Conseil national des jeunes du Mali : les autorités décident de fermer les bureaux

Déjà plongée dans la crise, le Conseil national des jeunes du Mali (CNJ) doit désormais se résoudre à une suspension de ses activités. Ce 17 août 2023, dans un communiqué, la Direction nationale de la jeunesse (DNJ) a annoncé la fermeture des bureaux de la faîtière des jeunes. Alors que le président du bureau s’indigne contre la décision, plusieurs autres membres se félicitent de cette fermeture, révélant au passage les grandes dissentions qui subsistent au sein de l’organisation censée regrouper les jeunes.

Evoquant tour à tour la diversité des organisations et fédérations de jeunesse et la nécessité de coordonner leurs actions, la non application des résolutions de la conférence nationale extraordinaire unitaire du CNJ, tenue à Bougouni le 1er mai 2021 ou encore les dysfonctionnements dans la collaboration entre le CNJ et la Direction nationale de la jeunesse, celle-ci a donc décidé de la fermeture du siège de la structure.

Une décision bien accueillie par plusieurs membres du comité exécutif du CNJ. Dans un communiqué signé le 20 août, ils justifient la décision de la Direction nationale de la jeunesse et dénonce notamment « une gestion financière calamiteuse » et « l’échec de l’unification de la jeunesse ». Ces membres du comité exécutif réaffirment aussi leur volonté de travailler avec la Direction de la jeunesse afin d’aboutir à l’instauration d’une autre instance représentative des jeunes.

De son côté, dans un communiqué signé le 19 août 2023, le président du CNJ déplore la décision de fermeture et s’insurge contre le non-respect de la convention de partenariat avec la DNJ. Le communiqué précise que cette fermeture intervient au lendemain de la mise en place par le CNJ de la commission pour le renouvellement des instances et l’organisation du 7ème congrès de l’organisation.

Le communiqué qui dit prendre acte de la décision, assure que les dispositions sont en train d’être prises pour y faire face.

En attendant les jeunes continuent de parler de plusieurs voix et le CNJ, censé fédérer les énergies pour impulser les actions de la jeunesse, sombre un peu plus dans la division.

Assistance vidéo : Pas l’unanimité

Elle était demandée, elle est là. Utilisée pour la première fois cette année en Coupe du monde, l’assistance vidéo (VAR) est la star de ce Mondial. Intervenant dans quatre cas (penalty, validité d’un but, carton rouge, identification des joueurs suite à une sanction), l’objectif annoncé était de mettre fin à l’injustice et aux erreurs grossières d’arbitrage. Ce n’est pas encore tout à fait le cas.

On attendait Ronaldo, Messi ou Neymar, mais la star de ce Mondial est bien le VAR (Video assistant referee). L’assistance vidéo à l’arbitrage est la grande innovation de l’année. Censé réduire les injustices dans le football, le VAR ne fait pour l’heure pas l’unanimité. La FIFA a pourtant, à l’issue du premier tour, dressé un bilan très positif de son nouveau système. En conférence de presse, l’Italien Pierluigi Colina, patron des arbitres, s’est déclaré satisfait. « Le taux de bonnes décisions est passé de 95% à 99,3%. 335 incidents ont fait l’objet d’une vérification et le VAR a permis de rectifier 14 décisions arbitrales ». En outre, il a ajouté que le recours à l’assistance vidéo n’avait entrainé que peu de temps morts durant les matchs, en moyenne 80 secondes. Si sa position n’a pas de quoi surprendre, la technologie vidéo ne fait pas que des heureux, loin de là. « Je ne suis pas contre le VAR en tant que tel, mais contre la manière de l’utiliser. C’est toujours l’arbitre qui a le pouvoir de décision. Il peut même, après visionnage, réinterpréter une action », estime Mohamed Magassouba, sélectionneur des Aigles du Mali. « La FIFA doit revoir sa copie, le VAR n’a pas mis fin au débat ».

Favorable aux « grandes » équipes ?

C’est en tout cas ce que pensent de nombreux observateurs, notamment africains. La pilule de l’élimination des cinq représentants du continent dès le premier tour passe mal. Les Marocains étaient particulièrement amers. « Tout le monde le sait, tout le monde l’a vu. Quand il s’est agi de prendre une décision pour le Portugal ou l’Espagne, on a fait appel à la vidéo. Alors que quand nous avons demandé de revoir au moins l’action, l’arbitre nous a dit qu’il était en communication. Mais il ne l’était pas. Personne ne lui a dit de vérifier. Au final, elle n’a servi qu’aux grandes équipes », s’est emporté Younes Belhanda sur RMC. Le milieu de terrain marocain reproche une faute non sifflée sur le but de Cristiano Ronaldo et un corner tiré du mauvais côté qui a abouti à l’égalisation de l’Espagne. Son coéquipier Nourdine Amrabat est même allé plus loin, employant le mot « bullshit » pour décrire le VAR. Mais il serait injuste de ne pas souligner que son utilisation a également conduit à l’élimination de l’Allemagne.

Perte d’autorité et de magie

Les détracteurs de la vidéo estiment que son utilisation dénature le football. « Notre sport sans débat ne serait pas le même. Les discussions où on refait le match, c’est ce qui entretient la flamme, la passion », confie Magassouba. L’argumentaire est connu. La main de Dieu de Maradona, la demi-finale de Ligue des Champions entre Barcelone et Chelsea ou encore la main de Thierry Henry sur le but de William Gallas qui qualifie la France aux dépens de l’Irlande, l’utilisation du VAR aurait permis d’éviter ces grandes injustices. Mais l’histoire du football aurait-elle été la même ? Pas si sûr. Le mythe Maradona serait différent, la France n’aurait pas connu l’épisode de la grève de Knysna de 2010, l’arbitrage de Tom Ovrebo ne serait pas autant cité en exemple comme celui à absolument éviter. Le VAR impose une autre réflexion, celle de la crédibilité des arbitres. La FIFA et ses différentes confédérations les ont toujours soutenus et protégés, leur octroyant du coup une grande autorité. Le recours à l’assistance vidéo, où les arbitres se déjugent parfois, comme cela a été le cas sur les penaltys de Neymar et de Sadio Mané, pourrait bien rebattre les cartes.  « L’arbitre perd son autorité et sa confiance en lui. Les joueurs contesteront de plus en plus ses décisions et lui-même hésitera pour certaines actions », analyse Sidi Bekaye Magassa, ancien arbitre international.

Ralentissement du jeu

« Vous imaginez ce que cela fait à un joueur d’arrêter un match pour confirmer ou non une décision », interroge Soumaila Diarra, ancien international malien. « C’est angoissant et ça le déconcentre », affirme-t-il. C’est la FIFA des paradoxes, dénonce Magassouba. « La FIFA a tout fait pour accélérer le jeu en multipliant les ballons. Les blessés sont soignés à l’extérieur et en même temps le match est arrêté pour consulter la vidéo. Où est la logique ? ». « Il y a déjà une incidence. Les temps additionnels sont désormais d’au moins cinq minutes. Imaginez qu’un jour il y ait plus de recours possibles que les quatre que nous connaissons, nous pourrions arriver à des rajouts de quinze minutes. Ce ne serait plus du football mais du basket », s’insurge Magassa.

3 questions à Macki Diawara, Vice-président du Collectif des demandeurs des 1552 logements de N’Tabacoro.

Journaldumali.comQuelles sont les raisons de votre mécontentement ? Macki Diawara:Nous avons il y a peu rencontré le ministre et parlé avec lui de ceux qui avaient postulé à  plusieurs reprises sans succès. Il nous a fait la promesse que ceux qui en sont à  leur troisième, quatrième, voire cinquième tentative seront privilégiés. Mais notre surprise a été grande de constater qu’il n’a pas respecté son engagement. Est-ce la seule raison pour laquelle vous rejetez la liste des bénéficiaires publiée par le ministère de l’Habitat ? Il y a eu trop de failles dans les listes publiées. Et puis, ces listes sont administrativement illégales parce qu’elles n’ont pas d’en-tête, pas de cachet, pas de signature. Une totale aberration, si l’on considère que ce document engage la vie de tant de personnes ! Sur ces listes il y a devant les noms des numéros de récépissés qui sont différents de ceux avec lesquels ces personnes ont postulé. Même certains membres de la commission d’attribution disent ne pas reconnaà®tre les listes publiées. Quelles actions allez-vous mener ? Le collectif a engagé une procédure judiciaire. Nous avons saisi la Cour suprême. La plainte est arrivée au niveau du ministère. La procédure suit son cours, on attend que l’on nous appelle. Les logements sociaux, C’’est un problème crucial. Dans ce genre de situation, l’idéal aurait été un élargissement de la commission d’attribution. Il ne faut pas qu’elle soit limitée aux personnes proches du ministre, et à  l’Office malien et de l’habitat. Il faut vraiment impliquer la société civile pour démocratiser la commission.

Diabali, pschitttt!

La nouvelle a fait le tour de la ville de Bamako comme une traà®née de poudre. C’’était samedi dernier, et la valse des messages, des appels téléphoniques et des publications sur les réseaux sociaux annonçait une grande nouvelle : l’armée a repoussé une attaque de combattants islamistes dans la zone de l’Office du Niger, à  Diabali, une localité située à  175 kilomètres au nord de Ségou qui abrite un poste avancé de l’armée malienne. Les commentaires ne laissaient nul doute que cette « action » de l’armée était saluée par tous, tant l’attente est grande de voir les militaires chasser les islamistes hors du territoire. Mais voici que quelques heures après, les communiqués des uns et des autres de succédant, on commence à  se demander s’il ne s’agit pas plutôt d’un « faux-événement », voire pire. Le gouvernement du Mali, très peu loquace sur ce qui se passe sur la ligne de front, si ligne de front il y a, s’est fendu d’un communiqué et annonce qu’une enquête sera diligentée suite à  la « fusillade » dans laquelle 16 personnes, membres présumés d’une secte islamiste, ont été abattus par l’armée dans le centre du Mali, au sud des zones du Nord occupées par des djihadistes. Huit victimes sont maliennes, les huit autres mauritaniennes. Elles étaient membres d’une secte islamiste dénommée « Dawa » et se rendaient, selon leurs proches, à  une rencontre avec des coreligionnaires à  Bamako. Selon des sources au ministère malien de la Sécurité intérieure, les seize hommes étaient à  bord d’un véhicule qui a refusé de s’arrêter au poste de Diabali. Les militaires en faction n’auraient donc eu d’autre choix que de tirer sur ceux qui ont été considérés comme « des ennemis ». Des ennemis désarmés ? Mais d’autres versions laissent perplexe. Le gouvernement mauritanien a ainsi dénoncé dans un communiqué la fusillade, parlant notamment d’un assassinat collectif injustifiable, les victimes étant des prédicateurs désarmés. Et nous tous alors de nous demander si ce qui s’est passé n’est pas simplement une bavure. D’autant plus qu’un Mauritanien, Dedi Ould Mohamed Mokhtar Ould Bouely, cité par un média international, a affirmé que son cousin, Oumane Ould Eleyat et les 15 autres personnes « ont été froidement tuées par l’armée malienne ». Perte de sang-froid ou réaction face à  une menace réelle, l’enquête le dira peut-être. Le fait est que tous les jours, sur les routes du Mali, circulent des véhiculent transportant des individus qui gagneraient à  être un peu plus contrôlés. Il ne s’agit pas de céder au délit de faciès mais tout simplement de sécuriser les accès à  la partie du pays qui est encore « vierge » – si l’on peut dire – de l’influence des extrémistes et autres bandits armés. Le problème est aussi que cet incident, qui a réveillé un court instant l’espoir des Maliens, vient illustrer à  quel point ceux-ci attendent une action de leur armée. Ce qui ne semble pas être pour demain. Une autre information circulant laissant croire que la ville de Mopti a été délestée de nos hommes en tenue, dès l’annonce de la venue vendredi dernier des membres du MUJAO pour la grande prière à  la mosquée de la ville. Info ou intox ? Une chose est sûre, les Maliens sont en train de perdre patience !

Madani Tall : Polémique autour d’une investiture

Le Conseiller spécial du président de la République, Amadou Toumani Touré, chargé des questions économiques, a trouvé une manière très insolite de procéder ce week-end à  son investiture officielle comme candidat à  la présidentielle du 29 avril. Tandis que d’autres ont pris rendez-vous avec leurs militants dans les stades ou dans les salles de spectacles, le président du parti Avenir et Développement du Mali (ADM), lui, a décidé de se rendre à  la grande mosquée de Bamako, pour «Â confier  sa candidature à  Dieu », comme titrait un confrère. Au micro duquel le président de l’ADM explique : «Â Au moment o๠les enfants du Mali sont au front afin de lutter contre un ennemi lâche, sans honneur », l’ADM a décidé de placer cette investiture sous le signe de la paix, du développement et de la prospérité du peuple malien ». Pendant les campagnes électorales, on connait les hommes politiques maliens très courtisans du suffrage des musulmans. Et Madani Tall a bien compris la leçon. Pour ses partisans, «Â la démarche est courageuse ». «Â Au lieu d’inviter les chefs religieux à  se déplacer pour son investiture, il a choisi de les rejoindre dans la «Maison de Dieu » pour prier autour de sa candidature », explique un proche de Madani Tall. l’argumentaire est loin de convaincre plusieurs observateurs qui voient en cette démarche «Â un comportement à  la fois fantaisiste et fanatique ». En l’absence d’une réaction des acteurs politiques de notre pays (comme toujours), le sujet est devenu le centre de toutes les conversations dans les «Â grins » et autres lieux de causeries. Entre culte et politique du culte Pour eux, la croyance en la religion musulmane ne peut justifier le choix d’un lieu de culte pour une cérémonie d’investiture à  une élection. Pour d’autres, C’’est la mission et les responsabilités de la mosquée qui sont remis en question à  travers ce choix de Tall. «Â La mosquée est un lieu de culte, o๠les fidèles viennent chercher Dieu en priant, mais pas pour chercher le pouvoir. Il y a des candidats plus croyants que M. Tall qui ne veulent pas mêler l’Islam à  leur combat politique », pense cet observateur. «Â De toute façon la vérité, C’’est dans les urnes le 29 avril prochain » renchérit ce militant d’un parti adverse. Pour qui «Â le scénario est digne d’un film de kotèba ». Les responsables de la mosquée de Bamako devraient-ils accepter ce choix ? Très peu de responsables religieux acceptent de se mêler du débat. Mais un responsable d’une moquée, ayant requis l’anonymat, pense que les affaires politiques ne doivent nullement intervenir dans la mosquée. «Â Je n’ai pas de commentaires à  faire sur les raisons qui ont fait que les responsables de la mosquée aient accepté cela. Ce qui est clair, C’’est ce choix trahit l’esprit de la mission sacrée de la mosquée », explique notre interlocuteur. Qui rappelle les dispositions de la Sourate 72 du Coran, verset 12. Selon lui, cette disposition interdit de manière formelle toute autre activité dans la mosquée en dehors de celles qui consacrent la recherche de Dieu. Notre interlocuteur de conclure que «Â les leaders religieux ont la lourde responsabilité préserver l’image de la mosquée pendant ces élections ».

Election du doyen de la FSEG sous haute tension

Fixées pour le 21 juin 2011, l’élection d’un nouveau doyen à  la tête de la Faculté des économiques et de gestions s’annonce très préoccupant. Et pour cause, l’actuel vice recteur, en la personne de Moumouni Sanogo, officiellement investi pour assurer la supervision du scrutin, semble acquis pour la cause de l’un des 3 candidats en lice. Toute chose que la section syndicale Snesup de la Fsjp-Fseg a vigoureusement dénoncé ce matin à  la faveur d’une conférence de presse. Pour la circonstance, le secrétaire général Djibonding Dembélé était accompagné des membres de son bureau. Selon lui, le vice recteur a déjà  organisé plusieurs réunions pour mettre sur pieds sa stratégie consistant à  réduire les chances de réélection de l’actuel doyen. Dans la foulée, il est reproché au Vice recteur de se livrer à  l’interprétation erronée des textes relatives à  l’élection. De surcroit, M Traoré aurait promis d’invalider la liste du doyen sortant qui souhaite se présenter à  nouveau. Abdrahamane Sanogo apparait comme l’homme à  abattre, et ce, malgré le fait que ce dernier jouisse d’une intégrité morale avérée auprès de l’ensemble du corps professoral. Au total, 3 candidats sont en lice pour l’élection du doyen prévue pour le 21 juin prochain. Ce sont celles du Pr Abdrahamane Sanogo, le Pr Ousmane Papa Kanté, le Pr Moriba Traoré. En effet, Ousmane Papa Kanté est l’homme que le vice recteur de l’université entend porter à  la tête du décanat de la Fseg en remplacement du Pr. Abdrahamane Sanogo. Cette élection suscite de vives inquiétudes d’autant plus que les enseignant disent ne jamais accepter le candidat que le décanat tente de les imposer. Selon le Pr Djibonding Dembélé, le Rectorat se doit d’être neutre car il n’a aucune compétence pour s’immiscer dans l’élection… « Il veut un doyen docile, acquis à  sa cause, et prêt à  satisfaire son désidérata ». Et M Djibonding d’ajouter que le vice doyen projette de diriger la Fseg à  partir du Rectorat. Joint au téléphone, le vice Recteur Moumouni Sanogo a indiqué que les élections se dérouleront dans de très bonne conditions, et que rien saurait compromettre leur transparence contrairement à  ce que pense le syndicat. En tout cas le syndicat dit défendre jusqu’au bout l’intérêt général de ses militants.

OMATHO : Polémique autour des hôtels chinois du Mali

Suite à  la polémique grandissante autour des hôtels chinois qui poussent comme des champignons au Mali, les agents de l’office malien du tourisme et de l’hôtellerie, ont jugé nécessaire de rencontrer les ressortissants de ce pays au Mali. Autorisations légales Le directeur de l’office, Mr Touré a expliqué à  ses interlocuteurs que pour ouvrir un hôtel, il faut un agrément délivré l’Etat malien. Et C’’est seulement quand on est en possession de cet agrément que la loi. Il demande à  ses hôtes de « travailler en conformité non seulement avec les lois du pays, mais également en respectant les coutumes, les mœurs et traditions du Mali profond.» Tout en leur rappelant que la majorité des hôtels chinois se trouvent dans des quartiers, le directeur leur demande de ne pas respecter la quiétude et la tranquillité des voisins qui se plaignent énormément du bruit assourdissant émanent de ces lieux. Dans le cas échéant, ils sont menacé de fermer complètement les lieux. Non respect des normes, équivaut à  fermeture des lieux Parmi les sujets évoqués par Mr Touré, l’hygiène en constitue le plat principal car en effet, à  quelques exceptions près, la propreté fait cruellement défaut dans la majeure partie des hôtels chinois. La propreté est de rigueur puisque son nom respect est facteur de nombreuses maladies. Suite à  des contrôles effectués par le service d’hygiène de l’OMATHO, il en ressort que les cuisines, les restaurants et les salles de bain manquent énormément de sainteté. Egalement, le directeur condamne ce qui se passe aux alentours des hôtels. Notamment, le fait que chaque passant se fait agresser par des femmes arrêtées comme des stations de gares. « Elle vous agressent la nuit lorsque vous passez dans les environs. Si cela continue, on se croirait au marché et donc, un autre motif pour fermer boutique. » Indique-t-il. Il leur demande d’éviter l’attroupement de petites filles dans les rues. En effet, devant ces hôtels, on rencontre de nombreuses jeunes mineures prostituées. Une chose qui n’est pas du goût du directeur de l’OMATHO. Tous doivent payer la taxe touristique Au Mali et partout ailleurs, il existe une taxe touristique que tous les hôtels se doivent de payer régulièrement. l’office demande donc à  tous les propriétaires d’hôtels de s’acquitter de cette tâche. Par ailleurs, il existe ce qu’on appelle ‘impôt synthétique’. Et tous ceux qui se trouvent sur la liste, sont exempt de tout payement de taxe, parce que n’étant pas encore bien installés. Visiblement, beaucoup de propriétaires chinois n’en savaient rien, ce qui fut alors une bonne nouvelle pour eux. Le Directeur Touré indique par ailleurs que, les contrôles se font régulièrement au niveau de chaque par des agents de l’OMATHO. Cependant, il demande aux chinois de n’accepter de recevoir aucun agent ne disposant pas d’un ordre de mission émanent de l’office. La présidente de l’association des ressortissants chinois du Mali, Mme Liuyuchun demande à  ses compatriotes de se conformer aux loi et règles de la république du Mali. Elle précise que les chinois du Mali sont des amoureux du pays et par conséquent, il leur serait impossible de violer ses lois, ses coutumes, ses traditions. Elle salue cette rencontre qui est selon elle, la bien venue car, elle permettra d’échanger énormément sur leurs conditions de travail et les exposeront des difficultés rencontrés sur le terrain. Tout en remerciant les autorités du pays pour l’intérêt qu’elles portent à  la communauté chinoise, elle appels ses compatriotes à  ne pas hésiter à  communiquer et exposer les problèmes qu’ils rencontrent au quotidien.

Polémique sur les logements sociaux de Ntabacoro

Logements sociaux et utilité publique ? Cette situation remet, du coup, en cause la pertinence de la politique des logements sociaux, dont le régime ne cesse de se targuer. Il y’a quelques mois, l’Etat malien signait un protocole d’accord avec la Banque islamique de développement (BID) à  travers Foras Investment Company, pour la réalisation de 20 000 logements sociaux à  N’Tabakoro sur une superficie de 350 hectares 34 ares 67 centiares. Bonne nouvelle, serait-on tenté de dire. Seulement voilà Â : le site retenu pour abriter les futurs logements sociaux avait déjà  été cédé à  des particuliers dont certains détiennent même des titres fonciers. Et, alors même que ces deniers (plus de 550 personnes) n’ont pas été dédommagés, la première pierre de ces logements devrait être posée le 22 septembre prochain par le président ATT. Certes, l’Etat dispose du privilège de récupérer telle ou telle parcelle, mais, à  condition que le besoin exprimé soit d’utilité publique. Le cas précis de N’Tabakoro revêt une certaine particularité. Pour Me AT Diarra, avocat, l’Etat a péché sur deux principaux points. Car d’une part l’expropriation a violé les dispositions du code domanial et foncier, (qui pose explicitement le principe de dédommagement des propriétaires initiaux) et d’autre part, l’Etat a brandi l’argument selon lequel, ladite opération serait pour cause «Â d’utilité publique ». Pourtant, les logements sociaux ne sont pas censé revêtir un caractère d’utilité publique, dans la mesure o๠ils donnent lieu à  un contrat de bail d’au moins 20 ans au terme duquel les occupants se verront propriétaires. Attribution tacite Il s’agit donc de logements sociaux à  attribuer à  des personnes clairement identifiées qui seront en bail pendant 25 ans. Aussi, aucune disposition de la législation malienne ne reconnaà®t les logements sociaux comme d’utilité publique. C’’est le 23 avril dernier qu’est intervenu, à  travers le conseil des ministres, l’expropriation globale des propriétaires de la zone. Et le 4 mai, un décret d’expropriation a été signé. Dans ce décret, il était précisé qu’une liste des personnes expropriées serait établie et que le dédommagement sera pris en charge par le budget national. Mais, de nos jours encore, cette liste n’est pas encore publiée. Cependant, le 3 juin 2009, un autre projet de décret créant le titre foncier N 40395 sur une superficie de 350 hectares 34 ares 67 centiares et l’affectant au ministère du logement a été approuvé en conseil des ministres. Expropriation forcée Pour boucler la boucle, et clôre la procédure d’expropriation, un communiqué a été diffusé le 12 juin 2009 (en plein hivernage) interdisant toute culture dans les champs concernés, alors que beaucoup de propriétaires y avaient déjà  semé. Face à  cette injustice criarde, les propriétaires concernés ont créé le 27 avril dernier un groupement de solidarité pour la sauvegarde de leurs intérêts.Cela, parce que la procédure de dédommagement a été entièrement foulée au pied. Le président de la République, ATT, (lors d’un débat télévisé) ne disait-il pas qu’aucun malien ne sera logé au détriment d’un autre ? l’Association des propriétaires de parcelles et concessions rurales de N’Tabakoro en tout cas, n’entend pas croiser les bras et se dit prête à  croiser le fer avec ce qu’elle qualifie de « mafia au sommet de l’Etat », qui serait à  la base du désagrément. Elle a tenu, week-end dernier, une conférence de presse qui entre dans ce cadre.

Contre une interprétation « abusive » du code de la famille

l’interview du président du Haut Conseil Islamique, édifie sur les risques du déficit de dialogue et des problèmes d’interprétation. Hélas, aussi sur la totale inanité de certains aspects du débat, dont la fameuse contradiction sur le caractère laà¯c ou religieux du mariage. Car au fond, il est possible qu’aucun de ces angles ne s’oppose à  la légalisation du mariage religieux. Tout cela est bien triste ! D’autant qu’avec un peu plus de savoir-faire, nous serions en train de fêter une avancée sociale indéniable, ce code résultant après tout du compromis devenu nécessaire entre l’impératif républicain et le courant conservateur. La conduite du processus de négociation limite-t-elle l’appropriation du code ? Plausible, notre médiocrité étant criante. Pourtant, plus que le fond qui requiert encore l’expertise des jurisconsultes, C’’est sur le contexte social du moment que s’appuient la force et la légitimité de l’Imam Dicko. Son procès du fait accompli et du fait de prince sur une question aussi sensible trouvera l’écho attendu à  quelques encablures du mois de ramadan. Et peu importe si l’arithmétique locale rend vulnérable le discours de l’uléma, la majorité de la majorité musulmane invoquée étant composée de femmes et de jeunes. Peu importe aussi le principe rabâché de l’intangibilité de la forme laà¯que de l’Etat. Il suffit que l’explication du code ait pu être insuffisante au moment o๠il le fallait. Il suffit que la stratégie de rattrapage en termes de communication ne soit pas à  la hauteur de l’accusation. Car ne nous mentons pas, très peu d’entre nous se mobiliseront pour défendre le code. l’alerte des associations musulmanes est donc à  prendre au sérieux. Et l’erreur serait de susciter la zizanie entre les différentes tendances musulmanes sur la question. Ceci radicaliserait inutilement les camps et ajouterait aux autres défis à  gérer. ATT a les moyens de calmer le jeu. Il le faut. Pour que sans céder sur le fond, les concessions indiquées soient faites. Et pour que s’ouvre le débat plutôt que l’impression du débat. Sur le sujet délicat du code adopté comme sur d’autres sujets vitaux pour la nation. C’’est le tournant délicat de 2012 qui l’impose : il se négociera dans plus d’efforts pour la paix sociale, plus de force de persuasion, de volonté d’explication et plus de disposition nationale au consensus. En somme, rien au-dessus de nos forces mais une exigence de méthode et de rigueur qui n’est pas la qualité majeure du système.

Polémique autour des logements sociaux

Après la 25ème session du conseil d’administration de l’office malien de l’habitat, le directeur de la dite structure a animé un point de presse. Objectif : éclairer les lanternes sur la polémique autour de l’attribution des logements sociaux. Apres la remise des clés de 866 logements de Tabacoro, beaucoup ont crié à  la magouille, à  travers des colonnes de presse ou dans les «grins ». Moussa Baba Diarra, le directeur de l’OMH a saisi cette occasion pour donner des éclaircissements : sur la question de la location de ses logements sociaux, il affirme que « mettre quelqu’un en location dans ces logements sociaux est formellement interdit ». « Nous avons saisi la justice plus de trois fois sans succès pour traduire leees bénéficiaires de ses logements en justice et qui ont mis leur habitat en location. Nous voulons leur retirer ces maisons pour les attribuer à  d’autres locataires, et pour la plupart des cas ,la justice nous répond par un abus de pouvoir. », a déploré le Directeur. Généralement, ce sont les maliens de l’extérieur qui mettent ces maisons en location car ils ne résident pas au pays! En réponse Moussa Baba Diarra souligne que cette situation relève de l’état car le programme de développement économique et social (PDES) prévoit que le malien de l’intérieur, comme de l’extéérieur peut bénéficier de ces logements. Les logements inoccupés ont été tous identifiés par la commission d’attribution. Quels logements pour quels bénéficiaires ? Quant à  la remise récente des clés des 866 logements sociaux aux bénéficiaires, on a reproché à  la commission d’avoir attribué ces logements à  des gens qui ne le méritaient pas.  » On ne peut pas empêcher les gens de manifester leur mécontentement « , a reconnu le directeur de l’OMH. Il y avait plus de 14000 candidats pour 866 logements sociaux, imaginez l’écart, ce qui signifie que 13000 autres personnes ne sont pas satisfaites !  » Nous, on essaie juste de se conformer aux critères d’attribution », ajoute Moussa Baba Diarra. A la question d’une dame et de ses trois enfants ayant chacun bénéficié de ces logements et dont certains journaux se sont fait l’écho, Moussa Baba Diarra répond que « ce cas est une erreur qui a vite été corrigée ». Avoir pris connaissance de cette affaire, la commission a retiré les maisons pour les réattribuer à  d’autres postulants !