Mali-Sikasso : attaque du poste frontalier de Hèrèmakono

Un civil a été tué et un autre blessé dans l’attaque du poste frontalier de Hèrèmakono, situé à une trentaine de kilomètres de la ville de Sikasso, tard dans la nuit du  lundi 1er mars, par  des hommes armés, informe l’AMAP. Les assaillants ont brûlé le bâtiment de la douane ainsi que 16 véhicules dont trois appartenant à des douaniers en service. Au niveau du poste de la gendarmerie, trois véhicules ont été calcinés ainsi que le bureau.

Frontière Mali-Burkina Faso : le bornage est effectif

En Afrique, les frontières ont toujours constitué des sources de conflits armés entre états unis par le même sang. Crées depuis la période coloniale, les frontières Africaines répondaient à  la seule préoccupation de sauvegarder les intérêts des puissances colonisatrices. Aujourd’hui, procéder au bornage relève exclusivement de l’idée de mieux gérer les frontières. Un projet transfrontalier entre deux pays frères C’’est fort de cela que le ministre de l’Administration territoriale, le Général Kafougouna Koné et son homologue du Burkina, Clément Sawadogo se sont retrouvés dans une atmosphère de convivialité et de joie retrouvée. Ils ont ainsi procédé le 29 janvier dernier à  la pose de la dernière étape de bornage de la frontière entre les pays. Vivement attendu par les populations des deux pays, le bornage de la frontière Mali Burkina Faso s’est finalement concrétisé. En effet, nul n’ignore que les frontières sont indispensables dans le maintien de la paix. Dans les milieux o๠elles sont fermement acceptées, elles permettent les relations pacifiques et profitables à  tous. Leur absence peut constituer de réelles sources de déstabilisation sociale et de conflits inter communautaires. Paix et sécurité Selon le ministre de l’administration et des collectivités territoriale du Mali, le Général Kafougouna Koné, le bornage n’est pas fait pour séparer les populations unies depuis les temps immémoriaux. « Il vise deux objectifs : garantir la paix et la sécurité et renforcer la coopération administrative transfrontalière. »En effet, le bornage n’a jamais constitué une barrière entre des populations. Les bornes ainsi construites ne sont pas là  pour constituer une barrière entre des populations unies par le sang et la culture, mais elles répondent seulement à  des exigences administratives ». Selon des témoignages recueillis sur place à  Sikasso, le bornage enlèvera le doute chez certaines personnes qui doutaient de leur appartenance à  tel ou tel pays. l’ouvrage viendra rétablir une certaine quiétude dans la vie des populations. En plus son caractère historique, elle permettra aux autorités administratives, une meilleure gestion des frontières En l’absence de bornes, généralement, un simple différend peut tourner à  l’affrontement surtout si la zone renferme une quelconque richesse.A noter que les travaux du bornage ont été rendus possibles grâce à  l’appui technique et financier du Programme frontière germano-africain de la GTZ. Ce Programme soutient de nombreux pays Africains dans le cadre du bornage des frontières. En effet, sur le continent Africain, seulement 25% de frontières sont délimitées.