Halatou Dème : les céréales sous toutes ses formes

Les céréales de Tatam se portent bien, malgré deux dernières années difficiles. Deux années de crise que les transformateurs, à l’image d’Halatou Dème, espèrent oublier très vite. En tout cas, la production est en train de reprendre, avec les nouvelles récoles. Et, avec sa farine infantile qui sera bientôt sur le marché, la directrice des « Céréales de Tatam », qu’elle dirige depuis 2010, veut consolider ses acquis et approfondir les innovations pour la pérennisation de son unité.

Après les crises successives et la faible production de l’année dernière, les entreprises de transformation amorcent la reprise. « On est en train de reprendre avec les nouvelles productions. Actuellement les prix sont en train de baisser, mais pas autant qu’on le souhaiterait », note Halatou Dème, qui espère que les prix vont revenir au niveau d’avant, c’est-à-dire à moins de 500 francs CFA le kilogramme de fonio.

Parce que les coûts exorbitants de cette céréale, très prisée, avaient obligé l’unité à suspendre sa production. Mais la bonne saison pluviométrique de cette année constitue un nouvel espoir pour le secteur et les Céréales de Tatam, qui entame la production de sa farine infantile fortifiée, qui sera sur le marché à partir de janvier, grâce à un partenariat avec le PAM. La trentenaire, diplômée d’une maîtrise en Finances, attend de bonnes perspectives, en raison d’une meilleure saison des pluies et de ce nouveau produit. 

Produit qui sera vendu sur tout le territoire, parce que la crise a montré la nécessité de se recentrer, compte tenu des difficultés à exporter. Pour une meilleure structuration de la filière, une Interprofession a été mise en place fin août. Sdésormais Vice-présidente, Présidente de la Fédération des transformatrices de fonio de Bamako, souhaite que tous ceux qui travaillent dans le fonio échangent autour des difficultés afin de mener des plaidoyers auprès du gouvernement et des bailleurs pour appuyer la filière.

Après OTL, quelles erreurs à ne pas commettre pour Mara

Tout le monde est unanime sur les compétences du banquier que reste Oumar tatam Ly. Si son profil de cadre réputé de la BCEAO rassurait les bailleurs, la veine populaire de Moussa Mara, ajouté à  son brillant intellect, devrait l’aider dans sa nouvelle tâche de premier ministre. Mara aurait encore pu affuter ses armes au gouvernement en tant que ministre pour quelques mois de plus. Mais l’histoire politique a pris un tour que personne n’attendait, et qui ne surprend pas ceux qui connaissent bien Oumar Tatam Ly qui sort digne de cette expérience, au combien risquée, de Premier Ministre en terre africaine du Mandé. OTL, C’’était un bosseur, un adepte de la rigueur, du travail bien fait, sans familiarité, ni connivences. Dans un pays, o๠tout ou presque se gère dans le social, il faut mettre beaucoup d’eau dans son vin. Voire tirer celui-ci et le boire. Avec OTL, C’’était du tout ou rien. Le sacerdoce du résultat. Car l’homme voulait du résultat, remuer cette administration exsangue qui se relève d’une crise, en renflouant les caisses. Hélas, OTL n’aura pas pu remplir le coffre fort du Budget national comme il l’aurait souhaité. s’il était la caution morale des bailleurs internationaux, une combinaison difficile avec ses pairs du département des finances, n’aura pas aidé le plan à  devenir effectif. OTL aurait’il alors fait un bon ministre des finances, plutôt qu’un PM effacé et sans marge de manœuvre, la question mérite d’être posée. Bon casting Pour son successeur Moussa Mara, comptable de profession, la question devient politique à  200%. Comment rassurer les bailleurs, en calmant l’arène politique, en courtisant les barons du RPM, en s’inscrivant dans la continuité du programme du Président. Le tout avec un soupçon de zèle, mais une loyauté sans failles au premier magistrat du pays. Car en politique, il faut savoir composer. Apprendre à  patienter et à  avaler des couleuvres, sous le regard en biais des adversaires, qui n’attendent que votre chute. Il faut savoir caresser le chien qui aboie et amadouer le chat qui se faufile entre vos pattes. C’’est tout l’art du caméléon qui n’hésitera pas à  se jeter dans un marigot politique en perpétuelle ébullition. Mara, C’’est aussi l’homme des religieux. Il est intéressant de constater que dans son agenda quotidien, qu’il met volontiers à  la disposition de ses amis sur les réseaux sociaux, il y prévoit des visites régulières aux autorités religieuses et sans qui on ne peut contenir, des foules prêtes à  crier au scandale, à  la moindre incartade. Qui peut oublier l’épisode fatidique du code de la famille o๠ATT recula devant un stade du 26 Mars plein à  craquer. Avec Mara, IBK prend un nouveau pari, pas sans risques, celui de pouvoir continuer à  restaurer ce Mali encore fragile, ce Mali o๠tout est à  faire, ce Mali, o๠la confiance doit à  nouveau régner. Ce Mali, o๠la dignité, l’honneur et la vraie solidarité, redeviendront des valeurs ancestrales et non des cohésions de façade. Parions donc sur cette nouvelle équipe gouvernementale, le premier attelage ayant comporté quelques maillons faibles, il serait souhaitable de pouvoir s’en référer à  un casting de choc, pour relancer l’honneur du Mali et cela pour le bonheur des Maliens… N’est ce pas pour cela que Kankélétigui a été élu ?

L’insaisissable Tatam Ly

Des ténors du parti présidentiel voudraient voir l’ancien fonctionnaire de la BCEAO quitter la primature. Ils égrènent un chapelet de reproches contre le chef du gouvernement. Les détracteurs évoquent l’âge relativement jeune du PM qui n’a pas participé au combat politique du président de la république. « Il n’a pas mouillé le maillot lors des chaudes empoignades contre de jeunes challengers comme Soumaila Cissé et Zoumana Sacko qui attaquaient le programme économique de notre candidat. Il ne fait pas partie des cadres du RPM. A ce propos, un allié avoue « ne pas comprendre les tenants et les aboutissants du choix du ce premier ministre, plus proche des bailleurs de fonds, qu’impliqué dans la satisfaction des besoins sociaux des Maliens ». « Les affaires ne marchent pas, les opérateurs économiques sont dans l’expectative du fait de procédures administratives longues et complexes, poursuit notre interlocuteur, Tatam Ly instruit les ministres de respecter les procédures pour ne pas enfreindre les règles de bonne gouvernance. Pourtant, une simplification des procédures de décaissement pourrait aider les hommes d’affaires à  vite rentrer dans leurs fonds et permettre une bonne redistribution des richesses dans le tissu socio-économique ». Un homme rigoureux Tatam Ly gêne donc les professionnels de la politique. En bon banquier, il traite les dossiers avec minutie. Ses méthodes de travail dérangent les politiciens. Son silence les déroute or les bailleurs de fonds apprécient ce technocrate qui gère avec parcimonie les deniers de l’Etat et les lignes de crédit mises à  la disposition du pays par les partenaires au développement. Rigoureux et attaché à  l’austérité qui demeure la marque de fabrique des banquiers, Tatam Ly, selon un de ses conseillers, « refuse la pression des politiques et C’’est d’ailleurs son tempérament froid qui aurait plu à  IBK. Il sera premier ministre tant que le président de la république voudra de lui à  la primature, mieux la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, la Banque africaine de développement et l’Uemoa lui renouvellent constamment leur confiance ». Pendant que certains politiciens espèrent le départ de Tatam Ly, ce dernier prépare sereinement son face à  face avec les députés et dans les ministères, les conseillers techniques ont fini de préparer les notes techniques devant permettre au chef de l’exécutif d’accomplir son grand oral à  l’Assemblée nationale. Que Tatam Ly parte, ne serait pas une surprise puisque tout premier ministre peut être amené à  démissionner, mais qu’il s’en aille suite à  des manœuvres politiciennes, serait une injustice et une perte pour un pays o๠la politique politicienne, doit être rangée une bonne fois pour toutes dans les tiroirs, le temps de la reconstruction du pays.

Tatam Ly à l’Assemblée : derniers réglages avant le remaniement ?

Et les interrogations demeurent sans que nul ne puisse dire précisément à  quel moment il aura lieu. En attendant, le premier ministre Oumar Tatam Ly a rendu visite au nouveau Président de l’Assemblée Nationale mardi 25 février dans la soirée, une visite qui laisse croire pour beaucoup, à  des réglages de dernière minute pour la nouvelle architecture gouvernementale. Sans tambours, ni trompettes, les deux hommes auront discuté une bonne heure sans que rien ne filtre de cet entretien. Selon Youssouf Touré, directeur de la cellule communication de la primature, l’avenir de l’institution, l’amélioration des conditions de travail des députés, l’accompagnement du gouvernement, le statut de l’opposition jusqu’à  la déclaration de politique générale qui sera faite devant les députés, pourraient avoir été au menu de l’entretien. Questionnements En allant rendre visite à  Issiaka Sidibé, le PM consulte t-il pour la formation du nouveau gouvernement ? Oumar Tatam Ly dont la mère Madina Tall, historienne, fut la directrice adjointe de campagne d’IBK à  l’époque Alpha Oumar Konaré, jouit encore de toute la confiance du président et devrait être reconduit à  son poste. Le profil technocratique de l’homme permettrait ainsi de former un gouvernement équilibré qui prendra en compte la compétence d’abord, mais sera également à  l’image de la majorité présidentielle confirmée à  l’Assemblée nationale. L’opposition quant à  elle, ne semble pas vouloir composer avec le gouvernement pour une éventuelle représentation. Elle préfère, selon un député, jouer son rôle de contre pouvoir tout en s’éloignant de la gestion des affaires publiques. Wait and see !

Vers un réaménagement gouvernemental…

Tatam Ly sera-t-il emporté par le tamis des dernières législatives ? Même le concerné ne saurait répondre à  la question. Un premier ministre étant un fusible pour le Président, on le fait sauter à  chaque fois que de besoin pour rassurer, envoyer des signaux voire sauver une situation. A ce titre, critiqué de toutes parts du fait de la lenteur constatée dans la réalisation du bonheur promis aux Maliens durant la campagne présidentielle, le Président de la république peut limoger son premier ministre pour faire comprendre aux uns et aux autres qu’il a décrypté les messages du peuple. Le locataire de Koulouba peut aussi tenter de contenter les cadres de son parti en remerciant son premier des ministres. Seulement pour qui connaà®t IBK sait que le Président aime les bras de fer. Autrement dit pour montrer qu’il porte les barrettes de commandant de bord de l’aéronef Maliba, il devrait reconduire le chef du gouvernement. Cette hypothèse est confortée par la carence de cadres majeurs capables de conduire l’action gouvernementale dans les rangs du RPM. Des résultats Autre raison pour ne pas éconduire « le discret, loyal, travailleur et compétent Tatam Ly » (dixit IBK, sic), le Président veut des résultats qu’un politique pourrait négliger au profit de son agenda personnel d’autant qu’on s’achemine vers les élections municipales. Mieux, les institutions de Bretton Woods et l’Union Européenne font plus confiance aux technocrates qu’aux politiques salis par une kyrielle d’actes de corruption. Parlant de corruption, la bataille est lancée. 2014 est partie pour être une année de feu dans le cadre de la reddition des comptes. Certaines personnalités épinglées par le rapport 2012 du Vérificateur Général attendent leur convocation et pour ne pas offrir du grain à  moudre à  l’opposition, le nouveau gouvernement pourrait compter plus de technocrates que de politiques. Aussi, le RPM réclamerait le retour dans son giron des ministères de souveraineté. Dans cette optique, que deviendra le patron de la défense ? Boubéye Maiga est une solution et un problème pour IBK. Certains observateurs souhaitent son maintien pour le bien de l’armée et une stabilité dans les négociations avec des partenaires stratégiques comme la France qui aime bien ce ministre courageux. D’autres estiment qu’il a terminé sa mission depuis l’arrestation de Sanogo. Nos sources sont formelles : Soumeylou Boubéye Maiga sera le deuxième homme fort du prochain gouvernement au détriment du Général Sinko Coulibaly. Proche de Amadou Sanogo, le Général Coulibaly serait sur le départ. Toutefois, le ministre de l’administration territoriale pourrait conserver son strapontin le temps d’organiser les élections municipales. Jeu de chaises musicales Des départs sont attendus. Il s’agit entre autres du cas de Madani Touré qui va céder le ministère du budget à  l’Adéma. Moussa Mara, invité au gouvernement pour ne pas gêner le RPM dans sa reconquête de la commune IV, pourrait être remercié par IBK à  qui il avait donné un uppercut lors des municipales de 2009. Tiéman Hubert Coulibaly, ministre des affaires foncières est, dit-on, proche de la sortie du fait de ses accointances avec le FDR. Ses excellentes relations avec Boubéye Maiga pourraient le sauver à  l’opposé du Général Koumaré qui risque une sortie de route. Membre de la junte, le moment est venu pour lui de partir pour faire de la place aux compagnons de lutte et aux alliés du Président. Côté arrivée, Rama Diallo, fidèle parmi les fidèles et proche de Karim Keita pourrait faire son entrée au gouvernement. Son cas est un pied de nez. Le Président veut corriger une injustice puisque Rama aurait été la première à  déposer son CV sur la table de l’actuel Premier ministre et grande fut la surprise de ne pas voir son nom sur la liste de la première équipe de IBK. Une autre femme issue des mouvements alliés serait sur les tablettes du Président IBK qui pourrait se séparer de la ministre du tourisme Mme Berthé ballotée entre le tourisme et l’artisanat. Pour finir, si l’action du Président s’inscrit dans la durée et que le mandat de IBK sera celui de la normalisation, du redressement et du rétablissement, l’on peut s’attendre à  un jeu de chaises musicales synonyme de Tatam 2. Nul ne sachant ce qui se passe dans la tête d’un Chef d’Etat à  un moment précis, nous donnons notre langue au chat tout en soulignant qu’une erreur de casting n’est ni souhaitable ni tolérable.

Oumar Tatam Ly formule ses voeux au Président Keita

Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ; Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement ; Mesdames et Messieurs les membres du Cabinet du Président de la République, Je rends grâce à  Dieu, le Tout-Puissant et Miséricordieux, de nous avoir offert l’opportunité de vivre les derniers moments de cette année 2013, qui aura été une année d’épreuves mais aussi et surtout d’espérance pour notre pays et notre peuple. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, l’année 2013 avait débuté sous de mauvais auspices. Elle avait pris, en effet, le relais d’une année 2012 marquée par le désastre sans précédent de l’occupation d’une partie de notre pays par des terroristes et des narcotrafiquants qui ont voulu enlever à  notre peuple tout ce qui constitue son essence, sa richesse et sa diversité en le soumettant par la force la plus brutale à  des lois et pratiques totalitaires d’un autre âge. Mais grâce à  la capacité de résilience et au patriotisme de notre peuple et à  l’appui précieux de la Communauté internationale, le Mali a pu se relever et a repris sa marche aux côtés des Nations éprises de liberté et de paix. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat La période transitoire qui avait été ouverte en 2012 a pris fin en 2013 avec votre éclatante élection à  la magistrature suprême de notre pays. Le score que vous avez obtenu et surtout la mobilisation sans équivalent des électeurs lors du scrutin témoignent de la confiance et de l’espoir que les Maliennes et Maliens placent en vous, en votre capacité à  relever les multiples défis qui se posent à  notre Nation. Le Gouvernement que vous avez mis en place et à  la tête duquel vous m’avez fait l’insigne honneur de me nommer, saisit cette occasion solennelle pour vous réitérer toute sa reconnaissance et vous assurer de son engagement total à  vous accompagner dans la concrétisation de votre vision « Pour l’honneur du Mali et pour le bonheur des Maliens ». Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat , l’Etat est permanence et continuité. A cet égard, il faut rendre hommage aux Autorités de la transition pour les résultats atteints dans la mise en œuvre de la feuille de route qui leur avait été tracée. Les actions engagées par le Gouvernement en 2013 intéressent tous les domaines de la vie de la Nation. Dans le domaine de la Justice, l’action du Gouvernement a tendu à  la réhabilitation de l’institution judiciaire et à  la restauration de l’Etat de droit. En matière de Lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée, un Pôle Judiciaire Spécialisé a été institué. En vue de renforcer la Lutte contre la corruption et la délinquance économique et financière, le Gouvernement a adopté le 1er août 2013 un projet de loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Depuis votre entrée en fonction, cette lutte est entrée dans une phase plus active avec la transmission à  la Justice de nombreux rapports de vérification et de contrôle et l’application effective des sanctions administratives. Les premiers résultats tangibles attestent que « l’impunité : zéro » n’est pas un slogan. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat l’année 2013 a été pleine de challenges pour nos Forces de Défense et de Sécurité dans l’accomplissement de leur mission régalienne de défense du territoire national et de sécurisation des personnes et des biens. Avec le soutien des forces de la MISMA/MINUSMA et de l’Opération SERVAL, nos Forces Armées et de Sécurité ont lutté pour que notre pays recouvre son intégrité territoriale et exerce sa souveraineté sur l’ensemble de son territoire. Afin de conforter notre vaillante Armée et nos Forces de sécurité, 4 000 jeunes ont été recrutés sur une prévision de 10 000 hommes. Le Gouvernement, en partenariat avec la Mission Européenne d’Entraà®nement (EUTM), a aussi engagé une importante action de formation de bataillons. D’importants efforts ont été consentis en vue d’assurer l’équipement des forces armées et de sécurité en matériels roulants et en matériels de communication, de maintien d’ordre et de protection. Parallèlement, des mesures visant à  restaurer l’unicité de la chaà®ne de commandement et le respect de la discipline ont été engagées afin de rétablir au sein des forces armées des principes et des règles de base de son fonctionnement. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Depuis 2012, les évènements et la situation au Nord sont au centre des préoccupations de la Nation malienne. Outre l’exercice de la souveraineté pleine et entière sur l’ensemble du territoire, se pose la question de la réconciliation des C’œurs et des esprits. l’existence, au sein de mon gouvernement, d’un département spécialement dédié à  la réconciliation nationale et au développement des régions du Nord témoigne de la volonté de prendre à  bras le corps le problème du Nord dans ses dimensions économiques et humaines. La mise en place de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation qui va remplacer la Commission Dialogue et Réconciliation, l’organisation des Assises Nationales sur le Nord les 1er, 2 et 3 novembre 2013, le Programme de Développement accéléré des Régions du Nord sont autant d’actions qui vont concourir à  créer les conditions d’une paix durable dans notre pays. Par ailleurs, pour assurer la présence de l’Etat dans les zones libérées de l’occupation, le Gouvernement a mis en place un programme d’urgence de réhabilitation des infrastructures d’un montant de 11 milliards de F CFA et organisé le retour de l’Administration dans les Régions de Mopti, Gao, Tombouctou et Kidal. Des primes d’installation ont été octroyées aux agents concernés, à  cet effet. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, l’action du Gouvernement a porté en 2013 sur la décentralisation et les collectivités territoriales. A cet égard, la fonction publique des collectivités territoriales s’est renfoncée avec le recrutement de 10 000 enseignants et 2 400 agents de santé qui vont combler les déficits en ressources humaines dans ces deux secteurs vitaux. Les Etats généraux de la Décentralisation, tenus les 21, 22 et 23 octobre 2013, ont permis à  tous les acteurs de passer en revue les acquis et les faiblesses de notre expérience et de proposer des pistes pour réaliser des avancées significatives en la matière. Dans le domaine des élections, le rétablissement de l’intégrité territoriale a créé les conditions pour l’organisation de l’élection présidentielle dont les deux tours ont eu lieu respectivement les 28 juillet et 11 août 2013 et des élections législatives qui se sont déroulées le 24 novembre pour le premier tour et le 15 décembre 2013 pour le second tour. Ces deux scrutins reconnus libres, transparents et sans incidents majeurs consacrent le retour à  la normalité constitutionnelle. Ils ont démontré la maturité politique de notre peuple qui a exprimé sa volonté de se doter d’institutions légitimes et crédibles. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Dans le domaine de l’amélioration du Cadre macroéconomique, l’année 2013 a été marquée par la reprise des relations avec les partenaires techniques et financiers. Cette reprise s’est traduite par la signature de nombreux accords de financement dont la conclusion avec l’Union Européenne d’une Convention de financement dénommée Contrat d’Appui à  la Consolidation de l’Etat au Mali d’un montant de 148 milliards de F CFA et la conclusion avec la Banque Mondiale d’un Sixième Crédit d’Appui à  la Stratégie de Réduction de la Pauvreté sous forme d’appui budgétaire d’un montant de 25 milliards de F CFA. Il faut souligner, dans ce registre, l’organisation de la Conférence de Bruxelles pour le Renouveau du Mali qui a connu un franc succès. Sur la base des douze (12) priorités identifiées par le Plan pour la Relance Durable du Mali (PRED), 56 bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux se sont engagés à  fournir un montant d’assistance au Mali de 3,285 milliards d’euros pour les deux années à  venir. Dans le Secteur de l’Energie, les actions du Gouvernement ont porté principalement sur le renforcement des capacités de production et l’extension des réseaux. La qualité du service public de l’électricité a connu des améliorations grâce aux apports de nouvelles installations comme la Centrale hydroélectrique de Félou (27 MW). En outre, il faut noter la reprise progressive de l’électricité dans sept (7) localités du Nord. Dans le domaine de l’Hydraulique, l’accès à  l’eau potable et aux ressources en eau a été amélioré grâce à  la réalisation de 470 nouveaux ouvrages d’alimentation en eau potable et la réhabilitation de 36 forages. Les chantiers en cours portent sur la réalisation de stations compactes et d’adductions d’eau potable à  Bamako et dans différentes localités du pays. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Dans le domaine de l’Equipement et des Transports, des réalisations importantes ont vu le jour en 2013 dans le cadre de la poursuite des efforts visant le désenclavement intérieur et extérieur du pays. Il s’agit notamment de la construction et de la réhabilitation de routes, de l’aménagement et du bitumage de voies urbaines, de l’entretien de 12 530 km de réseau routier. Dans le secteur de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information, les actions ont porté sur la remise en état de fonctionnement de 15 stations de diffusion TV/FM des villes et localités libérées de l’occupation, l’octroi d’une 3ème Licence de Téléphonie ainsi que l’adoption des projets de textes portant création d’une Haute Autorité de la Communication qui aura la mission d’assurer la régulation du secteur. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Dans le domaine du logement, les travaux de construction de 1 552 logements sociaux de Bamako qui étaient suspendus en raison des événements de 2012 ont repris le 1er septembre 2013. Les clés des logements sociaux réalisés dans les villes de Dioà¯la et Koutiala ont été remises à  leurs propriétaires dans le courant de décembre 2013. En matière de protection de l’Environnement et d’Assainissement, un programme d’urgence d’assainissement du District de Bamako portant sur l’enlèvement de près de 300 000 m3 de déchets sur neuf (9) dépôts de transit a été lancé le 7 octobre 2013 pour un montant de plus de 998 millions de F CFA. Dans le domaine de l’Urbanisme et de la Protection de la Ville, les inondations ayant entraà®né de nombreuses pertes en vies humaines ont amené le Gouvernement à  rechercher les responsabilités dans ce drame et à  envisager les mesures permettant d’éviter la survenance d’autres désastres similaires. Dans ce cadre, il est prévu l’élaboration de plans de gestion des crises et la mise en œuvre de mesures de prévention des inondations. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Dans le domaine de l’Industrie, l’année 2013 a été marquée notamment par l’entrée en production de la « Nouvelle Sucrerie du Kala Supérieur » (N-SUKALA) et de la cimenterie de la Société « Diamant », l’inauguration en janvier 2013 de l’usine de production de fers à  béton de l’Industrie Malienne de Fer à  Fougadougou (Tienfala) et en avril 2013 de l’usine de montage de véhicules Hyundai à  Banankoro. Dans le domaine des Mines, deux (2) nouvelles usines sont entrées en production portant à  neuf (9) le nombre de mines d’or en exploitation. La production totale pour 2013 est estimée à  53,501 tonnes d’or. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Les Affaires Sociales et Humanitaires ont constitué un domaine prioritaire d’intervention du Gouvernement dans le contexte de crise et de sortie de crise. En effet, après l’évaluation de leurs besoins, des actions dans les domaines de la sécurité alimentaire, de la nutrition, de la santé, de l’éducation ont été engagées en faveur des personnes déplacées estimées à  400 000. Au total, 5 125 tonnes de vivres ont été distribuées. Le Gouvernement a octroyé 500 millions de FCFA aux populations du Nord à  travers un protocole d’entente avec Energie du Mali pour la prise en charge des dépenses d’électricité pendant trois (3) mois. Dans le domaine de la Fonction Publique, il a été procédé à  l’intégration de 651 contractuels sous le régime du statut général, au recrutement de 1 306 agents et au recrutement de 93 élèves fonctionnaires pour la 3ème promotion de l’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Dans le domaine de l’Education et de l’Enseignement supérieur, les actions réalisées en 2013 ont visé à  stabiliser et à  améliorer le système éducatif dans un contexte difficile en termes d’accès, de conditions de travail et de qualité des apprentissages et des formations, de gouvernance des institutions. Dans ce cadre, il faut signaler le lancement de la connexion à  l’Internet des Universités de Bamako, le 19 novembre 2013 et le lancement des travaux de construction de la voie d’accès au site de la Cité Universitaire de Kabala, le 5 décembre 2013. En outre, un accent particulier a été mis sur la situation des Régions du Nord et des populations déplacées pour lesquelles des dispositions spécifiques ont été prises : organisation de sessions spéciales d’examens, démarrage différé de l’année scolaire, appuis au retour des enseignants dans les régions concernées. Dans le domaine de la Santé, les actions ont porté sur l’amélioration de l’accessibilité géographique aux services de santé et de l’offre de soins avec notamment l’ouverture de nouveaux services spécialisés dans certains hôpitaux, la construction de Centres de santé de Référence et de CSCOM, le renforcement des équipements pour un montant d’environ 3,100 milliards de F CFA, la poursuite de la lutte contre les maladies à  travers l’approvisionnement des sites en antirétroviraux, l’organisation des campagnes de vaccination. En outre, dans le cadre de la gestion sanitaire de la crise au Nord, il a été procédé à  la prise en charge de 417 blessés et malades et à  l’organisation d’actions humanitaires pour assurer l’offre de soins aux malades. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Les femmes et les enfants constituent la frange de la population qui paye le plus lourd tribut aux périodes de crise. La crise au Nord n’a pas dérogé à  cette règle si l’on se rappelle les crimes et exactions perpétrés à  leur encontre. Les actions en direction des femmes ont porté sur l’appui à  certaines femmes et adolescentes des Régions de Gao et Tombouctou en fonds de roulement pour démarrer des activités génératrices de revenus, la dotation de groupements féminins en matériels de transformation agroalimentaire et de production agricole, la poursuite des actions de promotion de l’approche genre. Dans le même temps, les actions de protection et de promotion de l’enfant et de la famille se sont poursuivies avec notamment des soutiens aux familles déplacées. l’Emploi est un sujet de préoccupation majeure. Sa prise en charge n’a pas été favorisée par la crise qui a touché le tissu économique. Cependant, dans ce domaine, au cours de l’année 2013, il a été procédé à  la collecte de 1 358 offres d’emploi auprès des entreprises, au placement de 433 demandeurs d’emplois, à  l’appui à  la création de PME/PMI. Les activités de Formation professionnelle et de reconversion se sont poursuivies au profit des demandeurs d’emplois, de promoteurs d’entreprises et de travailleurs en activité. Le Tourisme et l’Artisanat sont des secteurs sinistrés du fait d’un contexte plutôt défavorable à  ces activités. Les actions dans ces domaines ont porté sur la réalisation d’infrastructures de base, le renforcement des capacités et la préparation de la sortie de crise. Dans le cadre de la promotion de notre patrimoine culturel, le Gouvernement envisage, entre autres, la reconstruction/réhabilitation des différents monuments détruits par les terroristes au Nord. La jeunesse malienne a fait la preuve de son engagement patriotique lors de la crise qu’a traversée notre pays à  travers sa participation multiforme à  l’effort de guerre et ses activités de sensibilisation en faveur de la paix et de la réconciliation. En 2013, le Centre National de Promotion du Volontariat au Mali a été rendu opérationnel avec notamment le recrutement de plus de 100 volontaires et leur affectation auprès des collectivités. Dans le domaine des Sports, notre pays s’est fait un point d’honneur d’organiser au plan national les activités sportives annuelles et de prendre part à  de nombreuses compétions continentales et mondiales. En termes de bilan, l’Equipe Nationale de Basket-ball des filles de moins de 16 ans a été sacrée championne d’Afrique lors du Tournoi de Maputo pour la 3ème fois consécutive ; l’Equipe Nationale de Football s’est classée 3ème à  la CAN 2013 en Afrique du Sud. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Le Gouvernement a porté une attention particulière à  la situation de nos compatriotes établis à  l’extérieur. Il faut saluer ici l’attachement des Maliens de l’extérieur à  leur pays. Ils l’ont toujours prouvé mais de façon encore plus marquante lors de cette crise en contribuant à  l’effort de guerre pour plus de 700 millions de F CFA et en menant des activités de lobbying et de défense des intérêts du Mali dans leur pays de résidence. Le Gouvernement s’est attaché à  apporter des réponses à  certaines de leurs attentes en termes d’assistance, de mise à  disposition de documents d’identité et de voyage et d’accueil lors du retour. La Diplomatie malienne a été très active au cours de l’année 2013. Elle a participé à  la mobilisation des ressources pour le développement ; elle a été présente dans les instances régionales et internationales pour soutenir les positions du Mali et obtenir l’appui des pays amis et de la Communauté internationale dans la résolution des la crise. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Ce bilan non exhaustif des activités du Gouvernement en 2013 témoigne de la vigueur de notre pays malgré les obstacles et les contraintes du moment. Cependant, le Gouvernement garde à  l’esprit que ce qui reste à  faire est considérable tant les attentes de nos concitoyens sont grandes et les ressources limitées. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, En vous élisant à  la magistrature suprême de notre pays, les Maliens ont exprimé leur volonté de changement dans le mode de gouvernance et dans leurs conditions de vie. Les femmes et les hommes qui sont au Gouvernement se tiennent à  vos côtés pour réaliser le programme que vous leur avez proposé. Dans cet objectif, le Gouvernement s’est doté d’un Programme d’Action qui fixe ses orientations et priorités pour la période 2013-2018. Les six (6) axes de ce programme et les actions prioritaires qui y sont retenues s’inscrivent dans la ligne de votre vision et tendent à  prendre en charge les sujets de préoccupation de nos concitoyens dans tous les domaines de la vie économique, sociale, culturelle et politique. Au cours de l’année 2014, les efforts du Gouvernement seront consacrés à  la mise en œuvre des actions et activités inscrites dans le Programme. Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Au seuil de l’année 2014, je forme le vœu que Dieu le Tout- Puissant et Miséricordieux, veille sur notre pays ; qu’Il vous accorde, Monsieur le Président de la République, une longue et heureuse vie et une très bonne santé ; qu’Il vous guide et vous protège dans l’accomplissement de votre mission au service du Mali et des Maliens. Mes vœux d’excellente année 2014 s’adressent également à  toute votre famille, à  vos proches et à  vos collaborateurs. Très bonne et heureuse année 2014, Monsieur le Président de la République. Je vous remercie de votre très haute et aimable attention.

Communiqué du Conseil de cabinet

l’ordre du jour portait sur les échanges autour des problèmes récurrents de l’heure. Au titre du Ministère de l’Economie et des Finances, le Conseil de cabinet a entendu une communication relative aux données essentielles du marché des produits pétroliers. Il s’agit, entre autres, de l’approvisionnement, des niveaux des stocks dans les dépôts, de la disponibilité des produits dans les stations-service du District de Bamako et dans les capitales régionales, dont les données sont disponibles. Au titre du Ministère de la Sécurité, le Conseil a été informé de la situation sécuritaire du pays. Au titre du Ministère de l’Administration Territoriale, le Conseil a entendu une communication relative au démarrage des opérations de révision annuelle des listes électorales, au titre de l’année 2013. En application des dispositions de la Loi N°06-044 du 04 septembre 2006 modifiée, portant Loi électorale, les opérations de révisions annuelle des listes électorales, au titre de l’année 2013, doivent démarrer le 1er octobre 2013 pour s’achever le 31 décembre 2013. Elles se dérouleront conformément aux dispositions des articles 44 à  58 de la Loi électorale. Il est à  signaler que compte tenu de la nature biométrique du fichier électoral, issu du fichier d’état civil qui nécessite une mise à  jour, le dispositif législatif actuel de gestion des travaux des commissions administratives doit être revu. Sans une mise à  jour préalable du fichier d’état civil, en tant que source de la liste électorale potentielle, les nouveaux majeurs et les personnes non recensées ne pourraient pas figurer sur la liste électorale. Au titre du Ministère du Travail et des Affaires Sociales et Humanitaires, le Conseil de cabinet a entendu une communication relative à  l’organisation, du 1er au 31 octobre 2013, de la 19èmeEdition du Mois de la Solidarité et de la lutte contre l’exclusion. Depuis 1995, le mois d’octobre est dédié à  la solidarité et à  la lutte contre l’exclusion dans notre pays. Son organisation répond aux dispositions du Décret N°01-468/P-RM du 27 septembre 2001, portant institution dudit mois. Les autorités ont voulu, par cet événement, perpétuer une valeur fondamentale de la société malienne, ciment de la cohésion et de la stabilité sociale. Cette année, le mois se déroule dans un contexte particulier, en raison de la crise multidimensionnelle qu’a connue notre pays en 2012 et une partie de 2013, qui a eu pour conséquence le déplacement de milliers de populations vers les régions du sud et dans les pays voisins. Au sortir de cette crise, voilà  que notre pays est frappé par de fortes intempéries, ayant occasionné des pertes en vies humaines et d’énormes dégâts matériels et aussi de nombreux sinistrés dans le District de Bamako et autres localités du pays. Aujourd’hui, la prise en charge de ces personnes sinistrées, provisoirement hébergés dans nos institutions scolaires, demeure un défi que se doit de relever le gouvernement afin de leur octroyer des conditions de vie décentes et aussi de libérer les écoles à  la veille de la rentrée scolaire. Un autre défi à  relever, demeure la prise en charge des personnes déplacées et réfugiées de la crise de 2012 et leur accompagnement pour un retour dans leur lieu de résidence habituelle. C’’est pour toutes ces raisons que cette année, le thème du mois retenu est «la solidarité, un support essentiel de l’action humanitaire». Le mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, sera marqué le 30 septembre 2013 par le discours de lancement à  la télévision et sera clos par le discours bilan du ministre du Travail et des Affaires Sociales et Humanitaires le 30 octobre 2013. Au titre du ministre de l’Education Nationale, le Conseil de Cabinet a entendu une communication relative à  la célébration de la Journée Internationale de l’alphabétisation, édition 2013. A l’instar des autres pays et conformément à  sa tradition, le Mali commémore chaque année le 8 septembre, la Journée internationale de l’alphabétisation » par l’UNESCO et toute la communauté internationale. En effet, le 8 septembre 1965, s’étaient réunis à  Téhéran (République Islamique d’Iran) les ministres en charge de l’Education des Etats membres de l’UNESCO en vue de redéfinir une plate forme de lutte contre l’analphabétisme. En souvenir de l’évènement de haute portée, le 8 septembre a été retenu « Journée internationale de l’Alphabétisation » et célébré chaque année avec éclat dans le monde entier. Traditionnellement la célébration de cette journée au Mali, s’étend sur une semaine. En raison du fait que le 8 septembre 2013 a coà¯ncidé, dans notre pays, avec l’investiture du nouveau Président de la République et de la mise en place du nouveau Gouvernement, la commémoration de la Journée internationale de l’Alphabétisation a été reportée à  la semaine allant du 26 septembre au 02 octobre 2013. Le thème retenu cette année au niveau national est «Alphabétisation, Décentralisation et Paix pour un Développement Durable ». Les activités commémoratives de ladite journée, se dérouleront sur toute l’étendue du territoire sous l’animation des Directions d’Académies d’Enseignement. Au niveau central, il sera organisé des conférences débats sur « Alphabétisation et paix », « Alphabétisation et décentralisation », « Alphabétisation pour un développement durable » et « Alphabétisation et formation professionnelle », la projection de film documentaire sur l’impact l’alphabétisation et de visites des activités d’alphabétisation sur le terrain. La cérémonie de lancement officiel des activités de la Journée internationale de l’alphabétisation aura lieu au CICB le 26 septembre 2013. Elle sera placée sous la présidence de Mme KEITA Aminata MAIGA, épouse de son Excellence le Président de la République, marraine de l’évènement. Au titre du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Conseil de Cabinet a entendu une communication relative à  l’évolution de la situation épidémiologique et des actions de riposte aux maladies à  déclaration obligatoire et à  potentiel endémique, comme le méningite, la rougeole, la fièvre jaune, la paralysie flasque aiguà«, le, ver de guinée, le choléra, le paludisme présumé dans les régions du nord, la grippe aviaire A/H5N1 et grippe A/H1N1. La situation épidémiologique reste calme.

Pourquoi l’opposition conteste les dates des législatives ?

Le premier tour des élections législatives est prévu le 24 novembre, le deuxième tour aura lieu trois semaines plus tard. Ainsi en a décidé le conseil des ministres du mercredi 18 septembre 2013. Aussitôt fixées, ces dates sont contestées et rejetées par l’opposition. En fait d’opposition, il s’agit des partis politiques regroupés au sein du Front pour la sauvegarde de la démocratie et la démocratie(F, portés sur les fonts baptismaux à  l’occasion du putsch du 22 mars 2012. Cette opposition est aujourd’hui animée par l’Union pour la République(URD) de Soumaà¯la Cissé et le Parti pour la renaissance nationale(Parena) de Tiébilé Dramé. Mauvais timing ? Ces opposants au régime de d’Ibrahim Boubacar Kéà¯ta estiment que les dates proposées ne sont pas bonnes pour un certain nombre de raisons. Au nombre de celles-ci, figure par exemple la révision du fichier électoral. Une révision qui doit intégrer la prise en compte des noms des milliers de jeunes de 18 ans, n’ayant pas pu voter lors de la présidentielle passée. Une autre raison avancée par l’opposition pour reporter les dates des législatives est relative à  la participation effective des nombreux réfugiés privés de leur droit de vote. Toutes choses qui résumaient les griefs formulés par le candidat malheureux à  la résidentielle, Soumaila Cissé à  l’endroit des acteurs en charge des élections. Cette levée de boucliers de l’opposition intervient au lendemain de la cérémonie solennelle marquant le début de mandat d’IBK célébré en grande pompe au stade du 26 ars en présence d’une vingtaine de chefs de l’Etat. Après la reconduction de Moussa Sinko Coulibaly à  la tête du département de l’Administration territoriale, qu’elle a décrié, l’opposition accueille les dates proposées comme un autre défi du nouveau régime. Va-t-elle persister dans cette posture ou est-ce un simple effet d’annonce ?

Législatives à venir : le PM a rencontré les partis politiques

Le Premier ministre Oumar Tatam Ly a eu hier une série d’audiences avec les responsables de partis politiques qui ont en commun d’être représentés à  l’Assemblée nationale. Une quinzaine de délégations devaient se succéder dans le bureau du Premier ministre. Le chef du gouvernement a discuté avec ses interlocuteurs de la méthode de travail à  établir et leur a annoncé les dates retenues pour l’organisation des élections législatives. Selon le président du Parti SADI (Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance) Cheick Oumar Sissoko, le premier tour des législatives est projeté pour le 24 novembre et le second tour le 15 décembre. C’’est la présidente par intérim du RPM, Mme Keà¯ta Rokiatou Ndiaye, qui a inauguré la série des rencontres. Elle était accompagnée de l’ancien ministre Nancoman Keà¯ta et de l’ancien député élu à  Niono, Boubacar Touré. Bocar Moussa Diarra conduisait la délégation de l’UM-RDA, Mamadou Kassa Traoré celle du MIRIA. La délégation du CNID était conduite par Me Mountaga Tall et celle du MPR par son président, Choguel K. Maà¯ga. Tiémoko Sangaré dirigeait la délégation de l’ADEMA. La série d’audiences s’est poursuivie avec la SYNOUMA (Synergie pour un nouveau Mali) de Mme Touré Safiatou Traoré, la CODEM, le MODEC (Mouvement-destin commun) de Konimba Sidibé, l’URD, le PARENA et le PSP. A leur sortie d’audience, les responsables politiques ont indiqué s’être entretenus avec le Premier ministre du cadre de concertation à  établir entre lui et les partis politiques, de sa ferme volonté de mettre les partis au C’œur du jeu politique et de la convocation prochaine du collège électoral pour les élections législatives en novembre-décembre prochains. Me Mountaga Tall a indiqué avoir émis le souhait que toutes les dispositions soient prises pour que les premières législatives de l’après-crise soient inclusives. Il s’attend donc à  ce que tout soit mis en œuvre pour que les déplacés et les réfugiés puissent voter. Bocar Moussa Diarra a rappelé qu’il avait soutenu la candidature du président Ibrahim B. Keà¯ta à  la présidentielle et que son accompagnement est acquis pour le gouvernement. Cheick Oumar Sissoko a salué la volonté de travailler avec les partis politiques pour l’intérêt du Mali. C’’est aussi la position de Mamadou Kassa Traoré qui salue l’implication des partis politiques. Mme Keà¯ta Rokiatou Ndiaye assure le Premier ministre de son accompagnement et s’engage à  travailler à  assurer une majorité au président de la République.

Le nouveau gouvernement à l’école de la fonction ministérielle

l’exercice visait à  approfondir les connaissances des ministres sur le gouvernement au sein de l’architecture institutionnelle, à  les outiller pour qu’ils puissent faire face à  leurs tâches quotidiennes dans la conduite de leur cabinet, dans les relations avec les autres collègues en terme de collégialité et de solidarité. La rencontre qui s’est déroulée dans la salle de conférence du Contrôle général des services publics était présidée par le Premier ministre Oumar Tatam Ly. Ce séminaire a enregistré la participation de la quasi-totalité des ministres, du secrétaire général du gouvernement, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye et des plus proches collaborateurs du chef du gouvernement. Les travaux ont porté entre autres sujets sur l’architecture et le fonctionnement de l’appareil exécutif. Plus précisément, il s’agissait de dégager les grandes lignes prioritaires de la Feuille de route du gouvernement conformément au projet de société du président de la République, Ibrahim Boubacar Keà¯ta. Cette rencontre qui s’est déroulée à  huis clos, a notamment porté sur 4 communications thématiques. Le premier thème était intitulé : « le gouvernement au sein de l’architecture institutionnelle, sa composition, son fonctionnement, la complémentarité et la solidarité gouvernementales, le statut, les pouvoirs et les moyens du Premier ministre et des ministres, les relations avec les institutions». Cette communication a été présentée par Fousséyni Samaké, le directeur général de l’Ecole nationale d’administration (ENA) et ancien secrétaire général du gouvernement. Le deuxième thème était relatif aux procédures du travail gouvernemental comme l’élaboration du programme de travail et du programme d’action du gouvernement, l’élaboration des textes législatifs et réglementaire. C’’est le secrétaire général adjoint du gouvernement, Mamadou Traoré qui était chargé de faire cette communication. Les procédures de passation des marchés publics et des délégations de service public ont été largement expliquées lors de ce séminaire. Ce sujet a été développé par Amadou Santara, le président de l’Autorité de régulation des marchés publics. Le quatrième thème du séminaire intitulé « la fonction de contrôle au sein de l’administration » a été exposé par le contrôleur général des services publics, Amadou Gadiaga. Si le séminaire gouvernemental est désormais encré dans les pratiques de gouvernance dans notre pays, celui de samedi dernier revêtait un caractère particulier. En effet, notre pays sort de la plus grande crise de son histoire. Les défis auxquels il est confronté sont donc nombreux et multiformes. l’exercice était d’autant plus utile que plus de la moitié des membres du gouvernement de Oumar Tatam Ly sont à  leur première expérience ministérielle. Il fallait donc outiller les ministres pour qu’ils puissent faire face à  leurs tâches quotidiennes dans la conduite de leur cabinet, dans les relations avec les autres collègues du gouvernement en terme de collégialité et de solidarité.

Soumeylou Boubèye Maïga, nouveau ministre de la Défense : en terrain connu !

Après avoir échoué in extrémis à  la course à  la Primature, revoilà  Soumeylou Boubèye Maà¯ga. Il est ministre de la Défense et des Anciens combattants du nouveau gouvernement de Oumar Tatam Ly. Il retrouve ainsi poste qu’il avait occupé sous Alpha Oumar Konaré. C’’est donc un come-back à  la tête de la grande muette dont il maà®trise les rouages. Il fait partie des revenants et a la particularité d’avoir servi tous les régimes du l’ère démocratique. Retour sur le parcours d’un dinosaure de la politique malienne. Soumeylou Boubèye Maà¯ga est membre fondateur de l’Alliance pour la démocratie au Mali/ Parti africain pour l’indépendance et la justice (Adéma/PASJ). Sorti du Centre d’Etudes des Sciences et de l’Information(CESTI) de l’Université Cheick Anta Diop de Dakar, il travaille comme journaliste reporter au quotidien national l’Essor et au journal Soundjata. Le natif de Gao au nord du Mali est également détenteur d’un diplôme d’études supérieures spécialisées(DESS) en diplomatie et administration des organisations internationales en France. Grand combattant du régime dictatorial du général Moussa Traoré, il devient à  la chute de ce dernier un membre influent de l’Adéma/PASJ. « Un homme du sérail » Soumeylou Boubèye Maiga, 59 ans, est un homme du sérail qui a connu les arcanes de la politique malienne des deux dernières décennies après une longue présence à  la tête de la sécurité d’Etat qu’il a dirigé de 1993 à  2000. Date à  laquelle il entre dans le gouvernement dirigé par feu Mandé Sidibé en qualité de ministre de la Défense et des Anciens combattants. En froid avec son parti qui décide de soutenir ATT, il se présente sous la bannière d’une association appelée Convergence à  l’élection présidentielle de 2007 o๠il enregistre un piètre score. Il rejoint les rangs de l’Adéma et se verra nommé conseiller spécial du président d’alors, Amadou Toumani Touré avant que celui-ci porte son choix sur lui, en avril 2006, pour occuper le portefeuille des Affaires étrangères et de coopération internationale dans le gouvernement de Mariam Kaidama Sidibé jusqu’au coup d’Etat du 22 mars 2012. En juin dernier il lance enfin son parti dénommé Aliance pour la Solidarité au Mali, convergence des forces patriotiques (ASMA-CFP). Il ne se présentera pas au scrutin du 28 juillet mais a décidé de soutenir le leader du Rassemblement pour le Mali, Ibrahim Boubacar Kéà¯ta. En plus d’être un loup blanc de la politique de l’échiquier politique malien, il est un grand connaisseur des grands dossiers comme celui du sensible nord, sa région d’origine, qui tient à  C’œur le président IBK. Seulement le revers de la médaille est que l’homme apparaà®t aux yeux de beaucoup de Maliens comme une figure tutélaire de l’ancien ordre dont ils réclament le changement à  cor et à  cri.

Ce que les Maliens pensent du nouveau gouvernement

Bien qu’il y ait de nouvelles figures, le retour de certains caciques fait grincer des dents dans l’opinion publique. Dimanche 8 septembre 2013, aussitôt la liste du nouveau gouvernement annoncée, l’information a circulé dans la capitale malienne comme une traà®née de poudre. Chacun de son coté est curieux de savoir la composition de ce gouvernement tant attendu. Pour beaucoup, le nouveau gouvernement d’Oumar Tatam Ly est le choix de la continuité et non de la rupture que voulait le peuple malien. Bakoraba Singaré gérant d’une boulangerie pense que le retour de Moustapha Dicko, Soumeylou Boubèye Maiga, Mme Berté Aissata Bengali, Sada Samaké, Boucary Teréta est une continuité du régime d’Amadou Toumani Touré et d’Alpha Oumar Konaré. « Les choses n’ont pas encore bougé, c’est les mêmes qui ont encore signé leur retour notamment Moustapha Dicko et Soumeylou Boubèye Maiga, l’éternel ministre au Mali » lance t-il. Ils sont nombreux, les jeunes à  penser que le retour de ces « vieux » de la politique n’est qu’une récompense de leur soutien à  l’élection du président Ibrahim Boubacar Keita. « Il est difficile qu’on sorte du gouffre avec les même têtes. On a l’impression que le Mali n’a plus d’autres cadres compétents » martèle dans le « grin » certains jeunes diplômés . D’aucuns estiment que le maintien des ministres « pro putschistes » montre le lien fort qui lie le président IBK à  ses « amis militaires qui se sont fait remarqués pendant son élection. » Si les généraux Yamoussa Camara et Tiéfing Konaté respectivement ministre de la défense et de la sécurité intérieure n’y sont plus, le général Moussa Sinko Coulibaly et le col. Abdoulaye Koumaré, respectivement ministre de l’administration territoriale, de l’équipement et du transport sont maintenus à  la tête de leur département. La reconduite du Gal Moussa Sinko Coulibaly n’a pas surpris les observateurs politiques étant donné qu’il a été un artisan principal de l’organisation de l’élection présidentielle 2013 même si sa crédibilité est mise en doute par le Front Uni pour la démocratie (F. La sortie du ministre Moussa Coulibaly pour annoncer les résultats provisoires du premier tour sans les chiffres n’a pas été apprécié par le FDR. Zoumana Sanogo professeur d’histoire-géographie pense que le Président de la République devrait faire une rupture avec les militaires pour charmer l’opinion internationale qui ne veut pas collaborer avec les putschistes. « Un pays ruiné comme le Mali a besoin de l’aide des partenaires pour être reconstruit. Pour ce faire, le président devait se démarquer de ces militaires, auteurs de coup d’Etat qui a précipité la chute du Mali» s’insurge –t-il. Le ministre dont son entrée a été appréciée par ceux qui ont été interrogés est Moussa Mara. Beaucoup le voient comme un homme de changement en se référant à  son parcours politique basée sur la lutte contre la spéculation foncière en commune IV .

Premier conseil extraordinaire du gouvernement : tous au travail !

Koulouba ce matin avait des allures de rentrée des classes. Pas celle de nos écoliers en route pour bûcher mais celle des nouveaux ministres du gouvernement Oumar Tatam Ly. Une première prise de contact entre les nouveaux ministres et le Président de la République s’avérait nécessaire avant le Premier Conseil des ministres o๠ils plancheront sur les dossiers urgents de l’heure comme le dialogue avec le Nord, l’organisation des législatives entre autres… C’est aux environs de 10h35 que le Président de la République Ibrahim Boubacar Keita, a fait son entrée dans la salle, et pris place au présidium. A côté de son PM, sobre et mesuré, IBK a salué les nouveaux et entamé son discours dans la bonne humeur. N’eut été le petit incident o๠quelques photographes trop zélés ont irrité le président, la presse aurait assisté à  l’intégralité du discours du chef de l’Etat. Mais le protocole a du faire évacuer la presse… Le Président de la République aura ensuite encouragé ses ministres à  se mettre au travail immédiatement, conscient de l’ampleur de la tâche qui les attend face à  l’urgence de la réconciliation nationale, de la sortie de crise et la relance économique. Le président IBK a indiqué qu’ ils (lui et les membres du gouvernement) « viennent aux affaires à  un moment capital de l’ histoire contemporaine de notre pays. La nation a été profondément meurtrie (..) » , ajoutant « nous traversons une crise multidimensionnelle » . Ce nouveau gouvernement est composé de 34 membres dont 4 femmes, 6 de la période de transition, qui étaient tous présents à  ce premier conseil des ministres à  l’ exception d’ un seul ministre absent du pays, a-t-on appris au palais présidentiel. A la sortie du conseil, certains d’entre eux se sont exprimés : Jean Marie Sangaré, ministre de la communication et des nouvelles technologies « C’est un conseil assez symbolique, c’est le bateau Mali, c’est la réconciliation, la solidarité, la lutte contre la corruption, qui sont à  l’ordre du jour de ce premier conseil extraordinaire. Tolérance zéro pour reprendre les propos du Président de la République. La nécessité de l’engagement de tous et de toutes pour sortir de la crise ». Moustapha Dicko, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique « Une bonne atmosphère fraternelle animait ce premier conseil extraordinaire, avec des orientations précises, données par le Chef de l’Etat. Il reste plus qu’à  se mettre au travail. » Mme Sangaré Oumou Bah, ministre de la promotion de la femme « C’est un honneur, une vraie émotion pour nous de figurer dans cette période post crise. Nous avons de lourdes responsabilités et nous avons besoin de beaucoup de collégialité et d’esprit de sacrifice, pour redresser un pays comme le Mali, et de don de soi. Dans mon domaine, je vais tout faire pour œuvrer pour les femmes en suivant la ligne générale du gouvernement ». Moussa Mara, ministre de l’Urbanisme et de la politique de la ville  » C’est un grand honneur qui m’anime et surtout une page de l’histoire du Mali qui est entrain de s’écrire avec ce conseil extraordinaire des ministres… » Après la traditionnelle photo de famille, tout ce beau monde s’est dispersé pour prendre effet et place dans leurs ministères respectifs. Ainsi va la République !

Un gouvernement de mission pour Tatam Ly

Fin du suspense. La liste du nouveau gouvernement est connue depuis hier après-midi. Riche de 34 membres, l’équipe de Oumar Tamam Ly est un savant mélange d’anciens et nouveaux ministres. Ils sont 19 ministres à  étrenner l’étoffe ministérielle pendant, 7 de la Transition rempilent et 8 reviennent après avoir servi les deux premiers présidents de l’ère démocratique à  savoir Alpha Oumar Konaré et Amadou Toumani Touré. Si la nomination du nouveau premier ministre avait suscité un certain engouement chez les Maliens, cela est loin d’être le cas avec le nouveau gouvernement. l’architecture gouvernementale est, à  quelques exceptions près, loin du changement de tête auquel s’attentaient les compatriotes lassés de voir sans discontinuer certains visages dans la gestion des affaires publiques depuis deux décennies. l’argument selon lequel le nouvel attelage gouvernement est chargé d’évacuer les urgences du moment pour baliser le chemin pour la suite d’ci les élections législatives, convainc peu de personnes. Car, estime-t-on, il y a beaucoup d’hommes et de femmes de valeur inconnus jusque-là  qui pouvaient bien faire valoir leurs compétences. Et l’on ne peut pas avoir la prétention de faire du nouveau avec du vieux. Large ouverture Concernant les ministres rescapés de la Transition, si le maintien des ministres Moussa Sinko Coulibaly(Administration territoriale, de la Décentralisation et de Collectivités locales) et Tiéman Hubert Coulibaly( Domaines de l’Etat et des Affaires foncières) peut être apprécié pour les résultats engrangés par ces personnalités, l’on comprend difficilement qu’on ait fait les yeux doux à  d’autres qui n’ont manifestement rien réalisé de particulier sous la gouvernance transitoire. Contre toute attente, on a trouvé des moyens de se débarrasser des gens qui ont pourtant convaincu tout le Mali sur leur compétence et intégrité morale. Parmi ceux-ci, il convient de citer Malick Coulibaly et Tiéna Coulibaly, respectivement anciens ministres de la Justice, garde des Sceaux et ministre du de l’Economie, des Finances et du Budget ensuite ministre du commerce. A la décharge du nouveau pouvoir, les revenants ont, pour la plupart donné de bonnes impressions lors de leur passage dans le gouvernement et jouissent d’une compétence avérée dans la gestion. C’’est cas par exemple de l’actuelle titulaire du ministère de l’Economie et des Finances et ancienne ministre des domaines de l’Etat, des affaires foncières et de la Communication sous Alpha, Mme Bouaré Fily Sissoko qui continue de faires ses preuves dans l’institution internationale comme la Banque mondiale. Pa r contre le retour de Moustapha Dicko dans le gouvernant en qualité de ministre de l’Enseignement supérieur laisse perplexe plus d’un. Les deux passages qu’il a faits sous Alpha Oumar Konaré à  la tête de l’éducation n’ont produit que des résultats très peu convaincants. l’arrivée de jeunes ministres à  l’image du maire de la commune IV du district de Bamako Moussa Mara, à  l’Urbanisme et de la politique de la ville ainsi que Mahamane Baby à  l’emploi et à  la formation professionnelle est un signal fort. Tout comme la décision de dédier tout un ministère à  la à  la Réconciliation nationale et du développement et des Régions du Nord

Gouvernement Tatam Ly : l’urgence de la réconciliation nationale

Un gouvernement d’urgence pourrait-on penser à  priori. Formé deux jours après la nomination du Premier ministre Oumar Tatam Ly, il se veut rassembleur en intégrant d’anciennes figures, des ministres de la transition mais aussi de nouvelles énergies. Il faudra retenir dans ce premier gouvernement Tatam Ly, la création d’un ministère de la réconciliation nationale et du développement des régions du Nord incarné par Cheick Oumar Diarra. Un département qui répond à  la priorité numéro du chef de l’Etat. Et pour redéfinir toute la politique de développement des régions du nord Mali, qui a failli ces vingt dernières années et a été au coeur de la revendication sécessionniste des mouvements armés de l’Azawad, comme le MNLA. Décryptage. Les rescapés de la transition Composé de 34 membres en tout, avec 5 ministres délégués. Il garde quelques figures de la transition comme le Général Moussa Sinko Coulibaly, sans doute reconduit en raison de son plébiscite pour la bonne tenue de l’élection présidentielle. Il sera chargé d’organiser les législatives dans quelques semaines. Autre restant, Tiéman Hubert Coulibaly, qui perd la diplomatie au profit du domaine de l’Etat et des Affaires foncières. Il est remplacé par un nordiste, un ancien rebelle, Zahabi Sidi Ould Mohamed, fonctionnaire des Nations Unies qui signe son grand retour au Mali. Ousmane Ag Rhissa (RPM), reste lui à  l’environnement, Bruno Maiga à  la culture, Abdel Karim Konaté(ADEMA) hérite du Commerce et le Colonel Koumaré, proche de Sanogo, reste aux transports. L’ancien chef de la diplomatie d’ATT,Soumeylou Boubèye Maiga(ASMA) attendu à  la Primature, hérite finalement du portefeuille stratégique de la Défense. C’est une lourde tâche qui lui incombe pour réformer et remettre sur pied une armée malienne déstructurée, mais son expérience aux renseignements et sa grande connaissance du problème du nord devrait l’y aider. Nouvelles têtes A noter l’entrée de Malick Alhousseini, ce membre de la société civile, ex président du Collectif des ressortissants du Nord (COREN), et désormais Ministre délégué auprès du Ministre de l’administration territoriale, chargé de la décentralisation L’actuel maire de la Commune IV Moussa Mara(YELEMA), fait aussi une entrée remarquée à  l’Urbanisme et à  la politique de la ville, un domaine qui s’inscrit en droite ligne de son combat pour l’assainissement dans sa commune. Pour beaucoup, Mara incarne la compétence et l’innovation. Très peu de femmes dans ce gouvernement, quatre au total, mais une économiste de renom, hérite du gros ministère de l’économie et des finances. Mme Bouaré Fily Sissoko qui était jusqu’à  alors à  la Banque mondiale, est unanimement reconnue dans le milieu financier. A ses côtés, une ancienne ministre d’ATT, Aissata Bengaly revient aux affaires, à  l’Artisanat et au Tourisme. Pour la promotion de la femme, c’est une fidèle militante du RPM, Mme Sangaré Oumou Ba qui est en charge du portefeuille. Sa nomination n’est que justice, précise une collègue proche d’elle. « Elle connaà®t les questions de femme par C’œur », poursuit notre interlocutrice. Même chose pour Frankaly Keita, qui hérite de l’Energie et de l’eau. Discret mais militant de longue date d’Ibrahim Boubacar Keita. A signaler l’entrée d’un avocat, Mohamed Aly Bathily, Ministre de la Justice et garde des sceaux et le jeune Mamadou Gaoussou Diarra, à  la jeunesse et au Sport. Enfin, à  la Communication et aux nouvelles technologies de l’information, c’est Jean Marie Sangaré, membre du staff de campagne d’IBK qui s’y colle. Nous reviendrons en détail sur les portraits de chaque ministre.

Le PM Oumar Tatam Ly a dévoilé la liste de son équipe

1 – Ministre de la Justice, garde des sceaux : Mohamed Aly Bathily 2 – Ministre de la Défense et des anciens combattants : Soumeylou Boubèye Maà¯ga 3 – Ministre de la réconciliation nationale et du développement des régions du Nord : Cheick Oumar Diarra 4 – Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale: Zahabi Sidi Ould Mohamed 5 – Ministre de l’économie et des finances : Mme Bouaré Fily Sissoko 6 – Ministre de la sécurité : Col. Sada Samaké 7 – Ministre du développement rural : Dr Bocary Téréta 8 – Ministre de l’administration territoriale : Gal Moussa Sinko Coulibaly 9 – Ministre du plan et de la prospective : Cheickna Seà¯dy Diawara 10 – Ministre des domaines de l’Etat et des affaires foncières: Tiéman Hubert Coulibaly 11 – Ministre du commerce : Abdel Karim Konaté 12 – Ministre de la fonction publique : Bocar Moussa Diarra 13 – Ministre de l’environnement et de l’assainissement : Ousmane Ag Rhissa 14 – Ministre de l’équipement et des transports : Col. Abdoulaye Koumaré 15 – Ministre du travail et des affaires sociales et humanitaires: Hamadoun Konaté 16 – Ministre du logement: Mohamed Diarra 17 – Ministre de l’urbanisme et de la politique de la ville: Moussa Mara 18 – Ministre de la promotion de la femme, de la famille et de l’enfant: Mme Sangaré Oumou Bah 19 – Ministre de l’éducation nationale : Mme Togola Jacqueline Nana 20 – Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique: Moustapha Dicko 21 – Ministre de la santé et de l’hygiène publique : Ousmane Koné 22 – Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : Mohamed Frankaly Keà¯ta 23 – Ministre de la culture: Bruno Maà¯ga 24 – Ministre de l’emploi et de la formation professionnelle: Mahamane Baby 25 – Ministre de l’artisanat et du tourisme: Mme Berthé Aà¯ssata Bengaly 26 – Ministre de l’industrie et des mines: Dr Boubou Cissé 27 – Ministre des Maliens de l’extérieur: Dr Abdrahamane Sylla 28 – Ministre de la communication et des nouvelles technologies de l’information: Jean-Marie Sangaré 29 – Ministre de la jeunesse et des sports: Me Mamadou Gaoussou Diarra 30 – Ministre délégué auprès du Ministre de l’administration territoriale, chargé de la décentralisation: Malick Alhousseini 31 – Ministre délégué auprès du Ministre du développement rural, chargé de l’élevage, de la pêche et de la sécurité alimentaire: Nango Dembélé 32 – Ministre délégué auprès du Ministre de l’administration territoriale, chargé des affaires religieuses et du culte: Thierno Oumar Hasse Diallo 33 – Ministre délégué auprès du Ministre de l’économie et des finances chargé du budget: Madani Touré 34 – Ministre délégué auprès du Ministre de l’économie et des finances chargé de la promotion des investissements et de l’initiative privée: Moustapha Ben Barka

Accord de Ouaga: reprise des discussions, 60 jours après la formation du gouvernement

La signature de l’accord préliminaire de Ouaga le 18 juin dernier a ouvert la voie à  la tenue des deux tours de l’élection présidentielle le 28 juillet et le 11 août sur l’ensemble du territoire malien. Le document comprenant 25 articles décrit le « processus post électoral » qui devra permettre, après la formation du nouveau gouvernement l’établissement d’une « paix globale et définitive ». L’accord prévoit la reprise des négociations 60 jours après la nomination d’un nouveau gouvernement. « La réconciliation nationale demeure la priorité la plus pressante. (…) Je veux réconcilier les C’œurs et les esprits, rétablir une vraie fraternité entre nous afin que chacun dans sa différence, puisse jouer harmonieusement sa partition dans la symphonie nationale. (… ) A cet effet, en tant que Président de la République, je m’attellerai sans relâche à  restaurer l’autorité de l’Etat. Nul ne sera au-dessus de la loi. » a déclaré le président IBK dans son discours d’investiture le 4 septembre dernier. Méfiance des mouvements touaregs Avant l’ouverture du dialogue, les mouvements du nord Mali se préparent, font monter les enchères et maintiennent la pression. Lors de l’investiture du Président IBK, le Mouvement National de Libération de l’Azawad (MNLA) avait appelé la population du nord à  manifester. Pour Mossa Ag Attaher, chargé de communication du MNLA, il s’agissait d’interpeller le nouveau président dès son entrée en fonction. « C’’est pour dire au président qui vient d’être investi que derrière les mouvements de l’Azawad, il y a une population qui est en attente, une population qui n’est plus disposé à  partir avec une tête bricolée… Pour l’instant, IBK a été vague dans le discours même s’il a parlé de justice, de réconciliation, C’’est des choses très importantes. Cependant, il faut qu’il soit précis.» a-t-il déclaré sur une radio internationale. De son côté, Sidi Brahim Ould Sidatt, Secrétaire général adjoint du Mouvement Arabe de l’Azawad (MAA) et représentant du mouvement auprès de la commission de suivi et d’évaluation des accords de Ouagadougou affirme que « le Mali de lui-même ne va pas régler le problème ». « s’il n’y a pas une réelle force d’opinion internationale pour faire pression sur le Mali, il n’y aura pas de solution définitive pour ce problème. Nous attendons à  ce que le président fasse ses preuves. On a beaucoup fait confiance, on a finalement rien trouvé donc nous allons continuer notre mouvement armé, nos revendications jusqu’à  ce que les choses soient appliquées comme c’est écrit dans l’accord. » a-t-il poursuivi. Les débats s’annoncent compliqués et l’issue des discussions sera décisive. Les questions du désarmement des rebelles, de leur intégration ou réinsertion et du statut des régions du Nord doivent être tranchées. « Nous enclencherons les actions appropriées pour forger des solutions robustes en vue d’une paix durable afin que nous sortions définitivement de la répétition cyclique des crises dans le Nord du pays.. » a indiqué le président IBK lors de son discours.

Passation de service entre Oumar Tatam Ly et Django Cissoko

C’’est aux environs de 11 heures qu’Oumar Tatam Ly est arrivé à  la primature pour la passation de service. La cérémonie s’est déroulée ce matin en deux temps. D’abord, les deux personnalités se sont rencontrées en tête à  tête dans le bureau du Premier ministre avant de se rendre dans la salle de réunion o๠les attendaient les membres du cabinet et les représentants des services rattachés à  la Primature. Le Premier ministre sortant, SEM Diango CISSOKO a dit avoir le plaisir de présenter le rentrant SEM Oumar Tatam LY puisque le temps est venu de lui passer la main ». « je lui souhaite beaucoup de succès dans l’exercice de ses fonctions, convaincu qu’il donnera entière satisfaction » a poursuivi Diango CISSOKO avant de demander au personnel d’accompagner son successeur avec la plus grande efficacité pour continuer à  relever les défis. Personnellement, SEM Diango CISSOKO demeure disponible pour répondre à  toutes attentes du nouveau Premier ministre et du Président de la République. Prenant la parole, le tout nouveau Premier ministre a rendu hommage à  son prédécesseur pour les mots aimables à  son égard. SEM Oumar Tatam LY a déclaré vouloir se mettre tout de suite au travail en comptant sur tous. «Qu’allah nous assiste dans cette mission au service du peuple malien » a-t-il conclu. La cérémonie s’est déroulée en présence de la presse nationale et internationale.

La liste du nouveau gouvernement attendue

Après la nomination, hier soir, du tout nouveau premier ministre de l’ère IBK, Oumar Tatam Ly, la composition du gouvernement devrait être rendue publique dans les heures à  venir. Les Maliens, visiblement impatients, auront l’occasion de connaà®tre les hommes et les femmes qui auront la lourde tâche d’imprimer les marques du régime du nouveau président Ibrahim Boubacar Keita. Pour l’instant peu de supputations sur les hommes et femmes susceptibles de figurer dans le nouveau gouvernement. Mais une chose est sûre : les Maliens veulent de nouveaux visages pour bâtir un nouveau Mali. A l’image du nouveau premier ministre, les Maliens aspirent, d’une part, à  un attelage gouvernemental composé d’hommes neufs plus au moins démarqués des deux dernières décennies. D’une part, ils désirent voir des hommes et des femmes qui brillent par leur compétence et leur intégrité morale dans la gestion des affaires publiques. Un savant mélange pourtant entre technocrates et hommes d’expériences ferait l’avantage de ce nouveau gouvernement. Malgré tout, la partie ne sera pas aisée pour Oumar Tatam Ly. S’il a l’avantage d’être un visage nouveau sur l’échiquier politique et marque déjà  la rupture, il a aussi, à  priori le désavantage de ne pas être imprégné de la politique malienne. A l’épreuve il devra prouver à  ses compatriotes qu’être un technocrate n’est pas forcément improductif. Au Sénégal, le récent limogeage du brillant banquier Abdoul Mbaye par le président Macky Sall, a quelque peu échaudé les observateurs sur les prouesses politiques de la technocratie. Comparaison n’est pas raison, dit-on. Laissons du temps au fils d’Ibrahima Ly et jugeons-le plutôt sur les actes.

Primature : pourquoi Oumar Tatam Ly ?

A la surprise générale des maliens, le président Ibrahim Boubacar Keita a jeté son dévolu sur un technocrate de 50 ans pour conduire son premier gouvernement. Dans l’opinion publique, le choix de ce banquier apolitique répond aux aspirations du peuple malien qui voulait une rupture avec la vieille garde politique malienne. « Il faut une nouvelle tête à  la primature. Nous sommes fatigués des mêmes têtes qui sont là  depuis l’avènement de la démocratie malienne », estime Moussa, électricien. D’une part, C’’est le choix d’une forme de complémentarité avec le pouvoir suprême: «Ibrahim Boubacar Keita est un homme qui a la parfaite maitrise de la classe politique malienne. Il a besoin d’un technocrate comme Premier ministre afin de relever certains grands défis économiques », juge un jeune économiste en chômage à  Korofina. Ce banquier peu connu de la classe malienne est loin de faire ombrage à  Ibrahim Boubacar Keita dans la gestion des affaires publiques. »Mais cependant, estime ce chargé de mission dans l’administration, IBK pourrait écraser son PM, et diriger lui même la Primature à  travers Ly »… Pour cette malienne, basée à  Dakar, le profil technocrate de Tatam Ly est un défi face à  une classe politique malienne habituée aux passe-droits : « Ici au Sénégal, nous avons viré nos technocrates avec le limogeage du gouvernement Mbaye. On verra bien ». Il faut retenir qu’Oumar Tatam ly est issu d’une famille politique réputée au Mali. A titre d’exemple, la mère de ce technocrate fut la Directrice de campagne d’Alpha Oumar Konaré et son père, Feu Ibrahim Ly, restera dans les annales de l’histoire politique du Mali comme un brillant écrivain et militant politique.

Oumar Tatam Ly, premier ministre de la rupture ?

Relancer l’économie malienne, œuvrer dans le sens de la réconciliation, exécuter les volontés du Président de la République, autant dire qu’Oumar Tatam Ly, grand inconnu du monde politique et spécialiste de la finance internationale, devra effectuer son grand test. Membre d’aucun parti politique, il est plutôt un technocrate rompu à  la tâche. Pour ce père de deux filles, le défi est de taille. En le nommant, IBK veut donner un signal clair de bonne gouvernance au Premier poste de l’administration. « C’est un choix délicat. Mais il faut le voir à  l’œuvre », juge l’un des ses proches, économiste. Tatam Ly a un CV irréprochable. Homme discret et très peu loquace, il ferait presque penser à  un Abdoul Mbaye, récemment limogé au Sénégal. Cadre de banque Né le 28 novembre 1963 à  Paris, agrégé d’histoire et diplômé en économie, Oumar Tatam Ly surnommé Thierno Ly par ses proches, est le fils d’Ibrahim Ly, hommes de lettres et pionnier de la lutte pour la démocratie au Mali. Formé en France, il a travaillé notamment à  la Banque mondiale à  la fin de ses études, puis à  la présidence de 1992 à  1994 durant le mandat d’Alpha Oumar Konaré, d’abord comme chargé de mission ensuite conseiller, puis chef du bureau d’analyse et de prospective. En 1994, il intègre la BCEAO et gravit les échelons et devient Directeur de cette banque pour le Mali à  la fin de l’année 2008, basé à  Bamako, puis conseiller spécial du gouverneur, poste basé à  Dakar. Oumar Tatam Ly a t-il l’étoffe d’un bon Premier ministrable ? Alors que l’autre personnalité, Soumeylou Boubèye Maiga avait été cité pour son expérience politique et sa grande connaissance de l’administration, c’est Oumar Tatam Ly qui devra s’atteler à  la tâche. On le dit brillant et travailleur. Il a notamment élaboré le volet économique du programme du candidat Ibrahim Boubacar Keà¯ta, qui a brigué la présidence pour le compte du Rassemblement pour le Mali (RPM). Lors de sa première grande déclaration après son élection, le président de la République, avait prévenu le landernau politique. « Il n’y aura pas de partage du gâteau ». Seuls la compétence et le mérite seront récompensés. La nomination d’Oumar Tatam Ly fait écho à  cela. Le nouveau Premier ministre devra s’appuyer sur l’expérience politique de son président et s’entourer de conseillers chevronnés pour gérer l’administration malienne. Reste à  attendre la nomination du gouvernement dans lequel, les Maliens attendent le renouveau, des têtes nouvelles, pour tourner définitivement la page de l’ancien régime. Et mettre fin à  la gabegie financière, la corruption ou le laisser aller dans l’administration. Pour Oumar Tatam Ly, le challenge est là …

Oumar Tatam Ly, nouveau Premier ministre du Mali

Né le 28 novembre 1963 à  Paris, agrégé d’histoire et diplômé en économie, Oumar Tatam Ly surnommé Thierno Ly par ses proches, est le fils d’Ibrahim Ly, hommes de lettres et un des pionniers de la lutte pour la démocratie au Mali. Sa mère est Madina Tall ly, diplomate qui fut ambassadeur sous le régime du président malien Alpha Oumar Konaré (1992-2002). Formé en France, il a travaillé notamment à  la Banque mondiale à  la fin de ses études, puis à  la présidence de 1992 à  1994 durant le mandat d’Alpha Oumar Konaré, d’abord comme chargé de mission ensuite conseiller, puis chef du bureau d’analyse et de prospective. Il a intégré la BCEAO en 1994, o๠il gravi les échelons jusqu’à  devenir directeur de cette banque pour le Mali à  la fin de l’année 2008, basé à  Bamako, puis conseiller spécial du gouverneur, poste basé à  Dakar. Très peu connu du public et considéré comme un technocrate rompu à  la tâche, il devra s’appuyer sur l’expérience politique de son président et s’entourer de conseillers chevronnés.