Coton : comment augmenter les revenus ?

Principale source de devises du pays avec l’or, le coton est très important pour l’économie malienne. Mais la conjoncture internationale ainsi que le manque de transformation interne inquiètent des acteurs qui mènent des réflexions pour tirer le meilleur profit du coton.

La 13ème Conférence ministérielle de l’OMC s’est achevée le 1er mars dernier à Abu Dhabi sans accord sur l’agriculture. Les différentes délégations n’ont pu se mettre d’accord, au grand dam des pays du C4+ (Mali, Burkina Faso, Bénin, Tchad, Côte d’Ivoire). Ces derniers, qui ont longtemps milité pour que la question du coton ne soit pas diluée au sein du package de l’agriculture, n’ont pas été entendus et les subventions des pays puissances économiques mondiales se poursuivent en faveur de leurs agriculteurs. Ces subventions, selon les termes des membres du C4+, créent une distorsion des marchés. En effet, la Chine et les États-Unis, ainsi que des pays européens tels que la Grèce et l’Espagne, allouent des subventions importantes à leurs producteurs. Grâce à ces aides, le coton provenant de ces pays est vendu moins cher sur le marché. Pour tenter de pallier ce problème et aider les pays du C4+, l’OMC et la FIFA ont signé en septembre 2022 un protocole d’accord portant sur une réflexion sur les moyens de faire du football un outil au service de l’inclusion économique et du développement. Le Président de la FIFA a assuré que le football représentait un marché de près de 270 milliards de dollars, dont 70% générés en Europe. Le lundi 22 avril, Harouna Niang, ancien ministre de l’Industrie et du Commerce du Mali, a présenté au Premier ministre le projet de création d’une unité de transformation du coton en tenues de sport. Selon lui, le projet, soutenu par la FIFA et l’organisation des Nations Unies pour le développement industriel, va permettre la valorisation du coton malien à hauteur de 10%, avec un objectif de 30% à long terme. D’après la CMDT, « le coton contribue à lui seul pour 15% du PIB national et fait vivre directement ou indirectement 4 millions de personnes ». Et, selon les dernières prévisions du Comité de pilotage du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), la plus haute instance sous-régionale de gestion des questions liées à la filière coton, qui tient actuellement une réunion à Bamako, la production du Mali est estimée en 2024 à 690 000 tonnes de coton graine, contre 480 000 pour la campagne précédente. Ces chiffres relèguent le Bénin, avec 553 787 tonnes, en deuxième position derrière le Mali.

Coton : Le Mali plaide à l’OMC pour une fin des subventions

Alors qu’il ne reste que quelques heures avant la clôture de  la 13ème Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Abu Dhabi du 26 au 29 février, le C4+, groupe dont fait partie le Mali continue à plaider pour une fin des subventions. Mais, les négociations sont très difficiles. 

« La question du coton est l’un des dossiers chauds ». Présent à la 13ème Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Moussa Alassane Diallo, ministre de l’Industrie et du commerce du Mali, a planté le décor. Alors que la conférence n’a officiellement débuté que le 26 février, lui se trouvait à Abu Dhabi, ville hôte, depuis une semaine. Il a participé le 24 février à une session spéciale organisée par l’OMC et la FIFA sur le secteur de l’or blanc pour le compte du groupe Coton4+ (C4+). Composé de 4 pays producteurs de coton d’Afrique de l’Ouest (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) et mis en place en 2003, il a été rejoint par la Côte d’Ivoire pour devenir le C4+. Ces pays militent depuis 20 ans pour une réforme des subventions, qui entraînent selon eux une distorsion des marchés mondiaux. En effet, la Chine et les États-Unis, ainsi que des pays européens tels que la Grèce et l’Espagne, allouent des subventions importantes à leurs producteurs. Grâce à ces aides, le coton provenant de ces pays est vendu moins cher sur le marché. À la Conférence ministérielle de Nairobi, en 2015, le secteur du coton avait bénéficié de l’accord visant à éliminer les subventions à l’exportation de produits agricoles, mais les lignes n’ont toujours pas bougé. Ahmat Abdelkerim Ahmat, ministre du Commerce et de l’industrie du Tchad et Coordonnateur du C4+, a lors de la Conférence plaidé pour ne plus « diluer » le coton dans le « paquet de l’agriculture ». En sus, il a affirmé que le groupe avait soumis un projet de décision ministérielle, avec des « modalités réalistes pour plafonner et éliminer progressivement les subventions », mais « qui n’a pas été pris en compte », selon lui. Face aux positions tranchées, le C4+ a proposé aux États concernés d’adopter une flexibilité qui permettrait au groupe d’avoir un meilleur accès au marché, un soutien interne et une concurrence à l’exportation plus avantageuse.

La FIFA comme alternative

Alors qu’en coulisses les délégués et experts ne sont pas enthousiastes sur un hypothétique accord sur les subventions au coton, l’OMC essaye de trouver une alternative auprès de la FIFA. Les deux institutions ont signé en septembre 2022 un protocole d’accord portant sur une réflexion sur les moyens de faire du football un outil au service de l’inclusion économique et du développement. Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, a participé à la session spéciale du 24 février, au cours de laquelle le groupe C4+ a présenté ses opportunités d’affaires en lien avec le coton. Le Président de la FIFA avait expliqué un peu plus tôt que le football représentait un marché de près de 270 milliards de dollars, dont 70% générés en Europe. En développant l’économie du football sur d’autres continents, cette valeur pourrait augmenter de près de 500 milliards de dollars et profiter à d’autres pays, notamment ceux du C4+. « Le Mali accueille favorablement l’accord OMC – FIFA. Le développement durable et inclusif se fera avec le coton », a affirmé Moussa Alassane Diallo. Ce développement, selon le chef du département du Commerce, passera par l’accroissement du taux de transformation sur place alors que 98% du coton malien est exporté, ce qui soumet les producteurs maliens aux risques de fluctuation des cours du produit sur le marché mondial. De leur côté, La FIFA et l’OMC veulent contribuer à créer et à améliorer la chaîne de valeurs du coton. « Les grands pays et les grands clubs ont leurs propres producteurs d’équipements, mais beaucoup d’autres à travers le monde ont du mal à trouver des acteurs économiques pour produire leurs maillots. Nous pensons que ce partenariat avec l’OMC peut les intéresser », a assuré le Président de la FIFA, avant d’ajouter « nous avons aussi de nombreux projets à travers le monde. Football for Schools est un projet éducatif qui constitue un débouché pour les équipements sportifs que nous commanderons aux pays du C4+ ».

Le blocage des États-Unis

Cet accord OMC-FIFA se présente pour l’heure comme la meilleure option des pays du C4+ vu l’évolution des négociations. Le porte-parole de l’OMC, Ismaïla Dieng, a confié que les discussions, qui se sont prolongées tard dans la soirée, ont été difficiles. Si difficiles que celui qui pilote le dossier de l’agriculture a proposé de « réduire la voilure » du texte. Selon l’un des experts du C4+ qui participent aux échanges, ce n’est pas lors des rencontres formelles que les lignes « bougent » mais plutôt durant les échanges bilatéraux. « Les pays peuvent se parler directement, faire des propositions concrètes, pour aboutir à des concessions ».

Dans ce sens, le groupe C4+ a rencontré des délégations de la Nouvelle-Zélande, des États-Unis et du Pakistan. Selon l’expert, ce sont les États-Unis qui bloquent pour l’heure tout accord, alors que la Chine et l’Union européenne, qui accordent également des subventions à leurs producteurs, seraient prêtes à faire des concessions. Pour la suite des négociations, le C4+ devra faire sans son Coordonnateur, le ministre du Commerce et de l’industrie du Tchad Ahmat Abdelkerim Ahmat, qui devait quitter Abu Dhabi ce mercredi, à la veille de clôture de la Conférence ministérielle, qui pourrait être prolongée. Les échanges continueront en présence de la délégation malienne, pour laquelle le coton est plus qu’une priorité.

Pour la CMDT, « le coton contribue à lui seul pour 15% du PIB national et fait vivre directement ou indirectement 4 millions de personnes ». Et selon les dernières prévisions du Comité de pilotage du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique (PR-PICA), la plus haute instance sous-régionale de gestion des questions liées à la filière coton, la production du Mali est estimée en 2024 à 690 000 tonnes de coton graine, contre 480 000 pour la campagne précédente. Si ces chiffres se confirment, ils relègueraient le Bénin, avec 553 787 tonnes, en deuxième position.

FEMAFOOT : une élection qui divise

L’élection prochaine du Président et du nouveau Bureau exécutif de la fédération malienne de football s’annonce « litigieuse ». Prévue pour le 29 août 2023, sa tenue dans un climat apaisé suscite des interrogations, tant les positions des acteurs sont tranchées d’un camp à un autre. Des prémices qui font craindre une nouvelle crise au sein de l’instance dirigeante du football malien.

« Le présent processus électoral suivra son cours normal et les commissions électorales ont retenu une seule liste. Nous, nous avons le devoir de transmettre cela. Nous attendons donc le 29 août 2023 pour élire un nouveau Comité exécutif qui va diriger le football malien dans le prochain quadriennat ».

Pour le Secrétaire général de la Fédération malienne de football (Femafoot), Ibrahima Traoré, qui a tenu un point de presse le 11 août dernier sur la situation au sein de l’instance dirigeante nationale du football, rien ne saurait empêcher l’effectivité de l’élection au cours de l’Assemblée générale du 29 août 2023

« Les élections sont arrivées à un niveau où elles doivent continuer leur cours normal. La personne qui sera élue sera la personne pour laquelle les gens vont voter. Je peux dire que tous les Maliens bénéficient de la présomption d’innocence avant que la preuve de la culpabilité ne soit établie », a-t-il poursuivi, répondant à une interrogation sur la candidature de la liste du Président sortant, Mamoutou Touré dit Bavieux, lequel a été placé sous mandat de dépôt, dans une affaire en lien avec ses fonctions à l’Assemblée nationale (2013-2019), le 9 août 2023.

Une élection à problèmes

Outre la mise sous mandat de dépôt du candidat Mamoutou Touré dit Bavieux, l’élection d’un nouveau Bureau exécutif de la fédération malienne de football du 29 août prochain a pour particularité de se tenir avec une seule liste validée.

Alors que quatre listes candidates étaient enregistrées au départ, la commission électorale de première instance, après dépouillement, a invalidé par la suite, pour défaut de parrainage, les candidatures de Sékou Diogo Keita, Président du Lafia Club de Bamako et d’Amadou Mahamane Sangho, Président du Conseil national du sport et retenu celles de Mamoutou Touré Bavieux, Président sortant de la Femafoot, et de Salaha Baby, Président de la ligue de football de Tombouctou.

Mais, saisie par le candidat Touré pour invalidation de la candidature du candidat Baby pour « double parrainage » au niveau du club AS Alençon de Koutiala, la commission d’appel des élections de la Femafoot a accepté le recours et invalidé le 5 août 2023 la candidature de la liste de Salaha Baby.

Pour justifier sa décision d’arbitrage sur le double parrainage litigieux, la commission a « établi que la même personne ne saurait être Secrétaire général et Président de la même structure au même moment et qu’il est évident que l’une des qualités revendiquées par M. Issa Coulibaly est dans le cadre de l’usurpation de titre qui ne peut être autre que celui de Président de l’AS Alençon, dont le titulaire est, depuis le 27 février 2022, M. Aliou Mohamed Diarra ».

En effet, selon toujours la commission d’appel des élections de la Femafoot, « il est incontestablement prouvé que M. Aliou Mohamed Diarra, en sa qualité de Président du club AS Alençon de Koutiala, a parrainé le candidat Mamoutou Touré dit Bavieux le 19 juillet 2023 et ce conformément à l’article 43.3 des statuts de la Femafoot. Il est par ailleurs constant que 6 jours après, soit le 25 juillet 2023, M. Issa Coulibaly, Secrétaire général du club Alençon, s’est lui aussi prévalu du titre de Président du club Alençon pour parrainer la candidature de M. Salaha Baby ».

Toutefois, dans une sortie, le 6 août, Issa Coulibaly a confirmé être le « Président et promoteur » de l’AS Alençon et indiqué avoir apporté le parrainage du club, « en conformité avec la décision unanime du Comité directeur », à la candidature de Salaha Baby.

« Bras de fer »

24 h seulement après la notification d’invalidation de sa candidature, Sahala Baby et les membres de sa liste sont montés au créneau pour dénoncer la décision de la commission d’appel, relevant sur plusieurs irrégularités qui, selon eux, ont émaillé ce jugement.

« Nous considérons cette décision comme injustifiée. Pour nous, c’est une diversion. Il n’y a pas un seul article du code électoral, des statuts, ou des règlements généraux qui a été cité à la base. Aucun article ne fonde leur décision. Ils se sont basés sur leurs propres opinions pour prendre la décision », fustige Abba Mahamane, membre de la liste Salaha Baby, qui pointe également du doigt le non-respect du principe de contradiction contenu dans les textes.

« On ne peut pas juger une affaire sans confondre les arguments. Ils ont seulement pris les arguments d’un seul côté pour trancher. Nous ne pouvons pas comprendre que quelqu’un qui se targue d’avoir reçu le parrainage de 21 clubs et 6 ligues, soit 58 voix sur 81, puisse chercher une sortie par la fenêtre. Pour nous, un 2ème mandat se mérite, cela ne se paye pas ni ne s’arrache », poursuit l’un des colistiers de Salaha Baby.

En dépit donc de la décision d’invalidation de la commission d’appel des élections de la Femafoot, le Président de la ligue de Tombouctou et les membres de sa liste ont démarré leur campagne le 13 août 2023, 5 jours après le lancement de celle du Président sortant Mamoutou Bavieux Touré, le 8 août dernier. Si ce dernier axe sa campagne vers la continuité pour la poursuite des chantiers entamés, son principal « challenger » met en avant une rupture et un « espoir renaissant » pour le football malien

Quelle issue ?

Avant la date prévue pour la tenue de l’Assemblée générale ordinaire élective, le 29 août prochain, plusieurs scénarios sont encore envisageables. Selon le journaliste sportif Drissa Niono, sauf avis contraire d’une commission indépendante, plus précisément de la commission d’éthique, pour des questions de moralité, le processus se poursuivra jusqu’au 29 août.

« C’est à cette date qu’au cours des débats entre les membres appelés à voter et avec les émissaires de la CAF et de la FIFA la décision pourrait être prise de tenir ou non l’élection ».

Mais, bien avant d’arriver au 29 août, l’élection pourrait être reportée ou le processus annulé si un courrier de la FIFA ou encore une décision du TAS, qui ont été saisis par une partie, le demandent.

Si le processus se poursuit normalement, selon les textes de la fédération malienne de football, le vote pour l’élection du Président et du Bureau exécutif est obligatoire même s’il n’y a qu’une seule liste de candidature en course. Pour qu’elle passe, elle doit avoir été plébiscitée à la majorité des 50% + 1 voix de l’électorat. Quid de Mamoutou Touré ? Bien qu’en prison, il pourrait toujours, selon des observateurs être réélu, puisque seule une condamnation définitive pourrait le priver de ce droit, selon eux.

« Même s’il y a élection et que la seule liste en cours gagne, il faudra attendre la décision finale du TAS concernant l’invalidation de la candidature de Salaha Baby. Si le TAS valide la décision de la commission d’appel, c’est terminé, mais s’il ne la valide pas, forcément sa décision va s’appliquer et on s’acheminera vers une nouvelle élection », explique Drissa Niono.

La crise qui a longtemps secoué le football malien avant l’élection du bureau présidé par Mamoutou Touré a laissé des séquelles. Pour certains analystes, elle n’a jamais vraiment cessé, même si l’élection de 2019 avait ouvert une nouvelle page et concrétisé un début de normalisation dans la gestion de la fédération du sport-roi.

Aussi craignent-ils une nouvelle crise, dont les conséquences risquent d’être déplorables pour l’avancée du football dans le pays. Toutefois, l’ancien candidat à la présidence de la Femafoot en 2019, Alassane Souleymane, est optimiste.

« Je pense que les acteurs du football sont intelligents et sauront tirer les conséquences de la crise d’avant 2019, avec un Comité de normalisation (CONOR) à la clé. Département des sports, Comité olympique et acteurs du football doivent dès à présent ouvrir l’œil et anticiper », préconise-t-il.

Coupe du monde : un grand favori et plusieurs outsiders

La grande messe du football mondial débute ce dimanche 20 novembre au Qatar. 32 sélections vont se disputer le Graal et tenter de succéder à la France, vainqueur en 2018 de la compétition. À trois jours du début du tournoi, quels sont les favoris et les outsiders et quelles sont les chances des sélections africaines ?

Tous les quatre ans, c’est le même marronnier. Le Brésil, favori pour la victoire finale au Mondial. La Seleçeao, qui en a déjà remporté cinq, lorgne le sixième. Pour cette Coupe du monde au Qatar, la première dans un pays arabe, les Brésiliens s’avancent avec des certitudes. Emmenés par des joueurs en forme comme Neymar, Vinicius Jr ou Gabriel Jesus, la sélection entraînée par Tite est sur une série de 24 victoires sur ses 29 derniers matchs. En plus d’une ligne d’attaque très impressionnante, le Brésil peut compter sur une solide assise défensive, avec Casemiro en premier rideau, devant un axe central composé de Marquinhos du PSG et de Thiago Silva, le capitaine. Et, dans les buts, Alisson, le gardien de Liverpool. Le Brésil, qui se trouve dans le groupe G, jouera son premier match face à la Serbie le 24 novembre prochain. À part ce pays, il est difficile aujourd’hui de dégager avec certaines certitudes d’autres favoris de la compétition.

Des doutes et une dynamique positive

La France aurait pu être un favori naturel si les blessures de Paul Pogba et de N’Golo Kanté ne l’amputaient en milieu de terrain d’atouts déterminants lors de la conquête du titre en 2018. Aurélien Tchouameni et Adrien Rabiot devront jouer ce rôle loin du niveau des deux susmentionnés. Des interrogations subsistent également en défense, où, finalement, Presnel Kimpembe a déclaré forfait pour le Mondial et Raphael Varane revient à peine de blessure. Un dragon vacillant donc, mais dont la tête, qui fait toujours peur, peut mordre. La France sera aussi surtout privé de Karim Benzema, l’actuel meilleur joueur de la planète, auréolé d’un Ballon d’Or en octobre dernier. Kylian Mbappé et ses coéquipiers sont dans le groupe D de la compétition, avec la Tunisie, le Danemark et l’Australie, contre laquelle ils joueront leur premier match le mardi 22 novembre.

Si l’on s’en tient à la dynamique actuelle, l’Argentine a aussi un coup à jouer. Emmenés par un Lionel Messi (35 ans) ambitieux, pour lequel ce sera certainement la dernière Coupe du monde. Les Argentins veulent offrir une glorieuse sortie à leur star, qui a enfin pu vaincre son signe indien en sélection en remportant la Copa America en 2021. L’Albiceleste reste sur une série de 35 matchs sans défaite. Elle n’a plus connu ce goût amer depuis 2019. Autour de Messi gravitent de nombreux talents, tels Lautaro Martinez ou encore Angel Di Maria.

De nombreux outsiders

Les sélections aux grandes ambitions sont nombreuses. L’Allemagne en tête, d’habitude très solide et régulière lors des grandes compétitions, mais qui s’est ratée sur les deux dernières. Élimination dès le premier tour de la Coupe du monde 2018 et dès les huitièmes de finale du dernier Euro, en 2021. La sélection allemande a depuis changé, avec d’abord un nouvel entraîneur après le long règne de 15 ans de Joachim Low. Son successeur, Hans Flick, a décidé de rajeunir la sélection. C’est la même idée qui a animé l’entraîneur de l’Espagne, Luis Enrique, qui a laissé sur le banc Sergio Ramos, Thiago Alcantara ou encore David De Gea. Les deux sélections, qui sont dans le même groupe, s’affronteront le 27 novembre prochain. Le Portugal de Cristiano Ronaldo, qui pourrait aussi disputer son dernier Mondial, a peu de certitudes pour ce tournoi, malgré un effectif riche et de grande qualité. Car les performances frappées du sceau de l’inconstance des Portugais font que de forts doutes subsistent. Des doutes partagés par la sélection anglaise. Demi-finaliste de la Coupe du monde en 2018 et finaliste de l’Euro en 2021, l’Angleterre a réussi à aller plus haut mais ne gagne toujours pas. Du moins plus depuis 1966 et sa seule et unique Coupe du monde remportée. D’anciennes gloires anglaises ne voient pas leur sélection obtenir d’aussi bons résultats que lors des deux dernières grandes compétitions. L’Uruguay, première sélection de l’histoire à avoir gagné le Mondial, s’avance sans grand bruit mais avec un mélange de vétérans (Suarez, Cavani, Godin) et de jeunes loups (Nunez, Bentacur, Valverde) qui donnent un équilibre à cette sélection, demi-finaliste en 2010 et difficile à manœuvrer. La Belgique, avec sa génération dorée, fait aussi partie des outsiders.

L’Afrique en queue de peloton ?

À chaque Coupe du monde, les chances des sélections africaines sont évaluées très bas. 2022 n’y échappe pas. Pourtant, le Sénégal, avec des joueurs évoluant au plus haut niveau européen faisait office d’équipe à prendre au sérieux. Mais la blessure de Sadio Mané a fait réévaluer le pronostic initial. Le Cameroun, sélection solide qui a mis la barre haut pour ce Mondial, devra déjà s’extirper d’un groupe compliqué, avec le Brésil, la Serbie et la Suisse, pour espérer mieux. Le Ghana, le Maroc et la Tunisie sont les trois autres représentants africains. Rappelons que les équipes du continent n’ont jamais pu dépasser le stade des quarts de finale.

CAN 2021 : La CAF et la FIFA d’accord pour une libération des joueurs après le 3 janvier

Dans une lettre adressé à la FIFA le 23 décembre dernier, le Forum des ligue mondiales (WFL) composé de plus de 40 ligues dont celles du top 5 européen, l’Angleterre, l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie et la France, indiquait que les clubs ne pouvaient pas libérer les joueurs avant le 3 janvier 2022, contrairement au règlement de la FIFA selon laquelle les joueurs devraient être libérés 14 jours avant le début de la CAN.En réponse, la CAF, de commun accord avec la FIFA est tombé d’accord sur cette nouvelle date de libération des joueurs en vue de la CAN qui se tient du 9 janvier au 6 février prochain.

« La CAF a décidé que pour les joueurs qui ont des matchs officiels de club entre le 27 décembre 2021 et le 3 janvier 2022, les associations membres participantes en question doivent être informées que ces joueurs peuvent rester avec leurs clubs pour participer à ces matches et être libérés après le dernier match de cette période », a indiqué samedi 25 décembre, le secrétaire général adjoint de la FIFA, Mattias Grafstrom .

« Cette décision est prise dans un esprit de bonne volonté et de solidarité avec les clubs concernés en reconnaissance du fait qu’ils ont été affectés par la recrudescence de cas Covid19 », a-t-il ajouté.

En clair, les joueurs concernés rejoindront leurs sélections nationales respectives le 4 janvier 2022.

Cette dérogation spéciale concerne notamment l’Angleterre où la Premier league se poursuit avec la période du Boxing day, la France avec des matchs de 16ème de finale de la Coupe de France, le Portugal, la Turquie ou encore l’Espagne où la Liga reprend le 2 janvier.

Alors que les Aigles du Mali ont commencé leur regroupement le 25 décembre à Kabala avec la présence de 17 joueurs sur les 28 retenus,  les autres Aigles, autorisés à évoluer avec leurs clubs sur la période sus- indiquée, rejoindront le nid plus tard.

Au total, une dizaine de joueurs évoluant en Europe est concernée, à l’instar d’Yves Bissouma de Brighton en Angleterre. En revanche,  Moussa Djenepo de Southampton, libéré par son club,fait partie des joueurs déjà présents à Bamako.

FEMAFOOT : Nouvelle crise en vue?

Depuis quelques semaines, par presse interposée, le Comité exécutif de la Fédération malienne de football et le Collectif des ligues et clubs majoritaires étalent leurs divergences sur la mise en place des commissions indépendantes, notamment. De nouveaux faits qui font craindre une résurgence de la crise.

On l’a cru derrière nous. Le 29 août 2019, Mamoutou Touré dit Bavieux est élu avec à la tête de la fédération malienne de football (FEMAFOOT). D’une courte tête, il a devancé son principal concurrent, Salaha Baby (32 voix contre 30). Après plusieurs années d’une crise qui avait notamment conduit à la suspension du Mali en 2017 et à la menace d’une disqualification de la CAN 2019, le football malien pouvait enfin respirer. Du moins, c’est ce qui était espéré, notamment après les déclarations d’intention des différents acteurs, faisant de la réconciliation « la priorité ». Mais une image vaut mille mots. À l’issue du vote, les trois candidats ont pris la pose, pour montrer leur « engagement » en ce sens. Mais, sur cette dernière, seul le candidat Alassane Souleymane, qui se présentait comme la « troisième voie », semblait heureux d’y figurer. Cinq mois après, les prémices de nouveaux blocages ont germé. Germes portant le nom de « Commissions indépendantes ». Leur mise en place donne lieu à des différends. Une Assemblée générale extraordinaire, prévue pour le 26 janvier 2020, au cours de laquelle la question aurait été à l’ordre du jour, a été reportée. Pour justifier ce report, le Président de la FEMAFOOT, qui pour l’occasion a tenu une conférence de presse le 23 janvier, s’est référé à un courriel de la FIFA reçu la veille et « préconisant » d’attendre la fin des championnats pour « éviter toute équivoque par rapport au quorum ».

Quel quorum ?

C’est l’un des points de divergence opposant le Comité exécutif et le Collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM). Après plusieurs correspondances et relances, une pétition signée par plusieurs clubs « dits » affiliés au CLCM est arrivée sur la table du CE le 29 décembre 2019, l’enjoignant, en conformité avec les nouveaux textes, de convoquer une Assemblée générale extraordinaire, dont l’ordre du jour, comme mentionné plus haut, porterait sur la mise en place des Commissions indépendantes. Le Comité exécutif assure que parmi les signataires de la pétition certains clubs ne font plus partie du collège électoral, « si on enlève ces clubs, les autres n’ont pas la majorité pour convoquer une Assemblée générale extraordinaire », précise-t-il.  Ce dont Moussa Konaté, Président du Club olympique de Bamako (COB) et membre du Collectif se dit surpris. Lors d’une discussion privée à son domicile entre lui et le Président de la FEMAFOOT, la question aurait déjà été soulevée. « Qu’est-ce qui pourrait justifier que le quorum ayant servi pour l’adoption des textes et l’élection du nouveau Président de la fédération ne puisse pas être utilisé ? », s’était-il étonné devant l’interrogation de Touré.

Le TAS une nouvelle fois saisi ?

La FIFA, dans sa correspondance du 22 janvier, s’est dite « confiante » qu’à la fin de la saison « la lumière sera faite sur le quorum et la convocation d’une AGE, notamment pour l’élection des Commissions indépendantes dans leur ensemble, pour un mandat complet, pourra se faire dans un contexte plus serein ». Elle exhorte « le Comité exécutif à trouver une solution temporaire pour permettre la mise en place d’organes juridictionnels ad hoc jusqu’à la fin de la saison 2019 / 2020, ce qui pourra se faire en concertation avec les membres de la ligue / acteurs du football local, la décision finale revenant toutefois au Comité exécutif de la FEMAFOOT». Une chute qui n’a pas plu aux membres du CLCM. Moussa Konaté assure que si le Comité exécutif, conformément à ce dernier paragraphe, « s’entête à poser des actes, il mettra le football malien en péril et c’est sa responsabilité qui sera engagée. Nous saisirons le TAS, qui annulera à coup sûr toutes les décisions, parce qu’illégales », prévient-il. Mais, auparavant, le Président du COB assure que le Collectif enverra en premier lieu une lettre à la FIFA, pour mieux lui exposer la situation, même s’il ne se fait pas de grandes illusions quant à la réponse de cette dernière, qui rétorque le plus souvent ne traiter qu’avec les fédérations.

Commissions indépendantes

Elles sont trois en tout. Une commission d’audit et de conformité, une électorale et une commission d’appel des élections. Elles sont complétées par des organes juridictionnels, la commission centrale de discipline, celle de l’éthique et enfin la commission centrale de recours. Elles assurent une mission législative pour contrôler le CE, selon l’expression imagée utilisée par Moussa Konaté. « Les Commissions indépendantes sont élues et doivent travailler en toute indépendance, sans ingérence d’aucun tiers. Ces commissions sont comme des juges, elles veillent à ce que le Code éthique soit respecté. Elles ne doivent donc être à la solde d’aucun camp », explique Konaté. Lors de leur entrevue, Touré lui aurait proposé que, de manière consensuelle, les « deux camps » se partagent les différentes commissions. Si un camp assure la présidence d’une commission, l’autre en assurera la vice-présidence et vice-versa. Cela se ferait sans élections. Proposition refusée par Moussa Konaté, qui avance que cela ne respecte en aucun point les textes qui régissent la fédération et qu’accepter une telle demande pourrait faire jurisprudence par la suite.

Salaha Baby : « Je suis prêt à collaborer avec tous ceux qui ont des initiatives porteuses »

Une nouvelle fois candidat à la présidence de la FEMAFOOT (29 août) Salaha Baby, président de la ligue de football de Tombouctou, sa région natale, se confie dans cet entretien sur sa vision du football malien et sa stratégie de sortie de crise.

Vous êtes une nouvelle fois candidat à la présidence de la FEMAFOOT. Qu’est-ce qui a changé depuis deux ans et la dernière élection invalidée ?

Je pense que le principal problème qui avait conduit à l’invalidation de la dernière élection était l’identification des délégués légitimes à l’Assemblée générale. Aujourd’hui, j’estime que le Comité de normalisation (CONOR), en collaboration avec la FIFA (Fédération internationale de football association), est parvenu à résoudre ce problème. Nous venons de sortir de deux assemblées générales et le problème de délégué semble être derrière nous.

Nous avons également le CONOR, qui semble être un arbitre sérieux. La dernière fois, le Comité exécutif était juge et partie. La Commission électorale qu’il avait mise en place était partisane. Voilà des changements notoires qui font que cette élection est très différente de celle qui a été invalidée.

Beaucoup d’espoirs se fondent sur cette élection afin que la crise du football malien vive un terme définitif. Les partagez-vous ?

Sincèrement, je pense la même chose et chacun des candidats doit mettre du sien pour que les espérances de nos compatriotes soient comblées. Si toutes les dispositions statutaires pour l’élection des membres du Comité exécutif sont respectées, je pense qu’une partie de cette crise sera résolue. Il restera aux différents acteurs à consolider tout cela.

L’assemblée générale du 15 juin a mis à nu des dissensions persistantes, en dépit des déclarations de bonne foi. Peuvent-elles resurgir à l’issue de l’élection ?

Il y a des questions de principe sur lesquelles les uns et les autres ne sont pas d’accord, mais ces questions ont été tranchées par les textes. Il n’y a donc pas de soucis à se faire à ce niveau.

Seriez-vous prêt à tendre la main aux autres candidats, si vous êtes élu, afin de cheminer ensemble ?

Je pense que tous les candidats sont des acteurs du football et, pour atteindre les objectifs que je me fixe pour le bonheur du football malien, l’accompagnement de tous ces acteurs est indispensable. Je suis prêt à collaborer avec tous ceux qui ont des initiatives porteuses pour notre football.

Quelles sont les grandes lignes de votre programme pour la présidence de la FEMAFOOT ?

Les grandes lignes de mon programme, que je mettrai en œuvre pour le bonheur de notre football si je suis élu, sont l’harmonisation des textes régissant le football au niveau de tous les membres de la FEMAFOOT; la réorganisation des clubs, associations et centres de formations; la mise en place de la Ligue professionnelle de football; la mise en place d’une véritable Direction technique nationale en charge de la politique de formation; la recherche de financement adéquat pour notre football; le développement des infrastructures; l’optimisation de la gestion des sélections nationales, pour des résultats meilleurs et l’instauration d’un climat convivial et d’une entente vertueuse entre les dirigeants et entre les autres acteurs du football.

Selon vous, à quoi doit ressembler le travail d’un Comité exécutif post CONOR ?

Pour moi, le travail post CONOR doit se focaliser sur l’instauration d’un climat de confiance entre les différents acteurs. Il faudra tirer les leçons de l’expérience du passé et faire du respect des textes une priorité absolue. Et également faire preuve d’une gestion transparente des maigres ressources de notre association.

Crise du football : Enfin la fin ?

L’annonce a fait l’effet d’une bombe. À sa sortie d’audience avec le Premier ministre, Dr Boubou Cissé, le 8 juin, Veron Mosengo-Omba, émissaire de la FIFA, a fait planer une épée de Damoclès sur le Mali.

« Si certaines personnes essayent de saboter l’assemblée générale qui doit se tenir le 15 juin à Bamako, la FIFA prendra ses responsabilités. Elle ira même jusqu’à suspendre le Mali, même pour la CAN », ajoutant « ne pas comprendre qu’un grand pays de football ne puisse pas organiser de championnat, un échec pour la FIFA et la famille du football », a-t-il dit. Depuis, l’attention se focalise sur cette date et les regards vers les acteurs du football malien. Moustapha Diawara, chargé de communication du ministère de la Jeunesse et des sports, s’est dit surpris par cette sortie, avant d’assurer que tout était mis en œuvre : « l’assemblée se tienne, et elle se tiendra ». « Le ministre (Arouna Modibo Touré) rencontre les acteurs pour leur dire que le gouvernement souhaite la paix dans le milieu footballistique ». Le 27 février 2019, la FIFA avait invité les protagonistes de la crise à Zurich. Après l’échec de cette conciliation, l’instance avait accordé un quatrième mandat de six mois au Comité de normalisation (CONOR), jusqu’au 31 août 2019. L’assemblée générale se tiendra ce samedi conformément à sa feuille de route. Elle permettra d’exécuter la sentence du Tribunal arbitral du sport (TAS) du 15 novembre 2018, la relecture des textes de la fédération et la convocation d’une assemblée générale élective pour désigner un nouveau président avant fin août.

Retour à la normale ?

À en croire les principaux protagonistes, l’assemblée du 15 juin devrait enfin être la bonne. « C’est normal que la FIFA menace. La crise n’a que trop duré, tout le monde est fatigué. C’est à nous de penser à nos enfants, de faire au mieux », commente Kassoum Couliblay Yambox, Président de la ligue de football de Bamako. Salaha Baby, Président de la ligue de Tombouctou et candidat du CLCM à la présidence de la FEMAFOOT en 2017, assure « il n’y aura aucun problème, pas d’inquiétudes à avoir ». « Si ça devait mal se passer, nous aurions des signes avant-coureur. Ce n’est pas le cas, nous allons donc discuter et tout se passera bien ».

FIFA: Gianni Infantino réélu président pour 4 ans

Le Président de la FIFA, Gianni Infantino, en poste depuis février 2016 a été réélu pour un mandat de quatre ans lors du 69ème congrès de l’Instance dirigeante du football qui s’est tenu ce mercredi à Paris. Seul candidat à sa propre succession, il faut dire qu’il avait toutes les chances de son côté pour être approuvé par l’assistance. C’est donc par acclamation que l’Italo-Suisse, Gianni Infantino a été plébiscité devant les membres du congrès pour un mandat qui s’étendra jusqu’en 2023.

Football malien : Une crise sans fin

Après plusieurs semaines de divergences d’interprétation de la sentence du 15 novembre 2018 du Tribunal arbitral du sport (TAS), les protagonistes de la crise du football malien et le Comité de normalisation ont été conviés par la FIFA à une rencontre à Zurich, en Suisse, le 27 février dernier. Cette réunion, très attendue comme moyen de mettre enfin un terme aux différends des camps antagonistes, n’a pourtant pas eu les résultats escomptés. 

La fin… n’est pas pour tout de suite. La réunion suscitait l’espoir, elle n’a pas réellement permis de faire bouger les lignes. Dans les locaux de la FIFA, les protagonistes de la crise malienne du football se sont retrouvés pour faire converger leurs différents points de vue. L’instance dirigeante du football a d’abord tenu lors de la rencontre à faire comprendre aux différents acteurs du football malien les droits et les obligations concernant les différentes sentences du TAS que la FEMAFOOT avait l’obligation d’appliquer, à savoir celles de 2015, 2016 et surtout de 2018, qui concerne directement le CONOR et a suscité beaucoup d’incompréhension. Il s’agissait pour la FIFA de rechercher la faisabilité d’une entente entre les différents acteurs pour aboutir à l’organisation d’un championnat dans un format qui fasse participer la majeure partie des clubs, sans pour autant impacter la mise en œuvre de la sentence, dont l’application, selon la FIFA, est non négociable.

Blocages persistants

« Les acteurs n’ont pas pu s’entendre. Chaque camp est resté figé sur sa position, ce qui ne permet pas du tout de faire évoluer les actions de normalisation », déplore Mme Daou Fatoumata Guindo, présidente du Conor. En revanche, le seul point ayant fait l’objet d’un consensus est l’organisation d’un championnat de première division avec 23 clubs. Dans une circulaire datant du 28 décembre 2018, le CONOR avait annoncé la reprise du championnat national, à l’arrêt depuis 2017, pour janvier 2019 et dévoilé une liste de 16 clubs devant prendre part à la Ligue 1. Cette décision, selon le comité, est conforme à la sentence du TAS du 15 novembre 2018. Elle pénalisait du coup plusieurs clubs. Ces derniers, notamment l’US Bougouni, avaient donc protesté. « Un club est relégué quand son classement dans un championnat l’impose ou suite à une mesure disciplinaire. Aucun de ces deux cas n’est valable ici », expliquait dans la foulée Mamadou Diallo, Vice-président du Stade Malien, club soupçonné par beaucoup d’être la « mano negra » de cette agitation. Si le principe semble être acquis cette fois-ci sur la forme, le fond continue de diviser. « On peut augmenter le nombre de clubs qui joueront le championnat, mais en préservant ce que la sentence du TAS a dit au moment de l’assemblée générale élective. Je pense que c’est à ce niveau que les deux camps ont émis des réserves. Donc on peut dire qu’ils sont d’accord pour jouer le championnat à 23, mais avec des modalités différentes», explique la présidente du CONOR.

La pomme de discorde s’accentue effectivement à ce niveau, les deux camps ne s’étant pas mis totalement d’accord au cours de la rencontre de Zurich. « Nous avons proposé, pour  une sortie de crise, que les uns et les autres puissent cheminer ensemble, qu’on accepte les 23 clubs et également l’adoption des nouveaux textes.  L’autre camp n’a pas voulu. Pour lui, non seulement les 23 n’iront pas aux élections, mais ils n’iront pas non plus à la relecture et à l’adoption des nouveaux textes »,  déclare Kassoum Coulibaly dit Yambox, président de la ligue de football du district de Bamako, l’un des protagonistes des discussions avec la FIFA.  Selon lui, c’est aussi et surtout un problème de quorum et de collège électoral et il faut que cela soit fixé  avec toutes les équipes qui jouent en première division ainsi que celles de deuxième division. « Tout le monde est concerné et doit être présent pour la relecture des textes, y compris les ligues, les clubs, les groupements des anciens footballeurs, les anciens arbitres, les entraineurs et autres, afin qu’un texte consensuel soit adopté et  que les uns et les autres soient obligés de s’y conformer », avance celui qui soutient également que la solution à la crise se trouvera entre Maliens.

La fin par la FIFA ?

Si la rencontre de Zurich n’a pas sonné le glas de la crise qui secoue le football malien, elle aura néanmoins eu le mérite de rassembler les différents protagonistes autour d’une table pour discuter des réels blocages. « Cela a été un grand soulagement pour notre football. D’abord, les deux bords qui sont retranchés, le camp Sahala Baby et le camp Bavieux Touré, se sont retrouvés autour d’une même table et cela  est important », se réjouit Baba Cissouma, directeur de publication du Journal sportif Match.

Dans le communiqué qui a sanctionné la rencontre, la FIFA précise qu’elle prendra une décision sur cette situation dans les prochains jours. Décision qui devrait intervenir cette semaine et à laquelle reste suspendus tous les acteurs. Elle devrait trancher de manière définitive les différents antagonismes. « La FIFA, en prenant sa décision finale, peut s’imposer à tout le monde et, avec l’appui du politique, c’est-à-dire le gouvernement malien, tout le monde devrait rentrer dans le rang », pense M. Cissouma. Il ajoute que c’est la « dernière chance pour notre football de voir enfin le bout du tunnel ». Plusieurs observateurs estiment que les autorités, le Président de la République notamment, devraient s’impliquer pour mettre un terme définitif à la crise. Le chef de l’État, dans son message de félicitation aux Aiglons Champions d’Afrique, s’est exprimé sur la question. Le président du collectif des ligues et clubs majoritaires, Mamadou Dipa Fané, a affirmé qu’il ne répondrait qu’à la seule convocation du Président IBK pour parler de la crise. « Par respect pour sa fonction », a-t-il ajouté.

Mais il parait clair aujourd’hui que la décision finale de la FIFA risque de ne pas être acceptée par un l’un ou l’autre des deux camps. Le CONOR est accusé par certains acteurs de prendre des décisions en affinité avec un camp précis. Si la situation en arrive là, des conséquences vont forcément en découler. Même si, à en croire Baba Cissouma, le football malien ne peut être suspendu par la FIFA en l’absence de certains critères bien établis, les acteurs qui feraient perdurer le blocage risqueraient pour leur part des sanctions allant du blâme jusqu’à, au pire des cas,  une radiation définitive des affaires du football. Le ministère des Sports dit « suivre de près » la situation et attend la décision de la FIFA avant de se « décider ».

Mandat prorogé

Pour permettre l’aboutissement de sa mission de normalisation, le mandat du CONOR a une nouvelle fois été prorogé par la FIFA. Désormais, le comité, dont le précédent mandat a pris fin le 28 février reste en place jusqu’au 31 août 2019. La feuille de route n’a pas changé. Le CONOR est tenu principalement de faire adopter les nouveaux textes de la FEMAFOOT et d’organiser l’assemblée générale élective pour l’élection d’un nouveau bureau exécutif.

Mais, dans l’immédiat, le comité de normalisation s’attèle déjà à la préparation du possible championnat à 23 équipes. « Nous allons déjà travailler sur le projet de règlement spécial pour le championnat à 23 clubs et sur un projet de calendrier, tout en sachant que le temps nous est compté, en attendant la décision que la FIFA nous fera parvenir dans les jours à venir », projette Mme Daou Fatoumata Guindo. Ce championnat devrait prendre fin au plus tard au mois de mai, afin que les clubs qui seront qualifiés à son issue puissent participer aux compétitions continentales. « Il nous sera très compliqué d’être dans les temps. Déjà à 16 c’était un peu juste, et à 23, je me demande comment ils vont pouvoir s’en sortir », commente un acteur du football. La course contre la montre est donc lancée.

(Défis de 2019-5/7) Crise du football : L’impossible résolution ?

Les travaux d’Hercule. Si une expression devait désigner la résolution de la crise qui secoue le football malien depuis plus de quatre ans, ce serait bien celle-ci. Quatre années d’une crise aux équations multiples.

Deux « tendances » s’opposent. Celle fidèle à l’ancien Comité exécutif de la FEMAFOOT, dirigé par Boubacar Baba Diarra, et le Collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM). Jugeant la gestion financière de Diarra « calamiteuse », le collectif lui a demandé des comptes. Suite à cela, plusieurs de ses membres ont été suspendus de toute activité liée au football. Le Tribunal arbitral du sport (TAS), saisi par ces derniers, a rendu une première sentence le 4 octobre 2016. Elle enjoignait au Comité exécutif de l’époque de convoquer une nouvelle Assemblée générale en respectant ses propres statuts et règlements. Celle-ci s’est donc tenue à Sikasso le 29 novembre 2016. Elle a décidé de la levée des suspensions de certains membres du collectif et à des suspensions atténuées pour d’autres. S’exprimant dans nos colonnes à l’époque, le Président du collectif, Mamadou Dipa Fané, qualifiait cette assemblée, à laquelle son regroupement n’a pas pris part, de « non évènement ». Une nouvelle procédure était donc engagée auprès du TAS contre cette assemblée générale.

Une sentence, plusieurs interprétations

La juridiction a rendu une nouvelle sentence le 15 novembre 2018. À son point 3, le TAS « annule l’assemblée générale extraordinaire de la FEMAFOOT du 29 novembre 2016… » et ordonne en son point 4 au Comité de normalisation de la FEMAFOOT, mis en place par la FIFA en janvier 2018, de « convoquer une assemblée générale en respectant les statuts et règlements de la FEMAFOOT(…). La liste des membres devant être convoqués à cette assemblée générale ordinaire doit correspondre à celle sur la base de laquelle l’assemblée générale ordinaire du 10 janvier 2015 a été convoquée et le quorum … ». « La sentence est très claire, il n’y a plus rien à dire. Le TAS ordonne de retourner en arrière afin de gommer toutes les irrégularités constatées depuis plusieurs années », commente Mamadou Dipa Fané. Le CONOR, sommé dans la sentence d’organiser une assemblée générale, avait, au mois de décembre 2018, convoqué les acteurs du football afin de faire le point. « La sentence du 15 novembre sera appliquée dans son intégralité. Nous avons entendu beaucoup d’interprétations, mais une décision de justice n’est pas à interpréter, elle est à appliquer et nous l’appliquerons », assurait la Présidente du comité, Mme Daou Fatoumata Guindo.

Le CONOR a donc, dans une circulaire datant du 28 décembre 2018, annoncé la reprise du championnat national, à l’arrêt depuis 2017 pour cause de crise, pour janvier 2019, et dévoilé la liste des 16 clubs devant prendre part à la Ligue 1. Cette décision selon le comité, est conforme à la sentence du TAS. Elle relègue du coup plusieurs clubs. Ces derniers, notamment l’US Bougouni, ont protesté. « Un club est relégué quand son classement dans un championnat l’impose ou suite à une mesure disciplinaire. Aucun de ces deux cas n’est valable ici », explique Mamadou Diallo, Vice – président du Stade Malien, club soupçonné par beaucoup d’être la Mano negra de cette agitation.

Blocages persistants ?

Face à cela, le CONOR a envoyé une nouvelle correspondance dans laquelle il dit suspendre sa décision de reprise du championnat sur instruction du ministre des Sports. Le mot « instruction » pourrait valoir au Mali une suspension par la FIFA, en conformité avec ses statuts qui interdisent toute immixtion politique dans les affaires du football. « Le ministre a suggéré cette décision afin de préserver le tissu social, il ne l’a pas instruite. Nous ne pouvons empêcher le CONOR de conduire ses activités, nous connaissons les textes et ne saurions risquer une suspension de notre pays », se défend Modibo Bakaga, directeur national des Sports et de l’éducation physique. « Nous sommes confiants quant à la résolution prochaine de cette crise », ajoute-t-il.  Simple effet d’annonce ? « Le CONOR n’a pas compétence pour l’exécution de la sentence » affirme Diallo, qui ajoute qu’ils feront usage de leurs droits. Un recours contre le TAS peut être introduit auprès du tribunal fédéral suisse. « Le CONOR avait commencé l’exécution de la sentence, mais là il est empêché d’agir. Nous ne reculerons pas, nous sommes comme des chats échaudés, nous n’écouterons plus personne. Que chacun se réfère à la sentence », conclut Fané.

Trophées individuels : Fin de l’hégémonie Messi – Ronaldo ?

En recevant le prix « The Best » de la FIFA, le lundi 24 septembre, Luka Modric a réussi un exploit. Celui de mettre fin au long règne du duo Messi – Ronaldo, qui truste les plus prestigieuses distinctions du football depuis une décennie.

Finalement, ce n’est que justice. Le milieu de terrain croate de 32 ans a porté sa sélection durant la Coupe du monde jusqu’en finale. Véritable maitre à jouer par son intelligence et ses délicieuses passes extérieures, il fut aussi l’un des éléments-clés du Real Madrid en Ligue des champions. Ses performances ont été récompensées des trophées de meilleur joueur de la Ligue des champions et de la Coupe du monde. Une excellente année, qui pourrait se conclure en beauté par le Ballon d’Or. La bataille pour le prestigieux sésame s’annonce en effet plus ouverte que jamais.

Fin de l’injustice ?

La razzia individuelle de Modric préfigure un changement, un troisième larron qui gripperait la machine bien huilée du duo des quintuples titulaires, qui a fait l’objet de vives controverses ces dernières années. « Est-ce que le Ballon d’Or récompense encore le meilleur joueur ? Je ne pense pas », affirmait Franck Ribéry, finaliste malheureux en 2013. « C’est un épisode qui a été difficile, incompréhensible. J’avais gagné tous les trophées, je ne pouvais rien faire de plus. Pour moi, c’était comme un vol, une injustice », reprenait-il en 2014. En 2010, la victoire de Messi fit jaser. L’Argentin, qui avait traversé la Coupe du monde tel un fantôme (zéro but), avait été sacré devant ses coéquipiers du Barca Andres Iniesta et Xavi, Champions la même année. Plus étonnant, Wesley Sneijder, grand favori après avoir réalisé un triplé avec son club, disputé une finale de Coupe du monde et terminé co-meilleur buteur de celle-ci, n’était même pas sur le podium. Pourquoi ? Le Ballon d’Or et le trophée de Meilleur footballeur de l’année venaient de fusionner. Les voix des journalistes ne comptaient plus que pour un tiers du résultat. Le reste du jury ? Les sélectionneurs des 208 pays membres et les capitaines des sélections. Les journalises donnaient Sneijder vainqueur. Après de nombreuses critiques, les deux entités ont mis fin à leur collaboration en 2016. Le Ballon d’Or est en principe revenu à ses vertus originelles. Confirmation attendue le 3 décembre.

Crise du football : Le CONOR fait le point

Le Comité de Normalisation du football malien (CONOR) a tenu samedi 25 août 2018 une conférence de presse à son siège (FEMAFOOT) pour faire le point sur les différentes activités menées depuis la prorogation de son mandat en avril dernier, ainsi que les grandes perspectives  à venir.

Quatre mois après la décision de la FIFA  d’accorder un temps supplémentaire au CONOR dans sa mission de résolution de la crise du football malien, le comité fait le point. Beaucoup d’actions ont depuis été menées pour enfin sortir  de l’ornière. Dernière ligue encore non conforme il y a peu, la situation a Ségou a été régularisée, avec la mise en place d’un bureau légitime. « Par rapport à notre mandat qui était la désignation des délégués légitimes, nous pouvons dire que nous en avons fini », explique Mme Daou Fatoumata Guindo, présidente du CONOR. En revanche, trois activités principales, selon la nouvelle feuille de route du mois d’Avril, sont toujours en cours.

Relecture des textes         

A en croire Mme Daou, le premier draft est attendu en principe à la fin du mois d’août avant d’être envoyé dans la semaine du 3 septembre 2018 aux ligues et aux clubs de première division afin d’avoir leurs observations. Avec un délai de retour d’observations pour traitement au niveau du CONOR, le document-projet devrait être envoyé à la FIFA pour validation en attendant la convocation de l’assemblée générale de la fédération malienne de football pour l’adoption. «  Si tout se passe comme on le souhaite, nous comptons envoyer ces documents à la FIFA dans la semaine du 20 septembre 2018 », précise la présidente du CONOR.

Audit judiciaire

Cet audit commandité par la FIFA sera réalisé en collaboration avec le comité de normalisation mais ce dernier n’en est pas au devant. Comme le dévoile Mme Daou Fatoumata Guindo, depuis la fin de l’élection du bureau de la ligue de Ségou, une correspondance faisant le point des activités et aussi demandant la période d’arrivée de la mission d’audit a été envoyée à la FIFA. « Nous n’avons pas encore reçu la réponse à cette correspondance mais suite aux entretiens téléphonique nous savons qu’elle a été bien reçue et nous avons été notifiés que sa réponse est en train d’être traitée », souligne celle qui tient au respect de l’échéance du mandat du CONOR, le 31 octobre 2018.

Assemblée électif du bureau fédéral

Il est important de signaler que le CONOR  ne pourra pas respecter le délai statutaire stipulant la convocation de l’assemblée électif du bureau fédéral 90 jours avant sa tenue car lui-même travaillant dans un délai déterminé et assez court. « Nous projetons d’organiser l’assemblée au plus tard  les 10 derniers jours du mois d’octobre et lancer l’appel à candidatures au moins 30 jours avant le jour de l’assemblée », planifie la présidente. Cette proposition de calendrier sera communiquée à la FIFA dès la semaine prochaine pour son approbation.

En attendant une reprise normale de l’instance dirigeante du football national, le ballon rond continue par rouler tant bien que mal sur les terrains. La Coupe du Mali organisé justement par le CONOR pour permettre à nos clubs de se présenter aux compétitions africaines la saison prochaine est actuellement au stade des quarts de finale.

Assistance vidéo : Pas l’unanimité

Elle était demandée, elle est là. Utilisée pour la première fois cette année en Coupe du monde, l’assistance vidéo (VAR) est la star de ce Mondial. Intervenant dans quatre cas (penalty, validité d’un but, carton rouge, identification des joueurs suite à une sanction), l’objectif annoncé était de mettre fin à l’injustice et aux erreurs grossières d’arbitrage. Ce n’est pas encore tout à fait le cas.

On attendait Ronaldo, Messi ou Neymar, mais la star de ce Mondial est bien le VAR (Video assistant referee). L’assistance vidéo à l’arbitrage est la grande innovation de l’année. Censé réduire les injustices dans le football, le VAR ne fait pour l’heure pas l’unanimité. La FIFA a pourtant, à l’issue du premier tour, dressé un bilan très positif de son nouveau système. En conférence de presse, l’Italien Pierluigi Colina, patron des arbitres, s’est déclaré satisfait. « Le taux de bonnes décisions est passé de 95% à 99,3%. 335 incidents ont fait l’objet d’une vérification et le VAR a permis de rectifier 14 décisions arbitrales ». En outre, il a ajouté que le recours à l’assistance vidéo n’avait entrainé que peu de temps morts durant les matchs, en moyenne 80 secondes. Si sa position n’a pas de quoi surprendre, la technologie vidéo ne fait pas que des heureux, loin de là. « Je ne suis pas contre le VAR en tant que tel, mais contre la manière de l’utiliser. C’est toujours l’arbitre qui a le pouvoir de décision. Il peut même, après visionnage, réinterpréter une action », estime Mohamed Magassouba, sélectionneur des Aigles du Mali. « La FIFA doit revoir sa copie, le VAR n’a pas mis fin au débat ».

Favorable aux « grandes » équipes ?

C’est en tout cas ce que pensent de nombreux observateurs, notamment africains. La pilule de l’élimination des cinq représentants du continent dès le premier tour passe mal. Les Marocains étaient particulièrement amers. « Tout le monde le sait, tout le monde l’a vu. Quand il s’est agi de prendre une décision pour le Portugal ou l’Espagne, on a fait appel à la vidéo. Alors que quand nous avons demandé de revoir au moins l’action, l’arbitre nous a dit qu’il était en communication. Mais il ne l’était pas. Personne ne lui a dit de vérifier. Au final, elle n’a servi qu’aux grandes équipes », s’est emporté Younes Belhanda sur RMC. Le milieu de terrain marocain reproche une faute non sifflée sur le but de Cristiano Ronaldo et un corner tiré du mauvais côté qui a abouti à l’égalisation de l’Espagne. Son coéquipier Nourdine Amrabat est même allé plus loin, employant le mot « bullshit » pour décrire le VAR. Mais il serait injuste de ne pas souligner que son utilisation a également conduit à l’élimination de l’Allemagne.

Perte d’autorité et de magie

Les détracteurs de la vidéo estiment que son utilisation dénature le football. « Notre sport sans débat ne serait pas le même. Les discussions où on refait le match, c’est ce qui entretient la flamme, la passion », confie Magassouba. L’argumentaire est connu. La main de Dieu de Maradona, la demi-finale de Ligue des Champions entre Barcelone et Chelsea ou encore la main de Thierry Henry sur le but de William Gallas qui qualifie la France aux dépens de l’Irlande, l’utilisation du VAR aurait permis d’éviter ces grandes injustices. Mais l’histoire du football aurait-elle été la même ? Pas si sûr. Le mythe Maradona serait différent, la France n’aurait pas connu l’épisode de la grève de Knysna de 2010, l’arbitrage de Tom Ovrebo ne serait pas autant cité en exemple comme celui à absolument éviter. Le VAR impose une autre réflexion, celle de la crédibilité des arbitres. La FIFA et ses différentes confédérations les ont toujours soutenus et protégés, leur octroyant du coup une grande autorité. Le recours à l’assistance vidéo, où les arbitres se déjugent parfois, comme cela a été le cas sur les penaltys de Neymar et de Sadio Mané, pourrait bien rebattre les cartes.  « L’arbitre perd son autorité et sa confiance en lui. Les joueurs contesteront de plus en plus ses décisions et lui-même hésitera pour certaines actions », analyse Sidi Bekaye Magassa, ancien arbitre international.

Ralentissement du jeu

« Vous imaginez ce que cela fait à un joueur d’arrêter un match pour confirmer ou non une décision », interroge Soumaila Diarra, ancien international malien. « C’est angoissant et ça le déconcentre », affirme-t-il. C’est la FIFA des paradoxes, dénonce Magassouba. « La FIFA a tout fait pour accélérer le jeu en multipliant les ballons. Les blessés sont soignés à l’extérieur et en même temps le match est arrêté pour consulter la vidéo. Où est la logique ? ». « Il y a déjà une incidence. Les temps additionnels sont désormais d’au moins cinq minutes. Imaginez qu’un jour il y ait plus de recours possibles que les quatre que nous connaissons, nous pourrions arriver à des rajouts de quinze minutes. Ce ne serait plus du football mais du basket », s’insurge Magassa.

Mme Daou Fatoumata Guindo, Présidente du CONOR : « Nous ne sommes pas là pour nous éterniser »

A l’orée d’importantes échéances pour le CONOR (Comité de normalisation du football), sa présidente a accordé un entretien au Journal du Mali. Mission sauvetage de la saison footballistique, avenir du comité ou même attaques contresa personne, elle répond sans se dérober.

A quatre mois de la fin de votre mandat, ou en êtes-vous avec la normalisation du football malien ?                                                                                                                                                      

Nous avons toujours les mêmes objectifs, mais cette-fois ci avec plus de précision. Gérer les problèmes dans certaines ligues et faire si nécessaire la relecture des textes, afin qu’ils soient conformes à ceux de la FIFA et de la CAF. Nous devons aussi obtenir le quorum et faire l’audit. Pendant notre première phase de travail, nous avons pu gérer toutes les ligues, sauf celle de Ségou. La FIFA a donc prorogé notre mandat le 26 avril jusqu’au 31 octobre 2018, en précisant certains points. Car, à un moment donné, nous voulions commencer les compétitions, mais beaucoup de clubs étaient réticents, prétextant que nous n’étions pas habilités à organiser des compétitions, notre rôle se limitant à l’organisation de l’élection du président de la FEMAFOOT. J’ai donc écrit à la FIFA pour avoir des clarifications, car cela entrait dans le cadre de la gestion des affaires courantes. Jusqu’à la fin du mandat, la FIFA n’a pas répondu à ma correspondance, ce n’est que lors du renouvellement que l’instance a apporté des précisions, affirmant que nous pouvions organiser le championnat et les autres compétitions.

Vous avez engagé une course contre la montre pour sauver la saison footballistique grâce à la Coupe du Mali. Êtes-vous confiante ?

Oui, nous le sommes. Nous avons demandé l’engagement de tous les acteurs du football. Je pense que leur esprit footballistique va nous permettre de sauver la saison. Pas pour le CONOR, mais pour le football malien, pour les clubs, qui doivent disputer les compétitions africaines. Nous avons pris beaucoup de retard parce que le CONOR n’a pas les mêmes moyens qu’un comité exécutif élu. Nous travaillons exclusivement avec les coûts opérationnels. C’est d’ailleurs sur ces coûts que nous voulons sauver la saison. Je pense que nous obtiendrons gain de cause, même si le financement a pris un peu de retard.

Un programme encore officieux situe les dates de cette Coupe du Mali en même temps que la présidentielle…

Nous n’avons pas le choix. Nous sommes tenus de finir de finir notre compétition pour fin septembre. Parce que nous devons obligatoirement engager nos clubs pour le 15 octobre au plus tard. C’est pourquoi nous avons rencontré les acteurs du football pour leur expliquer qu’il y aura l’élection présidentielle, la saison des pluies, beaucoup de défis et qu’ensemble nous devons les relever.

Certains préalables sont requis pour vous permettre de mener à bien vos missions. Pour l’heure ils ne sont pas encore remplis. Pensez-vous pouvoir le faire avant la fin de votre mandat ?

Nous sommes en collaboration avec la FIFA pour l’audit. C’est elle qui va le déclencher, c’est elle qui va désigner le cabinet. Ensuite le cabinet viendra au Mali et se mettra en rapport avec le CONOR. C’est une inquiétude qui nous a amené à écrire à la FIFA pour lui demander à quel moment les auditeurs seraient là. Nous n’avons pas encore reçu de réponse. Il y a un volet relecture des textes. Nous travaillons dessus. La commission en charge a déjà commencé. Nous allons faire notre part et nous l’enverrons à la FIFA pour une vérification de conformité. Dans le schéma initial, c’était à la FIFA d’envoyer des experts, car c’est elle qui a posé ses conditions dans la feuille de route. Donc elle sait quel est le problème et où il se situe. Nous avons demandé cette expertise sans succès et nous nous sommes dits : qu’à cela ne tienne, nous ferons ce que nous pouvons faire.

La lenteur du CONOR vous est directement imputée, votre méconnaissance du football et de la crise malienne étant notamment mise en avant ?

Ce sont des réactions subjectives. Il faut seulement comparer les comités de normalisations. Nous savons les avancées que nous enregistrons, nous faisons le maximum de ce que nous pouvons faire. Gérer une crise, ce n’est pas s’asseoir et prendre des décisions, comme si nous voulions forcer certains à aller dans une direction. Pour avancer sur les dossiers, les acteurs du football ont aussi leur rôle à jouer. Souvent, ce sont ces propres acteurs qui nous font perdre du temps. Il nous faut avancer rapidement afin que le CONOR finisse sa mission. Nous ne sommes pas là pour nous éterniser, nous sommes plutôt là pour le développement du football. Nous souhaitons donc l’engagement des uns et des autres pour sortir de cette mauvaise passe.

Trois anciens dirigeants suspendus à vie par la FIFA, le FIFAGATE continu

Trois anciens responsables du football mondial, qui ont tous plaidé coupables de corruption devant la justice américaine, ont été suspendus à vie, mardi, de toute activité liée au football par la justice interne de la Fifa.

Avant même le verdict de leur procès pour corruption qui se tient actuellement à New-York, la FIFA a décidé de sévir. L’instance dirigeante du football, vient de « suspendre à vie de toute activité liée au football, au niveau national comme international », trois ex-responsables. Richard Lai, ancien président de fédération de football de Guam et ex-membre du comité d’audit de la FIFA, Julio Rocha, ex-président de la fédération du Nicaragua et ex-agent du développement à la FIFA, et enfin Rafael Esquivel, ex-président  de la Fédération du Venezuela, voient donc leurs avenirs s’inscrivent loin du football. Trois nouveaux d’une longue liste qui a déjà vu tomber de nombreux dirigeants.

Des accusations et des morts

La semaine dernière (14 novembre), Jorge Delhon, ancien dirigeant du football argentin, s’est suicidé en se jetant sous en train, seulement quelques heures après avoir été mis en cause dans le procès de corruption au sein de la FIFA. Dimanche 19 novembre, Adolfo Lagos, vice-président de la télévision mexicaine Televisa a été abattu par un commando à moto. Il a succombé à ses blessures à son arrivée à l’hôpital. Televisa est l’une des entreprises de médias  soupçonnées d’avoir versé des pots de vin pour obtenir des droits de diffusion du Mondial.

Coupe du monde 2022 en cause

Au total, 42 personnes sont mises en cause par la justice américaine dans cette affaire. L’un des témoins clé du procès Alejandro Burzaco, a accusé hier trois dirigeants sud-américains d’avoir reçu des pots-de-vin de la part du Qatar en vue de l’attribution du mondial 2022. Ces derniers auraient, donc, donné leurs votes au Qatar, aux dépens des Etats-Unis. Des accusations qui confirment les nombreux soupçons qui pesaient déjà sur cette attribution dès les premiers jours qui l’ont suivi. Une affaire qui a fait couler beaucoup d’encre, et entrainé les suspensions par le FIFA des tout-puissants Sepp Blatter, ex-président de la FIFA, Michel Platini, ancien président de l’UEFA et Jérome Valcke, ex-secrétaire général de la confédération Européenne entre autres.

FEMAFOOT : Une crise sans fin ?

Nouveau rebondissement dans le dossier de la crise du football, la FIFA vient de signifier son intention de non-participation à la mise en place du comité de normalisation, qu’elle devait pourtant superviser. Une position qui suscite plein de remous et qui pourrait relancer la crise.

« Nous sommes au sortir du tunnel, nous n’en sommes pas totalement sortis » estimait le chef du collectif des ligues et clubs majoritaires (CLCM) lors d’une interview exclusive accordée au Journal du Mali. Ses craintes semblent se justifier désormais. Le protocole d’accord signé le 27 avril 2017, prévoyait la mise en place au bout de 45 jours d’un comité de normalisation sous la supervision de la FIFA. Sauf que l’instance dirigeante du football a un tout autre regard sur le protocole d’accord. « A ce sujet, nous devons cependant vous informer de ce qu’il suit, la FIFA n’étant pas partie prenante du protocole d’accord, elle ne se sent en aucune manière liée aux résolutions prises » a soutenu la secrétaire générale de la FIFA, Fatma Samoura.

Avant d’ajouter : « Conformément à l’article 8 al.2 des status de la FIFA, remplacer un comité exécutif élu par une commission de normalisation est une mesure exceptionnelle qui relève du pouvoir exclusif de la FIFA. Une telle décision ne peut être prise sans que la FIFA ait au préalable constaté que les conditions de son application sont réunis. Or, il apparaît que dans le cas présent, les circonstances particulières ne sont telles qu’elles justifient le remplacement du comité exécutif par un comité de normalisation, à 6 mois de la fin de son mandat ».

Ce qui en clair, veut dire que le président de la FEMAFOOT, en place pour 45 jours selon les dispositions du protocole d’accord, irait au bout de son mandant, qui court jusqu’en novembre.

« C’est le Mali qui s’est fait avoir, l’Etat aurait dû l’amener (Baba Diarra) à démissionner. Il y a beaucoup de dessous dans cette affaire, certains veulent voir le ministre partir, mais nous, nous ne sommes pas dans ces considérations, c’est le sportif qui intéresse » analyse Mamadou Dipa Fané, chef du CLCM. La crise ne semble donc pas derrière nous. « Nous avons toujours la sentence (celui du TAS rendu le 4 octobre 2016), mais nous allons attendre jusqu’à vendredi (26 mai), et la réunion avec le comité de suivi du protocole d’accord pour décider » a-t-il conclu.

 

Sidi Diallo : « Trouver une solution malienne »

Alors qu’une mission gouvernementale est en Suisse, au siège de la FIFA, pour négocier la levée de la suspension du Mali, le Président du comité de normalisation (CONOR) de la Fédération malienne de football, Sidi Diallo, assure être à pied d’œuvre pour poser les bases de la refondation du sport roi au Mali.

De la date de sa mise en place à aujourd’hui, quelles sont les actions posées par le Comité de normalisation du football malien ?

Dès la réception de notre feuille de route le 14 mars dernier, nous nous sommes réunis pour élaborer un plan stratégique autour de notre mission principale : la réunification de la grande famille du football. Des commissions de travail ont été créées et elles sont à pied d’œuvre. Nous avons également effectué plusieurs rencontres avec l’ensemble des acteurs qui interviennent de près ou de loin dans le football malien (les religieux, les autorités politiques, le collectif des ligues majoritaires, certains présidents de clubs et ligues). Nous avons adressé une correspondance à l’ancien bureau de la Fédération pour les rencontrer et échanger. La lettre a été réceptionnée, ce qui signifie qu’ils sont ouverts au dialogue, bien qu’ils affirment ne pas être dans les dispositions pour nous rencontrer pour l’instant. Nous restons confiants qu’ensemble nous puissions trouver une solution malienne.

Quels seront les points de négociation si l’ancien bureau venait à accepter la rencontre ?

Le point qui retient l’attention de tous les Maliens c’est la suspension du Mali par la FIFA. Il suffit que l’ancien bureau reconnaisse la décision du gouvernement, celle de la mise en place du CONOR pour que la FIFA vienne le constater, afin de lever la sanction. Une des clés de cette levéeest entre les mains de Boubacar Baba Diarra, président sortant de la Fédération. S’il n’accepte pas, nous serons malheureusement obligés de transporter un problème national à l’international.

Vous avez maintes fois appelé le personnel de la FEMAFOOT à reprendre le travail. Qu’en est-il et de qui s’agit-il concrètement ?

Il s’agit du personnel salarié payé au compte de la FEMAFOOT, différent du bureau qui vient et qui part. Nous avons remarqué qu’il y en a de toutes sortes, c’est un véritable fourre-tout. Un inventaire est en cours pour revoir les contrats. L’ultimatum était prévu pour ce lundi 3 avril. Huit se sont présentés. Les autres peuvent d’ores et déjà se considérer comme démissionnaires.

Quid de la reprise des compétitions nationales ?

La commission en charge de ces questions y travaille. Nous aurons bientôt une proposition de reprise des compétitions. Je peux vous assurer que nous allons très vite reprendre les compétitions en mettant en jeu la Coupe du Mali. Le reste suivra.

 

 

Suspension du Mali par la FIFA : effets immédiats et secondaires

Les conséquences de la dissolution de la FEMAFOOT et de la suspension du Mali par la FIFA le 17 mars, commencent à se faire sentir par l’ensemble des acteurs du football malien qui s’apprêtent à les subir de plein fouet.

Les effets immédiats de la suspension du Mali par la FIFA le 17 mars, soit une semaine après le limogeage des dirigeants de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT), semblent de plus en plus difficiles à gérer pour les acteurs du football malien. Arbitres, joueurs, entraîneurs et supporteurs semblent être dépassés par la tournure que prend l’événement ces derniers jours. C’est du moins l’avis de Madou K., arbitre en deuxième division. « Il n’y a plus d’entraînement ni de compétition. Nous sommes à la maison. Or, sans le football nous sommes au chômage », explique-t-il. Plusieurs entraîneurs locaux devaient en effet passer les examens de Licence A, (agrément qui permet de prendre en charge une sélection nationale, ndlr) dans la première semaine du mois d’avril. Mais ils ont été annulés par la Confédération africaine de football (CAF) en raison de la suspension. Les supporteurs, eux, passent la journée au grin autour du thé.

Blocages En outre, les nouveaux talents du football malien qui évoluent dans les clubs locaux ne peuvent pas signer de contrats professionnels. C’est du moins l’avis de Boubacar Baba Diarra, ancien président de la FEMAFOOT : « pour qu’un joueur malien puisse s’engager avec un club à l’étranger, il lui faut un Certificat international de transfert (CIT) qui doit être délivré par la fédération », estime-t-il. Une fédération qui n’existe plus que de nom malheureusement. Joint au téléphone, le département des Sports n’a pas souhaité réagir.

Alors même que la 3è journée des éliminatoires pour le mondial Russie 2018 approche à grands pas, les rencontres ayant opposées la sélection nationale à ses adversaires jusque là, seront purement et simplement annulées à la faveur des autres équipes du groupe C (Maroc, Gabon et Côte d’Ivoire).

 

La FIFA suspend le Mali

La Fifa a décidé de suspendre la FEMAFOOT avec effet immédiat pour ingérence d’état. Le pays est désormais suspendu de toute compétition jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée.

C’était dans les airs, c’est désormais officiel. Suite à la décision du ministre des sports Housseini Amion Guindo de dissoudre le comité exécutif de la FEMAFOOT le 8 mars dernier, la FIFA a par le biais d’une correspondance a annoncé la suspension du Mali.

La FIFA avait dans un premier temps lancé un ultimatum qui courait jusqu’au 10 mars pour que le ministre revienne sur sa décision. « Il faut s’attendre à une suspension de principe, on sera certainement suspendu, mais on n’exporte pas un produit si il n’est pas bon, nous allons assainir notre football et le refonder » prévenait le ministre hier, mercredi 15 mars, lors d’un point presse. Quelques heures plus tard, la sentence est tombée. «  Le bureau du conseil a décidé de suspendre la FEMAFOOT avec effet immédiat à compter du vendredi 17 mars. Par conséquent, la FEMAFOOT perd tous ses droits de membre. Cela signifie aussi qu’aucune des équipes représentatives et aucun des clubs affiliés de la FEMAFOOT ne sont plus en droit de prendre part aux compétitions internationales et d’entretenir des relations sur le plan sportif avec les associations membres ».

En clair, les clubs engagés en Coupe des champions africains perdront sur tapis vert, l’équipe nationale du Mali ne pourra prendre part aux éliminatoires de la CAN 2019, et pour la coupe du monde 2018. La sélection cadette en fera aussi les frais puisqu’elle ne pourra pas disputer la Coupe d’Afrique de la catégorie prévue en mai au Gabon.

Ces sanctions seront en vigueur, à moins que le ministre ne revienne sur sa décision et réinstalle Boubacar Baba Diarra dans ses fonctions. Une alternative qui semble bien éloignée puisque le ministre a procédé à la présentation du comité provisoire qui va désormais présider à la destinée du football malien. « Il (le comité) aura la charge de réconcilier tous les acteurs du football malien, et d’organiser dans un délai n’excédant pas une année des élections pour un nouveau président » explique le ministre. Très décidé, le ministre a aussi mis sous scellé les locaux de la FEMAFOOT, et déclaré vouloir un audit sur la gestion financière et administrative de Boubacar Baba Diarra et de son équipe.

 

 

FEMAFOOT : Le ministre des sports ne faiblit pas

La FIFA a lancé un ultimatum au ministère des Sports pour qu’il revienne sur sa décision de dissolution de la fédération malienne de football.

La réaction de la FIFA ne s’est pas fait attendre. Après que le ministre des Sports ait décidé mercredi de dissoudre le comité exécutif de la FEMAFOOT, l’organe suprême du football a publié un communiqué dans le lequel elle s’insurge de la décision de Housseini Amion Guindo. « La décision ministérielle du mercredi 8 mars va à l’encontre de l’indépendance des associations membres. Au cas où la décision ne serait pas annulée à la date du vendredi 10 mars, le cas sera automatiquement soumis au bureau du Conseil de la Fifa pour considération ».

En clair, cela devrait conduire le Mali vers la suspension comme ce fut le cas de plusieurs pays déjà. Une menace qui a cependant l’air de laisser impassible le ministre qui s’est dit prêt à contester devant le tribunal arbitrale du sport (TAS) quelconque décision de la Fifa. « Le Mali a le devoir de faire respecter le droit dans son pays, nous avons compris que la FIFA ne sera pas la solution du problème. Il n’est plus possible que Boubacar Baba Diarra et son équipe reviennent aux affaires » affirme le ministre des sports. Avant d’ajouter que « si la Fifa s’avisait de suspendre le Mali, nous attaqueront cette décision au TAS, nous avons déjà un avocat prêt à défendre les intérêts du Mali ».

Le TAS peut en effet invalider les décisions de la FIFA comme ce fut le cas dernièrement il a réduit la suspension de Michel à Platini, mais les arguments doivent être solides. Le ministre qui a une intervention prévue ce soir devrait être plus explicite sur ses desseins. Mais nul doute que la journée d’aujourd’hui sera décisive pour l’avenir proche du football malien.

Boubacar Sidiki Haidara

Ballon d’Or, nouvelle formule 

Plus que quelques jours de patience pour découvrir la star du foot qui recevra l’édition 2016 du Ballon d’or, même si le suspense est plutôt limité, Cristiano Ronaldo étant bien parti pour se succéder à lui-même. Mais cette année, France Football sera seul pour décerner le prestigieux trophée.

Le Ballon d’Or qui sera décerné le 13 décembre prochain, marquera un nouveau tournant dans l’histoire du prestigieux trophée. « La fin du partenariat entre France Football et la FIFA va déboucher sur un Ballon d’Or new look ». C’est en ces termes que, le 16 septembre dernier, l’hebdomadaire entérinait sa rupture de collaboration avec la FIFA. Depuis 2010, le trophée s’appelait en effet le « FIFA Ballon d’Or », après une fusion avec le titre de « meilleur joueur FIFA de l’année ». Le choix du lauréat échappait aux seuls journalistes pour être fait par un panel plus large composé de 208 sélectionneurs membres de la FIFA, 208 capitaines et 208 journalistes. Un système qui suscita de nombreuses polémiques. On se souvient qu’en 2013, après avoir fini troisième alors qu’il avait fait une saison dantesque, le français Franck Ribery déclarait que, « c’est une décision politique, ça ne récompense plus le meilleur joueur sur une saison ».

Formule 2016 Pour renouer avec l’engouement autour du trophée, France Football revient donc aux fondamentaux. Exit les sélectionneurs et capitaines, c’est un total de 193 journalistes triés sur le volet qui auront désormais la tache de désigner le vainqueur. Les critères de sélection changent également, les performances individuelles du joueur et ses trophées collectifs revenant une nouvelle fois au premier plan. Cela devrait bousculer l’hégémonie Ronaldo-Messi et ouvrir la porte à d’autres joueurs talentueux restés dans l’ombre des deux stars. Autre nouveauté : le choix ne sera plus fait entre trois finalistes mais entre 30 joueurs. Le nom de l’heureux élu sera dévoilé dans le magazine avec le palmarès complet et non plus au cours de la fastueuse cérémonie de ces dernières années.

Précédentes mues Le Ballon d’Or a connu plusieurs mutations depuis sa création en 1956. De cette date à 1995, le trophée revint exclusivement aux joueurs européens évoluant sur le vieux continent. Ce qui explique que des légendes tel Pelé ou Maradona ne l’ont jamais remporté. En 1995, elle récompensait tout footballeur évoluant dans un club européen. Georges Weah en profita. Il est pour l’heure le seul africain. En 2007, l’ouverture devint totale et le trophée fut désormais accessible à tout joueur sans aucune distinction. Du moins dans les textes…

 

CAN et FIFA : grande absence des arbitres maliens

Après la publication de la liste des arbitres sélectionnés pour la CAN 2017 et les Jeux Olympiques de Rio au Brésil, les arbitres maliens brillent de par leur absence.

Une première depuis cinq ans, aucun arbitre malien ne sera dans la liste des sélectionnés lors de la 5e journée des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations Zambie 2017. Même chose sur la liste des sélectionnés pour les Jeux Olympiques de Rio prévu pour août prochain. Koman Coulibaly, l’arbitre international malien qui a participé à la CAN 2010 et à la coupe du Monde 2010 en Afrique du Sud, n’est lui aussi pas sélectionné pour ces grandes rencontres. Est-ce pour la controverse qu’il a suscité lors du mondial 2010 après avoir refusé un but de Maurice Edu sans raison apparente lors du match États-Unis – Slovénie ? selon Moussa Kanouté, chargé des compétitions internationales, il n’existe pas de raison particulière, « c’est à la Caf et à la FIFA de choisir les arbitres, jusque-là nous n’avons pas été informés d’autres raisons quant à l’absence du Mali », a-t-il expliqué. Quoi qu’il en soit, il est clair que cette absence ne passera pas inaperçu pour les amateurs de football notamment malien.

FIFA: Fumée blanche à Zurich

Il y a quelques mois encore, il ne s’imaginait sans doute pas un tel destin. Le nouveau président de la FIFA l’est devenu par concours de circonstance. Platini était suspendu depuis quinze jours, à  cause du douteux paiement de 1,8 million d’euros reçu de la part de Blatter, quand ce technocrate au profil lisse s’est lancé dans la course, le 26 octobre, soutenu par le comité exécutif de l’UEFA dont il est le secrétaire général. Et voilà  donc ce grand chauve affable de 45 ans, connu du grand public pour avoir longtemps présidé aux tirages au sort des coupes d’Europe, vainqueur d’une course hautement politique. « C’est vrai que peut-être quelque part le destin joue un rôle car il y a quelques mois je ne pensais même pas à  me lancer dans cette aventure », avait-il reconnu mercredi auprès de l’AFP. Polyglotte et policé Elu au deuxième tour avec 115 voix sur 207, ce juriste était, de fait, le candidat européen par défaut. Platini, dans l’impossibilité d’épuiser à  temps tous les recours contre sa suspension, réduite de huit à  six ans en appel mercredi, avait dû finalement jeter l’éponge. En privé, le camp Platini s’était dit troublé par l’annonce impromptue de candidature du N.2, même si celui-ci a toujours pris soin de ménager son patron en répétant de manière presque mécanique qu’avec l’UEFA il assurait son « soutien à  Michel Platini dans son droit à  avoir un procès équitable et à  laver son image ».

Classement FIFA: le Mali à la 59è place

Le 8 mai, la FIFA a actualisé son classement mondial, programmant la prochaine mise à  jour pour le 6 juin prochain. Très peu de changements sont observables dans ce nouveau classement, du fait du faible nombre de matchs joués depuis la dernière actualisation. l’Espagne garde la tête du classement avec 1460 points, suivie par l’Allemagne et le Portugal. Le Brésil, qui accueillera cet été la Coupe du Monde figure en 4ème position. La France, quant à  elle est seizième l’Afrique est présente dans ce classement, avec trois pays dans le top 25 : la Côte d’Ivoire en 21ème position avec 830 points, l’Egypte en 24ème position avec 798 points et l’Algérie, 25ème à  égalité avec la Suède et la Bosnie-et-Herzégovine avec 795 points. En totalité, on compte 8 pays africains dans le top 50 : la Côte d’Ivoire (21ème), l’Egypte (24ème), l’Algérie (25ème), le Ghana (38ème), le Cap-Vert (42ème), le Nigéria (44ème), la Tunisie (49ème) et le Cameroun (50ème).Le Mali quant à  lui se retrouve dans le top 20 africain à  la 59ème place. Le top 10 mondial 1 Espagne 2 Allemagne 3 Portugal 4 Brésil 5 Colombie 6 Uruguay 7 Argentine 8 Suisse 9 Italie 10 Grèce Le top 20 africain 1 Côte d’Ivoire (21e) 2 Egypte (24e) 3 Algérie (25e) 4 Ghana (38e) 5 Cap Vert (42e) 6 Nigeria (44e) 7 Tunisie (49e) 8 Cameroun (50e) 9 Guinée (51e) 10 Mali (59e) 11 Burkina Faso (61e) 12 Libye (62e) 13 Sénégal (63e) 14 Afrique du Sud (65e) 15 Sierra Leone (71e) 16 Maroc (76e) 17 Zambie (79e) 18 Ouganda (86e) 19 Gabon (87e) 20 RD Congo (88e)

Ballon d’Or : les 23 nommés sont…

C’’est ce mardi que la FIFA a dévoilé les noms des 23 prétendants encore en lice pour décrocher le Ballon d’Or 2013. Quadruple tenant du titre, Lionel Messi est bien évidemment présent, tout comme ses deux principaux concurrents, le Portugais Cristiano Ronaldo et le Français Franck Ribéry. A noter que Yaya Touré, le milieu de Manchester City, sera le seul ambassadeur du continent africain. Après une saison dernière ponctuée par le titre de champion d’Allemagne et surtout la Ligue des champions, le Bayern Munich est le club le plus représenté avec six joueurs. Le nom du grand lauréat sera désigné le 13 janvier à  Zurich. – Les 23 nommés Gareth Bale (Real Madrid) Edinson Cavani (PSG) Radamel Falcao (AS Monaco) Zlatan Ibrahimovic (PSG) Eden Hazard (Chelsea) Philipp Lahm (Bayern Munich) Andrés Iniesta (FC Barcelone) Robert Lewandowski (Borussia Dortmund) Thomas Mà¼ller (Bayern Munich) Manuel Neuer (Bayern Munich) Neymar (FC Barcelone) Mesut à–zil (Arsenal) Andrea Pirlo (Juventus) Franck Ribéry (Bayern Munich) Arjen Robben (Bayern Munich) Cristiano Ronaldo (Real Madrid) Bastian Schweinsteiger (Bayern Munich) Thiago Silva (PSG) Luis Suarez (Liverpool) Yaya Touré (Manchester City) Robin van Persie (Manchester United) Xavi Hernandez (FC Barcelone) *Sauf autorisation de la rédaction ou partenariat pré-établi, toute reprise des articles Afrik-Foot, même partielle, est strictement interdite. Tout contrevenant s’expose à  des poursuites.

Une Burundaise élue au comité exécutif de la FIFA

La Burundaise Lydia Nsekera 46 ans,est devenue la première femme dans l’histoire élue pour quatre ans au comité exécutif (gouvernement du football mondial) de la Fifa, ce vendredi 31 mai lors du Congrès de l’àŽle Maurice, tandis que deux autres femmes y ont été cooptées pour un an. Moya Dodd (Australie) et Sonia Bien-Aime (Turks-et-Caà¯cos) ont elles été cooptées pour un an. l’an dernier, au Congrès de Budapest, Lydia Nsekera, déjà , avait été la première femme à  entrer au «comex», mais en étant seulement cooptée pour un an. C’’est donc une première historique qui a eu lieu à  l’Ile Maurice avec cette élection d’une femme dans l’organe décisionnaire de la Fifa pour un mandat de quatre ans. C’’est aussi la première fois que trois femmes y entrent en même temps, alors qu’il n’y en avait encore aucune il y a deux ans. C’’est un pas de plus vers la parité à  la Fifa même s’il reste du chemin (24 membres dans le «comex»). «Une femme avait été cooptée l’an dernier pour un an au comité exécutif et cette année, une femme a rejoint officiellement le comité exécutif en étant élue, avec deux autres cooptées. Il nous a fallu 109 ans pour en arriver là », a commenté le président de la Fifa, Joseph Blatter. Blatter a ensuite loué le «courage» de la Fifa pour ouvrir son gouvernement aux femmes, contrairement à  «l’UEFA». «l’UEFA avait quatre sièges à  renouveler maintenant, ils auraient pu mettre des femmes, ils n’ont pas le courage. Ils ont mis des hommes, des bons, certes, mais nous, nous ouvrons aux femmes», a-t-il réagi.

Ballon d’Or FIFA : la passe de quatre pour Messi ?

Zurich(Suisse) accueille ce lundi 7 janvier 2013, la traditionnelle soirée de remise du Ballon d’Or décerné par la FIFA. Les favoris sont Cristiano Ronaldo, Andrès Iniesta et Lionel Messi. Ce dernier avait emporté les trophées des trois dernières années et selon tous les pronostics s’apprête à  rentrer dans l’histoire avec une quatrième consécration. Avec 91 buts dans l’année civile, on ne voit d’ailleurs pas comment il pourrait être battu par les autres prétendants. Sur son site internet, la FIFA a créé l’évènement en annonçant la retransmission en direct de la soirée, mais aussi des conférences de presses des nominés qui devront se dérouler un peu plus tôt dans l’après-midi. Des interviews, des galeries photos, des sujets sur les anciennes gloires du football, tout est mis en œuvre pour attirer le maximum de personnes sur le gala de ce soir. Si les fans du prodige argentin ne jurent que par leur idole, les autres nominés ne sont pas forcément hors de course. En particulier en ce qui concerne Cristiano Ronaldo. Agé de 27 ans, l’attaquant du Real Madrid, qui a remporté la Liga, la Supercoupe d’Espagne et s’est hissé en demi-finale de l’Euro avec le Portugal, a tout de même inscrit 63 réalisations. Un résultat non négligeable qui pourrait faire plancher la balance en sa faveur quand on note que le madrilène Messi n’a remporté aucun trophée d’envergure pendant l’année écoulée. De plus, le catalan bénéficie du soutien de grandes figures à  l’instar du français Zinedinne Zidane, qui se sont prononcées en faveur de son sacre. S’il remporte à  nouveau le trophée ce soir, Lionel Messi dépassera les légendes Johan Cruyff, Michel Platini et Marco Van Basten, détenteurs comme lui de trois trophées. Palmarès du Ballon d’Or FIFA 1956: Stanley Matthews (ENG) 1957: Alfredo Di Stefano (ESP) 1958: Raymond Kopa (FRA) 1959: Alfredo Di Stefano (ESP) 1960: Luis Suarez (ESP) 1961: Omar Sivori (ITA) 1962: Josef Masopust (CZE) 1963: Lev Yachine (URSS) 1964: Denis Law (SCO) 1965: Eusebio (POR) 1966: Bobby Charlton (ENG) 1967: Florian Albert (HUN) 1968: George Best (NIR) 1969: Gianni Rivera (ITA) 1970: Gerd Mà¼ller (GER) 1971: Johan Cruyff (NED) 1972: Franz Beckenbauer (GER) 1973: Johan Cruyff (NED) 1974: Johan Cruyff (NED) 1975: Oleg Blokhine (URSS) 1976: Franz Beckenbauer (GER) 1977: Alan Simonsen (DEN) 1978: Kevin Keegan (ENG) 1979: Kevin Keegan (ENG) 1980: Karl-Heinz Rummenigge (GER) 1981: Karl-Heinz Rummenigge (GER) 1982: Paolo Rossi (ITA) 1983: Michel Platini (FRA) 1984: Michel Platini (FRA) 1985: Michel Platini (FRA) 1986: Igor Belanov (URSS) 1987: Ruud Gullit (NED) 1988: Marco van Basten (NED) 1989: Marco van Basten (NED) 1990: Lothar Matthà¤us (GER) 1991: Jean-Pierre Papin (FRA) 1992: Marco van Basten (NED) 1993: Roberto Baggio (ITA) 1994: Hristo Stoà¯chkov (BUL) 1995: George Weah (LBR) 1996: Matthias Sammer (GER) 1997: Ronaldo (BRA) 1998: Zinedine Zidane (FRA) 1999: Rivaldo (BRA) 2000: Luis Figo (POR) 2001: Michael Owen (ENG) 2002: Ronaldo (BRA) 2003: Pavel Nedved (CZE) 2004: Andrei Shevchenko (UKR) 2005: Ronaldinho (BRA) 2006: Fabio Cannavaro (ITA) 2007: Kaka (BRA) 2008: Cristiano Ronaldo (POR) 2009: Lionel Messi (ARG) 2010: Lionel Messi (ARG) 2011: Lionel Messi (ARG)

FIFA : Les Aigles montent en grade

Au dernier classement FIFA publié hier, mercredi 15 février 2012, les Aigles passent du 69è au 44è rang mondial, juste derrière la Zambie (récent vainqueur de la Can 2012) et devant, entre autres, le Gabon, l’Ecosse, la Roumanie, l’Ukraine. Les Eléphants ivoiriens restent toujours la première nation africaine, devançant le Ghana, 2e africain et 23e mondial. Dans ce classement africain, on trouve respectivement l’Algérie (36e mondiale), la Zambie, 43e mondiale, le Mali (44e mondial), le Gabon (45e), la Libye qui a gagné 10 places (53e), le Nigeria et la Tunisie (56e ex-à¦quo), l’Afrique du Sud (58e), l’Egypte (61e). Suivent le Maroc 62e, la Sierra Leone 63e, la Guinée 65e, le Cameroun 64e, et le Sénégal au 68e rang (16e place africaine). Au niveau mondial, si l’Espagne continue toujours de dominer, l’Allemagne, a pris la seconde place au détriment des Pays-Bas, désormais 3e. La « dream team » de la CAN 2012 Par ailleurs, Seydou Kéita et Adama Tamboura figurent dans le «Onze Type » de la CAN 2012. Sans surprise, la majorité des joueurs choisis proviennent des deux finalistes. Les Chipololos sont représentées avec quatre éléments avec à  leur tête Christopher Katongo désigné Meilleur joueur de l’épreuve. Idem pour les Eléphants. Le Mali, 3e de la compétition, y est représentée avec deux Aigles : Seydou Kéita sans surprise et Adama Tamboura qui s’est révélé être le meilleur latéral gauche de l’Afrique. Quatrième au classement général, le Ghana ferme la marche avec John Mensah. En voici la composititon: Gardien: Kennedy Mweene (Zambie) Défenseurs : Gosso Jean-Jacques Gosso (CIV), Stoppila Sunzu (Zambie), John Mensah (Ghana), Adama Tamboura (Mali) Milieu de terrain : Emmanuel Mayuka (Zambie), Yaya Gnegneri Toure (CIV), KouassI Gervais Yao (CIV), Seydou Kéita (Mali) Attaquants : Christopher Katongo (Zambie), Didier Drogba (CIV) Remplaçants: Boubacar Barry (CIV), Fernando Da Gracia Gomez (EQG), YOUSSEF MSAKNI (Tunisia), Mateus Contreiras Manucho (Angola), Pierre Emerick Aubameyang (Gabon), Sadio Diallo (Guinée-Conakry), Cheick Tidiane Diabaté (Mali), Eric Mouloungui (Gabon), Houssine Kharja (Morocco), Mudathir Eltaib Ibrahim (Soudan), Rainford KALABA (Zambie), Kwadwo Asamoah (Ghana)

Vive le Messi !

Il a 24 ans et la planète football lui appartient ! Lionel Messi (55 buts marqués en 2011) vient d’être désigné meilleur footballeur de l’année par la Fédération Internationale de Football (FIFA). C’’est le deuxième joueur de l’histoire à  recevoir ce trophée trois fois consécutivement après Michel Platini, aujourd’hui président de la fédération européenne (UEFA), qui a reçu le Ballon d’Or en 1983, 1984 et 1985. « Le gagner trois fois de suite est un très grand honneur. Je veux le partager avec les gens qui m’ont aidé, mes coéquipiers et mon entraà®neur. C’est très spécial et je veux le partager avec mon coéquipier Xavi », a dit Messi en recevant sa récompense. Avec 47,88% des voix, Lionel Messi a largement devancé le Portugais Cristiano Ronaldo, qui évolue au Real Madrid (21,6%) et son coéquipier du Barça Xavi (9,23%). Déjà  le samedi dernier, Messi avait été désigné « Champion des champions monde » de l’année 2011 par le groupe L’Equipe, devant le numéro un mondial du tennis Novak Djokovic et le pilote de Formule Un Sebastian Vettel. « Leo » Messi a vécu une année fantastique avec son club du FC Barcelone en glanant pas moins de cinq trophées: championnat espagnol, Ligue des champions, Supercoupe d’Espagne, Supercoupe d’Europe et Mondial des clubs. Egalement distingué, le meilleur entraà®neur de l’année. Et C’’est le coach du FC Barcelone, Pep Guardiola qui a été sacré devant Alex Ferguson (Manchester United) et José Mourinho (Real Madrid). « Je voudrais partager cette récompense avec Mourinho et Ferguson et tous les entraà®neurs du monde qui aiment ce sport. Je remercie également les milliers de gens qui depuis plus de 100 ans ont travaillé pour le football à  Barcelone pour en faire l’un des plus grands clubs du monde », a-t-il déclaré.