis un extranet, et comme le succès fut grandissant, les fondateurs du club décidèrent de créer le Réseau Viaduc pour permettre à  plus de professionnels d’adhérer. Puis Viaduc est devenu Viadeo pour internationaliser la marque. Journaldumali.com : On peut estimer à  combien le nombre de membres sur votre réseau ? Chams Diagne : Le Groupe Viadeo possède et gère des réseaux sociaux professionnels comprenant plus de 45 millions de membres dans le monde entier. Journaldumali.com : Par quoi expliquez-vous le succès de ce réseau social ? Chams Diagne : Son historique (Agregator), la cooptation, le bouche à  oreille, le besoin pour les professionnels de se donner de la visibilité sur le marché, le besoin pour les recruteurs de recruter des professionnels majoritairement en poste, le dynamisme des jeunes diplômés en recherche d’emploi, les partenariats avec les écoles et universités, etc. Journaldumali.com : Comment êtes-vous parvenu à  conquérir des marchés comme la Chine, l’Amérique latine et autres ? Chams Diagne : Nous avons choisi somme stratégie la croissance externe, et avons acquis le leader du marchés chinois « Tianji.com » un réseau 100% chinois, et en Inde « Apna Circle » un réseau 100% indien. Journaldumali.com : En regardant les chiffres, on se rend compte que les Africains sont moins nombreux parmi vos 45 millions d’adhérents. Que faites-vous pour remédier à  cela ? Chams Diagne : Nous sommes sur le continent depuis janvier 2011, justement pour développer le réseau en Afrique, adapter le site eux usages et besoins locaux, et nouer de partenariats forts avec les acteurs locaux. Journaldumali.com : Nous voici à  Marrakech pour la 2e édition de la conférence sur l’impact des médias sociaux sur les entreprises. Qu’est-ce que votre entreprise tire de cette rencontre ? Chams Diagne : C’’est la 2ème année consécutive que nous participons au SMI. C’’est une excellente initiative qui va contribuer au développement des réseaux sociaux en Afrique. D’une année sur l’autre, nous ressentons un intérêt croissant par rapports aux médias sociaux, et surtout plus de consistance de la part des participants. Nous sommes ravis de sponsoriser de tels évènements. Journaldumali.com : Une telle conférence doit–elle se tenir souvent sur le continent ? Chams Diagne : Il est prévu de faire d’autres conférences du même type sur le continent, et nous serons bien entendus ravis d’accompagner les organisateurs dans ce sens Journaldumali.com : Votre mot de la fin ? Chams Diagne : J’invite l’ensemble des professionnels, jeunes diplômés, étudiants africains, à  rejoindre le réseau Viadeo qui je le rappelle est gratuit et accessible à  tous.

Les réseaux sociaux, un train que l’Afrique doit prendre en marche

Les pays Africains ont commencé à  utiliser Internet pour la première fois dans les années 90. Depuis ils l’ont vite adapté à  leurs besoins. Il suffit de voir comment le Mali s’en est servi dans les domaines scolaires et universitaires, afin de rendre le savoir accessible aux élèves et étudiants o๠qu’ils soient. Mais depuis Internet a évolué, a fait sa révolution pour passer à  sa version dite « 2.0 », caractérisée par la possibilité d’échanger du contenu. Chaque internaute, sans nécessairement avoir de grandes connaissances en informatique, peut s’exprimer et échanger des informations avec ses amis ou des inconnus. Le « web social » et les réseaux sociaux étaient nés, emmenés par Facebook ou Twitter. Les réseaux sociaux moteurs de l’économie ? En Afrique, de plus en plus de jeunes s’y mettent. Les uns pour des raisons professionnels, les autres – les plus nombreux – simplement pour se faire des amis. La conférence internationale de Marrakech sur l’impact des médias sociaux sur les entreprises et les organisations s’est penchée sur les réalités virtuelles des réseaux sociaux. Les experts et participants ont souligné que même si les humains ont de plus en plus tendance à  se consacrer aux réseaux virtuels, le « face à  face », la chaleur humaine, demeurent irremplaçables. Y compris dans le monde de l’économie et des affaires. « Il faut humaniser absolument les relations qui peuvent lier les entreprises et leurs clients. Cela passe par des échanges sincères, francs et humbles », a expliqué un participant. « Je t’aime moi non plus » «Â Les médias sociaux occupent une place importante dans notre quotidien. C’’est pour cela qu’ils doivent pouvoir être utilisés pour apporter de la valeur ajoutée dans ce que nous faisons », a estimé un autre conférencier. Internet attire autant les réactions négatives que positives. D’un côté, les arnaqueurs du monde virtuel exige de faire preuve de prudence. De l’autre, les exigences de rendement et de résultats dans le monde professionnel nous condamane à  aller vers ce outil et à  le maà®triser. Dans les pays développés, l’utilisation des réseaux sociaux est concentrée sur la communication sociale, pour soutenir ou dénoncer des actions sociales, politiques ou commerciales. Son succès est porté par le haut taux d’alphabétisation dans ces pays. Un outil formidable…si l’on sait le manier Chez nous en Afrique subsaharienne, le constat est amer. Le manque d’infrastructures et d’alphabétisation est à  l’origine de la fracture numérique. Une importante campagne de sensibilisation serait nécessaire pour changer les comportements des utilisateurs que nous sommes. Afin que les réseaux sociaux puissent servir de vecteur pour indexer objectivement les maux qui minent nos sociétés et aller à  l’établissement d’une société respectueuse de ses valeurs démocratiques. Accéder aux réseaux sociaux ne veut pas forcément dire s’ouvrir sur le monde. Au Sénégal, certains n’ont que les langues vernaculaires pour s’exprimer, et sont donc limités dans leur accès aux richess qu’offrent des réseaux. L’actualité peut-être une occasion de comprendre tout l’intérêt des réseaux sociaux. Au Mali, la crise pousse à  s’informer, à  échanger, à  expliquer. Les réseaux sociaux constituent une formidable plate-forme d’échanges pour comprendre et avancer. Il est donc temps pour chacun d’aller vers un usage rationnel des réseaux sociaux afin que la promotion des valeurs africaines puisse être enfin une réalité.

UEMOA NET–COM : « Les réseaux numériques sont les nouveaux outils du développement économique »

Pourquoi UEMOA NET-COM ? Monsieur Oumar Sidibé, le Commissaire général du Salon explique « dès sa 1e édition tenue au Niger en décembre 2008, UEMOA NET-COM s’est fixé pour objectif d’accueillir tous les experts et spécialistes des Technonogies de l’Information et de la Commmunication (TICS) de l’espace UEMOA, de favoriser l’échange, la réflexion, et la rencontre entre tous les acteurs et professionnels du secteur. Le salon se tient au centre International de conférence de Bamako » Ces salons sont organisés, afin de permettre au pays de l’espace, d’être plus compétitif au niveau international. « La pression des marchés, le besoin de plus en plus affirmé de transparence et d’information, l’ouverture grandissante de l’entreprise vers l’extérieur, l’évolution des législations de l’UEMOA », nous imposent, selon Monsieur Sidibé, d’accroà®tre sans cesse l’efficacité et la richesse de notre système d’information, de communication et de gestion. Madame Diarra Mariam Flantiè Diallo, Ministre de l’Information et de la Communication, se réjouit de la tenue de ce salon à  Bamako (Mali). l’enjeu majeur de ce salon, est selon elle, de sensibiliser les principaux acteurs de la société de l’information, sur les enjeux, les défis et opportunités offertes par les technologies de l’information et de la communication. « Le salon UEMOA NET-COM, relève de cette dynamique de sensibilisation dans l’esprit du plan d’action du sommet mondial sur la société de l’information, et des résolutions de Kigali sur le Sommet « Connecter l’Afrique », tenu en 2007 », déclare Madame le ministre. Cet événement, selon elle, donne l’occasion de réaffirmer l’engagement politique du gouvernement malien, de réduire le fossé numérique et l’appartenance du pays, à  la société des TICS. Elle estime qu’« à  l’image du rôle joué par le pétrole à  l’heure de la révolution industrielle, les réseaux numériques sont devenus aujourd’hui, les nouveaux vainqueurs du développement économique et des flux financiers. » Les pays participants sont le Mali, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, puis la France et les Etats Unis en tant que partenaires. Chaque pays est venu avec au moins 5 entreprises. Chacune de ces entreprises fait la promotion et le marketing de ses produits. Des participants s’expriment Samba Soukouna, Directeur commercial de CFAO technologies Mali , explique « notre structure est créatrice de solutions de nouvelles technologies. Notre premier devoir est faire en sorte que ces TIC se développent au Mali. » Ce salon permet à  son avis, d’être dans le bain des TIC, qui ne peuvent que permettre le développement du pays. « Les TIC sont un secteur incontournable aujourd’hui, il faut donc que tout le monde s’y mette. à‡a fait avancer les affaires et obtenir plus de gains. » Denis Kasala représente la société SAGE en France . Il est responsable du développement des activités de la société sur le Mali. La société Sage est basée sur l’édition de logiciels de gestion et a des représentations au Mali depuis 15 ans. 420 entreprises maliennes gèrent quotidiennement leurs activités avec Sage. « Il était donc important pour nous d’être présent à  Bamako. Ceci est un espace qui pourra aider les entreprises sur place, à  optimiser leurs produits avec lesquels ils travaillent quotidiennement. », déclare Monsieur Denis qui estime que ce salon est un rassemblement important pour tous les participants. Richard Ayé est Directeur de la société expert Africa en Côte d’Ivoire Il explique « Nous sommes à  notre première participation au salon et on est là  en tant qu’exposants, pour faire connaitre nos produits, parmi lesquels : des solutions de sécurité informatique et des solutions d’accélération d’application. » UEMOA NET-COM est selon Monsieur Ayé, un espace très important dans la mesure o๠le monde des TICS peut présenter dans la sous-région, des offres de produits et solutions dont ils disposent. Il pense que « cela va dynamiser le secteur dans tout l’espace UEMOA. Comparativement à  la Côte d’Ivoire, je peux dire que le Mali est en chantier au plan informatique. Il y une certaine avancée. Surtout quand on voit ce qui est entrain de se faire petit à  petit, on a de très bonnes raisons de penser que le Mali ira très loin en matière de technologie », confesse-t-il. Richard Ayé incite l’ensemble des acteurs du marché, à  comprendre que l’informatique est aujourd’hui, l’outil qui peut leur permettre d’atteindre des objectifs de croissance et de productivité. « Il faut donc absolument investir dans les TICS de nos jours.», ajoutera-t-il en guise de conclusion. Ayi Nedjimi est le Directeur général du groupe EGILIA , un groupe français. Il explique que C’’est une société de formation professionnelle en informatique et en management. « Nous travaillons de plus en plus avec des acteurs d’Afrique de l’Ouest, C’’est ce qui explique notre présence à  ce salon. » Il trouve le salon très intéressant dans la mesure oà¹, il réunit des acteurs de différents pays africains. Et cela, autours d’un même axe qui est celui de la communication et des nouvelles technologies. « On peut donc trouver des exposants qui vont travailler dans la télémédical, qui est une branche très intéressante. Puisqu’on va retrouver à  la fois une partie médicale et, une autre sociale et humaine. Et à  côté de ça, on va trouver des exposants un peu plus classiques, qu’on va retrouver autours des télécoms. C’’est un Salon pluridisciplinaire mais, toujours autours des TICS. C’’est ce qui fait le charme de l’événement». Ce Salon permet de rencontrer selon lui, des acteurs au même endroit, sur un même site, de manière simple et centralisée.