Olivier Dubois : 22 mois de captivité

Cela fait 22 mois soit 669 jours que le journaliste Olivier DUBOIS, ancien collaborateur du Journal du Mali est retenu en otage par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans lié à Al-Qaïda. Il a été enlevé à Gao dans le nord du pays le 8 avril 2021. La dernière apparition d’Olivier Dubois remonte au 13 mars 2022 sur les réseaux sociaux, sans précision de la date à laquelle les images avaient été tournées. Olivier Dubois, père de deux enfants est le journaliste français dont la détention est le plus longue depuis 30 ans. Le Parquet national antiterroriste français (PNAT) avait ouvert une enquête préliminaire pour « enlèvement en bande organisée » et « en relation avec une entreprise terroriste ». Les investigations ont été confiées à des juges d’instruction le 3 octobre, a fait savoir une source judiciaire, mardi 10 janvier.

 

Olivier Dubois : 20 mois de captivité

Aujourd’hui, jeudi 8 décembre 2022, cela fait vingt mois que le journaliste français, Olivier Dubois, est retenu par un groupe terroriste après avoir été enlevé à Gao le 8 avril 2021. Depuis son enlèvement il y a 609 jours, Olivier Dubois est apparu dans deux vidéos diffusées par ses ravisseurs, dans lesquelles il explique lui-même être détenu par le Jnim. Les autorités maliennes et françaises ont indiqué à plusieurs reprises être pleinement mobilisées pour sa libération, tout en rappelant la nécessité d’une grande discrétion sur les actions pouvant être entreprises. Pour les 18 mois de son enlèvement, le 8 octobre, quarante rédacteurs en chef des principaux médias français ont signé un appel à ne pas l’oublier, ont demandé aux autorités françaises de poursuivre et surtout d’intensifier leurs efforts pour le libérer. D’autres journalistes sont également retenus en otage depuis plusieurs mois, notamment Moussa Dicko et Hamadoun Nialibouly dont les familles n’ont plus de nouvelles.

 

 

Amadou Djoum, agent de l’INPS pris en otage : Plus de cent trente jours de silence

Dans le Centre du Mali, un nouvel ordre s’est installé. Pas de loi, ni de foi, juste la terreur. Des hommes affiliés à l’illustre Amadou Kouffa y règnent en maitres incontestables. Intimidations, peur, braquages, prise d’otages, assassinats sont devenus monnaie courante dans ce cercle vicieux. Le 26 avril 2017, Amadou Ndjoum, la trentaine avancée, agent de l’INPS à Sévaré, marié et père de quatre enfants, a été enlevé par un groupe armé à Walado. Plus de quatre mois de détention ont passé dans un silence assourdissant de la part du gouvernement, malgré la mobilisation de sa famille et, depuis trois mois, d’un collectif qui œuvre à sa libération. Retour sur un fait qui dépasse l’entendement.

Cela ressemble à un fait divers, mais ça n’en est pas un. C’est plutôt un drame. Le 26 avril 2017, Amadou Ndjoum, agent de l’Institut National de Prévoyance Sociale de Sévaré, tombe dans les filets d’un groupe armé à Walado, dans la localité de Youwarou. Marié et père de quatre enfants, Amadou Ndjoum, en mission, empruntait un véhicule de transport en commun avec d’autres passagers. Ce jour-là, comme chaque mois depuis cinq ans, il s’était mis en route pour aller verser les pensions des retraités de l’Institut. Conscient de l’insécurité permanente, il avait pris l’habitude de dissimiler l’argent dans un carton, en mettant par dessus des mangues. 10 000 000 de francs CFA étaient contenus ce 26 avril dans ce coffre-fort de circonstance. Tout se passait heureusement en ce début de matinée, mais cela ne dura pas longtemps. Tout à coup, le bus fut immobilisé par des hommes armés de kalachnikovs, au nombre de trois, sur trois motos. L’un d’eux le montra du doigt en disant: « c’est lui Amadou Ndjoum ». Identifié, il fut  aussitôt appréhendé, ligoté, les yeux bandés et mis derrière l’un de ses trois ravisseurs sur une moto. Ils traversèrent avec lui la ville de Dogo en pleine journée. Contre toute attente, aucun bien, ni de Ndjoum, ni des autres passagers, n’a été emporté. Dès lors on pouvait s’interroger sur les motivations profondes de ce rapt si particulier. Pourquoi enlever cet homme au lieu de l’argent ? Quelle valeur avait-il au point d’être le seul extrait parmi tout ce monde ? D’après des informations émanant de la famille de l’infortuné, parmi les ravisseurs se trouvait l’un des fils d’un des retraités auxquels il versait leurs pensions. D’autres témoignages, recueillis auprès du frère de Ndjoum et du collectif, accréditent la thèse selon laquelle les djihadistes souhaitaient échanger l’agent de l’INPS contre l’un des leurs, détenu par les autorités maliennes. Pour l’association Kisal, il s’agirait d’un certain Dicko, qui serait, d’après des rumeurs persistantes, le beau-père d’Amadou Kouffa.

Mobilisation familiale Le jour même de l’enlèvement, vers 16 heures environ, l’un des ravisseurs appela un ami d’Amadou Ndjoum pour l’informer du rapt de ce dernier. D’ailleurs, des images de l’otage lui ont été envoyées par Viber pour prouver qu’il allait bien. Aussitôt, cet ami de Ndjoum en informa l’un de ses neveux, qui répandra instantanément la nouvelle. Aucune demande formelle de rançon n’a été formulée, ni aucune revendication ou explication de l’enlèvement. Dès le lendemain, le neveu de Ndjoum, Hamadoun Bah, s’est rendu à la gendarmerie et chez le Gouverneur pour les informer de sa disparation. Il espérait que ce fils du pays, capturé en mission, ferait l’objet d’attention de la part des autorités. Que nenni.  Plusieurs fois il s’entendra répondre « on est là-dessus ». 10 jours après la capture, le 7 avril, le neveu de Ndjoum reçoit une vidéo réalisée par les geôliers. L’agent payeur y apparait à genoux. Derrière lui se tiennent des hommes armés et enturbannés. Il s’exprime en peul, puis en bambara et en français, se disant bien portant et bien traité. Souriant, il lance un appel pressant pour sa libération. Cette vidéo a permis de savoir qu’il était séquestré par des hommes de la Katiba du Macina, qui a fusionné avec des groupes opérant dans le Sahel pour donner « Jamaat Nosrat Al-Islam Wal-Mouslimin », sous le  commandement d’Iyad Ag Agaly. Dans cette partie du Mali, « après Dieu, c’est Amadou Kouffa », le détenteur d’autorité. Des hommes qui lui sont affiliés enlèvent presque au quotidien de paisibles citoyens. C’est un vase huis clos où les règlements de comptes empoisonnent la stabilité sociale. Le maire de Dogo, sollicité par la famille, avait assuré faire tout son possible. Entre temps, l’une des grandes sœurs de Ndjoum s’est rendue sur les lieux, où elle a rencontré, le jour de la foire de la localité, des éléments de la Katiba. Ceux-ci lui ont assuré que le jeudi d’après ils reviendraient avec son frère et que c’est le maire qui le recevrait.  Une lueur d’espoir naquit, le laps d’une semaine. Tout le monde crut à son imminente libération, quand survint un retournement de situation. Le maire, qui devait recevoir le prisonnier, aurait été inquiété par les allers-retours des FAMAs, qui le soupçonnaient d’être proche des djihadistes. Il quitta Dogo pour Bamako, où, depuis, il est injoignable. Le jeudi du rendez-vous arriva. L’otage était bel et bien là, mais, le maire étant absent, les éléments de la Katiba s’en retournèrent avec lui, après s’être approvisionnés au marché. Depuis lors, aucune nouvelle n’a filtré. Selon sa femme, « des gens sont souvent enlevés, mais deux ou trois jours après ils sont libérés », ce qui renforce l’hypothèse qu’il pourrait être détenu à des fins importantes, comme un échange. Quant au carton, il a été livré au logeur de Ndjoum, qui, quelques jours après, l’ouvrit et y trouva les 10 millions, qu’il remit peu après à l’INPS de Sévaré.

Mobilisation collective Face au constat d’immobilisme de l’Institut et du gouvernement, un collectif pour la libération de Ndjoum et de tous les otages maliens a vu le jour. Un mois après le rapt, un jeune fonctionnaire malien de Bandiagara, du nom d’Oumar Cissé, a sonné l’alarme via Twitter. Cinq personnes actives, toutes maliennes, deux de la diaspora et trois de l’intérieur, formèrent un collectif qui compte aujourd’hui une trentaine de sympathisants à travers le monde. Il mène une campagne quotidienne sur les réseaux sociaux, comme Twitter et Facebook. Des actions ont été entreprises, comme la publication de plusieurs articles qui ont permis de rallier à la cause plusieurs hommes politiques, hommes des médias, activistes et citoyens engagés. Une lettre ouverte a été adressée au Président de la République, appelant à son implication et à celle du gouvernement. Le collectif, dans son plaidoyer, lui disait combien il serait glorieux de s’investir pour qu’un fils du Mali sorte d’un danger de mort. Car, selon ses membres, cela est possible. « Combien de fois les autorités maliennes ont-elles fait libérer des otages étrangers, souvent dans l’ombre ? ». Au centième jour de sa mobilisation, correspondant aux 128 jours de détention de Ndjoum, le collectif a organisé un point de presse au mémorial Modibo Keita. Pour Dia Sacko, membre active, « l’objectif principal est d’appeler à un sursaut national autour des otages maliens. Pour ce qui concerne Amadou Ndjoum, il s’agit d’en appeler à la responsabilité de l’INPS et à l’action du gouvernement malien ». Une plainte a été déposée par son frère le 15 juin 2017 à Sévaré, puis transmise au tribunal de la Commune  VI de Bamako.

Sortir du silence Le silence de l’INPS face à un tel acte, plus d’un ne l’a pas compris. D’ailleurs, d’après Cheick Oumar Ndjoum, la famille n’a reçu la visite des agents de Mopti que 4 jours après l’enlèvement. Aucune démarche n’a été entreprise pour sa libération. Son épouse a été invitée à prendre le salaire de son mari, mais elle a répondu que c’était son mari qu’elle voulait, non cet argent. Du côté du gouvernement, c’est le silence radio. Pas même un communiqué de presse. Le ministre de l’administration territoriale, Tiéman Hubert Coulibaly, a à titre personnel appelé une fois Mme Ndjoum et suit la mobilisation sur Twitter. La plainte reçue par le procureur antiterroriste près le Tribunal de la Commune VI traine toujours. Un silence que certains assimilent à une inaction. « Nous ne pouvons rien vous dire, l’enquête est en cours », confie un agent de la Sécurité d’État. Selon le chargé de communication du ministre de la Justice, « le sujet est très difficile à aborder » et « à ce stade, il ne pourra rien dire ». Quant à celui du ministère de la Solidarité et l’action humanitaire, dont relève l’INPS, il n’a pas voulu s’exprimer. Y a-t-il une implication sérieuse des autorités dans le dossier ou est-ce le statu quo ? Sa famille et le collectif, eux, ne perdent pas espoir. « Chaque jour nous espérons sa libération » répète Dia Sacko, l’une des personnes se battant pour sa cause. Aujourd’hui, pouvons-nous dire avec sincérité : « les champs fleurissent d’espérance » et « les cœurs vibrent de confiance» ? Amadou Ndjoum mérite t-il de croupir en détention en silence ?

 

Amadou Ndjoum : 100 jours de captivité

Voilà cent jours que notre compatriote Amadou Ndjoum agent de l’Institut National de Prévoyance Sociale (INPS), est fait otage. Rappelons que sa disparition a été constatée le 26 avril 2017 et sa prise d’otage confirmée depuis par la Katiba de Macina.

Amadou Ndjoum se rendait sur des lieux habituels de paiement de pension de réversion,  lorsqu’il a été capturé par un groupe armé, dans le centre du Mali précisément à Youwarou. Un mois après sa captivité, l’opinion publique se trouve alertée par un jeune fonctionnaire de Badiangara, enclenchant une mobilisation. Une plainte par la suite est déposée à Sévaré, le 15 juin 2017,puis transmis au tribunal de la commune V de Bamako.

La mobilisation est suivie et couverte par certains médias nationaux, principalement ceux en ligne. Au deuxième mois de la mobilisation, le constat amer du silence du gouvernement pour ce qui concerne ses otages se montre inquiétant. Si nous référons à l’article de RFI du 04 août 2016 , le Mali enregistre actuellement six otages y compris Amadou Ndjoum : en effet, cinq FAMAS sont capturés par Ansar Dine le 19 juillet 2016, lors de l’attaque contre la base de Nampala. Nonobstant, des communications officielles remarquées dans la prise d’otage d’Occidentaux découvrent le silence régnant quant aux otages maliens, aujourd’hui entre les mains de Djihadistes. Deux articles dont une lettre ouverte au Président Ibrahim Boubacar Keïta, sur le cas d’Amadou Njoum, sont restés sans réponse.

En effet aucun signe du gouvernement sur le sort de nos otages jusqu’alors, si ce n’est des déclarations à demie-teintes portées par le Ministre de la solidarité et de l’action humanitaire, Hamadou Konaté pendant le lancement du dispositif « Les pupilles de la République » qui vise à protéger : « Les enfants mineurs des personnels des forces armées et de sécurité et autres corps paramilitaires, des fonctionnaires et agents de l’Etat et tout autre citoyen dont l’un des deux parents ou le tuteur légal sont morts, portés disparus ou déportés »1 (article L’Essor du jeudi 22 juin 2017). L’action est salutaire mais ne répond aucunement pas sur le sort des maliens retenus entre les mains d’Ansar Dine et de la Katiba de Macina.

Puisque le vent est favorable à la négociation aujourd’hui au Mali, avec les groupes armés, partant de la donne que l’Europe négocie et même parfois, paye pour ses ressortissants, l’opinion malienne, ne verrait d’aucun mauvais œil le retour de ces dignes enfants du Mali au sein des leurs, par le biais de la négociation. Le gouvernement du Mali en toute humanité, pourrait intenter par quelque moyen, afin de ramener ces hommes à leurs familles, auxquelles ils manquent tant et auxquelles leur manque est quotidien, sans compter l’anxiété que la situation génère. Nous devrons faire appel à ce sens humain qui anime chacun de nos actions, car la captivité n’est que grisaille quotidienne. Contribuer ou permettre à leur liberté serait cet espoir à donner à ce peuple qui demande tant à ses gouvernants, compte tenu du climat actuel, tant la situation leur semble complexe et révoltante.

Dans le cas d’Amadou Ndjoum nous avons frôlé plusieurs fois l’espoir d’une libération, contenu de tractations volontairement non divulgué ici. Nous avons  également touché du doigt l’espoir d’une action en faveur de la famille lorsque la femme de l’otage est agréablement appelée par Tieman Hubert Coulibaly, Ministre de l’administration territoriale. Mais hélas, nous observons en même temps, que les actions peinent à se concrétiser. Cependant il n’est point permis de perdre ESPOIR. La mobilisation garde espoir pour Amadou Ndjoum, pour sa famille et également pour nos soldats. La mobilisation continue : Aidons Amadou Ndjoum, ainsi que nos braves soldats.

Dia Djélimady Sacko (Diaspora malienne, France) pour le collectif Aidons Amadou Ndjoum.

Libération de l’otage Sud-africain enlevé au Mali par Al-Qaïda en 2011

Près de six ans après son enlèvement, le Sud-Africain Stephen McGown, kidnappé par Al-Qaïda avec trois autres touristes dans un hôtel de Tombouctou dans le nord du Mali, a été libéré fin juillet et a retrouvé sa famille en Afrique du Sud, a-t-on appris jeudi.

L’ancien otage âgé de 42 ans suit actuellement des examens médicaux de routine et a déjà pu revoir son père et sa femme.

« C’était une énorme surprise quand il a passé la porte. Quand je l’ai étreint, il était en bonne santé et aussi fort qu’avant. Il a été bien traité », a déclaré son père Malcolm McGown, visiblement ému, lors d’une conférence de presse à Pretoria.

« Il m’a regardé et m’a dit que mes cheveux avaient poussé. Je lui ai répondu que les siens étaient encore plus longs! », a plaisanté son épouse, Catherine, cheveux blonds aux épaules.

Interrogé sur les conditions de la libération de Stephen McGown, le ministre sud-africain de la Sécurité intérieure David Mahlobo a assuré que le gouvernement n’avait payé « aucune rançon ».

« Notre politique étrangère est très claire: nous ne payons pas de rançon. Nous avons pu le libérer sans conditions », a-t-il expliqué.

« Le gouvernement nous a aidés depuis le début. Ca a pris du temps mais mon fils est libre, il va bien », s’est réjoui le père de l’ancien otage kidnappé dans la ville historique de Tombouctou le 25 novembre 2011.

Ce jour-là, un groupe d’hommes armés avait fait irruption sur la terrasse d’un hôtel fréquenté par des Occidentaux. Un Allemand avait tenté de résister et été tué.

Le commando avait ensuite emmené M. McGown, ainsi que deux autres touristes, Sjaak Rijke – un Néerlandais libéré en 2015 par les forces françaises – et un Suédois Johan Gustafsson relâché fin juin 2017.

L’enlèvement avait été revendiqué par le groupe jihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Simple touriste

« La famille (de M. McGown), le gouvernement, le peuple sud-africain et la communauté internationale ont fait campagne pour sa libération. Nous sommes heureux d’annoncer que ces efforts ont abouti. Nous lui souhaitons un excellent retour chez lui », a salué la ministre des Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane.

Elle s’est également dite « ulcérée par les activités des groupes comme Al-Qaïda, l’Etat islamique (…) qui kidnappent des citoyens innocents. Souvenez-vous qu’il était un simple touriste à Tombouctou ».

Dans un communiqué, Pretoria a également remercié « le gouvernement malien et les organisations non-gouvernementales (…) pour leurs efforts qui ont permis la libération de M. McGown ».

Pendant sa longue captivité, la mère du jeune homme est décédée. « Stephen rentre chez lui et découvre que sa mère n’est plus là. C’est très très dur pour eux », a déclaré sur la chaîne Enca Imtiaz Sooliman, le directeur de Gift of the Givers, une ONG sud-africaine qui avait envoyé en 2015 un négociateur pour obtenir la libération du touriste.

Fin juin 2017, quelques jours après la libération de Johan Gustafsson, le père de Stephen McGown avait assuré à l’AFP que son fils allait « bien » et qu’il ne subissait pas de mauvais traitements.

Le mois dernier, Al-Qaïda avait publié une vidéo de six otages étrangers, dont M. McGown, où le groupe jihadiste assurait qu’aucune négociation n’avait commencé pour leur libération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ils ont depuis été en grande partie chassés de cette région par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, et qui se poursuit actuellement.

Un otage suédois enlevé par AQMI en 2011 libéré

Le Suédois Johan Gustafsson, enlevé par Al-Qaïda en novembre 2011 dans le nord du Mali, est arrivé en Suède en bonne santé, a annoncé le gouvernement suédois, mais le sort d’un autre otage enlevé au même moment, un Sud-Africain, est inconnu.

«Je suis très heureuse d’annoncer que Johan (Gustafsson) a aujourd’hui pu rejoindre la Suède et retrouver sa famille», a déclaré aux journalistes la chef de la diplomatie suédoise, Margot Wallström, montrant une photographie de lui entouré par sa famille après son arrivée.

«Je l’ai accueilli au pays, et je peux dire qu’il est en bonne santé et qu’il tient bon, compte tenu des circonstances.»

La ministre a refusé de donner des précisions sur les conditions de la libération, indiquant seulement qu’elle avait eu lieu «il y a quelques jours» et qu’elle était le résultat de «plusieurs années d’efforts» réalisés par la police, les hommes politiques, les diplomates et les autorités suédoises et internationales.

La ministre a refusé de dévoiler si une rançon avait été payée ou non, en expliquant seulement que «la politique de la Suède est de ne pas payer de rançon en cas d’enlèvement.»

«Oui, nous avons apporté notre contribution à la libération de l’otage suédois, a indiqué une source sécuritaire malienne à l’AFP. Il a été libéré dans le désert malien. C’est le groupe Al Faroutane, affilié à Aqmi et Al-Qaïda, qui a enlevé le Suédois. Il se porte bien. Les négociations n’ont pas été faciles»

Le 25 novembre 2011, Johan Gustafsson avait été enlevé à Tombouctou en même temps que le Sud-Africain Stephen McGown et un Néerlandais, Sjaak Rijke. Un quatrième homme — un Allemand — avait été tué en tentant de résister à ses ravisseurs.

Gustafsson se trouvait au Mali alors qu’il faisait un voyage en moto entre la Suède et l’Afrique du Sud.

L’enlèvement avait été revendiqué par le groupe djihadiste Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le Néerlandais avait été libéré par les forces françaises en 2015.

«Je vous appelle tous à faire preuve de respect vis-à-vis de Johan et de sa famille et à les laisser décider si et quand ils parleront», a ajouté Mme Wallström dans le communiqué.

Plusieurs autres Occidentaux ont été enlevés au Mali ces dernières années. En janvier 2016, la missionnaire suisse Beatrice Stockly avait été kidnappée à Tombouctou par AQMI, une vidéo la montrant vivante avait été diffusée un an plus tard. Gloria Cecilia Narvaez Argoti, une religieuse colombienne, a été enlevée en février dans le sud du Mali par des hommes armés présumés djihadistes. Sa situation est toujours inconnue, malgré de nombreux arrestations.

Enfin, la Française Sophie Petronin, présidente d’une ONG, a été enlevée à Goa, dans le nord du Mali, à la fin de 2016. Depuis aucun groupe n’a revendiqué son enlèvement.

Fin de randonnée pour l’otage Hervé Gourdel

L’otage français Hervé Gourdel a été exécuté par ses ravisseurs, apprend t’on ce mercredi par l’AFP. Une vidéo indiquerait qu’il a été décapité. Kidnappé dimanche soir en Algérie, à  120km à  l’est de la capitale alors qu’il effectuait une randonnée depuis samedi en compagnie d’amis algériens, le rapt d’Hervé Gourdel a été revendiqué lundi soir par un groupe jihadiste local, « les soldats du Califat », qui a récemment fait allégeance à  Daech ou l’organisation « Etat Islamique ». Des centaines de gendarmes algériens étaient à  sa recherche sur le terrain. De nombreux barrages avaient été mis en place sur la route qui traverse en lacets le massif montagneux dans lequel le Français a disparu en Kabylie, en Algérie. « J’ai pleine confiance dans les forces de sécurité algériennes pour que tout soit fait pour que nous retrouvions notre compatriote », avait indiqué hier soir François Hollande alors que l’ultimatum avait expiré depuis mardi soir.Sur Facebook, plusieurs pages de soutien avaient été créées. Mais plus les heures passaient, plus l’espoir se réduisait quant à  son sort. Rappel des faits Hervé Gourdel, photographe et guide de montagne, a été enlevé dimanche soir en Algérie dans l’est du pays entre Bouira et Tizi Ouzou, dans la région montagneuse de Kabylie. Dans une vidéo authentifiée par le quai d’Orsay on y voyait l’otage français, assis entre deux hommes armés et masqués, demander à  François Hollande de cesser toute intervention en Irak. Son appel n’aura pas été entendu. Dans une déclaration, le premier ministre français Manuel Valls a affirmé que la France poursuivrait ses raids aériens en Irak jusqu’à  ce que l’armée irakienne reprenne le dessus sur les forces djihadistes de l’organisation Etat Islamique.

Intervention française en Irak : Hervé Gourdel, première victime collatérale ?

Qu’adviendra t-il de ce guide touristique enlevé dimanche soir dans les montagnes de Kabylie en territoire algérien ? Les jours à  venir nous le diront, mais selon l’agence Reuters, il s’agit d’un ressortissant français du nom d’Hervé Gourdel. Il apparaà®t dans une vidéo dont l’authenticité n’a pas immédiatement été confirmée par le Quai d’Orsay et demande à  François Hollande de ne plus intervenir en Irak : « Ce groupe armé me demande de vous faire la demande de ne pas intervenir en Irak. Il me retient en otage. Je vous conjure monsieur le président de faire tout ce qui est en votre pouvoir pour me sortir de ce mauvais pas », aurait dit l’otage. Enlevé en Kabylie Un groupe lié à  l’à‰tat islamique (EI) a revendiqué lundi 22 septembre dans la soirée l’enlèvement du Français en Algérie, dans la région de Tizi Ouzou, et a menacé de l’exécuter dans les 24 heures si la France n’arrêtait pas ses frappes contre l’organisation jihadiste en Irak. Kidnappé entre Bouira et Tizi Ouzou, dans le massif des Ouacifs, Hervé Gourdel, 55 ans, faisait partie d’un groupe de randonneurs algériens, qui ont été immédiatement relâchés. Il serait arrivé en Algérie le 20 septembre. La déclaration filmée de Gourdel émeut, au moment, o๠l’Etat Islamique a menacé la France et les Etats-Unis et la coalition internationale de représailles, suite aux interventions militaires, destinées à  affaiblir leurs positions en Irak. Pour l’otage français enlevé, le groupe « Jund al-Khilafa », diigé par Abdelmalek Gouri (appelé aussi Khaled Abu Souleimane), prouve ainsi sa capacité d’action. Il est le premier à  répondre à  l’injonction d’Abu Bakr al-Baghdadi de tuer les ressortissants des pays qui lutte contre l’EI. Issu de la mouvance d’Al-Qaà¯da au Maghreb islamique (Aqmi), Jund al-Khilafa avait prêté allégeance à  l’à‰tat islamique la semaine dernière. La dissidence du chef d’Aqmi en Kabylie, Gouri Abdelmalek, au profit de l’EI date, elle, de la mi-juillet. Frappes intensives en Syrie Selon l’AFP, plus de 20 membres de l’à‰tat islamique (EI) ont été tués dans des frappes sur deux positions de l’organisation dans la province septentrionale de Raqa [en Syrie] qui ont été complètement détruites avec les véhicules qui s’y trouvaient », a rapporté le 23 septembre, l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Il s’agit de la première offensive des à‰tats-Unis et de leurs alliés arabes contre l’EI en Syrie. Une vingtaine de frappes contre la province syrienne de Raqa (nord) auraient été déclenchées dans la nuit depuis la mer Rouge grâce au destroyer USS Arleigh Burke et depuis le Golfe persique. Elles auraient duré environ 90 minutes. Alors que des milliers de réfugiés kurdes fuient l’Irak, et ont trouvé refuse en Turquie, la ville kurde d’Ain Al Arab est le dernier bastion encore tenu par les soldats kurdes, contre les assauts de l’Etat l’Islamique. C’’est une véritable guerre de religion qui oppose, les sinistres combattants de l’EI, aux chrétiens kurdes comme au temps des croisades. Sauf que de l’avis de la communauté internationale, la menace de l’EI est d’une ampleur plus vaste encore. Elle est un terrorisme sans nom qui au nom de la religion sème la désolation sur des populations civiles innocentes. Dans une déclaration publique, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a affirmé qu’un groupe terroriste ne [pourrait] pas infléchir la position de la France ». « Tout est mis en œuvre en concertation étroite avec les autorités algériennes pour obtenir la libération de notre compatriote, a-t-il ajouté. Mais il ne faut pas cacher que la situation est extrêmement critique. » Reste à  prier pour le sort de l’otage français détenu par Jund Al Khilifa. Les autorités françaises ont de leur côté appelé tous leurs ressortissants du Maghreb, du Moyen Orient et d’Afrique Sub-saharienne à  demeurer vigilants.

Adama Bagayogo, ex-otage du MNLA à Kidal raconte son calvaire

Journaldumali.com : O๠étiez vous avant qu’on ne vous prenne en otage? Adama Bagayogo: J’étais à  Kidal dans le cadre de la surveillance épidémiologique plus précisément pour la campagne nationale de vaccination contre la poliomyélite. Nous étions logés dans le périmètre de la cité administrative pas loin du gouvernorat de Kidal. Le samedi matin on a été réveillé par des coups de feu. Après avoir pris le petit déjeuner vers 8 h 30, nous sommes rendus au gouvernorat pour la rencontre avec le Premier ministre. M. Mara et sa délégation sont arrivés au gouvernorat sous les coups de feu aux environs de 16h. Dans la salle, on pouvait constater les va et vient du général Gamou préoccupé par la situation sécuritaire. Juste après la réunion, le Premier ministre accompagné du gouverneur Adama Kamissoko sont partis au camp. Nous, les cinq médecins avons rejoint notre logement pour regarder un match de foot. A peine arrivé, nous avons reçu la visite désagréable de trois jeunes armés qui nous ont demandé de les suivre. Ils devaient avoir entre 17 et 18 ans. Ils nous ont fait marcher sur 50 m environ avant de rejoindre les autres à  bord de leur véhicule pick-up. Moi je ne portais qu’un petit t-shirt parce que J’avais enlevé mon boubou avant de suivre le match. Ceux qui sont restés au gouvernorat pour un débriefing ont été arrosés de balles. Parmi les victimes J’avais un ami sous-préfet qui m’appelait son ami lointain. Dans quelle condition étiez-vous détenus ? En cours de route, ces jeunes sans pitié, nous donnaient des coups de crosse jusqu’à  blesser un nos médecins à  la tête qui saignait. Ils nous ont amené dans une maison en banco o๠nous avons dormi à  même le sol, la nuit. C’’est là  o๠nous étions soumis à  une fouille corporelle. Nous étions dépossédés de nos téléphones et argents. Les ravisseurs cherchaient à  savoir s’il y a des militaires parmi nous. Ils ne cessaient de nous demander ce que nous sommes venus faire chez eux dans l’Azawad. Le dimanche, ils nous ont transféré dans une maison cette fois ci en dur. C’’est là  tous les otages ont décliné leur identité. Pour les ravisseurs, tous les médecins envoyés au nord sont des médecins militaires. Ils nous ont demandé de faire le diagnostic des 5 blessés parmi nous. Le lendemain, nous avons reçu des médicaments pour les soins. Il faut reconnaitre qu’à  ce niveau, nous avons mangé à  notre faim et pris du thé. Même ceux qui fument la cigarette ont reçu leur dose. Croyant que l’heure est arrivée pour notre libération, ce fut le début de notre calvaire. Nous sommes amenés dans un lieu, o๠il n’y a pas d’air. C’’était le dimanche à  22 heures. D’abord, ils nous ont bandé les yeux, puis nous ont transféré dans des chambres hermétiquement fermées. Il était interdit de parler pour éviter le bruit. On suait à  grosses gouttes et on était obligé de simuler un asthmatique. Notre geôlier ouvre la porte pour voir ce qui se passe et on profite pour respirer un peu. « Je m’en fous s’il meurt. il y a un marabout à  côté qui va prier sur son corps et C’’est fini » lance le fougueux gardien. Puis il ferme la porte encore jusqu’à  lundi. La situation était insoutenable. Quand est-ce qu’on vous a annoncé que vous êtes libre ? C’’est le lundi 19 mai vers 17 heures que nos ravisseurs sont venus nous chercher. Ils nous ont encore bandé les yeux et nous ont demandé de nous coucher derrière les véhicules sous la couverture. C’’est ainsi que nous nous sommes retrouvés au camp II de la Minusma. A notre arrivée nous avons vu Moussa Assarid, un des responsables du MNLA. Celui-ci nous a fait savoir qu’ils n’ont rien contre nous mais que leur revendication est légitime. Nous avons été remis à  la Minusma en présence de la croix rouge. Nous avons passé la nuit au camp II ou le contingent sénégalais s’est vraiment occupé de nous. Le mardi nous sommes parti à  Gao à  bord de l’hélicoptère des nations unies. C’’est à  Gao qu’un avion cargo de l’ONU nous a amené à  Bamako vers 18 heures o๠nous avons a été accueillis en grande pompe. Il faut signaler que J’ai été ému lorsqu’ils nous ont annoncé notre liberté.

Mali : le corps d’un otage français aurait été retrouvé

Un corps découvert récemment dans le nord du Mali serait selon « une très forte probabilité » celui de l’otage français Philippe Verdon, enlevé par al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) en novembre 2011, a annoncé dimanche 14 juillet le ministre français des Affaires étrangères. « Il existe une très forte probabilité pour qu’un corps retrouvé récemment dans le nord du Mali soit malheureusement celui de notre compatriote Philippe Verdon », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Philippe Lalliot. « Des vérifications complémentaires sont en cours », a-t-il ajouté, précisant que le ministère était en contact avec la famille de l’otage. Auparavant, le président François Hollande dans son entretien télévisé du 14 Juillet avait déclaré avoir « des informations des plus mauvaises sur Philippe Verdon ». « Hélas, tout indique qu’il serait mort il y a déjà  plusieurs semaines », avait-il dit sans évoquer toutefois le corps retrouvé au Mali. Les radios RTL et RFI avaient annoncé la découverte du corps début juillet dans le nord du Mali, confirmée par des sources proches de l’enquête et gouvernementale française. Une source proche de l’enquête a précisé qu’un prélèvement avait été effectué sur la dépouille afin de vérifier qu’il s’agissait bien du Français, dont le décès avait été annoncé en mars par l’organisation al-Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) mais jamais formellement confirmé par les autorités françaises qui ne cachaient toutefois pas leur pessimisme. Cette source n’a pas précisé si le résultat des analyses génétiques était connu. Le 7 juillet, la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) a été informée de la découverte d’une dépouille susceptible d’être celle de Philippe Verdon. Un prélèvement génétique a été envoyé le lendemain en France. Le corps devait être rapatrié s’il se confirmait qu’il s’agissait bien de Philippe Verdon, selon la source proche de l’enquête. « Ne pas parler » Philippe Verdon et un autre Français, Serge Lazarevic, ont été enlevés dans la nuit du 24 novembre 2011, dans leur hôtel à  Hombori (nord-est du Mali). Ils étaient en voyage d’affaires pour un projet de cimenterie, selon leurs proches, qui ont démenti tout lien avec des mercenaires ou des services secrets. Serge Lazarevic reste détenu par Aqmi. Le 19 mars, Aqmi avait annoncé que Philippe Verdon avait été exécuté, mais Paris n’avait jamais confirmé. à‚gé de 53 ans, Philippe Verdon souffrait en partant pour le Mali d’un ulcère et de tachycardie. « Pour nous, il est possible que Philippe soit mort à  cause de ses pathologies et qu’Aqmi s’en serve pour une mise en scène », avait déclaré en mars Pascal Lupart, qui dirige le comité de soutien de M. Verdon. Dans une vidéo diffusée l’été dernier par le site mauritanien Sahara Médias, Philippe Verdon parlait de ses « conditions de vie difficiles » . Quatre autres Français (Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret) ont été enlevés le 16 septembre 2010 au Niger par Aqmi. à€ ces otages s’ajoutent deux autres Français : Gilberto Rodriguez Leal, enlevé le 20 novembre 2012 au Mali, et Francis Collomp, enlevé le 19 décembre 2012 au Nigeria. L’à‰tat français « fait tout » pour ramener les otages retenus au Sahel, a assuré dimanche le président François Hollande lors de son entretien télévisé. « Les otages du Mali, nous faisons tout pour les ramener », a dit le président en évoquant le chiffre de « six », « sept » otages, rappelant « la position de principe » de l’à‰tat français sur les otages quels qu’ils soient : « tout faire pour les libérer mais ne pas parler pour compliquer une situation qui l’est déjà  suffisamment ». M. Hollande a également évoqué dans cet entretien deux journalistes français disparus en juin en Syrie, et assuré que la France faisait tout pour les localiser et « connaà®tre exactement les intentions de leurs ravisseurs ».

Mali : les premières images de l’otage français enlevé le 20 novembre

Mal rasé, tête et regard baissés, il est vêtu d’une chemise bleue et entouré de deux hommes en armes. Dans une vidéo que le site mauritanien devrait diffuser, le Français fait cette déclaration : «Je m’appelle Rodriguez Leal Alberto. J’ai été enlevé à  Diéma, entre Nioro et Bamako, par le Mujao». «Je demande au gouvernement français de répondre rapidement à  leurs revendications», ajoute-t-il selon le site mauritanien, sans préciser quelles sont les revendications de ses ravisseurs du Mujao. «Je ne suis pas fautif dans cet enlèvement, c’est le gouvernement qui est mis en cause par ses actions extérieures», affirme-t-il. «Je suis bien traité» L’otage dit placer sa «confiance» dans le gouvernement français «qui saura traiter rapidement ma situation et trouver une issue favorable» «Pour ma famille, ne vous faites pas de souci. Je suis bien traité. Je vous embrasse et je vous aime tous», conclut-il. Cet otage avait été présenté par les services maliens de sécurité comme s’appelant Gilberto Rodriguez Leal, et non Alberto comme il se présente lui-même. Agé de 61 ans, né au Portugal mais de nationalité française, il a été enlevé par des hommes armés le 20 novembre au soir à  Diéma, localité située à  l’est de Kayes, ville proche des frontières avec le Sénégal et la Mauritanie. Il circulait dans un camping-car et venait de Mauritanie, pays qu’il avait traversé au volant de son véhicule. Le Mujao est l’un des trois mouvements islamistes qui occupent le Nord-Mali. Le 13 octobre, il avait menacé François Hollande personnellement, alors que la France affirmait qu’elle apporterait son soutien logistique à  une intervention africaine dans cette région.

Mali: un otage algérien demande à son pays de lui « sauver la vie »

BAMAKO — Un otage algérien aux mains du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’ouest (Mujao), un groupe islamiste armé présent dans le nord du Mali, demande aux autorités de son pays de lui « sauver la vie », dans une vidéo visionnée dimanche par l’AFP. Cette vidéo a été obtenue par l’AFP auprès d’un intermédiaire proche du Mujao. Un journaliste de l’AFP a reconnu l’otage, un employé du consulat d’Algérie à  Gao, qu’il avait rencontré dans cette ville du nord du Mali. « Je demande aux autorités algériennes de trouver une solution pour me sauver la vie », déclare l’otage, un diplomate, dont les propos en arabe ont été traduits pour l’AFP. Assis devant une toile noire sur laquelle on aperçoit un dessin représentant un sabre et un court texte écrit en arabe, l’otage algérien a des cheveux courts, est habillé en boubou et porte une barbe. Il affirme dans la vidéo que « des pays comme la Mauritanie (et) la France ont négocié dans le passé pour libérer leurs otages et que l’Algérie n’a qu’à  faire la même chose », selon la traduction faite pour l’AFP. Le diplomate, visiblement bien portant, ne se détache quasiment pas du texte dont la lecture dure moins d’une minute et qui a probablement été rédigé par ses ravisseurs. La vidéo s’ouvre sur une image du drapeau du Mujao et l’otage commence son discours par une prière. Le Mujao avait, dans un communiqué transmis vendredi à  l’AFP, menacé l’Algérie de représailles si elle ne libérait pas trois jihadistes arrêtés dans le sud de l’Algérie. Ce mouvement, allié à  Aqmi et un autre groupe islamiste armé, Ansar Dine (Défenseurs de l’islam), a revendiqué l’enlèvement, le 5 avril, de sept Algériens au consulat d’Algérie à  Gao, une des villes du vaste nord malien tombées il y a cinq mois entre les mains de ces groupes jihadistes. En mai, le Mujao avait exigé la libération de combattants islamistes prisonniers en Algérie et 15 millions d’euros pour relâcher les otages. Le 12 juillet, il a annoncé avoir libéré trois des sept otages, et évoqué des « conditions » connues de l’Algérie pour la libération des autres captifs.

L’otage suisse libérée, Ançar Dine fait sa publicité

Dix jours. La durée de captivité de Béatrice Stockly aura été très courte si l’on pense aux autres otages prisonniers depuis des mois. Elle se trouve désormais au Burkina-Faso. Elle y a été accueillie par les autorités après avoir voyagé en hélicoptère depuis Tombouctou aux côtés du chef d’état-major particulier du président burkinabè Blaise Compaoré, le général Gilbert Djindjéré, venu la chercher avec deux représentants du ministère suisse des Affaires étrangères. A son arrivée à  la base militaire de Ouagadougou, elle n’a pas voulu s’exprimer devant les nombreux journalistes venus l’accueillir. La seule déclaration a été faite par le général Djindjéré : « Elle ne veut pas repartir en Suisse, elle ne souhaite pas quitter la région pour le moment et va rester au Burkina deux ou trois jours, le temps de réfléchir. » La Suisse déconseille de se rendre au Mali depuis 2009 « Son état de santé est bon, compte tenu des circonstances », a déclaré dans un communiqué le Département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE), qui remercie les autorités du Mali et du Burkina-Faso. Le DFAE n’a pas manqué de rappeler qu’il déconseille « depuis le 1er décembre 2009 de se rendre au Mali en raison du risque élevé d’enlèvements » et qu’il recommande aux Suisses résidant au Mali de quitter momentanément le pays depuis le 30 mars 2012. Qui est Béatrice Stockly ? Agée d’une quarantaine d’années et vivant depuis longtemps à  Tombouctou, Béatrice Stockly est passée outre ces consignes. Missionnaire protestante, très impliquée dans les actions sociales, elle n’a pas jugé utile de quitter Tombouctou, même après la prise de la ville dans les premiers jours du mois d’avril par des groupes islamistes armés souhaitant imposer la charia. La Suissesse avait initié plusieurs actions en faveur des populations. En janvier dernier, ses partenaires avaient procédé à  l’inauguration d’une école à  20km à  l’ouest de Bamako. Ansar Dine en profite Le Burkina Faso affirme qu’il n’a pas versé de rançon, rapporte RFI selon qui la Suisse a néanmoins « accepté une formule pour que de respectables liasses d’euros soient versées ». En faisant l’intermédiaires entre les ravisseurs – supposés êtres membres d’un autre groupe islamistes – et les autorités régionales, Ançar Dine mené par Iyad Ag Ghaly s’est donné l’image d’un interlocteur utile, étranger aux barbaries d’Al Quaeda au Maghreb islamique. La libération de Madame Stockly porte à  19 le nombre de personnes toujours détenues au Sahel.

Libération de l’otage suisse, la belle affaire d’Ançar Dine

Dix jours. La durée de captivité de Béatrice Stockly aura été très courte si l’on pense aux autres otages prisonniers depuis des mois. Elle se trouve désormais au Burkina-Faso. Elle y a été accueillie par les autorités après avoir voyagé en hélicoptère depuis Tombouctou aux côtés du chef d’état-major particulier du président burkinabè Blaise Compaoré, le général Gilbert Djindjéré, venu la chercher avec deux représentants du ministère suisse des Affaires étrangères. A son arrivée à  la base militaire de Ouagadougou, elle n’a pas voulu s’exprimer devant les nombreux journalistes venus l’accueillir. La seule déclaration a été faite par le général Djindjéré : « Elle ne veut pas repartir en Suisse, elle ne souhaite pas quitter la région pour le moment et va rester au Burkina deux ou trois jours, le temps de réfléchir. » La Suisse déconseille de se rendre au Mali depuis 2009 « Son état de santé est bon, compte tenu des circonstances », a déclaré dans un communiqué le Département fédéral des affaires étrangères suisse (DFAE), qui remercie les autorités du Mali et du Burkina-Faso. Le DFAE n’a pas manqué de rappeler qu’il déconseille « depuis le 1er décembre 2009 de se rendre au Mali en raison du risque élevé d’enlèvements » et qu’il recommande aux Suisses résidant au Mali de quitter momentanément le pays depuis le 30 mars 2012. Qui est Béatrice Stockly ? Agée d’une quarantaine d’années et vivant depuis longtemps à  Tombouctou, Béatrice Stockly est passée outre ces consignes. Missionnaire protestante, très impliquée dans les actions sociales, elle n’a pas jugé utile de quitter Tombouctou, même après la prise de la ville dans les premiers jours du mois d’avril par des groupes islamistes armés souhaitant imposer la charia. La Suissesse avait initié plusieurs actions en faveur des populations. En janvier dernier, ses partenaires avaient procédé à  l’inauguration d’une école à  20km à  l’ouest de Bamako. Ansar Dine en profite Le Burkina Faso affirme qu’il n’y a pas eu de rançon, rapporte RFI selon qui la Suisse a néanmoins « accepté une formule pour que de respectables liasses d’euros soient versées ». En faisant l’intermédiaires entre les ravisseurs – supposés êtres membres d’un autre groupe islamistes – et les autorités régionales, Ançar Dine mené par Iyad Ag Ghaly s’est donné l’image d’un interlocteur utile, étranger aux barbaries d’Al Quaeda au Maghreb islamique. La libération de Madame Stockly porte à  19 le nombre de personnes toujours détenues au Sahel.

Aéroport de Bamako: Chaude matinée pour Mme le PDG

Les minutes ont été longues ce mardi matin 6 décembre pour la présidente directrice générale des Aéroports du Mali, Mme Thiam Aya Diallo, qui a été la cible d’une violente manifestation de colère de ses employés. En toile de fond, la « gestion peu orthodoxe » des ressources de la société, le plan de privatisation peu favorable à  leur égard, et la « violation des libertés syndicales. Libérée après des heures d’enfer Ce mardi matin aux environs de midi, un groupe de manifestants a en effet décidé de faire irruption dans le bureau de Mme le PDG des aéroports, avant d’exiger sa démission. Pour Mme Thiam, il n’en est évidemment pas question. Et il n’en fallait pas moins pour s’attirer les foudres de ses employés qui décident de la retenir en otage. Mis au courant des évènements, le ministre de l’équipement et des transports, Hamed Diané Séméga, a vite dépêché des émissaires sur les lieux. Ils sont très vite éconduits par les manifestants qui ne veulent rien savoir. C’’est donc après le déploiement d’un important dispositif de sécurité (principalement composé de policiers) que le ministre Séméga lui-même se transporte sur les lieux. Après de longues discussions avec les travailleurs, le chef du département des transports parvient à  « sauver » la patronne des aéroports. Sous bonne escorte, elle sera extraite de son bureau puis emmenée en des lieux plus sûrs. Qu’est-ce que le ministre et les travailleurs ont pu se dire au cours de leur échange? Selon un responsable du Collectif des syndicats des aéroports du Mali, au cours des discussions, le ministre a pris des engagements sur plusieurs revendications des travailleurs, notamment l’assurance qu’aucun salarié ne sera licencié dans le cadre de la privatisation en perspective. Cependant, explique-t-on du côté des Collectifs des syndicats des aéroports du Mali, face aux engagements du gouvernement en matière de privatisation, il faut être prudent. Notre interlocuteur rappelle ainsi le souvenir des tensions intervenues dans le cadre des précédentes privatisations, notamment à  l’HUICOMA, à  la Régie des chemins de fer du Mali, EDM S.A, etc. Une atmosphère déjà  délétère La prise d’otage de Mme le PDG des aéroports du Mali intervient dans un contexte de forte tension entre la direction et les travailleurs, depuis l’annonce faite par les autorités du pays de privatiser les aéroports du Mali. On se rappelle qu’il y a seulement une semaine (le mardi 29 novembre dernier), le Collectif des femmes des aéroports avait pris d’assaut la Primature pour dénoncer la mesure de mise en liquidation de l’entreprise. Avec le Collectif des syndicats des aéroports, une pétition avait été lancée pour exiger la démission de Mme le PDG. Car, selon eux, l’espoir suscité par la réhabilitation de l’aéroport international de Bamako- Sénou, dans le cadre de l’aide du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique à  travers le Millenium Challenge Account (MCA) n’aura été que de courte durée. Présentée comme « un moyen efficace de lutte contre la pauvreté », (comme l’a d’ailleurs soutenu le Directeur général Daniel Johanes, qui vient de boucler une visite sur les différents chantiers du MCA dans notre pays), la modernisation de l’aéroport international de Bamako Sénou risque, selon les syndicalistes, de produire l’effet contraire. Le nouvel acquéreur ne serait autre qu’une société canadienne du nom de « SNC Lavalin ». « Si le principe de toute liquidation veut que la société à  privatiser soit en difficulté, tel n’est pas le cas de l’aéroport international de Bamako-Sénou » avaient dénoncé récemment dans la presse les militantes du Collectifs des femmes des aéroports. Pour qui, depuis une dizaine d’années, cette plateforme se présente comme étant le meilleur site aéroportuaire de notre pays. A ce titre, expliquent leurs collègues du Collectif des syndicats des aéroports, Bamako Sénou sert de soutien financier aux autres aéroports du Mali. Pourquoi donc vouloir privatiser une structure, qui a jusqu’à  présent fait des bénéfices et qui s’est régulièrement acquittée de ses obligations fiscales? Les syndicalistes qui se demandent si « ceux-là  mêmes qui s’agitent pour céder Bamako Sénou n’ont pas intérêt à  cette privatisation sauvage? »

Affaire des otages espagnols : Omar le Saharaoui serait à Bamako

L’homme fait la une de tous les journaux dans l’affaire des otages espagnols détenus par Al Qaeda au Maghreb Islamique. C’est d’abord une source aéroporturaire qui a confirmé son extradition des geôles d’une prison mauritanienne vers le Mali.  » Omar Sid’Ahmed Ould Hamma, surnommé « Omar le Sahraoui », « a été extradé vers Bamako dans la nuit du lundi à  mardi », a déclaré à  l’AFP cete même source aéroportuaire à  Bamako. « Il était à  bord d’un vol régulier et n’était pas menotté. Ce sont les forces de sécurité du Mali qui sont venus le récupérer à  sa descente » d’avion, a précisé cette source ». L’arrivée de « Omar le Sahraoui » à  Bamako a été confirmée par une source des services de sécurité au Mali, ainsi que par une source policière en Mauritanie. Lundi, une source haut placée à  Nouakchott avait affirmé à  l’AFP que le gouvernement mauritanien avait « accepté de le livrer au Mali parce que nous ne pouvons rien refuser à  nos frères maliens auxquels nous lient d’excellentes relations ». Un acte qui maintient les bonnes relations diplomatiques entre le Mali et la Mauritanie, décidés à  coopérer ensemble. L’affaire Germaneau avait mis en exergue une main mise française, suite à  l’opération militaire menée par la France et qui avait conduit à  la mort de l’otage français. Cette extradition intervient alors que des informations au Mali indiquent que la branche radicale d’Aqmi, dirigée par l’Algérien Abdelhamid Abou Zeà¯d, menace la vie des otages espagnols qui sont détenus par un autre groupe d’Aqmi, dirigé par Mokhtar Belmokhtar, alias Belawar. Les otages toujours en vie Les autres otages, deux hommes, Albert Vilalta, 35 ans, et Roque Pascual, 50 ans, sont toujours séquestrés dans le nord du Mali. Des preuves de leur vie ont été données ces derniers jours à  leur famille  » par une ONG espagnole. L’on attend maintenant une réaction des autorités Maliennes.

Affaire Germaneau : Réactions de la presse Malienne et internationale

« Raid anti aqmi au Nord-Mali : Le « Mali n’était pas informé », titre le journal Le Républicain ce lundi matin. Raison pour laquelle le président Malien aurait quitté vendredi le sommet de la CENSAD en pleine séance plénière; une information largement relayée par les agences de presse étrangères et algériennes comme pour pointer du doigt un manquement du président ATT. Une fois à  Bamako, indique le journal L’Aurore, » ATT a reçu à  Koulouba les émissaires du président Mauritanien en la personne du chef d’à‰tat major particulier de Mohamed Ould Abdelaziz en personne, du ministre de la Défense et du Directeur de la Police mauritanienne, porteurs, « d’un message ultra confidentiel  » du président mauritanien. Six hommes auraient été tués, une prise importante. Une victime a cependant été tué. Michel Germaneau, 78 ans, retraité sans attaches, dont la mort émeut outre atlantique. « ATT trahi par ses pairs français et mauritanien, Le président malien, jadis courtisé et choyé pour ses interventions salutaires en vue de la libération d’otages occidentaux, semble désormais écarté des opérations de lutte contre les terroristes. Son pays n’a pas été impliqué ni de près ni de loin au raid du jeudi dernier sur son propre territoire. », indique l’Aurore. Pour le journal Français, La Tribune, » Que des opérations militaires soient menées sur un territoire étranger, pose des questionnements ». »Si l’armée malienne avait été associée à  l’opération, ses chances de succès auraient été plus élevées. Les terroristes auraient été pris en étau, certains auraient pu être capturés vivants et constituer une précieuse source d’information pour récupérer l’otage français », juge l’Indépendant de Bamako. En France Dans une courte déclaration à  la presse, ce lundi à  10h30, le président de la République a confirmé le décès de Michel Germaneau, l’otage français retenu au Niger puis Mali. Dénonçant un «acte barbare, odieux», Nicolas Sarkozy a parlé «d’un assassinat», confirmant que les ravisseurs n’avaient pas attendu la fin de l’ultimatum. Par ailleurs, le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner est attendu au Mali, en Mauritanie, et au Niger. Alors que certains affirment que l’otage aurait tué depuis près d’un mois et que l’enregistrement sonore n’était qu’un leurre… Dialogue ou offensive militaire ? Un journaliste malien indique cependant que la solution militaire n’est pas issue, « il faut toujours opter pour le dialogue comme l’a toujours fait le président Malie », voyez l’affaire Camatte. Cela peut-il conforter le président Malien, dont on murmure, qu’il « avait sa tête des mauvais jours », lors du trajet retour de Ndjamena. L’on attend sa déclaration.

Nord Mali : L’otage Français exécuté par Al Qaeda

« Nous annonçons avoir exécuté l’otage français dénommé Michel Germaneau samedi 24 juillet pour venger nos six frères tués dans la lâche opération de la France », aux côtés des forces mauritaniennes contre une unité d’Al-Qaà¯da, a déclaré le chef de l’Aqmi, Abou Moussab AbdelWadoud, dans cet enregistrement diffusé sur le chaà®ne télé Al Jazeera. Plus tôt dans la journée, au Mali, des sources au sein de services de sécurité et de renseignement avaient assuré à  l’AFP que l’inquiétude était à  son comble sur le sort du Français, impliqué dans l’action humanitaire. Samedi, un responsable français avait annoncé que des militaires français (de 20 à  30) avaient participé le 22 juillet à  un raid dans le désert malien contre un groupe de l’Aqmi, en pensant avoir localisé l’otage. Le camp de l’Aqmi avait été attaqué par des commandos français et des unités mauritaniennes. Sept jihadites avaient été tués au cours de l’attaque, et quatre étaient parvenus à  s’enfuir. L’otage français, Michel Germaneau, n’était pas présent dans ce camp. Les Mauritaniens (avec l’aide des militaires français?) avaient menés samedi un autre raid ontre l’Aqmi, selon une source du ministère de la Défense. Nicolas « Sarkozy a échoué à  libérer son compatriote par cette opération mais il a, sans aucun doute, ouvert pour lui, pour son peuple et pour son pays l’une des portes de l’enfer », a encore déclaré le chef de l’Aqmi dans l’enregistrement dont l’authenticité ne pouvait être vérifiée à  ce stade. « Depuis l’enlèvement de notre compatriote, les ravisseurs, en dépit des efforts des autorités françaises, ont refusé tout dialogue et n’ont formulé aucune revendication précise », a affirmé dimanche le ministère français des Affaires étrangères. Les ravisseurs de M. Germaneau avaient diffusé le 14 mai une photo o๠il paraissait très fatigué et un appel à  l’aide de l’otage au président français Nicolas Sarkozy. Le 12 juillet, M. Sarkozy avait a fait part de sa « brûlante inquiétude ». La veille, Aqmi avait publié un message à  l’attention de Paris dans lequel il menaçait de tuer le Français sous 15 jours si Paris ne répondait pas à  ses demandes. Dans la soirée, un responsable français sous couvert d’anonymat a affirmé à  l’AFP que Paris « avait la conviction » que Michel Germaneau « était mort depuis plusieurs semaines ». Londres avait refusé de céder aux exigences du groupe qui réclamait des Britanniques qu’ils oeuvrent à  la libération de plusieurs de ses membres prisonniers dans des pays du Sahel. Ces mêmes exigences ont été formulées par Aqmi – qui détient également deux otages espagnols – pour qu’elle épargne Michel Germaneau. Réunion d’un conseil de Défense et de sécurité Un « conseil restreint de défense et de sécurité » sur l’affaire de l’otage français Michel Germaneau doit se réunir lundi matin à  9h00, a indiqué l’Elysée. Ce conseil réunira autour du chef de l’Etat, le Premier ministre François Fillon, Brice Hortefeux (Intérieur), Bernard Kouchner (Affaires étrangères), Hervé Morin (Défense) ainsi que les directeurs des administrations concernées, a-t-on ajouté. Réactions « Si l’exécution (de Michel Germaneau) se confirme, mes deux sentiments sont la tristesse et la colère », a déclaré dimanche soir à  l’AFP Olivier Thomas, maire (PS) de Marcoussis, o๠habitait Michel Germaneau. « Mon premier sentiment est la tristesse, l’injustice. Ca tombe sur un homme qui se dévoue aux autres, qui se dévoue à  un continent entier », a déploré Olivier Thomas, pointant du doigt le « fanatisme religieux, quelle que soit la religion ». Seconde question du maire: « Comment? Qui a décidé que la France allait participer (à  un raid), alors que la vie d’un otage était en jeu? Comment cela a-t-il été géré, et comment en est-on arrivé là ? », a questionné Olivier Thomas Prisonnier d’un homme « violent et brutal » Michel Germaneau est apparemment détenu par une cellule de l’AQMI dirigée par l’Algérien Abdelhamid Abou Zeà¯d, décrit comme « violent et brutal ». En juin 2009, cet homme avait déjà  exécuté un otage britannique, Edwin Dyer, enlevé six mois auparavant. La Grande-Bretagne avait alors refusé de céder à  ses exigences d’oeuvrer à  la libération de plusieurs de ses sympathisants incarcérés dans plusieurs pays du Sahel. L’AQMI a formulé les mêmes exigences vis-à -vis de la France pour la libération de Michel Germaneau. Les ravisseurs de ce dernier refusent depuis la mi-juin de laisser parvenir à  l’otage, qui souffre d’une maladie cardiaque, les médicaments dont il a besoin, selon des sources sécuritaires au Mali. Un ancien otage de l’AQMI, le Français Pierre Camatte (voir plus loin), a décrit ses ravisseurs comme des « fanatiques » qui « disent que les musulmans de France ne sont pas de vrais musulmans, que ce sont eux qui détiennent la vérité et que leur objectif est d’islamiser le monde entier ». « Zeà¯d est vraiment violent. Ils nous a reproché de travailler pour les ‘blancs’ (Européens) qui ne sont (selon lui) que des impies », a rapporté un médiateur malien qui a eu l’occasion de discuter avec lui. Abou Zeà¯d, Hamadou Abid de son vrai nom, est connu de longue date des spécialistes du terrorisme. Issu de l’ex-Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), il est réputé avoir toute la confiance d’Abdelmalek Droukdel, 39 ans, qui dirige l’AQMI depuis l’Algérie o๠il a répandu la stratégie de l’attentat-suicide et de la guerre urbaine.

Paris toujours sans nouvelles de l’otage au Mali

Le raid mauritanien mené jeudi contre une unité d’Al-Qaà¯da au Maghreb islamique (Aqmi) avec le soutien de la France visait à  libérer Michel Germaneau, a indiqué samedi une source au ministère français de la Défense affirmant n’avoir « aucune preuve de vie » de l’otage. Vingt à  trente militaires français étaient impliqués dans ce raid mauritanien, selon cette même source. D’autre part, l’armée mauritanienne a mené une nouvelle opération visant l’organisation Aqmi, après celle de jeudi, cette fois sans le concours de la France, a précisé cette source. Le flou persistait toutefois sur le fait de savoir si elle était terminée ou non. Cette deuxième opération s’est poursuivie sur la journée de samedi mais elle est désormais terminée et « là  ils sont en train de revenir », a-t-on encore indiqué au ministère français de la Défense. Une source militaire mauritanienne a indiqué de son côté à  l’AFP à  Nouakchott que cette opération menée en territoire malien se poursuivait samedi. « Les opérations de traque et de ratissage se poursuivent contre les camps des terroristes d’Al-Qaà¯da et nous avons pu saisir un nouvel arsenal d’armes, d’explosifs et de munitions », a-t-elle précisé Six membres de la branche maghrébine d’Al-Qaà¯da ont été tués lors d’un raid mauritanien mené jeudi avec le « soutien technique » de la France. Jusqu’alors, des informations contradictoires circulaient sur l’objectif de ce raid, prévenir une attaque d’Aqmi contre la Mauritanie ou libérer M. Germaneau. Aqmi a menacé d’exécuter l’otage français à  compter de lundi si des militants de cette organisation prisonniers dans la région n’étaient pas libérés. L’inquiétude grandit sur son sort. La dernière preuve de vie date de la mi-mai.

Nord Mali : Un raid pour libérer  » l’otage français » échoue

« Les forces spéciales mauritaniennes appuyées par l’armée française ont échoué dans leur tentative de libérer l’otage français d’Al-Qaeda Michel Germaneau dans le désert du nord du Mali », indique le journal espagnol El Pais ce vendredi matin. Lors de l’opération militaire, six présumés « terroristes » auraient été tués, mais les forces armées n’auraient pas réussi à  trouver Michel Germaneau. La base o๠l’otage était censé être détenu aurait été précédemment localisée grâce à  l’aide des à‰tats-Unis. à‚gé de 78 ans, l’ingénieur français à  la retraite a été capturé le 22 avril par l’Aqmi (Al-Qaeda au Maghreb islamique) dans le nord du Niger près de la frontière avec le Mali et l’Algérie. Le Quai d’Orsay mobilisé La France avait plusieurs fois réitéré sa volonté de tout faire pour libérer l’otage français, détenu par Al Qaeda au Nord Mali, précisément à  la frontière avec le Niger. Une promesse qui donne du fil à  retordre au Quai d’Orsay. Après Pierre Camatte, c’est le français Germaneau qui se trouve au coeur de la nébuleuse Al Qaeda. Al Qaeda on le sait, veut faire libérer ses hommes et les otages sont une monnaie d’échange pour cela. « L’Aqmi (Al Qaà¯da au Maghreb islamique) a menacé le 12 juillet d’exécuter l’otage quinze jours plus tard si le gouvernement français ne se plie pas d’ici là  à  ses exigences. L’Aqmi réclame en échange de son otage la libération de prisonniers et affirme que sa vie relève désormais de la responsabilité du président Nicolas Sarkozy », indique le Nouvel Observateur. Offensive militaire Ici, ce sont des militaires mauritaniennes qui ont mené l’opération. Des tirs auraient eu lieu mercredi soir, puis Jeudi très tôt dans la matinée. Une source indique que les forces armées auraient tué 6 terroristes sans parvenir à  trouver l’otage. « Il y a eu des affrontements dans le secteur, des tirs ont été entendus. Nous ignorons s’il s’agissait de heurts entre soldats et preneurs d’otages », a déclaré un responsable de la région de Kidal, dans le nord du Mali, limitrophe avec le Niger et l’Algérie. Cette opération fait suite à  l’ultimatum fixé par les islamistes, et quie xpire dans quelques jours. Michel Germaneau a lui été enlevé le 22 Avril dans le nord du Niger. Le silence de Paris Après l’opération, Paris reste muet quand la presse espagnole communique sur l’affaire, les autorités de défense espagnoles auraient été au courant de l’opération deux jours plus tôt, indique une autre source. Mais à  Paris, un porte-parole du ministère français de la défense a déclaré jeudi : « Je ne dispose d’aucun élément me permettant de commenter les informations de sites Internet espagnols », a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. Michel Germaneau, ingénieur à  la retraite qui a travaillé dans le secteur pétrolier en Algérie, a été capturé le 22 avril dans le nord du Niger, près de la frontière avec le Mali et l’Algérie. Dans un enregistrement diffusé en Mai, par le groupe islamiste et ici illustré, l’otage se déclarait en mauvaise santé. Il ne lui reste plus qu’à  attendre une nouvelle offensive pour sa libération. Diplomatique cette fois ?

Procès bâclé des islamistes libérés : La justice malienne bafouée

Les colonisés toujours sous domination des colonisateurs « La libération des terroristes à  la suite d’un procès bâclé par la justice malienne sous l’injonction du pouvoir exécutif (en mission commandée) de la France, décidée à  faire libérer un coopérant français, M. Pierre Camatte, prouve à  suffisance que les colonisés resteront toujours sous domination des colonisateurs. » C’’est du moins l’avis du Cercle de réflexion et d’action des jeunes (CRAJ). C’’est en somme ce que pense le Cercle de réflexion et d’action des jeunes (CRAJ) des autorités judiciaires maliennes à  propos de l’élargissement de quatre islamistes en échange de la libération du désormais ex-otage d’Aqmi, Pierre Camatte. Nous sommes au meeting organisé par CRAJ, au centre Djoliba, dans l’après-midi du samedi dernier. Au menu, tous les dossiers brûlants de l’heure. Ils sont venus de partout : jeunes gens pour la plupart ; compressés de Huicoma ; sympathisants du maire déchu en commune IV, Moussa Mara. Cible choisie, la justice malienne assujettie au pouvoir exécutif. Le menu était pour le moins copieux. Au cours de ce meeting, Mahamane Mariko, président du CRAJ, a interpellé les autorités politiques maliennes face aux mauvais traitements réservés aux dossiers brûlants de l’heure. Il s’agit de la libération « honteuse » de Pierre Camatte contre les quatre terroristes d’Aqmi, le folklore de la fête du cinquantenaire, l’annulation de la victoire de Moussa Mara, la descente aux enfers des agents de Huicoma et enfin la violence inter-ethnique entre les éleveurs et les agriculteurs dans le Wassoulou. l’heure n’est pas à  la fête Le 22 septembre 2010, le Mali aura ses 50 ans d’indépendance et presque deux décennies de démocratie. Pour fêter cela avec faste, le Mali a mis en place une commission d’organisation pilotée par Oumar Hammadoun Dicko. Aux yeux du CRAJ, l’heure n’est pas à  la fête mais au bilan pour parfaire les insuffisances. « Je suis désolé… il ne s’agit pas de donner des tee-shirts aux jeunes à  l’effigie du cinquantenaire mais plutôt d’organiser un forum pour faire le bilan des 50 ans d’indépendance », croit savoir Mahamane Mariko. Le pouvoir judiciaire sous le joug de l’exécutif Selon le CRAJ, la séparation des pouvoirs est loin d’être une réalité au Mali. « Les récents événements illustrent la fragilité de notre indépendance vis-à -vis de la France, mais aussi celle de notre justice qui doit pourtant représenter le dernier rempart de notre démocratie, chèrement acquise, même au prix de sacrifices humains », affirme le CRAJ. à€ titre d’exemple, le numéro un du Craj, cite la libération des terroristes à  la suite de ce qu’il appelle un « procès bâclé » par la justice malienne sous l’injonction du pouvoir exécutif. Selon les responsables du CRAJ, un tel procès pour la libération des terroristes prouve à  suffisance que le pourvoir judiciaire est à  la merci du pourvoir exécutif. Et ce n’est pas sans conséquence, puisque ce procès « peut ternir l’image de notre démocratie », dénonce-t-il. Et Mahamane Mariko de déplorer le laxisme de nos hautes autorités, qui fait du Mali un « no man’s land », avec ses corollaires d’insécurité frontalière et urbaine (les émeutes du 22 février 2010 à  Bamako). Complot politico-judiciaire ourdi contre Moussa Mara « Cette annulation est synonyme de complot politico-judiciaire ourdi contre le jeune Moussa Mara, qui avait donné de l’espoir aux populations de ladite commune par une pratique politique innovante de déclaration de ses biens, mais aussi une gestion participative et concertée des populations aux affaires publiques », déclare le président du CRAJ. Sur un tout autre registre, le leader du Craj dénonce « l’indifférence inqualifiable des plus hautes autorités face au sort désespérant des travailleurs de HUICOMA, victimes d’une gestion mafieuse et d’un capitalisme sauvage, dit-il. » Au demeurant, selon Mariko, le CRAJ affirme avec rigueur toute son indignation et son inquiétude quant à  l’avenir de la démocratie, de l’indépendance du Mali et particulièrement celle de sa justice. à€ sa suite, Bakary Berthé, représentant des compressés de Huicoma, a tenu le public en haleine en expliquant les conditions d’infortune de ses camarades suite à  la privatisation de Huicoma. Sory Ibrahim Camara du camp de Moussa Mara a saisi cette occasion pour lancer un appel à  la jeunesse afin qu’elle reste derrière Moussa Mara, pour ses idéaux de transparence dans la gestion des affaires communales. La violence interethnique au Wassoulou a attiré l’attention de CRAJ qui rappelle à  l’autorité d’assumer sa responsabilité. Enfin, le Craj rappelle qu’il reste fidèle à  ses idéaux démocratiques et de bonne gouvernance des affaires publiques et réitère toute sa disponibilité et son engagement dans le combat pour un Mali émancipé dans une Afrique unie et prospère.

Otage français au Mali : visite éclair de Bernard Kouchner au président Touré

C’est une visite pour le moins éclair qu’a effectué Bernard Kouchner à  Bamako, o๠il a été reçu par le président Amadou Toumani Touré. Si l’ultimatum des islamistes de la branche d’Al Qaeda au Maghreb Islamique a expiré le 31 janvier, nul ne sait l’issue du sort de Pierre Camatte, l’otage français, enlevé en décembre à  Ménaka au Nord Mali. Al Qaeda en échange de sa libération demande la libération de 4 de leurs hommes détenus par les autorités maliennes. Cette visite n’avait pas été annoncée et M. Kouchner n’a fait aucune déclaration à  son arrivée à  l’aéroport de la capitale malienne, a constaté le correspondant de l’AFP. Selon un responsable malien requérant l’anonymat, cette visite « de quelques heures » du ministre français des Affaires étrangères devait être consacrée aux « négociations pour la libération de l’otage français » que la branche maghrébine d’Al-Qaà¯da menace d’exécuter. Interrogé à  Paris, le ministère français des Affaires étrangères a confirmé lundi soir que M. Kouchner était arrivé à  Bamako. « Il va y rencontrer le président du Mali », Amadou Toumani Touré, a indiqué le porte-parole du Quai d’Orsay, Bernard Valero. Le chef de la diplomatie francaise a été accueilli par la Ministre de la Promotion de la Femme et de l’Enfant et de la Famille, Maà¯ga Sina Damba. « Le ministre français sera +immédiatement+ reçu par le président malien Amadou Toumani Touré (…) Il est clair que la préoccupation du moment, c’est le sort du ressortissant français. Je veux insister : son sort nous préoccupe », a déclaré le même responsable malien. Le Français Pierre Camatte avait été kidnappé le 26 novembre à  Ménaka, une ville du nord-est désertique du Mali. Al-Qaà¯da au Maghreb islamique (Aqmi), qui retient en otages six Européens au Mali, avait menacé le 10 janvier d’exécuter l’otage français, si quatre de ses combattants (deux Mauritaniens, un Algérien et un Burkinabè) détenus au Mali n’étaient pas libérés d’ici le 30 janvier. Mais Aqmi a finalement repoussé à  une date indéterminée cet ultimatum qui expirait dans la nuit de samedi à  dimanche. « Même si l’ultimatum a été repoussé, il est urgent d’agir », a souligné l’officiel malien interrogé par l’AFP. La menace d’assassinat de l’otage est prise d’autant plus au sérieux qu’Aqmi avait annoncé, en juin, avoir tué, pour la première fois, un otage occidental, le touriste britannique Edwin Dyer. Le rapt de Pierre Camatte au Mali avait été suivi des enlèvements en Mauritanie de trois Espagnols, le 29 novembre, et de deux Italiens, le 18 décembre. Dimanche soir, lors d’une émission organisé par TV5Monde, RFI et Le Monde, le ministre français avait déclaré ne pas avoir de nouvelles de Pierre Camatte. « Je n’en ai pas et si j’en avais, je ne vous les donnerais pas », a-t-il dit. « C’est une affaire extrêmement sérieuse (…) Je resterai discret sur la manière dont cela se déroule mais je ne serai pas discret sur la façon dont le Mali est responsable. Ce n’est pas nous, c’est le Mali », avait-il ajouté. Interrogé pour savoir ce qu’il entendait par cette responsabilité, il avait précisé: « C’est sur le territoire malien que cela s’est produit et c’est un pays souverain. C’est avec eux que nous travaillons. Trois Espagnols ont été enlevés, deux Italiens, c’est un danger extrêmement pressant ». « Il faut bien savoir qu’il y a maintenant un véritable danger, Al-Qaà¯da au Maghreb constitue vraiment un danger partout. Un certain nombre de Français ont été assassinés en Mauritanie, vous vous en souvenez. Essayons donc au mieux d’être utile », avait-il ajouté. « Je fais tout mon possible pour que cet homme échappe à  la mort et soit libéré », avait conclu le ministre français.

Libération de l’otage suisse : «Aucune rançon n’a été versée aux ravisseurs», dixit ATT

Profitant à  cette cérémonie le président malien a affirmé qu’aucune rançon n’a été versée aux ravisseurs. M. GREINER a été libéré le 11 juillet dernier et remis aux autorités maliennes dans la Région de Gao. Pour la circonstance la délégation suisse dépêchée à  Bamako était conduite par M. Jean-Luc VIRCHAUX, envoyé spécial du Gouvernement helvétique, et comprenait des membres de la famille GREINER. Deux déclarations ont été faites lors de la cérémonie de remise de l’otage au gouvernement Suisse. l’envoyé spécial de la Suisse dans une brève déclaration, a remercié les autorités maliennes pour la qualité de leur implication dans l’heureux dénouement du dossier des prises d’otages occidentaux. Il a auussi salué les efforts du Président Amadou Toumani TOURE qui ont permis la libération de M. GREINER. Regrettant l’assassinat de l’otage britanique, qui n’a pas eu la même chance que son compatriote, M. VIRCHAUX a eu une pensée très émue. En effet, Al-Qaà¯da au Maghreb Islamique a revendiqué cet assassinat le 31 mai dernier. Pour sa part, le chef de l’Etat, s’est réjoui de la libération de M. GREINER. C’’est ainsi qu’il a rappelé la promesse qu’il avait faite à  l’épouse de celui-ci, retenue elle aussi en otage mais libérée le 22 avril 2009. Le Chef de l’Etat s’est aussi réjoui de voir Mr GREINER renouer avec une existence normale. Profitant de la courte cérémonie, Amadou Toumani TOURE a loué la qualité des relations d’amitié et de coopération qui existent entre le Mali et la Confédération Helvétique. Abordant la question des modalités de libération des otages, le Chef de l’Etat a déclaré devant les journalistes que le Mali n’a ni payé ni transmis de rançon. Il a ajouté que le Mali ne saurait encourager ce genre de pratiques qui sonnent comme des encouragements au banditisme. Le Président Touré a conclu ses propos par des remerciements aux autorités ainsi qu’au peuple helvétiques qui comptent parmi les fermes soutiens au développement de notre pays. Il faut rappeler que M. GREINER avait été enlevé le 22 janvier à  la frontière du Mali-Niger par Al-Qaà¯da au Maghreb islamique (AQMI), en même temps que trois autres touristes européens.